Républicain de gauche
à Sarcelles

  
 
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Vendredi 28 mars 2008

Mes amis,

 
J'ai la très grande douleur de vous annoncer le décès de Nicole Touquoy-Morichaud.

 
Notre si chère Nicole s'est battue avec une immense dignité contre la maladie jusqu'au bout mais, pour une fois, elle a trouvé plus fort qu'elle.

 
Elle était au sens strict du mot l'incarnation de la militante républicaine. Nous aurons tous l'occasion  et l'envie d'en dire ou d'en écrire davantage. Pour l'heure notre tristesse est infinie.

 
Nicole a souhaite que ses obsèques aient lieu dans l'intimité familiale. Nous ne pouvons que nous y soumettre. Le groupe MRC vous informera de l’hommage que nous lui rendrons.

 
Nos pensées sont à elle et notre sympathie à tous les siens

 
Guillaume VUILLETET

Président du groupe MRC de la Région Ile de France

Jeudi 1 novembre 2007

Dans ce numéro de ma lettre de conseiller régional, diffusée à l'occasion de la mi-mandat, je fais un premier bilan de l'action de la Région Ile-de-France, sur les communes de la communauté d'agglomération de Val de France.

 

 

Pour y avoir accés, il suffit de cliquer sur le lien suivant : Région en action, élu en mouvement (2ème trimestre 2007)

Mercredi 24 octobre 2007

Jusqu’au 31 octobre, tous les Franciliens de 15 à 23 ans pourront se porter candidat pour siéger au Conseil régional des jeunes.

S’impliquer dans la vie de leur Région est possible pour les jeunes Franciliens : depuis 2005, un Conseil régional des jeunes leur offre un lieu d’expression et d’écoute privilégié sur les actions de la Région. La première mandature (2005-2007) touchant à sa fin, tous les jeunes Franciliens âgés entre 15 et 23 ans sont invités à se porter candidat pour siéger à cette instance consultative qui décide de se saisir de sujets intéressant les jeunes.
 
Lors de la précédente mandature (2005-07), les membres du CRJ ont pu notamment travailler sur les violences urbaines et ont lancé une campagne invitant les jeunes à aller voter lors des échéances présidentielles et législatives.
 
Le 19 novembre, un tirage au sort parmi tous les candidats désignera les jeunes qui siègeront à partir du 1er décembre 2007 au CRJ.
  
Pour appeler les jeunes à se porter candidat, 10.000 affichettes et 100.000 flyers avec formulaires de candidatures seront apposés et distribués dans les mairies, les Permanences d’accueil, d’information et d’orientation (PAIO), les missions locales, les Centres d’information et de documentation jeunesse (CIDJ) et les foyers de jeunes travailleurs. Une campagne radio sous forme de slam sera diffusée du 10 au 19 octobre et quelques évènements festifs sont prévus pour toucher les jeunes actifs ou sans activité.
 
Un formulaire d’inscription, réservé  aux candidats ayant 18 ans et plus, est disponible sur ce site. Pour
accéder au formulaire d'inscription, cliquer ici.

Les candidats mineurs sont invités à télécharger le bulletin d'inscription en cliquant ici.

La Région a créé le blog Île-de-France 15-23 ans. Les jeunes Franciliens peuvent s'y exprimer sur leur vie dans la région, leurs attentes, la vie publie et leur rôle en tant que citoyen, ce que pourrait faire le conseil régional.
Mardi 9 octobre 2007

Le 8 octobre, la Région a distribué aux lycéens et apprentis d’Île-de-France une clé USB, conjuguant « bureau » et « cartable électronique ». Le tout 100% logiciel libre. Un dispositif innovant à bien des égards.
La Région a décidé d’équiper 155.000 lycéens de seconde et 18.000 apprentis de première année d’une clé USB contenant tous les outils logiciels dont ils ont besoin.

En plus de quelque 173.000 jeunes, 40.000 professeurs de lycées et CFA franciliens ont reçu le 8 octobre une clé USB, à la fois « bureau » mobile et « cartable électronique ».
L’objectif est double : offrir aux jeunes Franciliens la possibilité de se familiariser avec l’informatique et améliorer l’égalité d’accès au numérique d’une part ; faire connaître et promouvoir les logiciels libres d’autre part.
 
Diffuser le logiciel libre
L’initiative est inédite à deux points de vue. La diffusion massive de clés USB par une collectivité constitue en effet une première mondiale : aucune institution ni collectivité n’a jamais réalisé une distribution de cette envergure.
Ce n’est pas tout. Le choix innovant de proposer des logiciels libres démontre l’engagement de la Région dans le sens du rééquilibrage de l'offre logicielle, entre les solutions propriétaires (avec licence d'utilisation) et les solutions dites « libres » : modifiables et échangeables. L’occasion de réaffirmer son adhésion à un univers informatique ouvert et collaboratif. Et sa volonté de participer à son développement.
La Région montre d’ailleurs l’exemple : la gestion du portail du Conseil régional est en effet entièrement assurée grâce à un logiciel libre, en l’occurrence « typo 3 ».
  
Développer les usages du numérique dans l’éducation
Globalement, la Région a fait des Technologies de l’information et de la communication dans l’éducation (Tice) une priorité. Équipements informatiques, espaces numériques de travail, soutien à l’accès au haut débit, accompagnement scolaire par Internet… sont autant d’exemples de son action, qui contribuent à la réduction de la fracture numérique.
La distribution de la clé USB aux 173.000 lycéens et apprentis concernés par le dispositif s’inscrit dans la continuité de cette politique de développement des usages du numérique. Ce support – conçu comme un véritable outil de travail - permettra d’optimiser le travail au quotidien des élèves en leur donnant accès aux logiciels dont ils ont couramment besoin et en leur fournissant un espace mobile de stockage de leurs travaux.
  
Campusb.fr, le portail d’accompagnement de la clé USB
En complément de la distribution de la clé, la Région met en place le portail www.campusb.fr, offrant aux lycéens et apprentis la possibilité de se créer un espace en ligne personnalisé. Outre les descriptions détaillées et tutorielles de chaque logiciel présent sur la clé, cette espace (netvibes) comporte un moteur de recherche complet (musique, géolocalisation…), ainsi que de multiples liens et sources d’information.
 
Une fois leur compte créé (gratuitement), les lycéens et apprentis bénéficient d’un véritable bureau en ligne personnalisé. Ils peuvent à loisir ajouter/ôter des contenus en fonction de leurs besoins et centres d’intérêt, enregistrer leurs sites et blogs favoris consigner leurs rendez-vous dans leur agenda, prendre des notes, lister des tâches…
 
Enfin, le portail propose de nombreuses fonctionnalités avancées de création/gestion de communautés : forum, emails, accès aux ENT, communication directe avec ses « amis ».
 
