http://www.chevenement.fr/docs/audiovideo/rmc-18122007.mp3
Je
vous adresse avec les militants Valdoisiens du Mouvement Républicain et Citoyen, nos meilleurs voeux pour cette nouvelle année.
En 2008, ensemble nous redonnerons ses couleurs à la République !
Dominique Strauss-Kahn, le directeur du FMI, n'a pas voté pour celui qui a pris son siège de député de la 8e circonscription du Val d'Oise, François Pupponi, révèle le site Rue89. Ce dernier a toutefois reçu un appel de félicitation de DSK. Apparement, le directeur du FMI n'a pas eu le temps de faire une procuration. Jointe par le site internet, Anne Hommel, chargée de la communication de DSK explique: "Il était à Washington au moment du vote et venait juste de rentrer d'Argentine. Il n'a pas eu le temps de faire de procuration."
«J’avais perdu ma carte d’électeur», s’excuse un quinquagénaire de Garges-lès-Gonesse. Une jeune femme, à Villiers-le-Bel, avoue avoir «oublié qu’il y avait des élections». «Je croyais que les tracts, c’était pour les municipales», avance un autre. Dans la dernière ligne droite de la campagne pour la législative partielle destinée à remplacer Dominique Strauss-Kahn, parti à la tête du FMI, François Pupponi (PS) et Sylvie Noachovitch (UMP) frappent à toutes les portes pour tenter de décrocher les voix des nombreux abstentionnistes. Dimanche dernier, dans cette 8e circonscription du Val-d’Oise, la seule à gauche du département, le maire (PS) de Sarcelles est arrivé en tête au premier tour avec 38,83 % des voix contre 37,43 % à son adversaire et 168 bulletins d’écart. Le taux de participation, habituellement bas lors d’une partielle, n’a atteint que 25,06 %
Cambouis. «Il faut aller chercher les nôtres, dans les quartiers populaires», confiePupponi, parti battre le rappel à la ZAC Derrière-les-Murs-de-Monseigneur, à Villiers-le-Bel. Avec ses militants, il descend au pas de course les escaliers, tracts à la main. «On compte sur vous dimanche, il n’y a pas eu beaucoup de votants la semaine dernière», sermonne-t-il.
SARCELLES (Val-d'Oise), 14 déc 2007 (AFP) - François Pupponi, maire PS de Sarcelles, compte sur le report des voix de gauche pour remporter dimanche son duel
de second tour face à l'UMP Sylvie Noachovitch, et garder ainsi la seule circonscription de gauche du Val-d'Oise, celle de Dominique Strauss-Kahn.
Les 48.768 électeurs de Sarcelles, Villiers-le-Bel, Garges-lès-Gonesse, Arnouville-lès-Gonesse et Bonneuil-en-France sont appelés dimanche à élire le successeur de DSK, démissionnaire après avoir
été élu directeur général du Fonds monétaire international (FMI).
Au premier tour le 9 décembre, François Pupponi était arrivé en tête avec 38,83% des suffrages et 168 voix d'avance sur Sylvie Noachovitch (37,43%), devant le FN Jean-Michel Dubois (7,47%), le
communiste Francis Parny (6,03%), Rachid Adda du MRC (3,13%), Jean-Michel Cadiot du Modem (3,04%), Philippe Guegdes de la LCR (2,48%) et Chantal Gourinel des Verts
(1,57%).
"Je suis combatif et raisonnablement confiant. On va chercher les électeurs un par un notamment dans les quartiers populaires de Sarcelles, Garges et Villiers-le-Bel où l'on a peu voté. Si les
reports de voix et la mobilisation fonctionnent bien, ça devrait passer", a déclaré à l'AFP M. Pupponi.
En juin, avec le même pourcentage de voix, Sylvie Noachovitch avait devancé DSK au premier tour de 90 voix pour s'incliner finalement avec 45% contre 55% au leader socialiste.
S'il fait le plein des voix de gauche, M. Pupponi prendra à 45 ans le chemin du Palais Bourbon pour, affirme-t-il, "devenir le porte-parole de la banlieue".
Cumulés, les scores du PS, du PCF, des Verts et de la LCR qui a appelé à battre la droite, atteignent 49%. Reste l'inconnue des reports de voix du Modem et du MRC.
Rachid Adda (MRC), avec qui le candidat PS entretient des relations détestables, ne "votera pas" Pupponi "à titre personnel" et renvoie dos à dos "une droite
gouvernementale et une gauche locale coresponsables de la situation dramatique dans laquelle vit notre circonscription depuis plus de 10 ans".
