Mercredi 29 novembre 2006
Dépèche Reuters - Paris, le 28/11/2006
Le candidat du Mouvement républicain et citoyen (MRC) à l'élection présidentiel de 2007, a attaqué mardi, lors d'une réunion au gymnase Japy à Paris, le probable candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, et critiqué le Parti socialiste tout en ménageant sa candidate.
"Qu'il soit clair que je me suis présenté contre Nicolas Sarkozy, parce qu'il diviserait gravement le pays s'il était élu et qu'il n'y a rien de bon à attendre d'une thérapie de choc libérale", a déclaré l'ancien ministre.
"Je ne me suis donc pas présenté contre Ségolène Royal", a ajouté Jean-Pierre Chevènement, qui avait obtenu 5,3% des voix au premier tour de l'élection présidentielle de 2002.
"Je vous mets en garde contre la tentation de faire chorus avec ceux qui se sont toujours trompés et qui croient au virage à droite du PS depuis que Ségolène Royal a été désignée", a-t-il déclaré.
L'ancien défenseur du "non" au traité constitutionnel européen s'est réjoui que la candidat socialiste ait déclaré que ce projet était "caduc" et qu'il fallait "faire l'Europe par la preuve". "Cette formulation rationaliste ne saurait nous déplaire", a-t-il dit.
"Ségolène Royal s'est mise à l'écoute. Espérons qu'elle entendra la voix des sans-voix, de ceux que le système prive de toute capacité d'expression pour protester contre le sort injuste qui leur est fait", a ajouté Jean-Pierre Chevènement.
Le président d'honneur du MRC a été plus sévère envers le PS et son projet pour 2007.
"Cet été encore, je privilégiais, pour faire obstacle à Nicolas Sarkozy (...), un accord politique avec le Parti socialiste. Puis j'ai pris connaissance dans le détail du projet du PS et j'en ai conçu de fortes inquiétudes pour l'avenir de notre pays", a-t-il expliqué.
Sur la sécurité et l'école, le PS "est encore très loin d'être au clair avec lui même", a-t-il estimé, jugeant le projet "pas clair sur la manière de relancer l'économie ni de relancer l'Europe" et les propositions sur les institutions "dangereuses".
Lefigaro.fr (avec AFP).
Publié le 28 novembre 2006
«Mon but est de peser» affirme le candidat [JP Chevènement] à la présidentielle qui donne le coup d’envoi de sa campagne mardi soir.
«Je lance ma campagne ce soir pour porter des idées qui aujourd'hui ne sont pas présentes dans le débat, martèle le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui en France, mardi. Et en particulier pour faire respecter le vote que le peuple français a émis, pour réorienter la construction européenne de quoi tout le reste ou presque dépend».
Jean-Pierre Chevènement persiste et signe : «Je n'ai pas de raison de retirer ma candidature. Mon but est de peser, pas de témoigner». Le 13 novembre, le candidat MRC avait émis l’hypothèse de se retirer si Jean-Marie Le Pen «obtenait par malheur ses parrainages», «et s'il paraissait en mesure d'empêcher un candidat de gauche au deuxième tour».
«Problème de fond»
A propos de la candidate socialiste, Jean-Pierre Chevènement reconnait que la «sensibilité de Ségolène Royal sur bien des sujets –la nation républicaine définie comme communauté de citoyens, la lutte contre l’insécurité, ce qu’elle appelle l’ordre juste et qui pour moi est l’ordre républicain – rejoint les positions que j’ai prises dans le passé. A elle comme à moi, il en a coûté d’avoir brisé quelques tabous.»
«Toutefois, le problème de fond me parait être celui des délocalisations industrielles, et de la façon dont nous faisons face à une mondialisation libérale sans règles», note l’ancien ministre de l’Intérieur.
Enfin, Jean-Pierre Chevènement répète qu’aucune discussion n’a eu lieu sur une éventuelle négociation du nombre de députés dans la prochaine Assemblée nationale. «Je n'ai pas revu François Hollande depuis le mois de juin», indique-t-il en notant toutefois que le PS doit prendre en compte «les intérêts légitimes» de son mouvement.