Source : www.iledefrance.fr
Samedi 6 octobre 2007
Du 15 octobre au 8 décembre, les Franciliens vont pouvoir donner leur avis sur le futur visage de la région Île-de-France en 2030. Une première.
 
Le projet de Schéma directeur de l’Île-de-France (Sdrif), arrêté en février 2007 par le conseil régional après deux ans de concertation, n’est pas définitif. Du 15 octobre au 8 décembre, la Région lance une enquête publique qui va permettre à chaque Francilien et Francilienne qui le souhaite de prendre connaissance du projet, et de faire ses remarques pour le faire évoluer.
 
Qu’est-ce que le Sdrif ?
Le Schéma directeur de la région Île-de-France est un document d’urbanisme dont le contenu est défini par le code de l’urbanisme. Il est également un document d’aménagement régional qui vise à organiser le territoire d’ici à 2030 de façon harmonieuse, durable et solidaire. Les « orientations » énoncées au fil du projet doivent être respectées par les documents d’urbanisme élaborés par les intercommunalités ou par les communes pour permettre la mise en œuvre des objectifs du Sdrif.
 
Défis et objectifs du Sdrif
Le projet de Sdrif soumis à l’enquête publique veut relever trois défis majeurs, face à un avenir incertain :
- favoriser l’égalité sociale et territoriale ;
- anticiper les mutations climatiques et énergétiques ;
- développer le dynamisme et l’attractivité de la région.
 
Il veut atteindre cinq objectifs fondamentaux :
- offrir un logement à tous les Franciliens : c’est-à-dire construire 60 000 logements par an pendant 25 ans, et viser une répartition plus équilibrée et efficace des logements sociaux ;
- doter la métropole d’équipements et de services de qualité ;
- valoriser les ressources naturelles et l’environnement ;
- stimuler l’emploi et l’activité économique ;
- promouvoir une nouvelle politique des transports avec une réelle priorité aux transports en commun.
 
187 lieux d’enquête
Le dossier d’enquête sera mis à la disposition des Franciliens au conseil régional (35, boulevard des Invalides dans le 7e arrondissement de Paris), siège de l’enquête et dans 187 lieux d’enquête répartis sur l’ensemble du territoire. Les observations pourront être recueillies sur place ou par courrier à l’attention du Président de la commission d’enquête pour la révision du Sdrif.
 
L’analyse des observations
Les observations écrites seront analysées par une commission d’enquête composée de 19 membres totalement indépendants. Cette commision élaborera un rapport d’enquête et un avis motivé sur le projet de Sdrif. Selon les conclusions de l’enquête, le conseil régional pourra éventuellement modifier le projet avant de l’adopter, en vue d’une approbation définitive par décret en Conseil d’État.
 
Une première en Île-de-France
Soumettre le schéma directeur de la région à une enquête publique, pour laquelle 11,5 millions de Franciliennes et de Franciliens sont concernés, est une première.
Et, à cette occasion, la Région lance une campagne de communication invitant les Franciliens à s’exprimer sur un projet qui concerne leur avenir et celui de leurs enfants. En 2030, l’Île-de-France comptera 13 millions d’habitants…
  
Lien avec le site consacré à l'enquête publique du sdrif
Mardi 2 octobre 2007
L’histoire de la République et de l’école publique sont intimement liées : quand les valeurs républicaines reculent ou ne s’imposent plus c’est l’école et ses missions qui sont fragilisées. A contrario lorsque l’école ne porte plus les valeurs républicaines, ne forge plus la citoyenneté des jeunes dont elle a la charge, la République s’en trouve affaiblie.
 
Si l’école publique est un lieu d’acquisition des savoirs, elle est aussi une étape majeure dans l’appropriation par les jeunes citoyens du respect de l’autre dans sa diversité, de la Laïcité, de l’apprentissage de la vie en société, des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, des droits de l’Homme.
 
L’école, espace décisif de socialisation et de mise en œuvre de la Laïcité, est également un lieu où s’apprend et s’exerce la liberté de conscience sans laquelle aucune organisation sociale démocratique n’est possible.
 
C’est pourquoi le Conseil régional a formé le vœu, proposé par le Groupe MRC, d’organiser dans les établissements publics locaux d’enseignement auxquels elle contribue, une Journée de la République, lors de laquelle seraient valorisés la citoyenneté et ses fondamentaux.
 
Par cohérence avec cette démarche et l’action majeure que porte la collectivité régionale en matière de démocratie, de promotion de la citoyenneté, il est important que soient au moins apposés sur le fronton de chaque EPLE géré par la Région la devise républicaine « liberté, égalité, fraternité », le drapeau de la République et, dans un espace accessible à tous, la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen.
 
C’est l’objet du présent vœu.
  

VŒU
 
Convaincu du rôle majeur de l’école publique dans l’appropriation de la citoyenneté et des valeurs républicaines, le Conseil régional d’Ile-de-France forme le vœu que soient apposés au fronton de chaque établissement public local d’enseignement dont elle a la charge, au moins, la devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité », le drapeau de la République Française et dans un espace accessible à tous, la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen.
Lundi 17 septembre 2007

Sur les fondements du rapport cadre n° CR43-04 "une démocratie de participation en Ile-de- France", la délibération n°CR 56-05 relative aux aides régionales en faveur de la participation citoyenne et démocratique en Ile-de-France a été adoptée le 8 novembre 2005. Cette délibération stipule que les projets et programmes éligibles au soutien de la Région devront simultanément : 
- associer les Franciliennes et les Franciliens dans l’élaboration ou l’évaluation des politiques publiques régionales ; 
- contribuer à la confrontation démocratique des idées, dans le respect du principe de laïcité et du principe de neutralité excluant les partis politiques, au sens de l’article 4 de la Constitution, du bénéfice de l’aide régionale définie par le présent article.

A ce titre, conformément au rapport cadre n°CR 43-04 voté le 18 novembre 2004 par le Conseil régional, une attention particulière sera notamment accordée, en coordination avec les autres dispositifs régionaux concernés, aux projets relatifs : 
- à l’accès aux droits et aux savoirs ; 
- au développement et à la transmission des mémoires urbaines, ouvrières, ainsi que des mémoires issues des luttes sociales, de la Résistance et de l’immigration, 
- à la valorisation des éléments constitutifs de la citoyenneté, tels que l’Histoire, les grands principes de la République, la philosophie des Lumières ; 
- au développement des luttes contre toutes les formes de discriminations, notamment le racisme et l’antisémitisme, l’orientation sexuelle et pour le respect de la diversité ;
- à la participation des jeunes et des femmes à la vie citoyenne ; 
- à l’égalité femmes/ hommes.
 