De son côté, le journaliste (à l'AFP) Jean-Michel Cadiot a "proposé" à ses électeurs de voter blanc. En juin, le parti orange avait soutenu DSK.
Enfin, M. Dubois (FN), a appelé "dans les conditions climatiques actuelles, les électeurs qui (lui) ont fait confiance à rester chez eux en famille et bien au chaud dimanche, afin de ne pas
risquer d'attraper le virus de la grippe affairiste".
Les 7,5% du FN sont un motif d'espoir pour Mme Noachovitch. "Elle a fait un score très légèrement supérieur avec un FN beaucoup plus haut. Les électeurs du FN sont soucieux de voter pour des gens
efficaces qui vont les rassurer, ce qui n'est pas le cas de Pupponi", estime Roger-Marc Moreau, son conseiller.
Selon la candidate, Pupponi, maire de Sarcelles depuis 1997, est "l'un des responsables" des violences qui ont éclaté à Villiers-le-Bel et Sarcelles fin novembre suite à la mort de deux
adolescents.
Cette semaine, elle a enchaîné porte à porte, marchés et "même les supermarchés". Jeudi elle a participé à des réunions d'appartements à Sarcelles avec la ministre du logement Christine
Boutin.
En face, M. Pupponi qui a recueilli 57% des suffrages à Sarcelles espère grappiller au moins une voix, celle de Dominique Strauss-Kahn, qui n'a pas voté lors du premier tour et dont les
socialistes espèrent recevoir la procuration d'ici dimanche...
sj/cgd/db
Je viens de recevoir cet article d'un militant PS du Pas-de-Calais, membre du club équité. Tant l'histoire est emblématique de ce qui se passe
actuellement au PS, je le mets en ligne tel que je l'ai reçu avec les commentaires et les fautes de frappes.
Y aurait-il deux catégories de militants : ceux qui collent les affiches et ceux, cummulant mandats et fonctions, qui vérouillent le fonctionnement démocratique et le détournent à leur profit
? Comme quoi les propos et écrits de certains élus socialistes de Georges Frèche à François Pupponi ne sont pas des actes si isolés et le silence officiel du PS suite aux écrits de
François Pupponi pas si anodin...
Désignation du candidat PS à Étaples : Bagdad Ghezal rue dans les brancards
[Le 9/12 à 9:00]
Bras de fer après la bataille. Alors que le conseil fédéral du Pas-de-Calais a désigné Antoine de Rocquigny tête de liste socialiste à
Étaples, Bagdad Ghezal, qui le devançait lors de la consultation des militants locaux, a saisi la commission électorale nationale de son parti. Il espère encore être tête de
liste.
9 Commentaires
Le fauxcondort 10 décembre 2007 à 9 :20
Le Parti socialiste est un adepte du parachutage.
J'espère que Pascal THIEBAUX ne se laissera pas duper par le Seigneur du Fayel. Si le PC fait ça, alors je comprends plus et plus jamais je ne voterai à Gauche. Car la gauche ne peut pas cautionner une démarche raciste. Oui j'ose le dire. Ce dont Bagdad Ghezal est victime, c'est une forme de racisme sournoise et dévastatrice et Pascal ne peut pas aller dans ce sens. Antoine de Rocquiny Du Fayel peut si il le souhaite se salir l'âme et fouler au pied le choix des militants mais toi Pascal, au nom du parti auquel tu appartiens, tu ne peux pas faire cela !!!
Pierre 10 décembre 2007 à 20 :35
2008, on en est encore à vérifier "liberté égalité fraternité", cela parait difficile à appliquer pour certains du PS. Mais c'est avec des gens comme Mr Ghezal, qui ont des convictions qu'ils comprendront que nous sommes tous dans le même bateau. Certains du PS ont besoin d'ouvrir les yeux et voir la FRANCE en couleur comme dans la réalité. Courage Mr Ghezal, beaucoup de personnes.
L'indépendance du Kosovo minerait l'équilibre européen
Par Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC, président de la Fondation Res Publica, ancien ministre, tribune parue dans Le Figaro, mardi 11 décembre 2007.
Le Kosovo entend proclamer son indépendance, réclamer son entrée aux Nations unies, l'adhésion à l'Union européenne et des crédits qui vont avec. Volonté comprise de beaucoup qui se préparent déjà aux cérémonies de reconnaissance, aux embrassades, au grand concert avec chœur et trilles et à l'exécution de la 9e Symphonie de Beethoven. On comprend cette inclination devant le principe d'autodétermination et bien peu discuteront de l'issue d'un référendum sur une possible indépendance. Rien d'étonnant. La nature humaine est ainsi faite que si l'on consulte de par le monde d'innombrables groupes plus ou moins organisés, on enregistrera autant d'émouvantes aspirations à la sécession et à l'indépendance, d'autant mieux étayées qu'une puissance extérieure, disposant de quelques moyens, paraît déjà toute prête à vous aider.