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Crédit photo : Daniel Blanc
Communiqué de presse de la fédération du Val d’Oise du MRC (17/10/2006)
Lors du conseil municipal de juin 2006, la municipalité de Sarcelles a mis la dernière pierre à l'édifice d'une privatisation du chauffage urbain à Sarcelles. Ce choix regrettable de l’abandon du service public se fera au détriment des Sarcellois les plus démunis habitant le grand ensemble. Les conditions de cette privatisation en particulier l’absence d’appel d’offre, le rôle surprenant joué par le Maire dans la négociation avec Dalkia et l'argumentaire officiel ajoutent au cynisme de cette décision.
Le groupe PCF a en effet soutenu toutes les délibérations relatives à cette privatisation. Dire qu'il justifie sa présence aux affaires sarcelloises par le poids qu'il pèserait de l'intérieur ! (sic)
Cette position des communistes sarcellois [à l’exception de Philippe Clerc, ndlr] qui consiste en une cogestion locale du libéralisme [et du communautarisme, ndlr] doit poser questions à la fois aux citoyens et à la direction du PCF.
Quelle crédibilité pouvons nous en effet accorder aux discours antilibéraux des dirigeants nationaux quand on accompagne une privatisation dans l’une des villes les plus pauvres de France ?
Quelle crédibilité à son soutien à une démocratie participative quand l'opacité et l'absence d'une vraie concertation furent de mise dans cette cession à Dalkia ?
Quelle crédibilité dans ses incantations sur l'éthique en politique quand ses élus sarcellois oublient un à un leurs principes et leurs convictions pour sauvegarder les avantages de leurs fonctions électives ?
Le MRC 95 qui partagea le combat contre la constitution européenne avec le PCF au sein des collectifs du 29 mai, interpelle donc la direction valdoisienne du PCF en lui demandant de prendre une position publique sur ce dossier et de condamner cette privatisation comme le fut celle de GDF.
En cas de refus, nous considérerons qu’au-delà des discours convenus contre le libéralisme, le PCF préfère la rente des élus Sarcellois à une mise en conformité de ses actes avec les discours de sa direction nationale et départementale.
Le MRC Val d'Oise sera très vigilant à la réponse ou l'absence de réponse de la direction du PCF 95. Elle sera un élément d’évaluation de sa démarche unitaire antilibérale [sincérité ou OPA sur le non à gauche au TCE ?] et déterminante dans les choix électoraux prochains.
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Vendredi 24 novembre 2006
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Présidentielle. Jean-Pierre Chevènement, qui rejoint la candidate du PS sur les questions de l'immigration et de la sécurité: «Ma candidature se justifie toujours»
Par Renaud DELY, Pascal VIROT
Candidat à la présidentielle, le fondateur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Jean-Pierre Chevènement, approuve certaines prises de position de Ségolène Royal. Sans la rejoindre.
Plébiscitée au PS, Ségolène Royal a souhaité que vous la rejoigniez. Allez-vous le faire ?
Le but c'est bien sûr de gagner, mais c'est aussi de réussir vraiment. Ségolène Royal a montré jusqu'ici une grande force de caractère. Il lui en faudra encore beaucoup pour faire bouger les lignes à l'intérieur du PS et mettre la gauche tout entière à la hauteur des défis que le pays doit relever. La réorientation de la construction européenne n'est pas une tâche facile. Pour y parvenir, il faut réapprendre la pensée libre et réapprendre aussi à se respecter. Cela ne peut sans doute pas se faire du jour au lendemain. Je ne vois pas aujourd'hui de raison qui me conduirait à m'effacer, même si, bien sûr, au deuxième tour, le candidat de gauche le mieux placé devra recevoir le désistement des autres. Le débat a sa valeur pour mettre la gauche à la hauteur des défis qui l'attendent. Il y a eu un temps où le PS pouvait nous faire des propositions, il n'en a fait aucune, je dis bien aucune !