Il est à noter que les aides apportées dans ce cadre sont exclusives des subventions régionales issues des autres dispositifs régionaux, tels que, notamment, la promotion de l’accès aux droits au titre de la politique de la ville et de la sécurité, de la valorisation des mémoires au titre de la politique culturelle et de la prévention et de la lutte contre les discriminations au titre des solidarités.
Compte tenu des objectifs définis ci-dessus, le soutien régional peut prendre deux formes : 
- l’aide aux projets annuels : créations d’actions nouvelles et/ou extension d’actions existantes, 
- l’aide aux programmes pluriannuels : création et développement d’actions projetés sur deux ou trois ans maximum.
Les bénéficiaires potentiels de l’aide régionale, au titre des projets et des programmes pluriannuels, sont les personnes morales de droit privé à but non lucratif de plus d’un an d’existence lors de la demande de subvention et pouvant justifier d’un bilan d’exercice comptable de l’année écoulée. Dans le cadre de l’aide au démarrage définie ci-dessus, les personnes morales de droit privé peuvent avoir moins d’un an d’existence.
 La dépense subventionnable se compose de dépenses d’équipement et/ou de fonctionnement exclusivement imputables à la mise en oeuvre de programmes pluriannuels et de projets annuels.
 
La subvention régionale est fixée : 
- pour les projets annuels, à 50% maximum de la dépense subventionnable, dans la limite d’un plafond fixé à 35 000 €. La subvention régionale peut être portée à 50 000 € maximum dans la mesure où le projet concerne au moins deux départements et/ou s’inscrit dans les politiques publiques régionales prioritaires,
- pour les programmes pluriannuels, à 50% maximum de la dépense subventionnable dans la limite d’un plafond annuel fixé à 50 000 €.
 
Au-delà de la mise en oeuvre du projet/programme soutenu, les bénéficiaires du dispositif devront en outre s’engager à mutualiser leurs savoirs et les bonnes pratiques, au niveau régional, selon les modalités que la Région définira (compte-rendu devant les instances participatives, les commissions thématiques concernées, etc…). Il s’agit d’initier la constitution d’une base d’information et de ressources destinée à faciliter l’appropriation par tous, au niveau régional, des savoirs et des bonnes pratiques.

Les projets soumis à la commission permanente pour adoption doivent faire l’objet d’un avis favorable du comité d’étude des projets regroupant le bureau de la commission Démocratie régionale et jeunesse, la Vice-présidence en charge de la démocratie régionale, un-e conseiller-ère régional-e par groupe politique.

Source :
www.iledefrance.fr


Depuis la mise en place de ce dispositif en décembre 2005, le conseil régional a voté, par l'adoption de douze rapports en commission permanente, l'engagement de 3,123 millions d'euros (1,676 millions d'euros pour 2006 et 1,447 millions d'euros pour l'année 2007 en cours). 
Ce dispositif complète utilement le financement des associations par la politique de la ville (une enveloppe globale de la Région aux communes). Les municipalités répartissent cette dotation aux associations locales en fonction des projets proposés et de leurs choix propres.
Le financement direct régional des projets associatifs par des dispositifs de droits communs répond d'abord à l'assèchement des subventions de l'Etat pour l'aide aux associations. Il permet de corriger aussi une utilisation parfois "subjective" des crédits " politique de la ville" par quelques municipalités qui attribuent ces subventions plus en fonction du bénéficiaire que du projet lui-même.
Très prochainement vous pourrez trouver en ligne l'intégralité des projets associatifs financés par la Région et plus particulièrement ceux portés par des associations agissant dans nos communes. Vous pourrez aussi trouver le détail de l’utilisation de l’enveloppe « politique de la ville » régionale de chacune des communes de Val de France.

 

Pour en savoir plus sur cette aide de la Région Ile de France, cliquez ici. Vous pouvez par ailleurs me contacter directement. Représentant le groupe MRC dans le comité d'étude des projets, je m'appliquerai à vous aider dans vos démarches et dans le montage de votre projet.

Vendredi 14 septembre 2007

En finançant 85 chéquiers qualifiants supplémentaires, la Région aura investi un peu de 1,9 million d’euros dans ce dispositif de formation en 2007.  

Après avoir financé 458 chéquiers qualifiants fin 2006, la Région a voté une enveloppe supplémentaire de 297.500 euros, soit 85 places, pour répondre à l’ensemble des demandes d’ici la fin de l’année.
 
Ce dispositif a été mis en place par le conseil régional en 2002 pour aider les demandeurs d’emploi à retrouver une activité professionnelle : il permet de répondre aux besoins individuels de formation qui ne trouvent pas de réponse dans les programmes classiques de la Région.
 
Les chéquiers permettent de financer totalement ou partiellement des formations non dispensées en Île-de-France et non conventionnées par la Région. Pour les obtenir, le demandeur d’emploi doit s’adresser aux missions locales, l’ANPE ou l’Apec.
 
Ce chéquier s’adresse en priorité au moins de 26 ans, ou aux demandeurs d’emplois de plus de 26 ans désirant acquérir une formation liée à l’artisanat d’art ou à un projet de création d’activité dans des secteurs économiquement tendus (l’hôtellerie, la restauration, le bâtiment…). Il peut être accordé également aux personnes handicapées suivies par Cap emploi (structure spécialisée dans l’accompagnement des travailleurs handicapés) ainsi qu’aux sportifs sélectionnés olympiques ou paralympiques désireux de se reconvertir.
 
Le coût des 85 chéquiers supplémentaires s’élève à 297.500 euros, portant la somme octroyée au dispositif en 2007 à 1.902.500 euros.

www.iledefrance.fr
Lundi 25 juin 2007

Face à la crise du logement, la Région met en œuvre une politique volontariste de logement social et l’affiche.
La Région s’applique à redonner le sourire au logement, à l’image du bonhomme coiffé d’un toit qu’elle a choisi pour illustrer son action. Ce « smiley », visible jusqu’au 12 juillet, dans les lieux publics d’Île-de-France, ainsi que dans plusieurs journaux, met en valeur la politique volontariste que la Région mène en matière de logement social.
  
Des objectifs chiffrés
Face à une crise du logement qui accentue les fractures sociales et géographiques, le conseil régional a en effet décidé de mettre en place une politique du logement social. Les grands objectifs : 120.000 nouveaux logements sociaux d’ici 2010, 120.000 réhabilitations, 15.000 places pour les étudiants d’ici à 2010.
 
Le projet de schéma directeur, vision de la Région à 30 ans, adopté par le conseil régional le 16 février dernier va même plus loin : il prévoit la construction de 60.000 logements neufs chaque année. La Région souhaite en effet parvenir à 1,5 million de logements neufs d’ici à 2030, et fixer la moyenne des logements sociaux par commune à 30 % (contre 23 % actuellement).
 
