L’exemple de Rachid Adda, ce titre, est symptomatique. Car s’il y a bien un exemple de réussite par l’école,
c’est bien le cas de la famille Adda. Rachid Adda, ingénieur issu de l’école Centrale, cultivé au point de participer à des jeux du type « Question pour un champion », et son frère médecin à
Sarcelles, représentent l’intégration réussie par l’école. Pour un père ouvrier et une mère assistante maternelle, d’origine algérienne, l’école de la République, cela représentait une chance
pour les enfants : « moi j’aimais aller à l’école, rapporte - t’il quand on l’interroge sur son enfance. Et il n’était pas question d’aller trainer dehors. On devait faire ses devoirs le
soir. Et pas de télévision après manger. On allait au lit… ». Une autre époque certainement.
Pour autant, à l’heure actuelle, les solutions existeraient : « le problème sérieux de l’absentéisme à l’école et plus particulièrement aux lycées doit être pris à bras le corps et des
solutions qui dépassent le seul corps éducatifs doivent être mises en œuvre. D’abord par des moyens techniques, expérimentés avec succès dans certains lycées et collèges, qui doivent
permettre en temps réels de prévenir les parents d’une absence injustifiée. Ensuite par des moyens pédagogiques nouveau en recourant aux NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la
communication) qui rendent déjà dans certains lycées les cours plus attractifs ».
Reste à prendre en considération le problème du temps passé à l’école. Est-il normal de laisser assis pendant 7 heures par jour (de 8h30 à 17h) des adolescents, sans réelle possibilité pour
eux de se dépenser physiquement ? « Ce qu’on demande aux jeunes dans les collèges et lycées, nous-mêmes adultes, nous n’en sommes pas capables… », nous rapporterait une ancienne responsable
départementale de CFA, les centres de formation pour apprentis. De là à assimiler l’école à un travail qu’il faut rémunérer… D’autre part, est-il normal que la France soit pratiquement le
seul pays au monde à accorder quatre mois de vacances, soit un tiers du temps scolaire, pour satisfaire le tourisme et le corps enseignant ?
Que de jeunes, gavés d’Internet et de jeux vidéo ultra rapides, ne supportent pas ces rythmes scolaires d’un autre temps, on peut le comprendre…
Jean-Luc Brac
Jeudi 15 octobre 2009
La Gazette du Val
d'Oise
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