Vous avez envisagé de vous retirer en cas de menace Le Pen sur le second tour. C'est donc que vous avez tiré les leçons de 2002 ?
2002 est un accident de la route. Jospin s'est laissé distancer de 194 000 voix par Le Pen : c'est exactement 1 % des 19 millions de voix qui se sont égarées dans l'abstention, le vote nul ou le vote extrême. Le candidat socialiste n'avait pas de projet, comme l'a déclaré très justement un jour François Hollande. J'observe que les socialistes, en 2006, n'ont pas souhaité le retour de Lionel Jospin. Cela dit, personne en 2002 n'avait vu venir Le Pen. Chacun avait encore à l'esprit son score aux européennes en 1999 : 5,9 %. Aujourd'hui, sans occulter le débat politique de fond, il faut être plus vigilant. Bien évidemment, il faut d'abord parler de la globalisation libérale et de ses effets inacceptables en matière de délocalisations, de chômage et d'inégalités. Il faut mettre la gauche à la hauteur de ses responsabilités en lui offrant un projet cohérent. A partir de là, si un danger Le Pen se profilait, j'ai suggéré qu'il y ait une réunion de tous les candidats de la gauche et que chacun prenne ses responsabilités. Je n'ai pas prononcé le mot «retrait».
Vous reconnaissez donc porter une part de responsabilité dans l'échec de 2002 ?
En aucune manière ! Je m'élève contre cette campagne particulièrement lâche. La tribu socialiste est divisée, mais je n'ai pas vocation à jouer les boucs émissaires pour faire son unité ! Il n'y a pas besoin d'avoir beaucoup d'esprit critique pour comprendre que, si seulement 13 % des ouvriers et des employés ont voté pour le candidat du PS en 2002, ce n'est ni la faute à Voltaire ni celle de Chevènement.
Mais vous ne disposez plus du même espace...
Je dispose d'un réseau de sympathies intact dans le pays profond, et la campagne qui a été menée contre moi par les bien-pensants n'a en rien entamé ma combativité, bien au contraire ! Même mort, je reviens, telle est ma devise !
Alors, qu'est-ce qui justifie votre candidature ?
On ne peut redresser la France si on ne modifie pas les orientations libérales de la construction européenne. Je propose l'envoi de deux mémorandums à Bruxelles, le premier pour mettre sur pied un «gouvernement économique» de la zone euro, le second pour une Europe qui protège (taxe anti-dumping social notamment). Je le dis clairement : si nous n'arrivons pas à renégocier certaines clauses des traités européens, sur la concurrence et les services publics par exemple, nous ne devons pas exclure de suspendre celles-ci, après référendum bien évidemment. A 27, et bientôt 30, il faut admettre une Europe à géométrie variable.
A quoi bon vous présenter, alors que, sur deux dossiers que vous avez gérés en tant que ministre, l'éducation et la sécurité, Ségolène Royal tient un discours qui s'apparente au vôtre ?
Ma candidature se justifie pleinement, car le projet du MRC diverge du projet du PS sur des points essentiels : la République, la mondialisation et l'Europe. Nous ne voulons pas de nouvelle Constitution européenne. Le PS n'a pas compris que la France était le levier d'une réorientation de la construction européenne. Seule Ségolène Royal a parlé intelligemment de la nation. De la nation républicaine évidemment, définie comme «communauté de citoyens», avec une très belle formule : «Il n'y a pas de Français de souche et des Français de branchage ou de feuillage.» Mais qu'est-ce qu'elle a pris ! Sur la délinquance des mineurs, elle a marqué la nécessité de fixer les limites, rejoignant ainsi ma position : la sanction aussi est pédagogique.
Et sur la sécurité ?