La question est évidemment de savoir s'il convient de s'arrêter, et où. Faut-il indéfiniment encourager au fractionnement, aux divisions, à la scissiparité, célébrer la mise en place de nouvelles frontières, alors qu'au même moment on exalte le dépérissement des identités nationales et l'ensevelissement dans le grand tout ? La contradiction étant évidente, les réponses sont naturellement embarrassées et dépendent de l'air du temps. Là on pleure le policier victime d'un indépendantiste qualifié de terroriste et l'on défile pour l'unité nationale. Ici l'on crie à la répression ou à la ringardise patriotique.
Cet ordre, tel qu'il fut inscrit dans les textes des grandes conférences, notamment la Conférence de Paris, qui accompagnèrent la dislocation du bloc soviétique, était organisé autour du respect d'une vérité élémentaire : le respect des frontières existantes sauf à les modifier par consentement pacifique. C'est en application de cette idée-force, devenue vrai dogme des négociations européennes, que la frontière orientale de l'Allemagne demeure celle tracée par l'Oder et la Neisse, et que les anciens satellites de l'URSS ou républiques membres recouvrirent l'indépendance ou y accédèrent sans problèmes majeurs. La Tchécoslovaquie se divisa parce que les deux peuples constituant ce pays convinrent de se séparer amiablement, pacifiquement. La République fédérale yougoslave éclata en grande partie parce que les Occidentaux refusèrent que les Serbes puissent créer à l'intérieur de la Bosnie ou de la Croatie de nouvelles frontières englobant les communautés serbes homogènes. On fit, en revanche, prévaloir, contre l'avis de Belgrade, que les limites des anciennes républiques fédérées à l'intérieur de la Yougoslavie étaient des frontières justifiant d'être respectées comme telles. Et le Monténégro devint indépendant par accord de la Serbie.
Le cas du Kosovo est, chacun le sait, fort différent, car ce territoire n'a jamais été considéré comme une république fédérée et parce que la Serbie, qui y est attachée par de très profonds liens et symboles historiques, religieux, nationaux, n'entend pas s'en couper. De cette situation, de la force des principes qui avaient permis de régler pacifiquement la succession de l'URSS et qui avaient valu ensuite aux Croates, aux Slovènes, aux Macédoniens et aux Bosniaques le soutien international, les négociateurs européens, occidentaux et russes tinrent compte, lors du règlement de la guerre du Kosovo voici moins de dix ans. Autonomie substantielle. Respect de la souveraineté nationale de la République fédérale yougoslave, autrement dit respect des frontières. Tels étaient les principes d'un accord de paix conforme aux exigences immédiates du dénouement pacifique de la crise mais aussi aux principes fondamentaux de l'organisation de l'Europe. Va-t-on tout jeter bas ? Au risque, on le sait, de semer en Europe les germes de nombreuses sécessions, en Bosnie, Géorgie, Moldavie, etc., au risque, au-delà de l'Europe, de donner un singulier exemple qui fera réfléchir Marocains, Indiens, Indonésiens et nos excellents amis canadiens…
Souhaite-t-on vraiment se donner un nouveau prétexte de solide et bonne brouille avec la Russie ? On peut penser tout ce que l'on veut du régime russe mais les dernières élections tendent à prouver que celui-ci est assez solidement installé. Faut-il lui offrir l'occasion d'ajouter à la confusion en choisissant la Serbie pour théâtre d'une éventuelle réplique stratégique au déploiement éventuel d'un réseau américain d'armes antimissiles ? Ou bien convient-il, comme le font assez habilement les Allemands, de continuer de discuter avec la Russie le plus raisonnablement et froidement possible ? Il se trouve que le dossier du Kosovo est précisément celui sur lequel travaillent depuis longtemps, en relative intelligence, les trois acteurs : États-Unis, Union européenne et Russie. C'est même l'un des très rares sujets de politique étrangère où l'Union européenne, en tant que telle, fonctionne réellement sur un pied de stricte égalité avec Moscou et Washington.
