Républicain de gauche
à Sarcelles

  
 
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Vendredi 28 décembre 2007
L'émission d'une dizaine de minutes est podcastée ci-dessous.
http://vpod.tv/chevenement2007/338571

Vendredi 28 décembre 2007
L'émission de trente minutes est podcastée ci-dessous.
http://www.chevenement.fr/docs/audiovideo/rmc-18122007.mp3
Mardi 25 décembre 2007
Je vous adresse avec les militants Valdoisiens du Mouvement Républicain et Citoyen, nos meilleurs voeux pour cette nouvelle année.
 
Que 2008 vous permette de réaliser vos souhaits les plus chers et qu'elle vous procure, ainsi qu'à tous ceux que vous aimez, des moments de joies et de bonheur.
 
J'espère pour ma part que cette année 2008 sera propice à la progression des valeurs de la République et du Socialisme si chères à Jaurès face à une tentation communautariste et libérale d'une part croissante de "l'élite politique".
 
Dans le Val d'Oise, les militants du MRC porteront avec force cette exigence qui est au cœur des principes qu'ils défendent et des combats qu'ils  menent avec Jean-Pierre Chevènement.

En 2008, ensemble nous redonnerons  ses couleurs à la République !
Bonnes fêtes et heureuse année 2008.
 
Rachid ADDA
Conseiller régional d'Ile de France
Premier secrétaire fédéral du MRC 95
Mercredi 19 décembre 2007

 

Dominique Strauss-Kahn, le directeur du FMI, n'a pas voté pour celui qui a pris son siège de député de la 8e circonscription du Val d'Oise, François Pupponi, révèle le site Rue89. Ce dernier a toutefois reçu un appel de félicitation de DSK. Apparement, le directeur du FMI n'a pas eu le temps de faire une procuration. Jointe par le site internet, Anne Hommel, chargée de la communication de DSK explique: "Il était à Washington au moment du vote et venait juste de rentrer d'Argentine. Il n'a pas eu le temps de faire de procuration."

Dimanche 16 décembre 2007
LAURE EQUY
QUOTIDIEN : samedi 15 décembre 2007
    
«J’avais perdu ma carte d’électeur», s’excuse un quinquagénaire de Garges-lès-Gonesse. Une jeune femme, à Villiers-le-Bel, avoue avoir «oublié qu’il y avait des élections». «Je croyais que les tracts, c’était pour les municipales», avance un autre. Dans la dernière ligne droite de la campagne pour la législative partielle destinée à remplacer Dominique Strauss-Kahn, parti à la tête du FMI, François Pupponi (PS) et Sylvie Noachovitch (UMP) frappent à toutes les portes pour tenter de décrocher les voix des nombreux abstentionnistes. Dimanche dernier, dans cette 8e circonscription du Val-d’Oise, la seule à gauche du département, le maire (PS) de Sarcelles est arrivé en tête au premier tour avec 38,83 % des voix contre 37,43 % à son adversaire et 168 bulletins d’écart. Le taux de participation, habituellement bas lors d’une partielle, n’a atteint que 25,06 %
Cambouis. «Il faut aller chercher les nôtres, dans les quartiers populaires», confiePupponi, parti battre le rappel à la ZAC Derrière-les-Murs-de-Monseigneur, à Villiers-le-Bel. Avec ses militants, il descend au pas de course les escaliers, tracts à la main. «On compte sur vous dimanche, il n’y a pas eu beaucoup de votants la semaine dernière», sermonne-t-il.
Dans l’entrebâillement d’une porte, l’ancien bras droit local de DSK se charge de rappeler que Noachovitch, qu’il juge discrète sur son étiquette UMP, est «la candidate de Sarkozy». «Il faut voter pour battre la droite et faire barrage à Sarkozy», répète-t-il. Un argument qui fait recette, selon lui : après les émeutes, fin novembre, le Président a parlé de «voyoucratie, ce qui a choqué les gens ici».
Du coup, le candidat, qui veut être «le porte-parole de la banlieue» à l’Assemblée, peaufine son rôle d’élu de terrain, «en phase avec la population, les mains dans le cambouis», selon un militant PS. Et balaie les critiques de sa rivale qui l’accuse de «favoriser le communautarisme» à Sarcelles. «Je suis obligé de tenir compte des communautés, dans une ville que la France a communautarisée.» Le report des voix, notamment du PCF (6,03 %), lui serait plutôt favorable. Rachid Adda (MRC; 3,13 %), son farouche opposant, ne donne pas de consigne mais ne votera pas pour lui, «à titre personnel» et Jean-Michel Cadiot (Modem, 3,04 %) préconise le vote blanc. L’inconnue qui pourrait chambouler ses calculs reste donc l’abstention : «Si les gens de gauche se déplacent, on s’en sort.»
Credo. Noachovitch assure, elle, disposer de réserves de voix : «Mes électeurs étaient si sûrs de me voir première qu’ils ne sont pas allés voter», analyse celle qui avait devancé DSK de 90 voix au premier tour, en juin. Elle pense pouvoir compter sur une partie des électeurs du FN (7,47 %) qui «ont voté sous le coup de la peur». Le candidat FN a appelé, lui, à s’abstenir. «Le rôle du député est de défendre : c’est ce que je fais tous les jours dans mon métier», avance l’avocate, ex-vedette de l’émission Sans aucun doute. Elle s’affiche comme «candidate de la majorité» mais ne lâche pas son credo :«Je ne suis pas une politicienne mais une femme de cœur.»
Lors d’un porte-à-porte à Garges, elle promet, sourire aux lèvres, d’être «députée à plein temps» et d’apporter «les solutions à tous les problèmes» des habitants, puis s’invite au déjeuner des anciens, à Arnouville. La ministre du Logement Christine Boutin l’accompagne, «ravie de soutenir une femme dans ce secteur qui n’est pas facile».
Samedi 15 décembre 2007

