Question d’actualité relative à l'évaluation de l'impact sanitaire de la pollution liée aux aéroports franciliens.
par Rachid ADDA, au nom du groupe MRC.
Monsieur le Président
Réponse de Jean-Paul Huchon, pdt de la Région Ile-de-France.
Comme vous en faites état, en novembre 2004, le Conseil régional a émis, un avis défavorable sur le projet de Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) francilien. L’un des motifs de cette décision était la sous-estimation de la part de l’activité aéroportuaire dans la pollution de l’air francilien. L’inventaire des émissions élaboré par AIRPARIF dans le cadre du PPA a permis d’évaluer que l’ensemble du trafic aérien de l’Ile-de-France contribue à hauteur de 4% aux émissions régionales d’oxydes d’azote. Ces émissions présentent la particularité d’être très concentrées géographiquement avec un impact sur la qualité de l’air perceptible dans un rayon de 5 km autour des plates-formes aéroportuaires.
A lui seul, le seul trafic aérien de Roissy émet des tonnages d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures comparables à ceux générés par le trafic routier du boulevard Périphérique; l’ensemble des activités de la plate-forme aéroportuaire de Roissy (fonctionnement de la plate-forme et trafic aérien) émet 30% de plus de NOx que le boulevard Périphérique.
De même Les émissions d’un avion moyen lors d’un cycle dit LTO standard (approche, roulage, décollage et montée jusqu’à 1 000 mètres environ) sont comparables :
* pour les NOx émis pendant les phases de décollage et de montée, aux émissions de 17 poids lourds parcourant 100 km chacun ou de 142 véhicules particuliers parcourant la même distance ;
* pour les COV émis dans les phases d’approche et de roulage au sol, aux émissions de 16 deux roues parcourant chacun 100 km ou de 49 véhicules particuliers parcourant la même distance.
AIRPARIF ayant effectué deux études sur les plates-formes d’Orly (septembre 2004) et de Roissy (février 2004) devrait achever une autre étude fin 2005 sur les retombées de suies à proximité des aéroports.
Enfin je me permets de vous rappeler que la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité a rendu le Conseil régional compétent pour mettre en œuvre la révision du Plan Régional pour la Qualité de l’Air (PRQA). Dans le cadre de la Commission consultative que je réunirai prochainement sera mis à l’ordre du jour l’impact des aéroports francilien sur la pollution.
Concernant l’impact de la pollution du trafic aéroportuaire sur la santé publique, il n’existe pas à notre connaissance, d’étude épidémiologique permettant de les évaluer. J’ajoute que les sites aéroportuaires franciliens se prêtent difficilement à une telle étude compte tenu de leur imbrication dans l’organisation urbaine qui ne permet pas d’isoler les pollutions aériennes. Ceci est confirmé par un article publié dans le n°23 de
la revue Extrapol de juin 2004. Pour autant, je proposerai pour qu’un groupe de travail spécifique à ce sujet soit créé afin d’approfondir les connaissances avec l’appui d’AIRPARIF et de l’Observatoire Régional de la Santé (ORS).
Réponse de Jean-Paul Huchon, pdt de la Région Ile-de-France.
Comme vous en faites état, en novembre 2004, le Conseil régional a émis, un avis défavorable sur le projet de Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) francilien. L’un des motifs de cette décision était la sous-estimation de la part de l’activité aéroportuaire dans la pollution de l’air francilien. L’inventaire des émissions élaboré par AIRPARIF dans le cadre du PPA a permis d’évaluer que l’ensemble du trafic aérien de l’Ile-de-France contribue à hauteur de 4% aux émissions régionales d’oxydes d’azote. Ces émissions présentent la particularité d’être très concentrées géographiquement avec un impact sur la qualité de l’air perceptible dans un rayon de 5 km autour des plates-formes aéroportuaires.
A lui seul, le seul trafic aérien de Roissy émet des tonnages d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures comparables à ceux générés par le trafic routier du boulevard Périphérique; l’ensemble des activités de la plate-forme aéroportuaire de Roissy (fonctionnement de la plate-forme et trafic aérien) émet 30% de plus de NOx que le boulevard Périphérique.
De même Les émissions d’un avion moyen lors d’un cycle dit LTO standard (approche, roulage, décollage et montée jusqu’à 1 000 mètres environ) sont comparables :
* pour les NOx émis pendant les phases de décollage et de montée, aux émissions de 17 poids lourds parcourant 100 km chacun ou de 142 véhicules particuliers parcourant la même distance ;
* pour les COV émis dans les phases d’approche et de roulage au sol, aux émissions de 16 deux roues parcourant chacun 100 km ou de 49 véhicules particuliers parcourant la même distance.
AIRPARIF ayant effectué deux études sur les plates-formes d’Orly (septembre 2004) et de Roissy (février 2004) devrait achever une autre étude fin 2005 sur les retombées de suies à proximité des aéroports.
Enfin je me permets de vous rappeler que la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité a rendu le Conseil régional compétent pour mettre en œuvre la révision du Plan Régional pour la Qualité de l’Air (PRQA). Dans le cadre de la Commission consultative que je réunirai prochainement sera mis à l’ordre du jour l’impact des aéroports francilien sur la pollution.
Concernant l’impact de la pollution du trafic aéroportuaire sur la santé publique, il n’existe pas à notre connaissance, d’étude épidémiologique permettant de les évaluer. J’ajoute que les sites aéroportuaires franciliens se prêtent difficilement à une telle étude compte tenu de leur imbrication dans l’organisation urbaine qui ne permet pas d’isoler les pollutions aériennes. Ceci est confirmé par un article publié dans le n°23 de
la revue Extrapol de juin 2004. Pour autant, je proposerai pour qu’un groupe de travail spécifique à ce sujet soit créé afin d’approfondir les connaissances avec l’appui d’AIRPARIF et de l’Observatoire Régional de la Santé (ORS).
Commentaires
Aucun commentaire pour cet article
Trackbacks
Aucun trackback pour cet article