Si j'en juge par les attaques dont Ségolène Royal a fait l'objet, j'ai l'impression que beaucoup de socialistes n'ont pas encore compris que la répression devait aller de pair avec la prévention et l'éducation. Ségolène Royal s'est située sur le terrain des valeurs. C'est l'essentiel. Maintenant, il faut passer à la pratique, sur ces sujets comme sur les autres. Le débat doit y aider.
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Jean-Michel Apathie sur RTL ce mercredi matin. Il a corrigé l'interprétation tronquée (la science des rêves de journalistes est vraiment impénétrable...) que certains journalistes ont pu faire en tirant de son contexte et triturant une petite phrase prise dans un discours de fond de près de deux heures. Manipulation médiatique ou surdité collective… pour ne pas parler de l’essentiel ? Jean-Pierre Chevènement a, en tous cas, su remettre les pendules à l'heure !
Pour écouter cette émission, vous pouvez cliquer ICI ou vous rendre sur le site de campagne de Jean-Pierre Chevènement www.chevenement2007.fr
Présidentielles 2007 : Conférence de presse de JP Chevènement
Déclaration de Jean-Pierre Chevènement (Place de la République, 19/11/2006)
"Pour faire rebondir la France, trois priorités et vingt chantiers"
Voir la vidéo de la présentation des propositions de JP Chevènement : cliquer ICI
Lire la synthèse de la présentation des propositions de JP Chevènement : cliquer ICI
Pour voir cet entretien avec Ruth Elkrief, cliquer ici.
Vendredi 10 novembre 2006
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Strauss-Kahn en fait-il trop sur Sarcelles ?
PRÉSIDENTIELLE. Pas une sortie sans que Dominique Strauss-Kahn n’évoque Sarcelles, « sa ville » et les gens qu’il y rencontre. Tout à fait légitime pour ses partisans, cette répétition exaspère les détracteurs du député qui lui reprochent son absence.
DOMINIQUE Strauss-Kahn avait choisi le cadre de la mairie de Sarcelles pour annoncer sa candidature à l’investiture PS à la présidentielle, le 29 septembre. Il ne pouvait pas en être autrement. « C’est ici que ma vie militante a véritablement commencé, il y a près de vingt ans », avait-il expliqué, entouré de nombreux élus locaux qu’il côtoie, pour certains, depuis son arrivée en 1987. C’est aussi ici, avait-il ajouté, qu’il avait appris « à mener des campagnes parfois difficiles ». Et celle-là s’annonçait particulièrement rude. Six semaines se sont écoulées depuis, pendant lesquelles le député n’a pas manqué une occasion de faire référence à la ville qu’il a dirigée de 1995 à 1997 (et dont il est encore aujourd’hui le premier adjoint), et à ses habitants « qu’il rencontre dans la rue ». « Trop », selon les observateurs. Et même parmi la population, qui lui reproche, au contraire, son absence en ville (lire par ailleurs). « Il ne peut pas être partout à la fois, se défend-on dans son entourage. Il est là au moins deux fois par semaine. » Mais les chiffres sont là : en moyenne, il n’a assisté, ces trois dernières années, qu’à un conseil municipal sur trois. Par contre, il fait preuve d’assiduité à la communauté d’agglomération de Val de France, dont il est le président. En tout cas davantage que Nelly Olin, ministre de l’Environnement, qui y représente la ville de Garges-lès-Gonesse, fait remarquer un cadre sarcellois… « Ségolène parle sans arrêt du Poitou- Charente (NDLR : région dont elle est la présidente), je ne vois pas pourquoi il ne parlerait pas de Sarcelles, s’agace Jacques Langlade, un fidèle de Strauss-Kahn. C’est un élu de banlieue, ça le rend crédible quand il parle de quartiers populaires et de rénovation urbaine. En tout cas autant qu’une élue du Poitou- Charente qui parle du peuple… » Un point de vue largement partagé par les élus et militants PS de Sarcelles. Le maire, François Pupponi, en tête, qui multiplie les déplacements en province pour bien affirmer la capacité de DSK à s’occuper