SARCELLES (Val-d'Oise), 14 déc 2007 (AFP) - François Pupponi, maire PS de Sarcelles, compte sur le report des voix de gauche pour remporter dimanche son duel de second tour face à l'UMP Sylvie Noachovitch, et garder ainsi la seule circonscription de gauche du Val-d'Oise, celle de Dominique Strauss-Kahn.
Les 48.768 électeurs de Sarcelles, Villiers-le-Bel, Garges-lès-Gonesse, Arnouville-lès-Gonesse et Bonneuil-en-France sont appelés dimanche à élire le successeur de DSK, démissionnaire après avoir été élu directeur général du Fonds monétaire international (FMI).
Au premier tour le 9 décembre, François Pupponi était arrivé en tête avec 38,83% des suffrages et 168 voix d'avance sur Sylvie Noachovitch (37,43%), devant le FN Jean-Michel Dubois (7,47%), le communiste Francis Parny (6,03%), Rachid Adda du MRC (3,13%), Jean-Michel Cadiot du Modem (3,04%), Philippe Guegdes de la LCR (2,48%) et Chantal Gourinel des Verts (1,57%).
"Je suis combatif et raisonnablement confiant. On va chercher les électeurs un par un notamment dans les quartiers populaires de Sarcelles, Garges et Villiers-le-Bel où l'on a peu voté. Si les reports de voix et la mobilisation fonctionnent bien, ça devrait passer", a déclaré à l'AFP M. Pupponi.
En juin, avec le même pourcentage de voix, Sylvie Noachovitch avait devancé DSK au premier tour de 90 voix pour s'incliner finalement avec 45% contre 55% au leader socialiste.
S'il fait le plein des voix de gauche, M. Pupponi prendra à 45 ans le chemin du Palais Bourbon pour, affirme-t-il, "devenir le porte-parole de la banlieue".
Cumulés, les scores du PS, du PCF, des Verts et de la LCR qui a appelé à battre la droite, atteignent 49%. Reste l'inconnue des reports de voix du Modem et du MRC.
Rachid Adda (MRC), avec qui le candidat PS entretient des relations détestables, ne "votera pas" Pupponi "à titre personnel" et renvoie dos à dos "une droite gouvernementale et une gauche locale coresponsables de la situation dramatique dans laquelle vit notre circonscription depuis plus de 10 ans".
De son côté, le journaliste (à l'AFP) Jean-Michel Cadiot a "proposé" à ses électeurs de voter blanc. En juin, le parti orange avait soutenu DSK.
Enfin, M. Dubois (FN), a appelé "dans les conditions climatiques actuelles, les électeurs qui (lui) ont fait confiance à rester chez eux en famille et bien au chaud dimanche, afin de ne pas risquer d'attraper le virus de la grippe affairiste".
Les 7,5% du FN sont un motif d'espoir pour Mme Noachovitch. "Elle a fait un score très légèrement supérieur avec un FN beaucoup plus haut. Les électeurs du FN sont soucieux de voter pour des gens efficaces qui vont les rassurer, ce qui n'est pas le cas de Pupponi", estime Roger-Marc Moreau, son conseiller.
Selon la candidate, Pupponi, maire de Sarcelles depuis 1997, est "l'un des responsables" des violences qui ont éclaté à Villiers-le-Bel et Sarcelles fin novembre suite à la mort de deux adolescents.
Cette semaine, elle a enchaîné porte à porte, marchés et "même les supermarchés". Jeudi elle a participé à des réunions d'appartements à Sarcelles avec la ministre du logement Christine Boutin.
En face, M. Pupponi qui a recueilli 57% des suffrages à Sarcelles espère grappiller au moins une voix, celle de Dominique Strauss-Kahn, qui n'a pas voté lors du premier tour et dont les socialistes espèrent recevoir la procuration d'ici dimanche...
sj/cgd/db

Vendredi 14 décembre 2007
Vendredi 14 décembre 2007

Je viens de recevoir cet article d'un militant PS du Pas-de-Calais, membre du club équité. Tant l'histoire est emblématique de ce qui se passe actuellement au PS, je le mets en ligne tel que je l'ai reçu avec les commentaires et les fautes de frappes. 
Y aurait-il deux catégories de militants : ceux qui collent les affiches et ceux, cummulant mandats et fonctions, qui vérouillent le fonctionnement démocratique et le détournent à leur profit ? Comme quoi les propos et écrits de certains élus socialistes de Georges Frèche à François Pupponi ne sont pas des actes si isolés et le silence officiel du PS suite aux écrits de François Pupponi pas si anodin...


Désignation du candidat PS à Étaples : Bagdad Ghezal rue dans les brancards

[Le 9/12 à 9:00]

Bras de fer après la bataille. Alors que le conseil fédéral du Pas-de-Calais a désigné Antoine de Rocquigny tête de liste socialiste à Étaples, Bagdad Ghezal, qui le devançait lors de la consultation des militants locaux, a saisi la commission électorale nationale de son parti. Il espère encore être tête de liste.

Paris saisi du cas d'Étaples.- « La commission électorale nationale s'est saisie du cas d'Étaples », indique Bagdad Ghezal, finalement intervenu pour que la candidature d'Antoine de Rocquigny, validée le 19 novembre à Bruay par le conseil fédéral du Pas-de-Calais, soit annulée. Arrivé en tête par 36 voix contre 12 lors du vote préalable au sein de la section locale (« un vote toujours indicatif », selon le secrétaire fédéral, Serge Janquin), Bagdad Ghezal « attend sereinement » sa désignation comme tête de liste « lors de la convention nationale du 15 décembre ».
 
En contradiction avec la version livrée par le patron des socialistes du Pas-de-Calais (lire ci-dessous), Bagdad Ghezal assure que s'il a « pris acte » de la désignation de son rival, le 19 novembre, il n'a « jamais retiré (sa) candidature ». Et de questionner : « D'ailleurs, si je l'avais fait, pourquoi y aurait-il eu un vote ? » Curieusement, Bagdad Ghezal est arrivé en retard à cette réunion stratégique, ce qui l'a empêché de participer au scrutin. Ghezal tire tous azimuts.- Bagdad Ghezal dénonce des « mensonges » consécutifs à la désignation d'Antoine de Rocquigny et un « passage en force » en faveur d'un candidat qui « n'habite pas Étaples » et qui « n'y est inscrit sur les listes électorales que depuis octobre 2007 ». Le secrétaire de la section cantonale reproche au maire de soutenir cet homme providentiel, en soulignant : « Marcel Guerville n'a pas préparé sa succession. » Il accuse aussi Vincent Léna, le secrétaire de la 4e circonscription pour le PS, d'être intervenu, sans légitimité selon lui. « Je lui reproche de porter la responsabilité de cette situation. Nous avons fait une campagne exemplaire pour lui aux législatives. La prochaine fois, il aura du souci à se faire à Étaples. »
 
Discrimination raciale ?-
 
Appuyé sur le thème de la diversité par une intervention choc de Malek Boutih avant le conseil fédéral décisif ( notre édition du 14 novembre), Bagdad Ghezal souligne à son tour les « pratiques curieuses » du PS. « La diversité, c'est du foutage de gueule ! (sic). Le seul candidat (issu de la diversité) qui arrive en tête de sa section dans le Nord - Pas-de-Calais, on le blackboulé. Pourquoi choisir Antoine de Rocquigny, qui a fait HEC et l'ENA, et pourquoi pas Bagdad Ghezal ? C'est le patronyme qui gêne ? Qu'on le dise. » De Rocquigny au travail.- Pendant ce temps, Antoine de Rocquigny s'est mis au travail, presque comme si de rien n'était. Vendredi soir, il a réuni les socialistes (avec Marcel Guerville, Jean-Bernard Cyffers.), les communistes (avec Pascal Thiébaux) et même les chasseurs pour préparer une liste commune. Bagdad Ghezal absent, une question a été posée sur sa participation ou non à cette équipe. Marcel Guerville a fait comprendre qu'il y est hostile. « C'est un sujet interne au PS », a dit Antoine de Rocquigny qui s'attache surtout à « faire l'union avec Pascal Thiébaux ».
 
 
LAURENT BOUCHER
Posté sous Littoral - Flandres, Municipales
 
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9 Commentaires
 
Mr Bagdad Ghezal, vous n’avez ples socialistes aiment les camarades "arabes" mais chez les autres. lefauxcondort 10 décembre 2007 à 9:11 désolé une fausse manoeuvre et hop c'est parti !! Je reprends Mr Ghezal vous n'avez pas encore compris que les socialistes aiment les camarades "arabes" mais chez les autres (je veux dire sur les autres listes). N’attendez rien d'eux si ce n'est un emploi aidé pour mieux vous humilier. N’attendez aucune reconnaissance aucune écoute. D'ici les prochaines élections, s'il ne vous ont pas laminé, je vous recommande donc de changez de nom (un De. c'est bien) de vous faire embaucher à la SNCF, et surtout de vous blanchir. Là vous aurez peut être une chance et encore. Courez vous le 100 m en moins de 10 secondes ou pouvez vous faire un Paris bethune en 20 mins ? Sinon abandonnez de suite faites donc une liste d'ouverture où enfin vous serez respecté

Le fauxcondort 10 décembre 2007 à 9 :20
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Le Parti socialiste est un adepte du parachutage.
Après Jack Lang à Boulogne (avec le succès que l'on connaît). Vincent Léna à Berck, Antoine de Rocquigny à Etaples. Le PS local serait bien inspiré de faire preuve "d'ouverture" à l'égard des "vrais" habitants du Pas-de-Calais.
 
