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Républicain de gauche | |
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Vrai-faux avis favorable pour le Plan d’Exposition au Bruit de l’aéroport de Roissy-CDG
La DGAC a annoncé hier l’avis favorable, émis par la commission d’enquête publique, sur le PEB de l’aéroport de Roissy.
Bien qu’il ne conteste pas la nécessité d’un document d’urbanisme définissant des règles de constructions autour de l’aéroport, le MRC regrette l’approbation de ce PEB par la commission d’enquête publique.
En ces temps de promotion de la démocratie participative, cette approbation du PEB est d’abord un mauvais coup porté au processus de concertation.
En effet, la mobilisation de la population contre le PEB et ses hypothèses de trafics, sans précédent pour une enquête de ce type, ainsi que le rejet par la quasi-totalité des communes, des élus du Val d’Oise et de Seine-et-marne, des associations de riverains, et des commissions ad hoc auraient du aboutir à un rejet du PEB à l’issue de l’enquête publique.
Mais cette enquête publique pouvait-elle aboutir à d’autres conclusions au vu de l'intransigeance et de la surdité de l’Etat tout au long du processus de révision ?
C’est surtout une mauvaise nouvelle pour les populations riveraines de l’aéroport qui vivent déjà un enfer environnemental. S’il empêche que « de nouvelles populations soient soumises aux nuisances sonores », ce PEB, qui formalise le développement du trafic à Roissy, n’empêchera pas que les populations riveraines soient soumises à de nouvelles nuisances !
La nature de ses propres réserves et recommandations, dont beaucoup furent abordés par le MRC et ses élus au sein de la CCE ou lors du débat du SDRIF (Schéma directeur de la Région IdF), aurait dû inciter la commission à rejeter ce PEB.
Elles décrédibilisent tout particulièrement l’axiomatique, développée tout au long de la révision par la DGAC et l’Etat, qui reposait sur une stagnation de la croissance du trafic et la stabilisation des nuisances sonores (« à volume constant de nuisances »).
Au regard de la croissance réelle actuelle, ces réserves devraient d’ailleurs entraîner à une révision rapide d’un PEB qui devrait être donc validé dans les prochaines semaines… pour moins de 5 ans !
L’Etat doit rapidement les lever et mettre en oeuvre les recommandations préconisées. En particulier, des dispositions doivent être rapidement prises pour permettre la construction de logements collectifs dans les communes situées dans le PEB et sous le seuil SRU de 20 % de logements sociaux.
Une évaluation des impacts sanitaires des pollutions chimiques et sonores des aéroports franciliens doit être accompagnée par l'Etat. L'établissement d'un vrai couvre-feu à Roissy-CDG, le retour à un plafonnement en mouvements et la prise en compte de la durée cumulative d’exposition au bruit comme paramètre majeur d'évaluation des nuisances sonores doivent devenir une réalité.
Comme l’a inscrit la Région IdF dans le SDRIF, une adaptation de la ressource financière aux besoins doit permettre d’achever l’insonorisation des riverains des aéroports franciliens en moins de 10 ans.
C'est par ces mesures concrètes et d'autres[voir propositions du MRC] que l'on reconnectera véritablement l'aéroport CDG à son territoire d'accueil, le Val d'Oise, dans une logique de développement durable des activités aéroportuaires.
A cet effet, il faudrait d’ailleurs relancer très rapidement le projet de troisième aéroport seule vraie réponse à la hausse du trafic aérien en dehors du cadre de la seule logique du tout Roissy-Orly avec pour seule alternative le développement du Bourget !
Rachid Adda
Conseiller Régional d'Ile de France
Membre de la CCE et de la CCAR de l'aéroport de Roissy
Représentant JP Huchon dans le groupe « Santé et Aéroport »
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