des populations défavorisées, « comme il le fait à Sarcelles depuis vingt ans ». Et les exemples ne manquent pas, selon eux. « Nous avons réussi à faire de Sarcelles une sorte de laboratoire du changement », s’était félicité Strauss-Kahn lui-même, lors du lancement de sa campagne, citant le redressement des finances de la ville reprise à la droite en 1995, la création des emplois jeunes (lire ci-dessous), la politique qui a permis à « près de 2 000 enfants » de manger à la cantine… Dimanche, Dominique Strauss- Kahn sera dans leVal-d’Oise à Cergy pour son dernier meeting de campagne. Mais c’est bien à Sarcelles qu’il a prévu de se rendre mercredi, la veille du vote. Eric Delporte (avec Marie Poussel)
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OUI
« Arrêtons l’utilisation médiatique de la ville »
RACHID ADDA,
Conseiller régional MRC
«La veille de sa venue devant les caméras et les photographes à la mairie de Sarcelles, il y avait un conseil municipal où il n’est pas venu », enrage Rachid Adda, conseiller régional chevènementiste natif de Sarcelles. Cette remarque n’a rien d’anecdotique pour cet homme de gauche devenu le poil à gratter de la majorité municipale en l’absence d’une véritable opposition. « Quand il est arrivé à Sarcelles, j’ai voté pour lui. Il avait l’image du quadra dynamique qui allait mettre son carnet d’adresses au service de Sarcelles pour créer des emplois. Au final, aucune grande entreprise ne s’est installée ici, excepté les chèques vacances. Quand a-t-on vu DSK à Sarcelles sans caméra de télévision ? Il y a un ras-le-bol général des Sarcellois de l’utilisation abusive de la ville pour gauchir une image de droite du candidat DSK. Il véhicule l’image d’une ville pauvre pour son image personnelle. Et puis, il y a deux poids, deux mesures entre ce qu’il promet au national et son action à Sarcelles. Par exemple, il s’est prononcé contre la privatisation d’EDF-GDF, alors qu’à Sarcelles, le réseau de chauffage a été privatisé l’année dernière. La ville a besoin de véritables élus du terroir et de terrain, qui la servent, et non de parachutés qui s’en servent sur les plateaux de télévision. » M.P.
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NON
« Il nous a apporté beaucoup »
FRANÇOIS PUPPONI,
Maire PS de Sarcelles
Ne demander pas à François Pupponi, s’il ne trouve pas que Dominique Strauss-Kahn parle trop de sa ville, cela le met en rogne. « Il a apporté beaucoup de choses à la ville, il a mis en oeuvre des réformes pour les populations défavorisées, autant le faire savoir », réplique l’élu. Il cite notamment les emplois jeunes, la rénovation des équipements municipaux, l’installation de l’Agence nationale des chèques vacances (ANCV), l’accueil des enfants de moins de trois ans dans les écoles… Autant de gros chantiers lancés lorsqu’il était encore maire de la ville et qu’a prolongés celui qui lui a succédé en 1997 à la tête de Sarcelles. « A Sarcelles, Dominique Strauss- Kahn a anticipé dans bien des domaines, insiste François Pupponi. En matière de renouvellement urbain, par exemple, il n’a pas attendu l’Agence nationale de rénovation urbaine pour redessiner la ville. » Encore aujourd’hui, ajoute le maire, « il est capable, grâce à son réseau relationnel exceptionnel, de régler des problèmes vite et efficacement, souvent avec un seul coup de fil ».Quant à son absence de la ville, « même s’il n’est pas vingt-quatre heures sur vingt-quatre à Sarcelles, il se tient sans cesse informé des affaires de la ville par téléphone », assure François Pupponi. B.A
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« On ne le voit plus qu’à la télévision »
RAYMOND, un habitant de Sarcelles