N'est-il pas l'heure plutôt pour tous ceux qui, quels que soient leurs credo, souhaitent que la voix de l'Europe soit entendue, d'encourager ses né-gociateurs à poursuivre la discussion avec la Russie sur la formule la plus propice (il y a mille combinaisons possibles) à satisfaire la volonté d'autonomie et de vivre ensemble des Kosovars, sans qu'une excessive prétention à un siège indépendant à l'ONU, et pis, que l'établissement d'une nouvelle frontière vienne miner encore plus la base de l'équilibre européen ?
Mardi 11 Décembre 2007
Sarcelles, le 10 décembre 2007
le bureau fédéral du MRC
Législatives partielles dans le Val d'Oise
Rachid Adda a passé son samedi matin à distribuer des tracts à Garges-lès-Gonesse. Agé de 40 ans, Sarcellois de naissance, ingénieur de formation, M. Adda est Conseiller régional d'île de
France et membre du Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement. Il est candidat à la législative partielle du 9 et 16 décembre 2007, dans la 8ème circonscription du Val d'Oise,
suite au départ de Monsieur Strauss-Kahn pour le FMI.
Rachid Adda : Effectivement, l'élection de juin avait un caractère national car il s'agissait de choisir la couleur politique de la majorité à l'Assemblée Nationale. Elle s'inscrivait dans le contexte de l'élection présidentielle. Cette fois-ci, c'est différent. Un député PS ou UMP de plus ne changeront rien à la donne nationale. D'autant que ces deux partis se retrouvent majoritairement pour remettre en cause la volonté populaire contre la constitution européenne massivement rejetée le 29 mai 2005. La question centrale de cette partielle est de choisir celle ou celui qui sera le plus apte et le plus digne pour représenter les habitants de la circonscription. Ma candidature, issue de la gauche sociale et républicaine, est le moyen de sanctionner à la fois une politique nationale de droite et une gestion locale de gauche qui sont toutes deux coresponsables de la situation difficile que connaît notre circonscription. Tous les clignotants sont au rouge alors que les atouts de nos communes sont nombreux.
Concrètement qu'est ce qui va mal dans cette situation ?
DSK et François Pupponi ont véhiculé l'imagerie d'Epinal sur la ville de Sarcelles au lieu de valoriser les atouts de la commune dont la richesse de sa population et une position géographique sans équivalent. Cela a contribué à maintenir la commune et plus généralement l'agglomération dans une relégation quand d'autres communes, comme Saint-Denis par exemple, ont pu en sortir grâce à un effet "stade de France". En dix ans aucune plus value locale n'a été apportée par l'équipe municipale afin de corriger les effets dévastateurs dans nos quartiers des politiques menées au plan national par la droite.
Et vous que proposez-vous ?
Des clauses d'insertion doivent être incluses dans les appels d'offres pour imposer que les entreprises recrutent ou contribuent à la formation des habitants de nos communes. Il faut avoir l'objectif de la mixité sociale en réservant une part de logements sociaux dans tous les projets immobiliers même privés. Il faut s'assurer de la diversité des fonctions urbaines (habitat, activités, services publics) dans les projets de rénovation urbaine afin de requalifier durablement nos quartiers et agir dans ce domaine dans la concertation et au profit des habitants actuels. Il faut surtout mettre le paquet sur l'Ecole pour qu'elle redevienne à nouveau une promesse d'extraction sociale pour chacun dans nos quartiers.
Je terminerai sur la méthode. L'instrumentalisation des communautés par certains élus à des fins électorales, selon l'adage « diviser pour mieux régner », porte atteinte au vivre ensemble. Elle crée un climat de défiance et de méfiance entre les habitants de nos communes en segmentant la population et en séparant des destins pourtant liés. Il faut avoir le même discours pour tous et forger une identité forte pour nos communes par des projets fédérateurs et non en s'adressant différemment en fonction de son auditoire. Dans nos communes plus qu'ailleurs, cela doit être la profession de foi de tout élu républicain. C'est le sens même de mon engagement en politique auprès de Jean-Pierre Chevènement et de ma candidature à cette élection dans la circonscription où je suis né.
On ne peut pas s'empêcher de penser à l'échec national des candidats dits de la diversité.
C'est justement parce que les partis politiques qui en ont fait la promotion étaient dans une logique d'affichage et qu'elles ont été présentées comme telles qu'elles ont été un échec. Et on a vu, dans des circonscriptions difficiles, toute une série de parachutages de personnalités politiques ou médiatiques souvent déconnectées de la réalité de terrain et imposées aux militants des sections locales. Les gros partis politiques fonctionnent à deux vitesses : d'un côté les colleurs d'affiches, et de l'autre une poignée de responsables, cumulant mandats et fonctions, qui verrouillent le fonctionnement démocratique. Pour que la France ait une assemblée qui lui ressemble vraiment, il faut permettre à la démocratie de vivre dans les partis et que les partis aient des élus à l'image de leurs militants.