L’exemple des réhabilitations
Pour mettre en œuvre cette politique, le conseil régional signe notamment des conventions de patrimoine social avec les principaux opérateurs HLM.
L’aide régionale permet d’améliorer le confort des logements et de revaloriser le parc social, en vue d’une meilleure insertion urbaine et d’une meilleure qualité de service rendue aux habitants. Les programmes soutenus doivent répondre à des critères techniques de qualité (certification, diagnostic sécurité…), favoriser la maîtrise des charges et la mise en œuvre de solutions de développement durable (tri sélectif, démarches HQE…).
L’objectif de 120.000 réhabilitations devrait être atteint d’ici 2010 : les principaux organismes HLM ont d’ores et déjà, ou sont en passe, de contractualiser avec la Région de telles conventions. Les engagements pris à ce jour et prévus d’ici à fin 2007 portent sur 99.000 logements.
 
Un nouvel outil : l’Établissement public foncier d’Île-de-France
Pour que cet élan produise tous ses effets, la Région s’est dotée d’un nouvel outil en septembre 2006 : l’Établissement public foncier d’Île-de-France. Il a pour mission d’acquérir des terrains pour le compte des collectivités territoriales qui le souhaitent, afin de pallier le manque d’espace à construire et lutter contre la spéculation immobilière. Son budget s'élève à 102 millions d’euros pour l’année 2007.
 
Mercredi 20 juin 2007

Le Conseil régional publie depuis novembre 2005 "Ile de France", un magazine bimestriel. En avril 2006, la Région a été récompensée pour ce journal par une Marianne d'or, concours créé en 1984 par l'ancien président de l'assemblée nationale, Edgar Faure et Alain Trampogliéri, alors conseiller municipal à Saint-Tropez. Chaque année, il récompense les bonnes pratiques et initiatives des collectivités territoriales (communes, départements, régions, ...).

Voici comment les organisateurs du concours ont évoqué le journal : « le bimestriel Ile de France est un vrai journal, avec un rubriquage et une maquette dynamiques… mais sans la photo du président à toutes les pages. Il n’y a même pas d’édito, mais beaucoup d’informations pratiques, de reportage, d’expression des franciliens, sans oublier la parole - et ils la prennent - aux différentes composantes politiques du conseil régional. »

Ce journal est distribué en boite à lettre dans toute l'Ile de France. Si vous ne le recevez pas régulièrement, vous pouvez me le signaler par un mail en m'indiquant le nom de votre commune et le dernier numéro reçu.

En cliquant sur ce lien, vous pourrez télécharger l'un des numéros déjà édités.

Mardi 19 juin 2007

À partir du 1er juillet 2007, le ticket T+ remplacera le ticket T, et les zones 7 et 8 de la Carte orange seront supprimées. Le détail de ces mesures.

Le conseil d’administration du Stif (Syndicat des transports d'Île-de-France) a voté hier, mercredi 6 juin, deux mesures importantes pour les usagers des transports publics : au 1er juillet 2007, le ticket T+ remplacera le ticket T, et les zones 7 et 8 de la Carte orange seront supprimées.

Rendre la correspondance bus/tramway gratuite : L’actuel ticket T, billet de transport à l’unité, cèdera sa place au ticket T+ à partir du 1er juillet. Il permettra comme son prédécesseur d’emprunter les réseaux métro, RER dans Paris intra-muros, mais aussi de prendre plusieurs bus et tramway en correspondance durant 1 h 30.

Il sera valable sur l’ensemble des 1.200 lignes de bus franciliennes sauf sur les bus Noctilien, et 29 lignes qui font l’objet d’une tarification spéciale. Le ticket T, d’une valeur d’1,10 € par carnet de 10 ou d’1,50 € à l’unité, ne sera pas vendu à bord des bus. Pour ne pas ralentir la vitesse moyenne du trafic, les usagers sont invités à anticiper leur achat. Un titre de remplacement sera néanmoins proposé aux passagers : un ticket d’accès à bord, qui ne permet aucune correspondance, au tarif d’1,50 €.

La mesure, qui devrait concerner 400.000 voyageurs chaque mois, est estimé à 21 millions d’euros par le Stif.

Fusionner les zones 6-8 * : À partir du 1er juillet, la carte des transports en commun de la région Île-de-France sera découpée en 6 zones. Les usagers des zones 7 et 8 paieront leurs forfaits (carte Orange, Imagine R, intégrale et Mobilis) au tarif de la zone 6 (118,50 € pour le forfait Carte Orange mensuel). Une économie de 18 % sur le forfait Carte orange zones 1-8, de 10 % sur le même forfait zones 1-7. Le coût estimé de cette mesure, qui rend les transports plus accessibles aux habitants de la Grande Couronne, est de 5 millions d’euros, financé par la Région et les huit départements.

L’ensemble des tarifs des transports augmenteront en moyenne de 1,8 %, soit au niveau de l’inflation.

Source :  www.iledefrance.fr

* ndlr : La proposition de fusion des zones 6 à 8 fut initiée, à partir de la réflexion de Daniel Guérin, Conseiller régional d'Ile-de-France, par le groupe MRC, qui priviligie des réformes  tarifaires sur des bases territoriales à la gratuité, qui crée des effets de seuils.

Lundi 4 juin 2007
À partir du lundi 29 janvier, les usagers du RER D pourront s’exprimer sur le schéma directeur de la ligne qui vise à apporter des réponses durables aux irrégularités du service.
 
Concertation sur le schéma directeur du RER D
Conscients de la situation vécue par les voyageurs du RER D, la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), sous le pilotage du STIF (Syndicat des transports d’Île-de-France ont décidé d’apporter des améliorations durables et significatives sur la ligne. En 2005 et 2006, ils ont élaboré un schéma directeur qui définit l’ensemble des propositions en faveur de la régularité et la qualité du service et qui seront mises en service en 2012 et 2015.
Pour faire de ce schéma directeur un projet partagé, le STIF, la SNCF et RFF engagent une concertation avec les acteurs locaux et les habitants des territoires desservis. Entre le 29 janvier et le 9 mars 2007, des réunions publiques et des expositions permettront au public de prendre connaissance du projet et de donner son avis.
 
Lieux des réunions publiques et des expositions
Les réunions publiques auront lieu à :
Saint Fargeau-Ponthierry (77) le 8 février à 19h30
Villeneuve Saint Georges (94) le 9 février à 19h00
Val-de-France (95)-Garges Lès Gonesse le 12 février à 20h30
Maisons-Alfort (94) à 13 février à 19h00
Evry Mairie (91) le 5 mars à 19h00
Plaine Commune–Saint Denis (93) le 6 mars à 19h00
Savigny Le Temple (77) le 7 mars à 19h00
Yerres (91) le 8 mars à 19h00

Le projet sera exposé à :
Val de France–Garges Lès Gonesse (95), Plaine Commune-Saint Denis (93), Gare de Lyon (75), Maisons-Alfort (94), Villeneuve Saint Georges (94), Corbeil-Essonnes (91), Evry (91), Yerres (91), La Ferté-Alais (91), Savigny Le Temple (77), Saint Fargeau-Ponthierry (77), Ris-Orangis (91).