La photo s’étale sur deux pages de Paris-Match paru hier : dimanche dernier, Dominique Strauss-Kahn s’est rendu sur le marché de Sarcelles Lochères, avec son épouse, Anne Sinclair, et le maire, François Pupponi. « Il est toujours chaleureusement accueilli par les commerçants, qui ont offert une rose à sa femme et, à lui, des grappes de raisins », rapporte l’hebdomadaire. A l’autre marché de la ville, au Village, on se souvient de l’époque où l’ancien ministre venait régulièrement faire ses courses. « Quand il était maire, il venait tous les samedis avec Anne Sinclair, rapporte David, le fromager. Depuis, on ne le voit pratiquement jamais en dehors des périodes électorales. » Alors quand les habitants l’entendent parler si souvent la ville, ils éclatent. Les avis sont sévères « C’est du cinéma, du baratin. C’est simple, maintenant DSK, on ne le voit plus qu’à la télévision, critique Raymond. C’est devenu plus un conseiller de la mairie qu’autre chose. Je ne critique pas l’homme, qui est brillant. Mais il a une dimension nationale, qui le coupe des réalités de Sarcelles. » « Je l’ai vu une seule fois depuis que je vis ici », ajoute Paulette, installée à Sarcelles depuis près de quarante ans. Cette dernière avoue toutefois ne pas manquer ses passages à la télévision. « Cela m’intéresse, car il parle toujours de la ville, explique telle. Je suis persuadée que le maire ne peut pas prendre de décision sans lui en référer. » Côté Grand Ensemble, les avis sont aussi sévères. « Il n’est pas proche des gens, lui reproche Abdel, 40 ans. Je suis né ici, et je ne l’ai jamais vu dans mon quartier. Il n’a même pas de permanence de député ici alors qu’il est un élu local ! Pendant les émeutes, il n’est jamais venu rencontrer les habitants des zones sensibles, contrairement à d’autres élus qui ont participé activement à des rondes. Pour moi, il n’est pas représentatif des habitants. » M.P. et B.A
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Lundi 13 novembre à partir de 10h30
au Théâtre Dejazet , 41 bd du Temple 75003 Paris ( Métro République.)
Jean-Pierre CHEVENEMENT, candidat à l'élection présidentielle de 2007, présentera 3 chantiers et 20 propositions dans un appel à la République.
Tous ceux qui le soutiennent et peuvent être présents seront les bienvenus
Paris le 05 novembre 2006
Communiqué de presse du Secrétariat National du MRC
Proche -Orient : la grande misère de la diplomatie française.
Comment ne pas se sentir plein d’amertume quant on regarde aujourd’hui le triste spectacle que donne la diplomatie française sur une question aussi essentielle pour nous que le Proche-Orient.
Comment même ne pas se sentir humilier face aux différentes prises de positions de Philippe Douste Blazy sur ce dossier. En réalité, c’est de l’organisation même du renoncement dont il est question. Renoncement au rôle de la France dans le monde, pour porter une voix à la hauteur de son histoire et qu’attendent de nombreux peuples pour peu que nous ayons la volonté de nous adresser à eux.
Alors que le ministre des Affaires étrangères « prend acte » de la condamnation à mort de Saddam Hussein, le même ministre des Affaires étrangères demande aux Israéliens de faire preuve de « retenue » dans leur offensive dans la bande de Gaza. Depuis quatre mois, Tsahal assassine en moyenne 100 Palestiniens par mois.
Je rappelle qu’il s’agit de l’armée d’un Etat démocratique, mais dont le gouvernement vient de s’ouvrir à l’extrème-droite ultra nationaliste pour élargir l’assise électoral de monsieur Olmert après son échec au Liban. Dans le même temps on refuse toujours de reconnaître le résultat des élections de janvier dernier en Palestine. Tout cela est scandaleux il n’y a pas d’autres mots.
Mais la France est prise dans un ensemble de liens qui l’étouffe. Elle est prise au piège des décisions européennes qu’elle a validé par ailleurs, des relations toujours plus étroites avec l’OTAN, et de toutes celles et tous ceux qui ont fait du déclin national leur credo et leur fonds de commerce.
Le gouvernement se tait ou se soumet, et se faisant il s’en va vers le déshonneur.
