Voici l'article du Parisien du 5 juin 06 :
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Un titre plus judicieux aurait été François Pupponi divise la gauche par sa gestion de la société sarcelloise.
En effet, le problème du communautarisme c'est l'instrumentalisation des communautés culturelles ou religieuses à des fins politiques électoralistes voire clientélistes. Cela met en danger la démocratie car cette gouvernance donne un rôle aux supposés représentants des dites communautés et considère que certains de nos concitoyens délègueraient collectivement leur part de souveraineté populaire. C'est le prélude à l'instauration d'un deuxième collège et un reniement du principe "un citoyen, une voix". Les Sarcellois sans exception sont représentés par des élus dans différentes assemblées (municipalité, conseils général et régional, assemblée nationale). Il n'est pas de la compétence ni du ressort d'un Maire de désigner tel ou tel pour représenter un groupe de Sarcellois en raison de son origine, sa religion, sa nationalité réelles ou supposées. L'identité et les éléments la forgeant sont du choix des individus et de leur intime conviction. Par distinction des sphères privée et publique, en ce qui concerne à la religion, la Laicité est une garantie de cette liberté de conscience.
Quant au prétexte de la lutte contre les discriminations pour justifier le communautarisme, c'est fort de café (et pour tout dire pitoyable) alors que ce dernier consiste à avoir un discours propre pour chaque communauté et exarcerbe les différences sacrifiant le commun. Seul un véritable accès à la Citoyenneté, qui ne peut-être communautarisée, permet de lutter efficacement contre les discriminations et les inégalités.
L'origine est spécifique à chacun ; le communautarisme consiste à la considérer comme exclusive en assignant à perpetuité les individus à leur origine. Où est la liberté individuelle dans tout cela ? La capacité de croire ou ne pas croire ? La volonté de pratiquer ou de ne pas pratiquer ? La possibilité de changer de religion ?
Les élus se déclarant "amis des communautés" sont-ils vraiment des amis qui leurs veulent du bien ? Les cinéphiles savent comment finit le film.
Le communautarisme
divise les élus de gauche
APRÈS les déclarations du maire (PS), François
Pupponi, se présentant
comme « l’ami des
communautés », les réactions
de Rachid Adda, conseiller
régional (MRC), ne se sont
pas fait attendre et il ne
mâche pas ses mots. Il
reproche « la gouvernance
communautariste du maire de
Sarcelles qui consiste à
réduire le Sarcellois à son
origine ethnique ou sociale.
C’est une politique de
segmentation. » « Un élu de
gauche ne doit pas alimenter
le repli identitaire qui est déjà
naturel », poursuit-il, avant de
donner à son tour sa
définition de la laïcité. « Elle
est un principe de neutralité.
La religion doit être exclue de
la sphère publique. » « Le
problème du
communautarisme, ce ne sont
pas les communautés mais
l’utilisation politique des
communautés culturelles ou
religieuses. »
par Rachid ADDA
publié dans :
Le MRC 95 dans la presse
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