Ceci dit, il est essentiel que l'Assemblée Nationale reflète d'avantage la réalité de la diversité française et des différentes sensibilités politiques. Je crois que cette élection partielle peut-être aussi une occasion saisie pour cela…
Dans vos priorités, vous promettez de recevoir les jeunes diplômés en recherche d'emploi. C'est bien, mais pour leur dire quoi exactement ?
D'abord une précision : je ne recevrai pas seulement les jeunes diplômés sans emploi qui m'en feront la demande mais aussi les jeunes qui sont dans une démarche d'insertion. Pas pour leur dire quelque chose mais pour agir et faire quelque chose face aux difficultés d'accès à l'emploi et même à des stages pour les jeunes de nos quartiers. Le chômage atteint des taux proches de 40 % dans certains quartiers et y touche notre jeunesse deux fois plus qu'ailleurs. Et pourtant le Val d'Oise est un département où les créations d'entreprises sont nombreuses et qui possède le premier pôle d'emploi de France autour de l'aéroport de Roissy. Or les habitants de l'Est du Val d'Oise profitent peu de ces emplois pourtant à quelques encablures à vol d'avion.
Pour expliquer ce chômage plus important qu'ailleurs, il y a bien entendu des raisons liées à l'inadéquation entre formations et emplois, les difficultés d'accès en transports collectifs vers Roissy-CDG ou aux dysfonctionnements des missions locales mais aussi des raisons liées à la stigmatisation de nos communes et de leurs habitants. Le délit d'adresse existe et les jeunes de nos quartiers sont parfois écartés par des employeurs potentiels parce qu'ils habitent Sarcelles, Garges ou Villiers-le-Bel.
Avec votre candidature, on ne peut s'empêcher de penser aussi à votre plainte contre le maire actuel de Sarcelles, M. Pupponi. Où en est l'affaire ?
C'est pourtant une affaire à dissocier totalement du contexte électoral puisque c'est en tant que citoyen que j'ai porté plainte dès janvier 2007. L'audience du 17 novembre à laquelle le Maire de Sarcelles ne s'est pas rendu avait été programmée avant même que l'on sache que DSK serait le candidat de Nicolas Sarkozy à la direction du FMI. Bien entendu les écrits de M. Pupponi prennent une dimension particulière dans une ville comme Sarcelles et quand leur auteur prétend par ailleurs vouloir être le porte parole de la banlieue.
Ce qui me gène plus c'est le silence de la presse pourtant alertée alors que les propos similaires d'un ministre algérien sur les origines supposées de Nicolas Sarkozy ont fait la une des médias nationaux. Dire d'un élu de la République Française que son action politique est motivée par ses origines ou sa religion supposée relève du racisme le plus nauséabond qu'il soit. Et c'est cela que je reproche aux propos de François Pupponi dans son livre et dans un article récent du journal Le Parisien. Les écrits sont tels que je ne veux même pas les reproduire dans votre interview. La société ne peut accepter de tels comportements de quiconque mais encore moins de la part d'un Maire d'une ville symbole comme Sarcelles. Il n'y a pas de droit d'antériorité ou de certificat d'origine contrôlée dans la conception républicaine de la Citoyenneté. L'affaire est reportée au 21 décembre. J'attends donc avec confiance et impatience que la justice suive son cours et sanctionne François Pupponi pour des écrits que je considère comme diffamatoire et injurieux.
C'est un peu anachronique, mais si vous aviez siégé à l'Assemblée, auriez vous soutenu la loi sur le contrôle ADN ?
Bien entendu que non. Tout comme je condamne la création de statistiques ethniques qui nous rappelleraient les heures les plus sombres de notre pays. Derrière l'alibi de faciliter les démarches des demandeurs d'asiles ou de lutter contre les discriminations, ces deux mesures sont contraires à l'éthique républicaine. Je suis soulagé que le conseil constitutionnel ait vidé de sa substance l'article sur les tests ADN et ait rejeté celui sur les statistiques ethniques. Ces deux mesures qui sont une véritable tache morale pour ce gouvernement ont contribué à instrumentaliser la question de l'immigration à des fins électoralistes. Mais le PS doit aussi balayer devant sa porte. Il ne peut pas être scandalisé à juste titre contre les tests ADN et se taire quand un de ses élus assigne à origine un autre élu en considérant la religion pourrait être transmise de façon héréditaire.