Claude NICOLET
Secrétaire National aux Relations Internationales
LE MRC, le parti de Jean-Pierre Chevènement, présentera ses propres candidats lors des législatives, en juin prochain dans le département. « Ce sera le cas dans les circonscriptions où la droite est sortante et où aucun candidat de gauche n'est susceptible d'être une candidature de rassemblement autour des valeurs républicaines », indique le premier secrétaire du MRC 95, Rachid Adda, citant - sans donner de noms - les 2 e (Cergy-vallée de l'Oise), 3 e (Taverny), 5 e (Argenteuil), 6 e (Enghien) et 7 e (Sarcelles-Montmorency) circonscriptions. Mais le MRC juge aussi sa présence « inévitable » sur la 8 e (Garges-Sarcelles), actuellement tenue par Dominique Strauss-Kahn (PS), compte-tenu « de la perspective des municipales, de son ancrage local, des problématiques et des enjeux locaux et du renoncement de la gauche à ses propres valeurs », précise Rachid Adda. Les noms des candidats devraient être annoncés lors de la convention nationale du MRC, en décembre.
Le Parisien , mardi 07 novembre 2006
Les propos réputés maladroits de Ségolène Royal sur l'insécurité des quartiers ont bousculé la bien-pensance médiatico-gauchiste ! Certains journalistes (le monde) se sont même autorisés un rapprochement avec les thèses développées par Jean-Pierre Chevènement en matière de sécurité et dont il a fait état pendant sa campagne présidentielle de 2002 (cf. Discours de Vincennes prononcé en 2001). Segolène sait bien que le plus court chemin pour faire triompher ses nouvelles idées c'est de voter pour le Che ! Et en prime, on aura la certitude que la constitution européenne ne reviendra pas par la fenêtre après avoir pris la porte le 29 mai 2005.
Dans ce discours inaugural de 2001, Jean- Pierre Chevènement déclairait :
" La République n'est pas un régime de faiblesse. C'est un régime de liberté, ce qui est tout à fait différent. Elle n'accepte pas la loi de la jungle. Elle affirme fermement l'autorité de la loi pour tous" ;
"Promouvoir l'éveil de la conscience, faire comprendre ce que siginifient devoir, responsabilité, solidarité, générosité, c'est je le crois, répondre à l'attente véritable des jeunes" ;
"Le droit égal pour tous, à la sécurité doit devenir une réalité. Je m'y attacherai en écartant les deux démons symétriques que sont la démagogie et l'angélisme. Entre une droite tentée par le discours musclé, masquant son inaction et son manque d'inspiration, et une gauche encore prisonnière de dogmes sommaires falttant sa bonne conscience, il y a place pour une politique de la réalité, à la fois rigoureuse et juste." ;
"La première tâche est de réussir le plein accès à la citoyenneté de tous ces jeunes, quelle que soit leur origine, Français pour la plupart, dont certains croient que l'inégalité des droits les dispensent de respecter leurs devoirs. Ainsi, solidement assise sur l'exigence d'égalité, une politique républicaine visant le droit égal pour tous à la sécurité pourra être menée. Il faut rompre avec l'indifférence ou l'impuissance des élites devant l'insécurité subie par les plus modestes." ;
"Je propose de créer des centres de retenue, internats destinés à recevoir des délinquants multirécidivistes, reprendre le cycle de leur éducation scolaire et professionnelle, capables de les retenir loin du milieu criminogène du quartier, le temps qu'il faudra pour les remettre dans le bon chemin. Je sais qu'une certaine bien-pensance est prompte à accorder aux délinquants des excuses absolutoires pour cause de pauvreté ou d'immigration. Mais c'est faire injure aux gens modestes comme aux familles d'immigrés que d'inventer je ne sais quelle prédistination à la déliquence. La vérité en qu'en République, un délinquant, fut-il riche ou peuvre, d'origine auvergnate ou maghrébine, doit être sanctionné.