Lecteur assidu 10 décembre 2007 à 10 :23
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J'espère que Pascal THIEBAUX ne se laissera pas duper par le Seigneur du Fayel. Si le PC fait ça, alors je comprends plus et plus jamais je ne voterai à Gauche. Car la gauche ne peut pas cautionner une démarche raciste. Oui j'ose le dire. Ce dont Bagdad Ghezal est victime, c'est une forme de racisme sournoise et dévastatrice et Pascal ne peut pas aller dans ce sens. Antoine de Rocquiny Du Fayel peut si il le souhaite se salir l'âme et fouler au pied le choix des militants mais toi Pascal, au nom du parti auquel tu appartiens, tu ne peux pas faire cela !!!
Si tu te laisses amadouer, tu perdras l'estime qu'on te porte.

Pierre 10 décembre 2007 à 20 :35
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2008, on en est encore à vérifier "liberté égalité fraternité", cela parait difficile à appliquer pour certains du PS. Mais c'est avec des gens comme Mr Ghezal, qui ont des convictions qu'ils comprendront que nous sommes tous dans le même bateau. Certains du PS ont besoin d'ouvrir les yeux et voir la FRANCE en couleur comme dans la réalité. Courage Mr Ghezal, beaucoup de personnes.
Mercredi 12 décembre 2007

L'indépendance du Kosovo minerait l'équilibre européen 
 
Par Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC, président de la Fondation Res Publica, ancien ministre, tribune parue dans Le Figaro, mardi 11 décembre 2007.

L'indépendance du Kosovo minerait l'équilibre européen 

Le Kosovo entend proclamer son indépendance, réclamer son entrée aux Nations unies, l'adhésion à l'Union européenne et des crédits qui vont avec. Volonté comprise de beaucoup qui se préparent déjà aux cérémonies de reconnaissance, aux embrassades, au grand concert avec chœur et trilles et à l'exécution de la 9e Symphonie de Beethoven. On comprend cette inclination devant le principe d'autodétermination et bien peu discuteront de l'issue d'un référendum sur une possible indépendance. Rien d'étonnant. La nature humaine est ainsi faite que si l'on consulte de par le monde d'innombrables groupes plus ou moins organisés, on enregistrera autant d'émouvantes aspirations à la sécession et à l'indépendance, d'autant mieux étayées qu'une puissance extérieure, disposant de quelques moyens, paraît déjà toute prête à vous aider.

La question est évidemment de savoir s'il convient de s'arrêter, et où. Faut-il indéfiniment encourager au fractionnement, aux divisions, à la scissiparité, célébrer la mise en place de nouvelles frontières, alors qu'au même moment on exalte le dépérissement des identités nationales et l'ensevelissement dans le grand tout ? La contradiction étant évidente, les réponses sont naturellement embarrassées et dépendent de l'air du temps. Là on pleure le policier victime d'un indépendantiste qualifié de terroriste et l'on défile pour l'unité nationale. Ici l'on crie à la répression ou à la ringardise patriotique.
 
Si, dépassant les humeurs, on s'inquiétait un peu du bien-être général, on rappellerait sans doute le vieux principe que l'intérêt des uns doit tenir compte de celui des autres. En l'occurrence, il importe qu'un peuple européen, animé par l'ambition qu'il estime très légitime de son indépendance, fasse attention aux préoccupations de paix et de stabilité, aussi légitimes également, de ses voisins. Il y va, très simplement, de ce qui avait été conçu, au lendemain de la chute du mur de Berlin, pour fonder l'ordre et la tranquillité de l'Europe.

Cet ordre, tel qu'il fut inscrit dans les textes des grandes conférences, notamment la Conférence de Paris, qui accompagnèrent la dislocation du bloc soviétique, était organisé autour du respect d'une vérité élémentaire : le respect des frontières existantes sauf à les modifier par consentement pacifique. C'est en application de cette idée-force, devenue vrai dogme des négociations européennes, que la frontière orientale de l'Allemagne demeure celle tracée par l'Oder et la Neisse, et que les anciens satellites de l'URSS ou républiques membres recouvrirent l'indépendance ou y accédèrent sans problèmes majeurs. La Tchécoslovaquie se divisa parce que les deux peuples constituant ce pays convinrent de se séparer amiablement, pacifiquement. La République fédérale yougoslave éclata en grande partie parce que les Occidentaux refusèrent que les Serbes puissent créer à l'intérieur de la Bosnie ou de la Croatie de nouvelles frontières englobant les communautés serbes homogènes. On fit, en revanche, prévaloir, contre l'avis de Belgrade, que les limites des anciennes républiques fédérées à l'intérieur de la Yougoslavie étaient des frontières justifiant d'être respectées comme telles. Et le Monténégro devint indépendant par accord de la Serbie.

Le cas du Kosovo est, chacun le sait, fort différent, car ce territoire n'a jamais été considéré comme une république fédérée et parce que la Serbie, qui y est attachée par de très profonds liens et symboles historiques, religieux, nationaux, n'entend pas s'en couper. De cette situation, de la force des principes qui avaient permis de régler pacifiquement la succession de l'URSS et qui avaient valu ensuite aux Croates, aux Slovènes, aux Macédoniens et aux Bosniaques le soutien international, les négociateurs européens, occidentaux et russes tinrent compte, lors du règlement de la guerre du Kosovo voici moins de dix ans. Autonomie substantielle. Respect de la souveraineté nationale de la République fédérale yougoslave, autrement dit respect des frontières. Tels étaient les principes d'un accord de paix conforme aux exigences immédiates du dénouement pacifique de la crise mais aussi aux principes fondamentaux de l'organisation de l'Europe. Va-t-on tout jeter bas ? Au risque, on le sait, de semer en Europe les germes de nombreuses sécessions, en Bosnie, Géorgie, Moldavie, etc., au risque, au-delà de l'Europe, de donner un singulier exemple qui fera réfléchir Marocains, Indiens, Indonésiens et nos excellents amis canadiens…

Souhaite-t-on vraiment se donner un nouveau prétexte de solide et bonne brouille avec la Russie ? On peut penser tout ce que l'on veut du régime russe mais les dernières élections tendent à prouver que celui-ci est assez solidement installé. Faut-il lui offrir l'occasion d'ajouter à la confusion en choisissant la Serbie pour théâtre d'une éventuelle réplique stratégique au déploiement éventuel d'un réseau américain d'armes antimissiles ? Ou bien convient-il, comme le font assez habilement les Allemands, de continuer de discuter avec la Russie le plus raisonnablement et froidement possible ? Il se trouve que le dossier du Kosovo est précisément celui sur lequel travaillent depuis longtemps, en relative intelligence, les trois acteurs : États-Unis, Union européenne et Russie. C'est même l'un des très rares sujets de politique étrangère où l'Union européenne, en tant que telle, fonctionne réellement sur un pied de stricte égalité avec Moscou et Washington.