Sylvie Noachovitch, réinvestie par l’UMP pour cette partielle, avait créé la surprise en juin en devançant DSK de quelques voix au premier tour (37,4% des voix), avant d’être battue au second (45,5 %). (Bouchon/Le Figaro)
Le premier tour de l’élection dans la 8e circonscription a lieu dimanche, quelques jours après les émeutes à Villiers-le-Bel.
APRÈS les émeutes et le malaise social, la parole aux urnes. On vote demain à Villiers-le-Bel, Sarcelles et Garges-lès-Gonesse, dans la 8e circonscription du Val-d’Oise. Deux semaines après les émeutes qui ont suivi le décès de deux jeunes lors d’un accident avec une voiture de police. Dans cette circonscription, qui compte parmi les plus défavorisées de France, l’enjeu ne porte pas seulement sur le vote des banlieues. Il s’agit aussi de succéder à l’Assemblée à l’ancien ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn, nommé directeur du Fonds monétaire international en octobre.
De Washington, DSK a gardé un œil sur son ancienne circonscription. Pendant les nuits d’affrontements, il s’est inquiété auprès du maire PS de Sarcelles, François Pupponi, candidat à sa succession, de la « violence » qui a embrasé son fief et qui l’a « surpris ». Après les heurts, « la nature de la campagne a changé, elle est devenue plus grave », assure Jean-Michel Cadiot, le candidat MoDem. Le candidat communiste, Francis Parny, avait même demandé un report du vote.
Dans ces quartiers, où se mélangent parfois près de 90 nationalités, le poids du FN demeure marginal, même si son candidat, Jean-Michel Dubois, cherche à tirer profit des violences. Il a reçu le soutien, il y a une semaine, de Marine Le Pen.
« Les positions entre pro et antigouvernement vont se radicaliser. Le discours du président (sur la « voyoucratie », NDLR) a choqué », raconte François Pupponi. En tant que maire de Sarcelles, il s’est retrouvé en première ligne lors des émeutes. « Comme d’habitude, on nous laisse aller au charbon tout seuls » , a-t-il déploré. Évidemment, la candidate UMP, Sylvie Noachovitch, voit la situation différemment : « La population a compris l’efficacité du gouvernement : en 48 heures, les émeutes ont été arrêtées. Maintenant, nous pouvons à nouveau nous balader dans la circonscription. » Quoi qu’il en soit, le taux d’abstention risque d’être élevé demain.
«Le porte-parole des banlieues» à l’Assemblée
Les styles des deux principaux candidats sont diamétralement opposés. Le maire de Sarcelles compte sur son ancrage local. À l’Assemblée, il veut être « le porte-parole des banlieues ». Mais son bilan à la mairie de Sarcelles est contesté. Son « principal opposant », le conseiller régional MRC Rachid Adda, l’accuse notamment de gestion « communautaire ». Le maire s’en défend, dans son livre La France d’en dessous (Privé, 2006) tout en expliquant avec pragmatisme qu’à Sarcelles « les communautés existent, il serait déraisonnable de les ignorer ». Entre les deux hommes, les relations sont tendues : une plainte pour diffamation a été déposée par Adda contre Pupponi.
Face au candidat socialiste, l’UMP a réinvesti l’ex-avocate de l’émission de Julien Courbet sur TF1. Sylvie Noachovitch avait créé la surprise en juin en devançant DSK de quelques voix au premier tour, avant d’être battue avec 45,5 % des voix contre 55,5 %. La révélation, entre les deux tours par Le Canard enchaîné, de propos racistes qu’elle aurait tenus avait plombé la fin de sa campagne. L’avocate a porté plainte contre le journal.
Depuis les législatives, elle a gardé des attaches avec la circonscription : « J’ai continué à y faire des courses ». Pour rééditer sa
performance, elle compte sur sa notoriété. « Qui est mieux placée que moi, qui suis avocate, pour défendre les habitants ? Ils m’ont vue à la télévision : le but de ma vie c’est de
lutter contre les injustices », lance-t-elle. Dans cette circonscription il faut passer de la parole aux actes.