Nouvelle amélioration : des trains à deux niveaux rénovés
Afin de satisfaire les 470.000 utilisateurs quotidiens de la ligne, plusieurs améliorations ont d’ores et déjà été apportées pour la qualité du service parmi lesquelles l’augmentation du nombre d’agents du conduite, la protection des installations et des circulations par des clôtures ou le renforcement des dispositifs d’informations des voyageurs.
Pour le confort des usagers, les « petits gris » ont fait peau neuve et depuis le début du mois de janvier, les voyageurs peuvent emprunter le premier train Transilien à deux étages rénové. Cette rame est la première d’une série de 84, qui viendra progressivement remplacer une partie du matériel roulant existant. Elles représentent à terme, les deux tiers des places offertes sur la ligne D.
 
Pour en savoir plus :
 
 
Mercredi 11 avril 2007

La Région consacre plus d’un milliard d’euros au renouvellement urbain dans les sept ans à venir. Des moyens sans précédent qui s’accompagnent d’une volonté : le maintien et le développement des services publics dans les quartiers concernés.

Le conseil régional a décidé, le 13 mars, de consacrer un milliard d'euros sur la période 2007-2013 à la rénovation de 135 quartiers prioritaires franciliens en partenariat avec l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU). Il a également voté une enveloppe de 84 millions d’euros pour les projets relevant d’opérations isolées dans 85 autres quartiers sur la même période.
Le coût des projets de rénovation des 135 quartiers prioritaires est évalué à 14.7 milliards d’euros.
La Région a posé comme condition à son engagement financier le respect de la concertation des habitants, ainsi que le maintien et le développement des services publics de proximité avec, en particulier, la présence de bureaux de poste.
Parmi les 135 quartiers prioritaires définis par la Région avec l'ANRU, figurent notamment Les Tarterêts à Corbeil-Essonnes (91), Les Pyramides à Evry (91), les cités Karl Marx ou Paul Eluard à Bobigny (93), ou encore les 4.000 à La Courneuve (93).
La liste des 135 quartiers concernés et des 85 autres où seront réalisées des opérations isolées est disponible ci-dessous.

source : www.iledefrance.fr

Mardi 10 avril 2007
Construction, rénovation, équipement, informatisation… la Région aide les communes à améliorer leur offre culturelle. Le soutien aux médiathèques est au cœur de ce dispositif.
  
Depuis 1999, la Région Île-de-France apporte son soutien, à hauteur de 30 %, aux communes ayant des projets de construction, de rénovation ou d’équipement de bibliothèques ou de médiathèques. Entre 2000 et 2005, elle a ainsi épaulé 29 communes pour la construction et l’aménagement de médiathèques. Au cours de la seule année 2005, elle a débloqué 6,74 millions d’euros pour ces aides.
 
Les aides à la construction ou à la rénovation
La Région s’implique généralement dans le projet dès la phase d’études. Elle s’attache dans un premier temps à définir les objectifs du projet. « Dans le cas d’une construction, nous pouvons être associé au concours d’architecture », note Jean-Pascal Nobileau, en charge de l’aménagement culturel au conseil régional. À Montgeron, la Région a dégagé plus de 650.000€ pour aider à la construction d’une médiathèque de 2.000 m² dans cette ville de 21 000 habitants. À Morsang-sur-Orge, la Région finance les travaux de réhabilitation du château en médiathèque. Un projet engagé par la communauté d’agglomération du Val d’Orge pour promouvoir la lecture publique, qui traduit aussi une volonté d’ouverture à toutes les formes de création contemporaines et qui encourage la maîtrise des technologies.
Qu’il s’agisse d’une construction ex nihilo, d’une rénovation, d’un agrandissement ou d’une mise en conformité des lieux pour l’accueil de public handicapé, l’objectif est toujours le même : encourager un accès le plus large possible.
 
Les aides à l’informatisation
La Région aide les médiathèques à s’équiper informatiquement, à se doter d’espaces multimédia et à organiser en réseau ses bibliothèques et médiathèques. Après avoir épaulé le département du Val-de-Marne pour la mise en réseau de ses 19 fonds dédiés, la Région s’est fortement impliquée dans l’informatisation des médiathèques spécialisées et patrimoniales de la ville de Paris. Cette opération, dont la réalisation prendra plusieurs années, concerne sept bibliothèques d’études et de recherche à vocation patrimoniale. Parmi elles, la bibliothèque historique de la ville de Paris qui détient 1.650.000 ouvrages et 2,5 millions de feuillets manuscrits mais aussi la bibliothèque des arts graphiques qui regroupe 10.000 ouvrages imprimés et 530 périodiques, la bibliothèque de littérature policière qui renferme 55.000 livres ou encore la médiathèque musicale de Paris où l’on trouve 39.000 CDCDCDCDCD et 85.000 microsillons. L’informatisation et la numérisation de certains de ces fonds documentaires devront permettre une consultation interactive et un fonctionnement en réseau des bibliothèques et médiathèques. « La mise en réseau est particulièrement pertinente dans les grandes villes mais de plus en plus d’intercommunalités s’y intéressent également », remarque Jean-Pascal Nobileau.
 
La promotion de la lecture publique
Soucieuse de promouvoir la diversité culturelle, la Région agit en faveur de la diversité culturelle en soutenant la création littéraire. « La Région mène une politique globale en faveur de la chaîne du livre visant à faire travailler ensemble tous les maillons de la chaîne », explique Isabelle Reverdy, chargée de mission « promotion de la lecture publique ». Ainsi, la Région peut aider les libraires et les éditeurs mais aussi les écrivains. La Région envisage de financer partiellement une trentaine de résidences d’écrivains chaque année. Les auteurs bénéficiant de cette aide reçoivent une bourse leur permettant de vivre de leur plume à condition de consacrer au moins 30 % de leur temps à un projet mené en collaboration avec une structure collective, lycée, entreprise, hôpital, médiathèque… La Région finance ainsi le salon du polar à Montigny-les-Cormeilles (Val d’Oise) qui mobilise à la fois les librairies et la médiathèque, acteur central de diffusion du livre.
 
Lundi 9 avril 2007

Les vacances de Pacques sont l'occasion, à moins de trois mois  de la fin de l'année scolaire, de se questionner sur les différentes filières et métiers ainsi que sur les formations ou études nécessaires pour y accéder.