N'est-il pas l'heure plutôt pour tous ceux qui, quels que soient leurs credo, souhaitent que la voix de l'Europe soit entendue, d'encourager ses né-gociateurs à poursuivre la discussion avec la Russie sur la formule la plus propice (il y a mille combinaisons possibles) à satisfaire la volonté d'autonomie et de vivre ensemble des Kosovars, sans qu'une excessive prétention à un siège indépendant à l'ONU, et pis, que l'établissement d'une nouvelle frontière vienne miner encore plus la base de l'équilibre européen ?
  
Mardi 11 Décembre 2007
Jean-Pierre Chevènement
Lundi 10 décembre 2007
Le premier tour de l’élection du 9 décembre a été largement marqué par une abstention importante due au caractère local de cette partielle mais aussi au climat lié au drame de Villiers le Bel.
 
Dans ce contexte difficile de mobilisation, avec un score de 3,13%, le MRC progresse encore dans la huitième circonscription du Val d'Oise. Plus particulièrement dans les bureaux des quartiers populaires de Villiers le Bel, de Garges ou de Sarcelles où il atteint jusqu'à près de 9 % des suffrages exprimés, le MRC se confirme comme la seconde force de gauche à Sarcelles et à Villiers le Bel et la troisième force de gauche à Garges-lès-Gonesse.
 
Le MRC tient particulièrement à remercier toutes celles et tous ceux qui ont soutenu la candidature de Rachid Adda et de son suppléant Sori Dembélé. Les habitants de la circonscription pourront continuer à compter sur ses militants comme Sori Dembélé ou ses élus de terrain comme Rachid Adda, conseiller régional d’Ile de France.
 
Le MRC Val d’Oise entend par cet ancrage local faire entendre son message, celui d’une République à nouveau conquérante afin que la promesse d’Egalité et l’exigence de Fraternité prennent corps dans nos quartiers.
 
Pour le second tour, le MRC fait confiance dans la maturité politique et la clairvoyance citoyenne de ses électeurs pour ne pas à avoir à leur dicter leur choix dans une logique d’appareil. Ce choix, les électeurs le feront en fonction des valeurs de respect et d’honnêteté et des principes républicains que Rachid Adda et Sori Dembélé ont défendus lors de leur campagne.
 
En investissant ce candidat, le Parti socialiste a pris collectivement le risque de se priver des électeurs se reconnaissant dans les valeurs défendues par le MRC et de perdre cette circonscription symbolique. A la logique d’appareil, le MRC a toujours su privilégier la défense de l’intérêt général et la mise en cohérence de ses actes avec ses discours. Ses électeurs exerceront donc leur liberté de vote entre une droite gouvernementale et une gauche locale coresponsables de la situation dramatique dans laquelle est plongée notre circonscription depuis plus de 10 ans.
 
Par ailleurs, le MRC indique que Rachid ADDA ne votera pas, à titre personnel, pour celui qui utilise l’injure, la calomnie et la diffamation comme argumentation politique à son encontre: « on ne peut pas insulter le "Beur" à longueur de temps et vouloir "l’argent du beurre" le temps d’une élection. » 


Sarcelles, le 10 décembre 2007 

le bureau fédéral du MRC
Samedi 8 décembre 2007

Législatives partielles dans le Val d'Oise

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Rachid Adda a passé son samedi matin à distribuer des tracts à Garges-lès-Gonesse. Agé de 40 ans, Sarcellois de naissance, ingénieur de formation, M. Adda est Conseiller régional d'île de France et membre du Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement. Il est candidat à la législative partielle du 9 et 16 décembre 2007, dans la 8ème circonscription du Val d'Oise, suite au départ de Monsieur Strauss-Kahn pour le FMI.

  
   
SaphirNews : Les élections se suivent et ne se ressemblent pas. Quels enjeux mettez-vous dans cette candidature ?

Rachid Adda : Effectivement, l'élection de juin avait un caractère national car il s'agissait de choisir la couleur politique de la majorité à l'Assemblée Nationale. Elle s'inscrivait dans le contexte de l'élection présidentielle. Cette fois-ci, c'est différent. Un député PS ou UMP de plus ne changeront rien à la donne nationale. D'autant que ces deux partis se retrouvent majoritairement pour remettre en cause la volonté populaire contre la constitution européenne massivement rejetée le 29 mai 2005. La question centrale de cette partielle est de choisir celle ou celui qui sera le plus apte et le plus digne pour représenter les habitants de la circonscription. Ma candidature, issue de la gauche sociale et républicaine, est le moyen de sanctionner à la fois une politique nationale de droite et une gestion locale de gauche qui sont toutes deux coresponsables de la situation difficile que connaît notre circonscription. Tous les clignotants sont au rouge alors que les atouts de nos communes sont nombreux.

Concrètement qu'est ce qui va mal dans cette situation ?

DSK et François Pupponi ont véhiculé l'imagerie d'Epinal sur la ville de Sarcelles au lieu de valoriser les atouts de la commune dont la richesse de sa population et une position géographique sans équivalent. Cela a contribué à maintenir la commune et plus généralement l'agglomération dans une relégation quand d'autres communes, comme Saint-Denis par exemple, ont pu en sortir grâce à un effet "stade de France". En dix ans aucune plus value locale n'a été apportée par l'équipe municipale afin de corriger les effets dévastateurs dans nos quartiers des politiques menées au plan national par la droite.

Et vous que proposez-vous ?

Des clauses d'insertion doivent être incluses dans les appels d'offres pour imposer que les entreprises recrutent ou contribuent à la formation des habitants de nos communes. Il faut avoir l'objectif de la mixité sociale en réservant une part de logements sociaux dans tous les projets immobiliers même privés. Il faut s'assurer de la diversité des fonctions urbaines (habitat, activités, services publics) dans les projets de rénovation urbaine afin de requalifier durablement nos quartiers et agir dans ce domaine dans la concertation et au profit des habitants actuels. Il faut surtout mettre le paquet sur l'Ecole pour qu'elle redevienne à nouveau une promesse d'extraction sociale pour chacun dans nos quartiers.
Je terminerai sur la méthode. L'instrumentalisation des communautés par certains élus à des fins électorales, selon l'adage « diviser pour mieux régner », porte atteinte au vivre ensemble. Elle crée un climat de défiance et de méfiance entre les habitants de nos communes en segmentant la population et en séparant des destins pourtant liés. Il faut avoir le même discours pour tous et forger une identité forte pour nos communes par des projets fédérateurs et non en s'adressant différemment en fonction de son auditoire. Dans nos communes plus qu'ailleurs, cela doit être la profession de foi de tout élu républicain. C'est le sens même de mon engagement en politique auprès de Jean-Pierre Chevènement et de ma candidature à cette élection dans la circonscription où je suis né.

On ne peut pas s'empêcher de penser à l'échec national des candidats dits de la diversité.