Nicolas Barotte
Drôle de contraste. Député de la 8e du Val-d'Oise depuis 1 997, premier adjoint à la mairie de Sarcelles, Dominique Strauss-Kahn est donc passé de la présidence de la communauté d'agglomération la plus pauvre de France, Val de France, à celle de l'institution internationale la plus richement dotée, le Fonds monétaire international (FMI). Quel bilan tirer de ses deux mandats locaux ? «Son action et son carnetd'adresses ont été essentiels. Il a fait aboutir bon nombre de projets importants et engagé les grands chantiers de rénovation urbaine», souligne François Pupponi. Et le maire de Sarcelles de citer son rôle dans la future ligne de tramway entre Sarcelles et Garges-lès-Gonesse, le déménagement de la sous-préfecture à Sarcelles et l'arrivée de l'Agence nationale des Chèques Vacances. Bien sûr, chez ses adversaires politiques, le bilan est plus nuancé. Premier grief : son absentéisme. «Il n'était pas là lorsqu'il s'agissait de négocier les grands dossiers comme le Sdrif [schéma directeur de la région Ile-de-France] «.explique Michel Aumas, maire UMP d'Arnouville-les-Gonesse et suppléant de Sylvie Noachovitch pour la députation. «Celui qui est décrit comme le meilleur économiste de France n'a été capable ni d'utiliser les zones franches urbaines pour que l'emploi se développe dans nos quartiers ni sa capacité d'intervention nationale pour que les habitants de nos quartiers aient accès au pôle d'emplois de Roissy», considère Rachid Adda, candidat MRC et opposant farouche : «Je crois qu'il s'est davantage servi de l'image de Sarcelles pour gauchir son image libérale que le contraire.»
Vincent Monnier
Paris Obs

Madame, Monsieur, chers Concitoyens
Comme une majorité d’entre vous, je me suis mobilisé pour que les forces de progrès soient majoritaires dans notre pays à
l’occasion des élections de mai et juin derniers. Six mois après, comme beaucoup d’entre vous, je suis déçu par la situation tant nationale que locale.
Même si je combats ses idées, je souhaite pour notre pays que le gouvernement réussisse à redresser la situation économique et à améliorer le climat social. Mais malgré un pouvoir sans partage, Nicolas Sarkozy est pourtant incapable d’offrir une espérance à la majorité de nos concitoyens. Derrière les discours aguichants, son bilan nous rappelle la réalité de la droite : cadeaux fiscaux pour quelques-uns et remise en cause des droits sociaux pour tous les autres. Sans oublier la division qu’il crée dans le pays, l’épisode des tests ADN ou l’alignement sur la politique étrangère de Bush.
Dans ce contexte particulier, le Parti socialiste n’est pas à la hauteur dans son rôle d’opposition. Tétanisé par ses
querelles internes et les débauchages de ses cadres, il offre une résistance molle sans véritable projet.
Localement, la désillusion est autre. Le député fraîchement élu a laissé la circonscription à son triste sort après avoir expliqué qu’elle avait tellement besoin de lui. Depuis juillet, elle est quasiment sans député pour la représenter. Cela marque un manque de respect et d’attachement à l’égard de notre circonscription et de ses habitants.
Et pourtant le chômage qui touche particulièrement la jeunesse de nos quartiers, les problèmes de chauffage, la crise du logement et les expulsions locatives, l’insécurité en hausse, exigent que notre circonscription ait un député à plein temps pour régler certaines situations.
L’élection partielle des 9 et 16 décembre prochains est une occasion inespérée de corriger le tir.
Sans impact national sur l’équilibre gauche-droite, le véritable enjeu de ce scrutin est de choisir le plus apte et le plus digne pour vous représenter à
l’Assemblée Nationale. Vous êtes en effet nombreux à ne plus vouloir d’élus qui disent « oui oui » à tout et ne font finalement rien.
Vous ne voulez plus d’élus, cumulant mandats et fonctions, qui se servent plutôt que de vous servir. Cette élection doit aussi vous permettre de l’exprimer en choisissant la femme ou l’homme
capable de mettre des actes au bout de ses discours et de porter vos aspirations avec honnêteté et respect.
Investi par le MRC de Jean-Pierre Chevènement et soutenu par divers hommes et femmes de progrès, je veux défendre, avec mon
suppléant Sori Dembélé, l’Idéal républicain, sa promesse d’Egalité et son exigence de Fraternité, pour qu’ils redeviennent une réalité pour nos quartiers.
Né à Sarcelles, où ma famille est installée depuis 50 ans, je ne peux me résigner à la dégradation des conditions de la vie quotidienne dans nos quartiers. Je déplore aussi que certains élus peu responsables instrumentalisent les communautés et créent ainsi un climat de méfiance et d’ignorance entre habitants.
Je veux donc porter à l’Assemblée Nationale le combat pour la justice sociale, l’amélioration du pouvoir d’achat, la
solidarité, une Ecole publique de qualité et gratuite, le droit au logement, une ordre international plus juste, une citoyenneté pleine et entière pour
chacun.