  

Ces trois sites peuvent aider les lycéens et collégiens à y voir plus clair :

- information sur les métiers : www.lesmetiers.net

- apprentissage : http://www.jpo-cfa.com/fr/index.php

- formations sanitaires et sociales : https://fss.iledefrance.fr/

Samedi 24 mars 2007
A l'occasion de l'avis favorable de la commission d'enquête publique sur le PEB de l'aéroport de Roissy, je trouve intéressant de mettre en ligne l'intégralité du débat sur les nuisances aériennes à l'occasion de l'adoption d'un voeu du Conseil Régional sur la question en mars 2006.

Présentation du voeu 
Mme MADURA (PS) – Madame la Présidente, chers collègues, nul besoin de rappeler ici ce que subissent quotidiennement, nuit et jour, de très nombreux Franciliens, les nuisances sonores et atmosphériques dues aux mouvements aériens rendent insupportable la vie de nombreux concitoyens.
Dans le Val-d’Oise, en Seine-Saint-Denis, en Essonne et bien sûr, en Seine-et-Marne, de très grands territoires sont touchés et les nuisances ne cessent de croître. De nombreuses associations, les élus de ces territoires ne cessent d’interpeller les pouvoirs publics pour que les choses changent. Or, les années passent et la stratégie gouvernementale reste floue.
Aujourd’hui, le groupe socialiste demande au président du Conseil régional de saisir le gouvernement afin de connaître sa position sur les trois éléments suivants, indispensables selon les élus socialistes pour assurer, sinon le bien-être, du moins le mieux-être des Franciliens : la limitation du nombre de mouvements sur la plate-forme de Roissy à 500 000 mouvements maximum ; le relèvement général des altitudes de survol à 3 000 mètres au-dessus des zones urbanisées du nord-ouest francilien comme le recommande l’ACNUSA ; un couvre-feu de huit heures d’affilée sur la plate-forme de Roissy-Charles-de-Gaulle entre 23 heures et 7 heures afin de respecter les recommandations de l’OMS. Je vous remercie.
  
 
Explications de vote
M. ADDA (MRC et app) – Madame la Présidente, merci. Chers collègues, en préambule, j’associerai mon collègue Daniel GUERIN à cette intervention sur une question qui le concerne très directement. Deux millions de personnes sont survolées chaque jour en Ile-de-France et près de 700 000 Franciliens sont concernés plus directement et quotidiennement par les nuisances induites par les trois aéroports franciliens.
Le bruit est parmi les facteurs principaux de la dégradation de la qualité de vie des Franciliens. Une réorganisation du transport aérien en Ile-de-France où les nuisances aériennes n’apparaissent plus comme un dommage collatéral, mais comme un des paramètres majeurs de l’évaluation des choix futurs est plus que jamais nécessaire.
 
Aujourd’hui, le développement de la plate-forme de Roissy répond davantage aux intérêts d’ADP et d’Air France au nom d’un inacceptable chantage « nuisances contre emplois ».
La dégradation accélérée du cadre de vie autour des aéroports est un élément important de la paupérisation de territoires entiers, créant ainsi des zones de relégation dans notre région. Autour de Roissy et d’Orly, on ne peut aujourd’hui découpler l’aggravation de la ségrégation sociale et des inégalités territoriales aux inégalités environnementales. Ceux qui ont les moyens d’échapper aux nuisances quittent massivement les communes, en particulier de l’Est du Val-d’oise pour parler de ce que je connais le mieux.
Le taux de cadres supérieurs et de professions intellectuelles vivant à Sarcelles qui a chuté de 34 % en une décennie et les mises en vente de plus en plus importantes de biens immobiliers comme à Arnouville sont là pour refléter cette réalité.
 
Les nuisances aériennes ne sont pas des nuisances ordinaires dont les conséquences serait une sorte de luxe dont on priverait les riverains. Les journées consacrées au sommeil récemment ont rappelé l’importance de ce dernier dans l’équilibre psychique et physique de l’individu. De plus, cette nuisance, quand elle atteint un seuil intolérable, a des effets sur le peuplement d’un territoire et son attractivité.
 
La Région Ile-de-France, institution d’aménagement stratégique, qui a mis au coeur de la révision de son schéma directeur la résorption des inégalités territoriales et sociales ne peut plus être exclue des décisions prises par l’Etat, car le visage de l’Ile-de-France de demain est aussi façonné par ces décisions unilatérales de l’Etat en matière aéroportuaire.
 
La Région doit pouvoir à la fois défendre la tranquillité, la santé et la sécurité des Franciliens contre les nuisances aériennes, tout en renforçant sa position dans les activités aéroportuaires riches en emplois. Les communautés aéroportuaires doivent être un outil pour cela et Madame la Présidente, nous savons que l’Exécutif défendra au mieux le cadre de vie des riverains avec lesquels le président HUCHON a manifesté contre les nuisances en janvier 2004.
 
Nous voterons ce voeu minimal même s’il est incomplet aux yeux des Valdoisiens, des Val-de-marnais, des Seine-et-marnais. Même si l’actualité de la révision du PEB de Roissy explique que ce voeu focalise sur Roissy, nous pensons que l’on aurait pu y inclure l’exigence que le gouvernement règle durablement et sérieusement les dysfonctionnements du fond d’aide à l’insonorisation. En outre, il nous serait apparu nécessaire et cohérent d’exiger dans ce voeu le respect pour Orly des droits acquis des riverains d’Orly et notamment le maintien du couvre-feu et le plafonnement à 200 000 mouvements par an.
Mais surtout, nous pensons qu’une alternative au tout Roissy-Orly est une nécessité pour celui qui sait qu’il est illusoire de croire que le trafic aérien peut être stabilisé. D’ailleurs, même en sous-estimant la hausse du trafic, le prochain PEB table sur un scénario à 680 000 mouvements dans les dix ans. La démocratisation de l’avion, la déréglementation européenne sont autant de causes directes de la hausse inéluctable du trafic.
Renoncer dès aujourd’hui au troisième aéroport ou réseau d’aéroports, c’est donc déjà programmer l’extension jusqu’à sa saturation de Roissy, c’est se priver d’une option parmi d’autres pour atteindre les objectifs de ce voeu.
La révision du SDRIF ne pourra pas faire l’économie d’un débat sur la question des aéroports et doit au moins envisager un scénario « troisième aéroport » parce que, suivant que sa construction soit envisagée ou pas par l’Etat, l’Ile-de-France n’aura pas le même visage.
Ou plus simplement, parce que le PEB en cours de révision s’imposera au SDRIF et impactera les possibilités de construction de logements collectifs, notamment dans les communes ayant moins de 20 % de logements sociaux.
Il y a déjà des maires prêts à brandir le PEB pour justifier l’absence de constructions nouvelles. Il serait d’ailleurs opportun que la Région donne son avis sur le PEB de l’aéroport de Roissy.
 