C'est justement parce que les partis politiques qui en ont fait la promotion étaient dans une logique d'affichage et qu'elles ont été présentées comme telles qu'elles ont été un échec. Et on a vu, dans des circonscriptions difficiles, toute une série de parachutages de personnalités politiques ou médiatiques souvent déconnectées de la réalité de terrain et imposées aux militants des sections locales. Les gros partis politiques fonctionnent à deux vitesses : d'un côté les colleurs d'affiches, et de l'autre une poignée de responsables, cumulant mandats et fonctions, qui verrouillent le fonctionnement démocratique. Pour que la France ait une assemblée qui lui ressemble vraiment, il faut permettre à la démocratie de vivre dans les partis et que les partis aient des élus à l'image de leurs militants.
Ceci dit, il est essentiel que l'Assemblée Nationale reflète d'avantage la réalité de la diversité française et des différentes sensibilités politiques. Je crois que cette élection partielle peut-être aussi une occasion saisie pour cela…


Dans vos priorités, vous promettez de recevoir les jeunes diplômés en recherche d'emploi. C'est bien, mais pour leur dire quoi exactement ?

D'abord une précision : je ne recevrai pas seulement les jeunes diplômés sans emploi qui m'en feront la demande mais aussi les jeunes qui sont dans une démarche d'insertion. Pas pour leur dire quelque chose mais pour agir et faire quelque chose face aux difficultés d'accès à l'emploi et même à des stages pour les jeunes de nos quartiers. Le chômage atteint des taux proches de 40 % dans certains quartiers et y touche notre jeunesse deux fois plus qu'ailleurs. Et pourtant le Val d'Oise est un département où les créations d'entreprises sont nombreuses et qui possède le premier pôle d'emploi de France autour de l'aéroport de Roissy. Or les habitants de l'Est du Val d'Oise profitent peu de ces emplois pourtant à quelques encablures à vol d'avion.
Pour expliquer ce chômage plus important qu'ailleurs, il y a bien entendu des raisons liées à l'inadéquation entre formations et emplois, les difficultés d'accès en transports collectifs vers Roissy-CDG ou aux dysfonctionnements des missions locales mais aussi des raisons liées à la stigmatisation de nos communes et de leurs habitants. Le délit d'adresse existe et les jeunes de nos quartiers sont parfois écartés par des employeurs potentiels parce qu'ils habitent Sarcelles, Garges ou Villiers-le-Bel.

Avec votre candidature, on ne peut s'empêcher de penser aussi à votre plainte contre le maire actuel de Sarcelles, M. Pupponi. Où en est l'affaire ?

C'est pourtant une affaire à dissocier totalement du contexte électoral puisque c'est en tant que citoyen que j'ai porté plainte dès janvier 2007. L'audience du 17 novembre à laquelle le Maire de Sarcelles ne s'est pas rendu avait été programmée avant même que l'on sache que DSK serait le candidat de Nicolas Sarkozy à la direction du FMI. Bien entendu les écrits de M. Pupponi prennent une dimension particulière dans une ville comme Sarcelles et quand leur auteur prétend par ailleurs vouloir être le porte parole de la banlieue.
Ce qui me gène plus c'est le silence de la presse pourtant alertée alors que les propos similaires d'un ministre algérien sur les origines supposées de Nicolas Sarkozy ont fait la une des médias nationaux. Dire d'un élu de la République Française que son action politique est motivée par ses origines ou sa religion supposée relève du racisme le plus nauséabond qu'il soit. Et c'est cela que je reproche aux propos de François Pupponi dans son livre et dans un article récent du journal Le Parisien. Les écrits sont tels que je ne veux même pas les reproduire dans votre interview. La société ne peut accepter de tels comportements de quiconque mais encore moins de la part d'un Maire d'une ville symbole comme Sarcelles. Il n'y a pas de droit d'antériorité ou de certificat d'origine contrôlée dans la conception républicaine de la Citoyenneté. L'affaire est reportée au 21 décembre. J'attends donc avec confiance et impatience que la justice suive son cours et sanctionne François Pupponi pour des écrits que je considère comme diffamatoire et injurieux.

C'est un peu anachronique, mais si vous aviez siégé à l'Assemblée, auriez vous soutenu la loi sur le contrôle ADN ?

Bien entendu que non. Tout comme je condamne la création de statistiques ethniques qui nous rappelleraient les heures les plus sombres de notre pays. Derrière l'alibi de faciliter les démarches des demandeurs d'asiles ou de lutter contre les discriminations, ces deux mesures sont contraires à l'éthique républicaine. Je suis soulagé que le conseil constitutionnel ait vidé de sa substance l'article sur les tests ADN et ait rejeté celui sur les statistiques ethniques. Ces deux mesures qui sont une véritable tache morale pour ce gouvernement ont contribué à instrumentaliser la question de l'immigration à des fins électoralistes. Mais le PS doit aussi balayer devant sa porte. Il ne peut pas être scandalisé à juste titre contre les tests ADN et se taire quand un de ses élus assigne à origine un autre élu en considérant la religion pourrait être transmise de façon héréditaire.
 
  
Vendredi 07 Décembre 2007
Propos recueillis par Amara BAMBA  pour le site saphirnews.com

 

Samedi 8 décembre 2007

Sylvie Noachovitch, réinvestie par l’UMP pour cette partielle, avait créé la surprise en juin en devançant DSK de quelques voix au premier tour (37,4% des voix), avant d’être battue au second (45,5 %). (Bouchon/Le Figaro)

Le premier tour de l’élection dans la 8e circonscription a lieu dimanche, quelques jours après les émeutes à Villiers-le-Bel.

APRÈS les émeutes et le malaise social, la parole aux urnes. On vote demain à Villiers-le-Bel, Sarcelles et Garges-lès-Gonesse, dans la 8e circonscription du Val-d’Oise. Deux semaines après les émeutes qui ont suivi le décès de deux jeunes lors d’un accident avec une voiture de police. Dans cette circonscription, qui compte parmi les plus défavorisées de France, l’enjeu ne porte pas seulement sur le vote des banlieues. Il s’agit aussi de succéder à l’Assemblée à l’ancien ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn, nommé directeur du Fonds monétaire international en octobre.

De Washington, DSK a gardé un œil sur son ancienne circonscription. Pendant les nuits d’affrontements, il s’est inquiété auprès du maire PS de Sarcelles, François Pupponi, candidat à sa succession, de la « violence » qui a embrasé son fief et qui l’a « surpris ». Après les heurts, « la nature de la campagne a changé, elle est devenue plus grave », assure Jean-Michel Cadiot, le candidat MoDem. Le candidat communiste, Francis Parny, avait même demandé un report du vote.

Dans ces quartiers, où se mélangent parfois près de 90 nationalités, le poids du FN demeure marginal, même si son candidat, Jean-Michel Dubois, cherche à tirer profit des violences. Il a reçu le soutien, il y a une se­maine, de Marine Le Pen.

« Les positions entre pro et antigouvernement vont se radicaliser. Le discours du président (sur la « voyoucratie », NDLR) a choqué », raconte François Pupponi. En tant que maire de Sarcelles, il s’est retrouvé en première ligne lors des émeutes. « Comme d’habitude, on nous laisse aller au charbon tout seuls  » , a-t-il déploré. Évidemment, la candidate UMP, Sylvie Noachovitch, voit la situation différemment : « La population a compris l’efficacité du gouvernement : en 48 heures, les émeutes ont été arrêtées. Maintenant, nous pouvons à nouveau nous balader dans la ­circonscription. » Quoi qu’il en soit, le taux d’abstention risque d’être élevé demain.

