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Républicain de gauche | |
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Communiqué de presse de Rachid ADDA, Conseiller Régional d'Ile de France.
Premier secrétaire fédéral du MRC 95
Dans un article récent à l'Echo et au Parisien, François Pupponi, Maire de Sarcelles, se vantait de pallier l'insuffisance de l'Etat, quant à sa mission régalienne d'assurer la sécurité par des moyens humains et matériels suffisants, en prenant la décision d'affecter sur l'impôt local des Sarcellois des agents territoriaux au commissariat de Sarcelles.
Si le principe est louable, il n'en demeure pas moins que François Pupponi l'applique à géométrie variable et dans le sens bien compris de ses intérêts.
En effet, en ce qui concerne le RMI, le ton donné est différent. La convention qui liait la municipalité de Sarcelles et le Conseil Général du Val d'Oise, quant à l'accompagnement social des bénéficiaires du RMI via les CCAS, n'a pas été reconduite à son échéance. Ainsi un nombre important des bénéficiaires du RMI ne peuvent plus jouir pleinement du volet insertion de ce dispositif.
Il faut bien entendu dénoncer les insuffisances de ressources affectées par l'Etat et le Conseil Général lors du transfert de la gestion du RMI aux départements. Toutefois, il est particulièrement injuste et inacceptable que le Maire de Sarcelles prennent en otage des Sarcellois en situation de précarité dans son bras de fer actuel avec le Conseil Général du Val d'Oise.
Il aurait pu au minimum anticiper selon l'adage de PMF "gouverner, c'est prévoir" pour que le traitement de cette renégociation soit sans effet pour les administrés concernés. Quelle que soit l'issue (début juin) de la négociation actuelle portant sur le niveau de rémunération de la municipalité par contrat d'insertion signé, nous avons déjà perdu prés de six mois au dépens des droits des plus précaires.
D'autant que l'accompagnement social des bénéficiaires du RMI permet d'éviter leur déconnexion de leur environnement social et fait d'ailleurs la différence entre solidarité et assistanat.
En attendant une convention plus favorable pour la municipalité, pourquoi le Maire et son Premier adjoint chargé des finances n'ont-t-ils pas fait le choix de pallier les insuffisances de l'Etat et du CG 95 et de répondre aux revendications légitimes des employés du CCAS de voir augmenter les moyens humains affectés et leur salaire face à la hausse de leur charge de travail induite par la gestion du RMI.
Et dire qu'en 2003, le CCAS avait dégagé un "bénéfice" d'un million d'Euros qui avait été réaffecté au budget général de la commune (une réduction de subvention de fait) deux ans à peine après la suppression particulièrement injuste des abattements fiscaux. De la solidarité à l'envers, en quelque sorte, au pays du « socialisme Sarcellois » !
Rachid ADDA
Conseiller régional d'Ile de France
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