Un article de Marianne évoque explicitement des notes de frais invraisemblables (certains diraient "abracadabrantesque") correspondant à des dépenses de représentations du Maire de Sarcelles, François Pupponi, dans le cadre de sa fonction du président de la SEM Sarcelles Chaleur.
Je rappelle que l'objet de cette SEM était, avant la cession de la gestion et du réseau de chauffage du Grand Ensemble à la société Dalkia, d'assurer, à moindre frais pour ses usagers (copropriétaires, locataires via les bailleurs, la municipalité et donc finalement les Sarcellois pour les bâtiments publics), l'exploitation du réseau de chauffage du Grand Ensemble sous la forme d'un service public.
En attendant ma réaction, sous forme d’une lettre ouverte au Maire de Sarcelles, à cette nouvelle affaire, je remets en ligne ma position sur la privatisation du chauffage sarcellois. Nous étions peu nombreux à réagir à l'époque : quelques personnalités politiques et associatives locales venues soutenir l’action des copropriétaires sarcellois et dénonçant l’abandon du service public. Le MRC fut la seule organisation à prendre position contre la cession à Dalkia, dès 2005, allant dans le sens des copropriétaires et des locataires, et dénonçant par ailleurs la caution et le double langage des élus communistes et verts (voir article en cliquant ICI).
Quant à la droite, elle s'est fait remarquer par son silence assourdissant notamment pendant le débat sur l'abandon du service public en 2006 ou à l'occasion des pannes de chauffage. Mais pouvait elle faire autrement au regard de son passé et de son passif à Sarcelles notamment sur sa gestion du chauffage urbain ? A vouloir se faire oublier surement pour mieux revenir. Toutefois, il ne faudra pas qu'elle oublie, quand elle tentera d'assouvir ses appétits électoraux locaux, que le silence de l'opposition municipale institutionnelle révèle sa duplicité depuis 2002.


