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Monsieur le président,
Monsieur le Vice-président,
mes chers collègues
Malgré les discours visant à la discréditer, la politique de la ville continue a être nécessaire pour raccrocher au pacte républicain des quartiers dont les caractéristiques communes sont d’être populaires, longtemps délaissés par les politiques publiques et handicapés par des inégalités sociales et territoriales.
Elle apporte ses effets positifs même si des insuffisances existent tant sur l’analyse des besoins, les contenus des politiques et les modalités de sa mise en œuvre en particulier un grand déficit démocratique dans son élaboration.
La politique de la ville n’a pas su renouveler les outils d’interventions classiques de l’Etat. En matière associative, la pratique de la rituelle subvention annuelle souvent promise par l’Etat jamais acquise met en difficulté beaucoup d’efforts militants des acteurs locaux.
De plus un effet de dilution lié à l’idée selon laquelle la pdv doit s’occuper de tout en a finalement obérée la portée.
Comme vous l’indiquiez la politique de la ville menée à l’échelon régional a su s’adapter au cours des années et il est donc normal et même souhaitable, face à un contexte nouveau créé par la renationalisation de la pdv à travers la création de l’ANRU, que la Région Ile de France fasse des propositions visant à augmenter l’efficacité de sa pdv et à l’adapter aux nouveaux défis et enjeux des territoires concernés.
En particulier, la distinction, sans les opposer ni même les hiérarchiser, entre le bâti et l’humain ne peut que trouver notre soutien.
Les seules rénovations urbaines n’arriveront pas à régler la crise dans ces quartiers, pas plus que l’éradication des bidonvilles autour de Paris dans les années 60/70 n’a pu empêcher la situation d’urgence actuelle.
Parce qu’elle viendra en appui des politiques sectorielles régionales (logement, devt social, démocratie), la pdv revitalisée par son volet humain et un ciblage plus pertinent des secteurs d’interventions verra son efficacité accrue.
Quant à l’ANRU, la position de l’exécutif, à savoir la participation de la Région au CA de l’ANRU, nous parait la meilleure. Ne pas participer à une instance de décision dont la moitié des dossiers concernent l’IDF reviendrait aujourd’hui à nous mettre au mieux dans un rôle d’acteur contraint, au pire dans un rôle de spectateur passif, en tous cas dans un rôle de payeur sans être conseilleur.
Nous vous suivrons donc sur toute la ligne.
Je vous remercie.
Pour information, la communication de Julien Dray au nom de l'exécutif régional.
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par Rachid ADDA
publié dans :
Région Ile de France
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