En défendant l’idée d’un autre aéroport en dipôle avec Roissy tout en encourageant des solutions supplétives alternatives, nous sommes prêts à prendre une part à une réflexion collective. Alors oui à ce voeu en espérant qu’il soit exaucé et qu’il soit le premier pas vers cette réflexion collective sur le transport aérien, sans tabou, ni exclusive. Merci.
   
Mme ZOUGHEBI (CACR) – S’il est un secteur où le concept de développement durable prend toute sa signification, c’est bien celui du transport aérien. Comment réussir à concilier développement économique, progrès social et qualité de l’environnement de manière à satisfaire les besoins de nos contemporains sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ?
Pour ce qui nous concerne, le voeu qui nous est présenté, évidemment nous paraît important et les trois mesures qui sont proposées sont des mesures auxquelles nous adhérons.
Il reste qu’il nous paraîtrait judicieux également de réfléchir à des couvre-feux, puisque c’est de cela qu’il s’agit, qui soient de niveau européen de manière à ce que ce soit l’ensemble des aéroports qui prennent les mêmes mesures et que nous ne soyons pas dans une situation où seuls les nôtres prendraient des mesures qui les défavoriseraient par ailleurs. Donc nous sommes pour des mesures européennes.
Par ailleurs, nous pensons qu’il faut diminuer le nombre de vols et dans cet état d’esprit, nous pensons qu’il faut compléter les investigations sur des solutions alternatives d’acheminement du fret postal et du fret express par le rail au moyen du TGV. C’est une des questions qui est posée aujourd’hui et sur laquelle il serait bien que l'Etat nous réponde.
Enfin, il nous semble qu’il convient également d’interroger l’Etat sur le mode de calcul aujourd’hui qui permettrait qu’il y ait une véritable mise en oeuvre des aides aux riverains pour les travaux d’insonorisation de leurs habitations et il convient aujourd’hui d'avancer dans cette direction. Je rappelle qu’en 2005, aucune commission ne s’est réunie du fait d’un désengagement de l’Etat et nous réclamons que l’Etat assure dans ce domaine, comme le demandent tous les riverains, toutes ses responsabilités. Je vous remercie.
 
M. MAROTTE (Les VERTS) – Madame la Vice-présidente, chers collègues, le voeu déposé par le groupe socialiste pose le problème des nuisances sonores et atmosphériques que subissent les Franciliens et Franciliennes des zones aéroportuaires. Il répond donc aux préoccupations des riverains et de leurs associations, mais nous renvoie à une vision plus globale sur l’évolution du transport aérien, compte tenu notamment de l’augmentation du prix de pétrole et de la crise énergétique annoncée.
Quelques précisions : d’après l’ACNUSA, 2,34 millions de Franciliens ont été concernés par le bruit des survols inférieurs à 3 000 mètres d’avions à destination et/ou en provenance des aéroports de Roissy certes, mais aussi d’Orly – c’est pour cela que nous tenons à associer la plate-forme aéroportuaire d’Orly. Parmi eux, 334 000 sont survolés toute l’année, quelle que soit la configuration du vent. Les populations concernées par les plans de gêne sonore révisés en 2004 pour Roissy, ou en cours de révision pour Orly, atteignent respectivement 174 000 et 109 000 habitants. Ce voeu est une première réponse.
Cependant, nous devons prendre en compte ce problème dans le cadre de la révision du SDRIF en gelant les extensions urbaines. Quant au développement économique induit, les emplois de stock et de logistique génèrent des nuisances supplémentaires sans renforcer efficacement ces pôles. A l’échelle nationale, voire européenne, il nous paraît fondamental d’encourager les déplacements TGV. Une des alternatives au court et moyen courrier est de réorienter les politiques de transport vers des filières moins polluantes en faisant payer le juste prix aux transporteurs aériens par des écotaxes adaptées. Donc là encore, l'Etat doit clarifier sa politique.
Ce voeu, néanmoins, ne doit pas être compris, et je crois qu’il a été compris comme cela par certains d’entre nous, comme une ouverture vers la construction d’un troisième aéroport ; Les VERTS s’y opposent. Nous soutenons ce voeu, l'Etat doit en effet clarifier sa position en partenariat avec les communautés aéroportuaires, tout en regrettant que les associations d’ailleurs n’aient qu’une voix consultative au sein de ces communautés. Merci.
 
M. LEHIDEUX (UDF et app) – Madame la Présidente, des préoccupations que nous partageons tous, mais une façon d’aborder le problème qui ne nous paraît pas équilibrée. Je voudrais dire deux ou trois choses en prenant la même référence que les déposants, c’est-à-dire le rapport de l’ACNUSA de 2005. Premier temps, je vous rappelle que le nombre de mouvements pour Roissy a été fixé, était en 2005 de 520 000, qu’il a été fixé avec un plafond à 750 000 et que c’est la recommandation de l’ACNUSA, au moment de l’élaboration du plan d’exposition bruit qui a été retenu pour fixer ce chiffre de 750 000. C’est l’ACNUSA elle-même qui a dit : c’est 750 000 pour l’élaboration du PEB.
Deuxièmement, sur les altitudes : moi, je veux bien qu’on remonte les altitudes au-delà de 3 000 mètres mais quand on est en zone d’approche, 3 000 mètres, cela veut dire qu’ils vont tourner en rond et ne jamais se poser car je pense que les déposants ont mal lu le rapport de l’ACNUSA, l’ACNUSA parle de 3 000 pieds pour les zones d’approche, ce qui n’est pas du tout pareil parce que cela fait 900 mètres. L’ACNUSA propose d’ailleurs de passer de 3 000 pieds à 4 000 pieds ce qui permettrait effectivement d’avoir des approches qui ressemblent plus à celles d’un certain nombre d’aéroports internationaux, d’aéroports américains, c’est-à-dire des approches avec une descente plus brutale, plus sèche en fin de parcours et donc d’avoir des approches plus hautes. Mais encore une fois, c’est 3 000 ou 4 000 pieds, et non pas 3 000 mètres parce que faire des approches à 3 000 mètres, encore une fois, il faudra leur offrir des parachutes. 233
Dernier point, pour ce qui concerne le couvre-feu, il faut être réaliste et réfléchir comme cela : si demain matin on ferme Roissy de 23 h 00 à 7 h 00 du matin, cela veut dire qu’une bonne partie des vols Air France, que tous les vols fret que font les entreprises qui ont créé les hub dans le secteur, (La Poste, FedEx, UPS, etc.), partent à la seconde même pour Bruxelles. Alors moi, je veux bien qu’on supprime 20 à 30 000 emplois à Roissy, mais il faudra quand même aller expliquer aux travailleurs de Roissy comment on fait et pourquoi on l’a fait. Donc nous avons les mêmes préoccupations, nous sommes sur la même réflexion mais je vous en supplie, ne prenons pas des positions aussi brutales sans essayer d’équilibrer les choses.
Je finis en disant, Madame la Présidente, que nous souhaitons que l’on continue à travailler dans l’axe des premières décisions qui ont été prises – et tant mieux si elles l’ont été enfin – par le gouvernement en 2003 sur le plafonnement des créneaux horaires – il y a un arrêté –, sur les arrivées et départs des avions les plus bruyants qui sont interdits – il y a un arrêté –, sur les départs non programmés interdits – il y a un arrêté –, sur certaines trajectoires d’approche qui ont été interdites – c’est l’arrêté du 20 juin –, il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites ; continuons à travailler dans ce sens, essayons d’améliorer les choses, mais on ne peut pas décemment, enfin je le crois, ne tenir compte que de l’aspect environnemental du problème, il y a aussi un aspect emploi auquel nous devons veiller et être sensibles.
 
