C’est un feuilleton en plusieurs épisodes qui a connu son dernier rebondissement hier. En juin, un gardien de
l’école, délégué du personnel, s’est disputé avec une autre employée, elle aussi représentante syndicale. « Il lui a apporté des douilles de balles, rappelle Annie Peronnet, adjointe (PCF)
au maire en charge du personnel.
Elle l’a très mal pris, s’est sentie menacée. » Une altercation qui a poussé la mairie à annuler les élections professionnelles.
Autre conséquence : le député-maire (PS) François Pupponi a demandé la révocation de cet ancien emploi jeune et, le 7 septembre, la commission
disciplinaire a tranché pour une mise à pied pendant un an. C’est cette décision qui vient d’être annulée en référé par le tribunal administratif hier. L’affaire sera toutefois soit jugée sur le
fond ultérieurement.
Lors du conseil municipal du 10 décembre, les élus ont également voté la suspension de la gratuité du logement de fonction de cet agent dans l’établissement scolaire. Une délibération qui fait grincer des dents Rachid Adda, chef de file de l’opposition (MRC).
L’agent doit être réintégré
« Cette punition
disciplinaire, forme de double peine administrative, s’est appuyée sur la plainte d’un tiers (NDLR : la syndicaliste qui aurait été menacée). Or, cette plainte a été classée sans
suite. On peut donc s’étonner qu’une sanction administrative définitive ait été exécutée avant même que l’enquête de police et le tribunal compétent ne concluent au bien-fondé de la
plainte! » tempête-t-il. Plus grave encore. « On pourrait même se demander si les fonctions syndicales de l’agent et l’annulation des élections professionnelles par le maire de
Sarcelles ne sont pas les véritables raisons, politiques celles-là, de cette mesure », accuse Rachid Adda, qui va saisir le tribunal administratif et le médiateur de la
République.
« On attend sereinement la
décision sur le fond », raisonnait hier soir François Pupponi, le maire (PS) de la ville. Pour l’heure, la ville se voit contrainte de réintégrer l’agent communal dans ses fonctions. La
mairie rappelle toutefois qu’une solution a été soumise à la famille. « Nous avons proposé à sa compagne de récupérer son poste et son logement, rajoute Annie Peronnet. Il a refusé. Et puis
les faits reprochés sont quand même graves, et je rappelle que Nicolas Sarkozy a fait enfermer des gens qui lui avaient envoyé des balles dans une
enveloppe! »
Rachid ADDA
Conseil Régional d'Ile-de-France
Vice-président du Groupe MRC
34, rue Vaneau
75007 PARIS
>tél : 01 53 85 68 91
>fax : 01 53 85 70 99
>mail : r.adda@wanadoo.fr
Commentaires