Le 29 MAI n’est qu’un commencement !
Avec une participation massive, 55% des Français ont refusé le projet de « Constitution » européenne. Les Pays-Bas viennent de faire de même. Le projet Giscard est mort et l’idée d’une « Constitution » européenne l’est également.
Les peuples d’Europe ne veulent plus d’une Europe vouée au marché et soumis à la loi de la jungle du libéralisme. Les Etats doivent reprendre leur place dans l’économie et assurer la redistribution d’une croissance qui génère aujourd’hui à la fois des profits colossaux et une plus grande précarité.
Le NON massif des Français est un NON d’adhésion : populaire, républicain, progressiste et de gauche. C’est un NON d’espoir et qui doit engager la gauche dans la voie d’une inévitable refondation. C’est la condition du rassemblement de la gauche et de la mise en œuvre d’une vraie alternative à la politique de régression sociale de la droite et du MEDEF.
Par ailleurs, les électeurs du NON attendent une clarification de la part des tenants du oui de « gauche ». Notamment à Sarcelles où 80% des militants socialistes avaient plébiscité le oui (en interne). Quelle déconnexion avec les Sarcellois qui ont rejeté le traité à près de 63% !
En accusant Chirac du rejet du référendum par les Français, les dirigeants socialistes montrent qu’ils n’ont pas compris la portée et les motivations profondes de ce NON populaire. Pas plus qu’ils n’avaient compris la sanction populaire de Lionel Jospin aux présidentielles le 21 avril 2002.
Il faut un projet nouveau à la gauche. Ce projet doit être bâtit avec les citoyens. Il ne peut plus être un accompagnement de la mondialisation libérale auquel la direction du Parti Socialiste s’est résignée. Ce projet doit porter les aspirations et les attentes d’un peuple à qui cette victoire appartient. Il doit donc être antilibéral, républicain et inspiré par l’idée d’une Europe indépendante, pacifique et ouverte aux pays du Sud.
Les mesures à obtenir immédiatement au prochain Conseil
1. Reformer les statuts et objectifs de la Banque Centrale européenne pour que l’emploi soit une priorité au-delà des discours !
2. Créer d’un gouvernement économique de la Zone Euro
3. Réviser en profondeur le Pacte de stabilité budgétaire pour relancer nos économies.
4. Mettre en oeuvre une véritable politique industrielle se substituant à la croyance en une politique de « la concurrence libre et non faussée » 5. Sauvegarder nos services publics et la Laïcité par l’adoption d’une clause dérogatoire.
6. Le retour à la « préférence communautaire », pour protéger nos marchés et nos emplois dans une mondialisation orchestrée par les Etats-Unis.
7. Faciliter les coopérations renforcées entre Nations volontaires
Sur cette base, les partisans du NON peuvent agir et porter haut les revendications des citoyennes et des citoyens qui ont massivement rejeté le projet de « Constitution » européenne. C’est ce à quoi le MRC entend travailler dans les prochains mois poursuivant ainsi le combat que JP Chevènement mène à gauche depuis 1982. Vous pouvez nous rejoindre pour bâtir cette alternative en contactant le MRC.


