SES DETRACTEURS ont souvent reproché à DSK de ne pas être suffisamment présent physiquement à Sarcelles et dans l'est du Val-d'Oise. Un argument balayé par ceux qui l'ont côtoyé : « Le plus utile pour nous, c'était son intelligence et sa vivacité d'esprit, doublées de l'impressionnant carnet d'adresses de cet ex-ministre de l'Economie, qui lui permettaient de régler de nombreux problèmes », se souvient Didier Vaillant, le maire PS de Villiers-le-Bel, appelé à prendre la relève de DSK.
« Il y a aussi le grand succès des zones franches urbaines de Garges-Sarcelles et de Villiers-le-Bel, qui ont créé plus de 3 000 emplois en cinq ans », se félicite-t-il. Le Sarcellois Rachid Adda, conseiller régional (MRC), tempère ce bilan en mettant à l'index « les choix de gestion (cession foncière, communautarisme, etc.) » ** du nouveau président du FMI. La rivale UMP de DSK dans la 8 e circonscription Garges-Sarcelles, Sylvie Noachovitch est, elle, « choquée qu'il se soit présenté aux législatives avant de lâcher ses électeurs juste après ». « C'est une trahison », tranche l'avocate.
Bénédicte Agoudétsé
** voici ma réaction complète [par téléphone] dont est tiré ce commentaire : " Au niveau local, certains des choix de gestion (privatisation, communautarisme, cessions foncières...) et dans sa succession à la municipalité ont hypothéqué durablement une union des forces de gauches sarcelloises |qui lui avait pourtant permis de l'emporter en 1995] au profit d'une dérive personnelle du pouvoir de son "dauphin". Les conséquences de ces choix seront une pierre dans son jardin américain."
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