Je mets en ligne une question orale des élus MRC au conseil municipal de Garges posée lors de la séance consacrée aux projets ANRU de la commune. Elle est toujours d'actualité et pas seulement à Garges-lès-Gonesse. Ici comme à Argenteuil et à Sarcelles dans une moindre mesure, la rénovation urbaine sert de paravent à un tri social. La rénovation urbaine ne profite pas pleinement aux locataires désireux de rester dans leur commune. Ceci est d'autant plus condamnable qu'ils y ont vécu dans un habitat détérioré et que cette rénovation est en partie financée par les loyers et charges payés durant des décennies.
Le MRC plaide pour une rénovation urbaine profitant pour les populations habitant déjà dans les communes concernées. Dans les communes comprenant un taux de logements sociaux déjà important, la rénovation urbaine doit aussi être un moyen de restaurer la mixité sociale à l'échelle des quartiers en rééquilibrant les taux de logements sociaux souvent très différents suivant les quartiers [très faibles dans les vieux pays, par exemple]. Elle doit surtout favoriser la restauration de l'égalité des chances en offrant de meilleures conditions de vie et un cadre plus favorable à l'épanouissement de chacun.
La resitution en logements sociaux ne peut pas être plus faible que l'offre initiale à l'échelle de la commune car cela reviendrait mécaniquement à exclure une partie de la population d'un relogement dans la commune au profit d'une population "plus solvable" venant d'ailleurs.
Rachid ADDA
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