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Républicain de gauche | |
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Programme régional des Emplois tremplins : mon intervention lors de la séance du 28/10/04 du Conseil régional.
Monsieur le président
Chers Collègues
Ces deux dernières années, l’économie francilienne a particulièrement été frappée par le ralentissement économique mondial et aucun département n’est passé travers les gouttes. En effet, une baisse marquée de l’activité touristique, la poursuite du repli industriel et des délocalisations ont contribué à une forte progression du chômage, qui stagne autour du niveau record de 10% depuis le second semestre 2003 dépassant ainsi le taux de chômage national.
A la conjoncture économique internationale, il faut ajouter un gouvernement qui mène une politique aggravante pour l’emploi. Au lieu de corriger les effets néfastes de la mondialisation libérale et des orientations de la BCE, axées sur les critères du pacte de stabilité au détriment de l’emploi et de la croissance, le gouvernement se cache derrière pour mettre en œuvre une véritable politique de classe, en faveur du patronat, qui contribue, malgré les discours sur la cohésion sociale, à fissurer la société salariale en son cœur.
Pierre Lelouche rappelait récemment, pour justifier l’assouplissement de l’ISF, qu’il y avait un peuple de gauche et de droite et qu’il fallait bien tenir ses promesses électorales.
Pour le Mouvement Républicain et Citoyen et je crois l’ensemble des partis de gauche de cette assemblée, les moyens de la politique doivent permettre d’améliorer la situation et même changer le sort d’une population trop souvent oubliée par le marché et notamment celui du travail.
Le chômage touche en effet plus particulièrement les jeunes à la recherche d’un premier emploi ou sans formation adéquate, les personnes handicapées ou encore les chômeurs de longue durée, souvent les plus âgés. Les disparités territoriales sont toujours aussi criantes puisque dans les ZUS où vivent prés d’un francilien sur huit, le taux de chômage atteint 19,6%.
Face à cette situation, un engagement sur une politique volontariste en faveur de la création d’emplois avait été pris par la gauche unie lors de la campagne et moins de six mois après le choix des franciliens, l’exécutif régional montre une nouvelle fois, comme pour le logement ou l’éducation, que la Région ne se contentera pas, elle, d’effets d’annonce.
L’ensemble du groupe MRC se satisfait donc de cette volonté politique, réaffirmée à travers cette délibération sur les emplois tremplins, en matière d’emplois et de services répondant à des besoins émergents ou non satisfaits à la population.
Les emplois-jeunes inventés par la Gauche Plurielle et enterrée par une droite bien singulière, ont été un formidable outil même si en pratique certaines municipalités y ont vu une aubaine pour acheter la paix sociale dans les quartiers détournant la promesse différée d’un emploi pérenne et qualifié présente dans l’esprit des emplois-jeunes.
Tout doit donc être mis en place pour que ces travers ne soient pas à l’usage ceux des emplois tremplins. Quand on veut favoriser l’emploi des jeunes de bas niveau de qualification des quartiers en difficultés, il faut fixer des règles, des obligations et des objectifs pour les employeurs. En effet pourquoi des employeurs, même si ce sont des associations, se casseraient-elles la tête à embaucher des jeunes de bas niveau de qualification ou des chômeurs de plus de 45 ans si elles ont la possibilité d’embaucher des personnes plus diplômées au même salaire ?
D’autant que les missions confiées exigeront souvent un bon niveau général. De nombreux bénéficiaires des emplois-jeunes étaient surdiplômés pour l’emploi proposé privant un public plus précaire de l'opportunité de retrouver les chemins de l’emploi et de la formation par ce dispositif. Il faut donc être sur que les emplois tremplins ne reproduiront pas certaines contradictions des emplois-jeunes entre les intentions et les objectifs politiques affichés, les réalités et les nécessités des emplois proposées et les logiques propres des employeurs.
Des gardes fous supplémentaires sont donc souhaitables comme l’intégration dans la convention d’une grille des salaires tenant compte du diplôme et de l’expérience, une obligation plus contraignante « qu’une simple attention particulière aux candidatures peu ou pas qualifiés » ainsi qu’une stricte observation par l’employeur de ses devoirs quant à la formation et la pérennisation.
C’en en effet sur le triptyque formation – validation des acquis - pérennisation que sera aussi évalué et jugé ce programme ambitieux et je tiens à rappeler pour finir mon intervention que le groupe MRC se satisfait des six premiers mois de la mandature où la Région a mis en place les outils nécessaires à l’amélioration du quotidien des franciliens dans les domaines aussi important que l’emploi et le logement.
Je vous remercie
par Rachid ADDA
publié dans :
Région Ile de France
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