«Le porte-parole des banlieues» à l’Assemblée

Les styles des deux principaux candidats sont diamétralement opposés. Le maire de Sarcelles compte sur son ancrage local. À l’Assemblée, il veut être « le porte-parole des banlieues ». Mais son bilan à la mairie de Sarcelles est contesté. Son « principal opposant », le conseiller régional MRC Rachid Adda, l’accuse notamment de gestion « communautaire ». Le maire s’en défend, dans son livre La France d’en dessous (Privé, 2006) tout en expliquant avec pragma­tisme qu’à Sarcelles « les communautés existent, il serait déraisonnable de les ignorer ». Entre les deux hommes, les relations sont tendues : une plainte pour diffamation a été déposée par Adda contre Pupponi.

Face au candidat socialiste, l’UMP a réinvesti l’ex-avocate de l’émission de Julien Courbet sur TF1. Sylvie Noachovitch avait créé la surprise en juin en devançant DSK de quelques voix au premier tour, avant d’être battue avec 45,5 % des voix contre 55,5 %. La révélation, entre les deux tours par Le Canard enchaîné, de propos racistes qu’elle aurait tenus avait plombé la fin de sa campagne. L’avocate a porté plainte contre le journal.

Depuis les législatives, elle a ­gardé des attaches avec la circonscription : « J’ai continué à y faire des courses ». Pour rééditer sa performance, elle compte sur sa notoriété. « Qui est mieux placée que moi, qui suis avocate, pour défendre les habitants ? Ils m’ont vue à la télévision : le but de ma vie c’est de lutter contre les injustices », lance-t-elle. Dans cette circonscription il faut passer de la parole aux actes.

 
Nicolas Barotte

Vendredi 7 décembre 2007

Drôle de contraste. Député de la 8e du Val-d'Oise depuis 1 997, premier adjoint à la mairie de Sarcelles, Dominique Strauss-Kahn est donc passé de la présidence de la communauté d'agglomération la plus pauvre de France, Val de France, à celle de l'institution internationale la plus richement dotée, le Fonds monétaire international (FMI). Quel bilan tirer de ses deux mandats locaux ? «Son action et son carnetd'adresses ont été essentiels. Il a fait aboutir bon nombre de projets importants et engagé les grands chantiers de rénovation urbaine», souligne François Pupponi. Et le maire de Sarcelles de citer son rôle dans la future ligne de tramway entre Sarcelles et Garges-lès-Gonesse, le déménagement de la sous-préfecture à Sarcelles et l'arrivée de l'Agence nationale des Chèques Vacances. Bien sûr, chez ses adversaires politiques, le bilan est plus nuancé. Premier grief : son absentéisme. «Il n'était pas là lorsqu'il s'agissait de négocier les grands dossiers comme le Sdrif [schéma directeur de la région Ile-de-France] «.explique Michel Aumas, maire UMP d'Arnouville-les-Gonesse et suppléant de Sylvie Noachovitch pour la députation. «Celui qui est décrit comme le meilleur économiste de France n'a été capable ni d'utiliser les zones franches urbaines pour que l'emploi se développe dans nos quartiers ni sa capacité d'intervention nationale pour que les habitants de nos quartiers aient accès au pôle d'emplois de Roissy», considère Rachid Adda, candidat MRC et opposant farouche :   «Je crois qu'il s'est davantage servi de l'image de Sarcelles pour gauchir son image libérale que le contraire.»

Vincent Monnier
Paris Obs

Vendredi 7 décembre 2007
Secouée par les violences de Villiers-le-Bel, la 8e circonscription du Val-d'Oise cherche un successeur à Dominique Strauss-Kahn, parti au FMI.
 
Certains lisent l'avenir dans le marc de café. D'autres en scrutant le sol. Ce dimanche matin, la quinzaine de militants UMP venus tracter sur le marché de Lochères à Sarcelles, «en plein fief socialiste», comme ils disent, jettent régulièrement un coup d'oeil sur le bitume. «Peu de nos tracts jonchent le sol, c'est plutôt bon signe», se réjouit un militant. Dans cette drôle de campagne - une législative partielle les 9 et 16 décembre prochain chacun se rassure comme il peut. Entre les allées du marché, ils attendent la venue de leur candidate : Sylvie Noachovitch, avocate, pasionaria des prétoires et des prime-time, qui fut longtemps commis d'office sur le plateau de «Sans aucun doute», l'émission de Julien Courbet (TF1). Malgré les violences de la semaine dernière à Villiers-le-Bel, elle dit n'avoir rien modifié à ses plans de campagne. Ses supporters, non plus : «On a seulement arrêté de tracter pendant deux jours sur Villiers-le-Bel, confirme Jacques Kas, responsable des jeunes UMP. Et puis, on est reparti au charbon. Même là-bas.» Sur les événements récents, Sylvie Noachovitch ne s'étend guère. Préférant jouer sur sa proximité avec les gens, sa volonté de mettre fin aux «souffrances» de ces quartiers. Entre les étals, la candidate «du coeur et de la raison», comme le dit son tract, n'a pas son pareil. La main toujours tendue, le sourire un peu mécanique, elle salue, elle embrasse, elle étreint, elle resalue même des badauds déjà croisés. Les commerçants affichent ses tracts. Une vieille dame voilée lui glisse une pièce dans la main. «Ca vous portera bonheur.» D'autres lui demandent des conseils juridiques ou des nouvelles de Julien Courbet, c'est selon. «Vous avez vu la gentillesse des gens. A chaque fois, cela me retourne le coeur», dit-elle.
 
Une semaine après l'embrasement de l'une des communes de la 8e circonscription du Val-d'Oise (avec Sarcelles Nord et Est, Arnouville-lès-Gonesse, Garges-lès-Gonesse et Bonneuil), la campagne législative pour remplacer DSK a vite repris son cours. Un ou deux ministres, Christine Boutin et un autre membre du gouvernement, sont attendus jeudi soir pour un meeting, ainsi qu'Olivier Besancenot le lendemain. Politique «as usual». Seul le candidat communiste, Francis Parny a demandé le report des élections. En vain. «J'étais favorable à cette solution, explique Ali Menzel, 33 ans, suppléant du candidat MoDem, JeanMichel Cadiot et originaire de Villiers-le-Bel. Le temps que notre ville meurtrie retrouve ses esprits et puis, c'était une façon de respecter le deuil des familles.» Le jeune homme fait partie de ceux qui ont organisé les marches silencieuses et contribué à ramener le calme dans les quartiers : «N'allez voir aucune récupération politique là-dedans. D'ailleurs, pour moi, la campagne est terminée.»
 
Dimanche matin, dans les mêmes allées du marché de Lochères, François Pupponi, le maire de Sarcelles et candidat PS à la succession de son mentor, est venu lui aussi reprendre une campagne laissée en plan pendant quelques jours. La démarche est un peu lasse et les yeux cernés. «J'ai passé quatre nuits à sillonner la ville pour apaiser les esprits», explique-t-il. Les événements de Villiers-le-Bel ont renforcé ses convictions. Il y a urgence : «Bien sûr, il faut lourdement sanctionner ceux qui ont tiré sur les policiers. Mais il faut aussi s 'interroger sur la misère sociale, ferment de tout un tas d'événements.» Celui qui se verrait bien comme «porte-parole des banlieues» au parlement a quelques idées en tête, comme la création d'«emplois francs», sur le modèle des zones franches et destinés en priorité aux habitants des quartiers difficiles. Mais s'il espère un vote à gauche, il craint aussi un taux d'abstention proche des 70%. Et une poussée des extrêmes : «Dès le premier soir des violences, on a vu des gens du FN venir coller des affiches», confie Khalid, 30 ans, employé municipal à Villiers-le-Bel. Le lendemain matin, Jean-Michel Dubois, le candidat frontiste à la législative se faisait photographier dans les ruines encore fumantes du concessionnaire Pétillon Automobiles. Avant d'inviter Marine Le Pen à venir le soutenir sur un marché de Sarcelles, samedi dernier, il avait aussi enregistré une interview pour les sites internet du FN : «C'est en m'élisant que vous pourrez dormir tranquilles !», promettait-il. Fondateur de la Tribu Ka, le groupuscule Noir radical, aujourd'hui interdit, Kémi Seba est lui aussi venu enregistrer sa vidéo à Villiers-le-Bel et a participé à une marche silencieuse : «Je ne suis pas là pour faire passer un appel à la violence mais encore moins un appel au calme.»
 
