Beaucoup d'inconditionnels attendaient la sortie du dernier film de David Lynch. C'est chose faite depuis le 7 février. Une expérimentation supplémentaire pour ce dernier opus lynchien : l'utilisation d'une camera vidéo numérique.
David Lynch semble annoncer ou du moins souhaiter la fin de la pellicule au profit d'un retour à des images possédant le "grain" nécessaire à une part de subjectivité dans l'interpétation de l'oeuvre par le spectateur. N'est ce d'ailleurs pas l'existence de cette interaction personelle avec l'objet qui définit en elle-même une oeuvre d'art ?
Dans l'émission Metropolis (Arte), David Lynch revient sur ses motivations quant à l'utilisation d'une petite camera vidéo numérique pour la réalisation d' INLAND EMPIRE.
Ce film expérimental, qui reprend le thème récurent chez Lynch du dédoublement, semble être le bouclage d'une boucle qui avait été amorcée avec Blue Vevelt et Twin Peaks. Il est incontestable qu'avec Lost Highway et Mulholland drive, Inland Empire constitue la troisième pièce d'un triptyque exceptionnel sur cette thématique.
Mais comme d'habitude avec Lynch, le spectateur se retrouve à la fin du film avec plus de nouvelles questions ouvertes que de réponses fermes à des questionnements souvent anciens ! Et pourtant ces questions nouvelles nous aident à mieux comprendre la structure de la pensée de Lynch et le schéma d'ensemble de sa vision d'artiste.
Un film essentiel pour les amateurs du monde de Lynch mais surtout un film à voir tout simplement pour l'histoire que David Lynch nous raconte sans nous lasser pendant presque 3h.
Pour voir l'émission metropolis consacrée à David Lynch, cliquez ici.
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