Signataire de l’appel national pour un référendum, je défendrai à l’Assemblée
Nationale votre choix massif du 29 mai 2005 alors que la majorité des députés socialistes voteront avec la droite le “traité Sarkozy” sur l’Europe.
"Liberté, Egalité, Fraternité" pour tous ; "Respect, Dignité, Justice" pour chacun : j’agirai avec force pour une réelle égalité des
chances et je lutterai avec vigueur contre toutes les formes de discriminations et de racisme.
Je m’attacherai donc à être le député de toutes et de tous sans exception et sans exclusive. Je serai particulièrement vigilant à ce que tous les quartiers et leurs habitants soient pris en compte. C’est aussi cela le rôle d’un député de la République dans une circonscription comme la nôtre.
Cet engagement citoyen fonde déjà mon action d’élu au Conseil régional d’Ile de France .
Ainsi dans la lutte contre les nuisances aériennes, j’interviendrai encore et toujours pour que les droits des riverains des aéroports de Roissy et du Bourget soient
respectés. Je poursuivrai mon action pour que nous obtenions enfin l’arrêt des vols de nuits, la construction d’un troisième aéroport et plus de crédits pour
l’insonorisation.
Je continuerai à faire entendre les demandes des habitants concernés par les projets ANRU : droit au relogement sans hausse des loyers et des charges, mise en place d’un accompagnement social et d’une vraie concertation. En relation avec la Région, je continuerai à mouiller la chemise pour faire aboutir des projets importants pour l’accès à Roissy comme le prolongement du tramway jusqu’à Gonesse ou l’interconnexion à Gonesse des RER B et D.
En m’accordant votre confiance, soyez assurés que vous aurez un porte-parole à l’Assemblée Nationale.
J’y défendrai vos intérêts et obtiendrai des réponses claires aux questions que vous vous posez. Je m’engage à être
un député de terrain à temps plein, accessible et disponible, qui vous sera utile au quotidien.
Cela, je veux le faire pour tous.
Cela, je ne pourrai le faire qu’avec vous.
Rachid Adda
- M’appliquer le non-cumul des mandats pour me consacrer entièrement à la circonscription.
- Consacrer une partie de mon indemnité parlementaire au financement de projets associatifs et des sorties culturelles des élèves des collèges et lycées de la circonscription.
- Créer dans ma permanence une cellule juridique pour vous soutenir dans l’accès à vos droits et vous aider dans vos démarches administratives (insonorisation, création d’entreprise, surendettement...)
- Recevoir les jeunes diplômés sans emploi et les jeunes en insertion de la circonscription
- Emploi et formation : développer l’attractivité et valoriser les atouts de nos villes
Revitaliser la zone industrielle de Sarcelles/Villiers-le-Bel en implantant un incubateur d’entreprises innovantes, requalifier
nos quartiers en y assurant la diversité des fonctions urbaines (logements, activités, services publics); garantir l’accès aux emplois de Roissy-CDG, développer des formations adaptées aux offres
d’emplois existants sur notre territoire, financer le permis de conduire dans le cadre des dispositifs d’insertion, soutenir le commerce de proximité, créer un guichet unique de l’emploi et de la
formation pour favoriser des synergies et simplifier les démarches.
Insérer des clauses d’insertion
dans les appels d’offres pour réserver des emplois ou des formations aux habitants de nos communes.
- Logement, Santé, Transport : être un défenseur acharné des services publics
Créer un service public de la petite enfance avec plus de crèches aux horaires adaptés, mieux garantir l’accès aux soins par la
création d’un centre de santé intercommunal, développer des lignes intercommunales de transport et faciliter l’accès à Roissy-CDG, créer un office HLM intercommunal et un service public de la
caution.
Veiller aussi à ce que les entreprises privées, qui ont des missions de service public,
assurent la continuité de ce service (électricité, chauffage urbain...) comme l’exige la loi.
- Ecole publique : assurer l’Egalité des chances et garantir le droit à l’éducation
Limiter à 17 élèves les classes de primaires de ZEP, améliorer l’orientation scolaire pour prévenir l’échec scolaire, augmenter le
nombre d’options et de langues vivantes dès le collège, développer des sections de prestige aux lycées (sport-études, classes préparatoires aux grandes écoles), développer le soutien scolaire
gratuit et de qualité, créer des Ecoles de la “deuxième chance”.
Adapter la carte scolaire
pour garantir la mixité sociale et la réussite à l’Ecole
Cette candidature permettra surtout de porter à l’Assemblée Nationale la parole des habitants de la huitième circonscription et de défendre les intérêts de nos communes. Pour que la devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité » reprenne tout son sens dans nos quartiers.