«Ils ne sont pas les seuls à avoir fait de la récup», tonne Rachid Adda, le candidat MRC. Dans son collimateur, le maire de Sarcelles très présent sur les plateaux de télé la semaine dernière. Avec le candidat MoDem, il s'en est d'ailleurs plaint auprès du CSA : «Un vrai hold up médiatique sur fond de drame humain et social ! Pupponi pose un regard extérieur sur la situation de nos quartiers avec un détachement inouï vu qu'il est aux affaires municipales depuis dix ans et donc responsable en premier chef de cette situation d'abandon.»
 
Jusqu'à maintenant, cette législative partielle n'intéressait pas grand monde. «C'est sûrement en utilisant les panneaux électoraux comme boucliers que les émeutiers se sont rendu compte qu'il y avait une élection», lâche ironique, un militant UMP. Pas sûr que les événements aient changé la donne. «Je n'ai jamais vu une élection aussi peu suivie par les médias, regrette Jean-Michel Cadiot, candidat MoDem et journaliste à l'AFP. Pourtant, c'est justement en ce moment que le débat prend toute son ampleur.» Mais la semaine dernière, les feux à peine éteints, les caméras étaient déjà reparties.
 
Vincent Monnier
Paris Obs
Mercredi 5 décembre 2007

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 Madame, Monsieur, chers Concitoyens

Comme une majorité d’entre vous, je me suis mobilisé pour que les forces de progrès soient majoritaires dans notre pays à l’occasion des élections de mai et juin derniers. Six mois après, comme beaucoup d’entre vous, je suis déçu par la situation tant nationale que locale. 

Même si je combats ses idées, je souhaite pour notre pays que le gouvernement réussisse à redresser la situation économique et à améliorer le climat social. Mais malgré un pouvoir sans partage, Nicolas Sarkozy est pourtant incapable d’offrir une espérance à la majorité de nos concitoyens. Derrière les discours aguichants, son bilan nous rappelle la réalité de la droite : cadeaux fiscaux pour quelques-uns et remise en cause des droits sociaux pour tous les autres. Sans oublier la division qu’il crée dans le pays, l’épisode des tests ADN ou l’alignement sur la politique étrangère de Bush.

 

Dans ce contexte particulier, le Parti socialiste n’est pas à la hauteur dans son rôle d’opposition. Tétanisé par ses querelles internes et les débauchages de ses cadres, il offre une résistance molle sans véritable projet.
  

Localement, la désillusion est autre. Le député fraîchement élu a laissé la circonscription à son triste sort après avoir expliqué qu’elle avait tellement besoin de lui. Depuis juillet, elle est quasiment sans député pour la représenter. Cela marque un manque de respect et d’attachement à l’égard de notre circonscription et de ses habitants. 

Et pourtant le chômage qui touche particulièrement la jeunesse de nos quartiers, les problèmes de chauffage, la crise du logement et les expulsions locatives, l’insécurité en hausse, exigent que notre circonscription ait un député à plein temps pour régler certaines situations.

 

L’élection partielle des 9 et 16 décembre prochains est une occasion inespérée de corriger le tir. Sans impact national sur l’équilibre gauche-droite, le véritable enjeu de ce scrutin est de choisir le plus apte et le plus digne pour vous représenter à l’Assemblée Nationale. Vous êtes en effet nombreux à ne plus vouloir d’élus qui disent « oui oui » à tout et ne font finalement rien. 
Vous ne voulez plus d’élus, cumulant mandats et fonctions, qui se servent plutôt que de vous servir. Cette élection doit aussi vous permettre de l’exprimer en choisissant la femme ou l’homme capable de mettre des actes au bout de ses discours et de porter vos aspirations avec honnêteté et respect.

 

Investi par le MRC de Jean-Pierre Chevènement et soutenu par divers hommes et femmes de progrès, je veux défendre, avec mon suppléant Sori Dembélé, l’Idéal républicain, sa promesse d’Egalité et son exigence de Fraternité, pour qu’ils redeviennent une réalité pour nos quartiers. 
 

Né à Sarcelles, où ma famille est installée depuis 50 ans, je ne peux me résigner à la dégradation des conditions de la vie quotidienne dans nos quartiers. Je déplore aussi que certains élus peu responsables instrumentalisent les communautés et créent ainsi un climat de méfiance et d’ignorance entre habitants.

 

Je veux donc porter à l’Assemblée Nationale le combat pour la justice sociale, l’amélioration du pouvoir d’achat, la solidarité, une Ecole publique de qualité et gratuite, le droit au logement, une ordre international plus juste, une citoyenneté pleine et entière pour chacun. 
Signataire de l’appel national pour un référendum, je défendrai à l’Assemblée Nationale votre choix massif du 29 mai 2005 alors que la majorité des députés socialistes voteront avec la droite le “traité Sarkozy” sur l’Europe. 

"Liberté, Egalité, Fraternité" pour tous ; "Respect, Dignité, Justice" pour chacun
: j’agirai avec force pour une réelle égalité des chances et je lutterai avec vigueur contre toutes les formes de discriminations et de racisme.
 

Je m’attacherai donc à être le député de toutes et de tous sans exception et sans exclusive. Je serai particulièrement vigilant à ce que tous les quartiers et leurs habitants soient pris en compte. C’est aussi cela le rôle d’un député de la République dans une circonscription comme la nôtre.

 

Cet engagement citoyen fonde déjà mon action d’élu au Conseil régional d’Ile de France . Ainsi dans la lutte contre les nuisances aériennes, j’interviendrai encore et toujours pour que les droits des riverains des aéroports de Roissy et du Bourget soient respectés. Je poursuivrai mon action pour que nous obtenions enfin l’arrêt des vols de nuits, la construction d’un troisième aéroport et plus de crédits pour l’insonorisation. 
 

Je continuerai à faire entendre les demandes des habitants concernés par les projets ANRU : droit au relogement sans hausse des loyers et des charges, mise en place d’un accompagnement social et d’une vraie concertation. En relation avec la Région, je continuerai à mouiller la chemise pour faire aboutir des projets importants pour l’accès à Roissy comme le prolongement du tramway jusqu’à Gonesse ou l’interconnexion à Gonesse des RER B et D.

 

 

En m’accordant votre confiance, soyez assurés que vous aurez un porte-parole à l’Assemblée Nationale.

J’y défendrai vos intérêts et obtiendrai des réponses claires aux questions que vous vous posez. Je m’engage à être un député de terrain à temps plein, accessible et disponible, qui vous sera utile au quotidien. 
  