M. PASCOT (PRG) – Merci, Madame la Présidente. Tout a été quasiment dit donc je vais être très, très court. Je suis tout à fait d’accord avec M. LEHIDEUX, il ne faut pas confondre les mètres et les pieds, parce qu’en final d’atterrissage, cela pose de réels problèmes quand on démarre à 3 000 mètres, pour atterrir, on risque souvent d’atterrir après la piste d’atterrissage, ce qui pose quand même quelques problèmes…
Moi, je regrette que ce voeu soit seulement parcellaire et qu’il ne concerne que Roissy. J’aurais aimé que cela englobe quelque chose d’un peu plus général. C’est un premier pas, nous le voterons, mais c’est vraiment un peu réducteur, la façon dont il est présenté. Il faut voir les problèmes aéroportuaires de façon beaucoup plus générale et je suis désolé, il faut aussi associer et l'environnement et l’économie et trouver une harmonie entre les deux et non pas supprimer l’un au profit de l’autre et vice versa.
 
M. BODIN (UMP) – Merci, Madame la Présidente. Notre groupe votera ce voeu présenté par le groupe socialiste, même si on peut regretter quelques coups de griffe dans l’exposé des motifs sur lesquels on pourrait revenir, qui sont présentés sous un aspect un peu démagogique ou un peu trop politicien. Mais sur le voeu lui-même, je reconnais dans ce voeu, enfin presque mot pour mot, les revendications des associations de riverains dans le Val-d'Oise et notamment d’une association qui s’appelle l’ADVOCNA, qui est la principale des associations qui travaillent sur ce sujet dans notre département, ainsi qu’une association d’élus locaux, toutes couleurs politiques confondues, qui ont les mêmes revendications et qui ne sont pas d’ailleurs extraites de l’ACNUSA puisque ce sont depuis longtemps des revendications présentées par l’ADVOCNA.
Je regrette simplement, comme l’un de nos collègues l'a signifié, qu’on n’y ait pas – mais j’ai bien compris après pourquoi vous ne l’avez pas ajouté dans le voeu –, qu’on ne parle pas dans le voeu du troisième aéroport parce qu’en fait, c’est une revendication forte, notamment dans notre département du Val-d'Oise, de demander à ce que le fret, plus particulièrement, se déplace vers un troisième aéroport qui pourrait être celui de Vatry qui est tout à fait prêt à accueillir, dès demain Vatry peut accueillir la grande partie du fret qui arrive sur Roissy, ou éventuellement un aéroport situé sur Beauvilliers ou Châteauroux.
Donc globalement, nous sommes tout à fait d’accord sur ce voeu et il représente, je vous le dis, ce que pensent à la fois les riverains, les associations dans le département et également les élus locaux dans leur très grande majorité, quelle que soit leur couleur politique. Donc nous voterons pour ce voeu. Merci.
Mme de la GONTRIE (Présidente) – Je vous remercie. Je mets ce voeu aux voix.
Vote du voeu n° 3 (PS)
POUR : PS, UMP, Les VERTS, CACR, MRC et app., PRG
ABSTENTION : UDF et app.
ABSENTS : FN
 
ADOPTION
Vendredi 23 mars 2007
Près de 5,5 milliards d’euros seront investis par l’État et la Région en Île-de-France sur la période 2007-2013. Les priorités : les transports collectifs, l’enseignement supérieur et la recherche, et l’aménagement.
 
Le président du conseil régional Jean-Paul Huchon et le préfet de la région Bertrand Landrieu ont signé, le 23 mars, le contrat de projets État-Région 2007-2013. L’enveloppe globale est de 5,466 milliards d’euros, dont 3,425 milliards d’euros (62,7%) de la Région et 2,041 milliards d’euros (37,3%) de l’État.
 
Les trois grandes priorités affichées sont les transports collectifs, l’enseignement supérieur et la recherche, et l’aménagement urbain des territoires. Elles mobilisent à elles seules 90 % de l’enveloppe totale et bénéficient d’une augmentation de crédits de l’État de 13% par rapport à la période 2000-2006.
 
Les transports collectifs représentent un engagement de 2,937 milliards d’euros, dont 2,063 milliards d’euros apportés par la Région, et 874 millions par l’État. Plus de 40 projets ont été retenus, dont 16 qui font l’objet d’engagements fermes. Parmi les actions phares : la modernisation des réseaux RER B, C et D, le démarrage très prochain des travaux du tramway Saint-Denis–Garges–Sarcelles, du tramway Châtillon–Vélizy–Viroflay ou du bus en site propre Pompadour–Sucy–Bonneuil. Des avancées significatives pour la ligne 13 du métro, ainsi que la prise en compte de la nécessité du prolongement des lignes 1 et 11 sont aussi inscrites au contrat de projets.
 
L’enseignement supérieur et la recherche vont bénéficier, eux, d’une enveloppe sans précédent de 1,414 milliard d’euros, dont 689 millions d’euros venant de la Région et 725 millions de l’État. Sur la liste des projets : la poursuite de la mise aux standards internationaux des grands centres universitaires d’Orsay, du Nord (Saint-Denis, Villetaneuse, Aubervilliers, Bobigny), de Marne-la-Vallée et de la montagne Sainte-Geneviève à Paris, et le réaménagement de la Sorbonne.
 
« Ce contrat de projets va permettre de réduire les inégalités sociales et territoriales. Il va renforcer notre attractivité. Il va permettre de progresser dans la réalisation d’une éco-région. Surtout, il va se concrétiser dans des projets utiles pour les Franciliennes et les Franciliens », a déclaré le président du conseil régional. « C’est un contrat ambitieux (…) car il donne tous les outils pour que l’Île-de-France reste une région pilote au niveau européen et mondial », a pour sa part affirmé le préfet de la région.
 
 
Pour consulter le CPER 2007-2013, cliquer ICI.
 

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Conseil Régional d'IDF
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> tél : 01 53 85 68 91