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Républicain de gauche | |
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Constitution européenne
AVEC 66,4 % de oui, les socialistes du Val-d'Oise se placent au deuxième rang des partisans de la constitution européenne en Ile-de-France, derrière le Val-de-Marne. Un score qui fait le bonheur de leur chef de file, Jean-Pierre Muller : « Il est sans appel, 7 % supérieur au résultat national, et d'autant plus probant qu'il y a eu une participation impressionnante de 82,8 % (NDLR : 1 095 votants) . » Le maire de Magny-en-Vexin, dont la section réalise au passage 88,5 %, s'avoue aussi « rassuré », car ici comme ailleurs, la partie n'était pas gagnée d'avance. « Mais il ne fallait pas redouter le débat. Il a été de qualité, a permis à chacun de s'exprimer, et contribue à renforcer la crédibilité du parti. »
«Je pensais que ce serait plus serré »
Parmi la cinquantaine de sections où les militants et élus votaient, mercredi soir, douze sections ont dit non au projet de constitution européenne : Bouffémont et Viarmes (55 %), Pontoise (60 %), Andilly-Margency (71 %), Fosses-Plaine de France (72 %), Louvres (73 %), Gonesse (75 %), Ecouen (76 %), L'Isle-Adam (79 %), Vémars (86 %), Méry-sur-Oise (87,5 %). Mais la palme revient à Persan-Beaumont : 90 %. Dans le camp du oui, quatre sections atteignent 100 % : Arnouville, Bezons, Groslay et Montmagny. Cergy et Sarcelles, dont les maires avaient lancé il y a deux semaines un appel pour le oui des « élus socialistes de villes populaires », sont respectivement à 80,5 % et 88 %. Ardent défenseur du non, le député-maire de Gonesse, Jean-Pierre Blazy, est déçu. « Je ne pensais pas qu'on gagnerait, mais je pensais que ce serait plus serré, j'aurais parlé de réussite à 45 %. Les militants, ici comme ailleurs, ont eu un réflexe légitimiste. On a tellement dit que le non était un risque de crise en Europe et au PS. Les médias ne nous ont pas aidés, la pression de notre direction nationale a été forte. Mais ce résultat n'est pas la fin de l'histoire, car il va y avoir un référendum grandeur nature et nous allons préparer la présidentielle de 2007. Soit notre projet sera audacieux, comme je l'espère, soit il sera, en cohérence avec ce traité, réformiste à la petite semaine. » Justement, restera-t-il des traces de ce débat au sein du parti ? Jean-Pierre Muller pense qu'il y aura de petites crispations pendant quelque temps. « Mais aujourd'hui, le mot d'ordre est au rassemblement, rassure le patron de la fédération. Je souhaite rappeler que nous voulons tous une Europe sociale et que le principe de porter un oui de combat reste d'actualité. Et 2007, ça se prépare avec tout le monde. »
« La majorité du PS vient de ratifier son ralliement au libéralisme. » Ainsi a réagi hier le président valdoisien du MRC (mouvement républicain et citoyen), Rachid Adda, à la victoire du oui. « Le score de près de 90 % dans la section de DSK à Sarcelles montre à quel point, selon lui, le PS n'est plus enclin à répondre aux besoins et aux aspirations légitimes des classes populaires. »
Emeline Cazi
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