Cela, je veux le faire pour tous.

Cela, je ne pourrai le faire qu’avec vous.

Rachid Adda

Mercredi 5 décembre 2007
Mes premiers engagements dès le début du mandat   
  
  • M’appliquer le non-cumul des mandats pour me consacrer entièrement à la circonscription.
  • Consacrer une partie de mon indemnité parlementaire au financement de projets associatifs et des sorties culturelles des élèves des collèges et lycées de la circonscription.
  • Créer dans ma permanence une cellule juridique pour vous soutenir dans l’accès à vos droits et vous aider dans vos démarches administratives (insonorisation, création d’entreprise, surendettement...)
  • Recevoir les jeunes diplômés sans emploi et les jeunes en insertion de la circonscription

 
Mes priorités pour notre circonscription

  • Emploi et formation : développer l’attractivité et valoriser les atouts de nos villes

Revitaliser la zone industrielle de Sarcelles/Villiers-le-Bel en implantant un incubateur d’entreprises innovantes, requalifier nos quartiers en y assurant la diversité des fonctions urbaines (logements, activités, services publics); garantir l’accès aux emplois de Roissy-CDG, développer des formations adaptées aux offres d’emplois existants sur notre territoire, financer le permis de conduire dans le cadre des dispositifs d’insertion, soutenir le commerce de proximité, créer un guichet unique de l’emploi et de la formation pour favoriser des synergies et simplifier les démarches.
Insérer des clauses d’insertion dans les appels d’offres pour réserver des emplois ou des formations aux habitants de nos communes.

 
  • Logement, Santé, Transport : être un défenseur acharné des services publics

Créer un service public de la petite enfance avec plus de crèches aux horaires adaptés, mieux garantir l’accès aux soins par la création d’un centre de santé intercommunal, développer des lignes intercommunales de transport et faciliter l’accès à Roissy-CDG, créer un office HLM intercommunal et un service public de la caution.
Veiller aussi à ce que les entreprises privées, qui ont des missions de service public, assurent la continuité de ce service (électricité, chauffage urbain...) comme l’exige la loi.

 
  • Ecole publique : assurer l’Egalité des chances et garantir le droit à l’éducation

Limiter à 17 élèves les classes de primaires de ZEP, améliorer l’orientation scolaire pour prévenir l’échec scolaire, augmenter le nombre d’options et de langues vivantes dès le collège, développer des sections de prestige aux lycées (sport-études, classes préparatoires aux grandes écoles), développer le soutien scolaire gratuit et de qualité, créer des Ecoles de la “deuxième chance”.
Adapter la carte scolaire pour garantir la mixité sociale et la réussite à l’Ecole

Mercredi 5 décembre 2007
Législatives partielles du Val d’Oise des 9 et 16 décembre:
Communication de Rachid Adda,
conseiller régional d’Ile de France et candidat du MRC (5/12/07)
 
Les évènements tragiques de Villiers le Bel ont fait irruption dans la campagne électorale depuis près de deux semaines. Au-delà des deux jours de violences urbaines, ils doivent rappeler à ceux qui l'avaient déjà oublié que presque tous les clignotants sont au rouge dans les communes de l'est du Val d'Oise. L'échec scolaire, le chômage qui touche certains quartiers à hauteur de 40% et la jeunesse deux fois plus qu'ailleurs, l'augmentation de la violence, le déficit criant de services publics, la dégradation d'un habitat enclavé, le manque de transports en communs vers les pôles d’emploi de Roissy et de Cergy doivent trouver des réponses rapides si l’on veut durablement améliorer la vie dans nos quartiers. Une politique de rattrapage du manque d'investissement structurel doit être effectuée par le gouvernement au-delà des discours de circonstances.
 
Mais les conséquences sociales de la politique gouvernementale depuis 2002 et des politiques publiques depuis 20 ans ne doivent pas dédouaner ceux qui sont en charge de la gestion locale.
 
François Pupponi a écumé les plateaux télé durant tous ces évènements, posant un regard extérieur sur la situation dans nos quartiers avec un détachement inouï vu qu'il est, en tant que l’un des principaux acteurs dans la gestion locale, coresponsables de cette situation d’abandon.
Oubliant ses propres responsabilités dans l'état des lieux qu'il dresse, il semble même touché par une forme subtile de dédoublement de la personnalité : apôtre républicain et défenseur du service public sur les plateaux télé et adepte communautariste et de la privatisation dans sa gestion locale. D’ailleurs son état des lieux est le meilleur plaidoyer à charge de son propre bilan et de celui de DSK au commande de l'agglomération et député de la circonscription durant 10 ans.
 
En particulier François Pupponi, Maire de Sarcelles, dont la gestion a durablement plombé l'avenir de la commune par un endettement record malgré la présence à ses cotés du « meilleur économiste de France », est plus soucieux d'acheter la paix sociale à bon compte que de remettre en route l'ascenseur républicain et de faire vivre la République, sa promesse d'Egalité et son exigence de Fraternité, dans sa commune.
 
L'identité sarcelloise qui fut l'une des clefs de la réussite de ma génération née à Sarcelles a été détruite en 10 ans de gestion communautariste. Nous sommes passés d'une logique inter quartier à une logique intercommunautaire. Les Sarcellois vivent aujourd'hui les uns à cotés des autres ! C'est là sûrement l'un des méfaits les plus notables de la gestion Pupponi depuis 10 ans aidé en cela par les bailleurs sociaux. Sa gouvernance communautariste a par ailleurs créé un sentiment de méfiance entre les habitants et a mis à mal le vivre ensemble.
 
Cela rend d'autant plus indécent le hold up médiatique sur fond de drames humain et social, qu'il a effectué durant la semaine non pas en tant que Maire de Sarcelles mais comme candidat à la législative partielle.
 
Comment d’ailleurs cet homme pourrait-il faire à l'Assemblée nationale ce qu'il a été incapable de faire et a même parfois défait au cours de ses deux mandats successifs : privatisation du chauffage urbain, exacerbation des replis communautaires, politique fiscale injuste, politique de segmentation à tous les niveaux (générationnel, géographique, communautaire, sociale), mauvaise gestion, propos douteux à caractère raciste qui dénotent une vision de la Citoyenneté peu républicaine…
 
J’appelle donc les électeurs de gauche et les républicains sincères à ne pas lâcher la proie pour l’ombre et à ne pas se laisser berner par des discours démagogiques et en contradiction totale avec toutes les décisions politiques prises localement.
Soutenir le 9 décembre la candidature de gauche sociale et républicaine, soutenue par le MRC, que je porte avec mon suppléant Sori Dembelé, peut permettre de sanctionner à la fois une politique nationale de la droite et une gestion locale d’une certaine gauche, toutes deux responsables de la dégradation de la vie quotidienne dans nos quartiers. 

Cette candidature permettra surtout de porter à l’Assemblée Nationale la parole des habitants de la huitième circonscription et de défendre les intérêts de nos communes. Pour que la devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité » reprenne tout son sens dans nos quartiers.
 

Pour me joindre

 

Me contacter à la Région
Rachid ADDA (lien site cridf)
Vice-pdt du Groupe MRC
Conseil Régional d'IDF
34, rue Vaneau
75007 PARIS
> tél : 01 53 85 68 91
> fax : 01 53 85 70 99
> mail : r.adda@wanadoo.fr
 

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MRC Val d'Oise
42, avenue Pierre Koenig
95200 SARCELLES