Jean-Pierre Chevènement, Discours de Vincennes, 2001
PARIS (AFP) - Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a annoncé lundi soir sur TF1 qu'il serait candidat à l'élection présidentielle de 2007.
"Oui, j'ai pris la décision d'être candidat à la présidence de la République", a déclaré l'ancien ministre. "Cette décision s'est imposée à moi progressivement et avec la force de l'évidence". "Notre pays va mal, on a l'impression que la France fout le camp", a ajouté le maire de Belfort, citant "Thomson, Pechiney, Arcelor" ou encore "les délocalisations industrielles, avec ces employés qu'on licencie".
Aujourd'hui âgé de 67 ans, M. Chevènement avait réalisé un score de 5,33% au premier tour de l'élection présidentielle en 2002. Proclamant sa candidature à dix jours du vote, le 16 novembre, des adhérents socialistes pour désigner leur candidat à l'Elysée, le responsable MRC a indiqué vouloir "un gouvernement républicain énergique qui fasse entendre la voix de la France". Interrogé sur sa détermination à aller jusqu'au bout, il a répondu: "Bien évidement, quand on part, c'est pour aller jusqu'au bout", précisant avoir déjà "retenu des locaux de campagne". "Ce sera difficile, a-t-il admis, mais je conquerrai mon espace, je ferai en sorte que la gauche soit en mesure de répondre aux attentes qui sont immenses dans notre pays".
Le nouveau candidat avait commencé cet été sa recherche de parrainages. "Ma décision, je ne la prendrai qu'à la fin de l'année, en connaissance de cause", avait-il affirmé en avril au 3ème Congrès du MRC.
Récemment, il avait dénoncé récemment la "politique d'extermination" du PS à l'égard de son parti, et répété le 26 octobre qu'il serait "très probablement" candidat à l'élection présidentielle. Fin octobre, le premier secrétaire du PS, François Hollande, avait affirmé que son parti voulait "tendre la main au mouvement de Jean-Pierre Chevènement" car "il faut que la gauche présente moins de candidats (à la présidentielle) en 2007 qu'elle n'en a présentés en 2002".
Jean-Pierre Chevènement, 67 ans, est un républicain sourcilleux, qui fut quatre fois ministre et une fois déjà candidat à l'Elysée, en 2002, réunissant 5,33% des voix.
Maire de sa ville natale de Belfort depuis 1983, avec une interruption entre 1997 et 2001 pour assurer ses fonctions de ministre de l'Intérieur du gouvernement Jospin (1997-2000), il a d'abord été socialiste avant de quitter ce parti en 1993, pour cause de désaccord sur l'Europe. Jean-Pierre Chevènement est toujours président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a succédé au Mouvement des Citoyens (MDC) qu'il avait fondé en 1993. Réélu député à chaque législative depuis 1973, il a été cependant battu en 2002.
Sous la présidence de François Mitterrand, Jean-Pierre Chevènement avait été ministre à trois reprises : Recherche et Industrie (1981-83), Education nationale (1984-86) et Défense (1988-91). Il démissionne trois fois de son poste pour protester, en 1983 contre la gestion des entreprises nationalisées, en 1991 contre la guerre du Golfe et en 2000 contre la gestion du dossier corse.
Né le 9 mars 1939, énarque, M. Chevènement adhère à la SFIO en 1964 et, peu après, participe à la fondation du CERES (Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste), qui deviendra quelques années plus tard l'aile gauche du PS.
Il entre en 1971 au secrétariat national du PS et est chargé en 1981 du "projet socialiste". Marié et père de deux enfants, il avait abandonné pendant quatre mois son ministère de la Place Beauvau fin 1998, en raison d'un grave accident d'anesthésie. Depuis 2002, il a créé une fondation de réflexion, Res publica, et publié en 2004 un ouvrage, "Défis républicains".
Pour voir ou revoir l'annonce officielle de la candidature de Jean-Pierre Chevènement à l'élection présidentielle, il suffit de cliquer ICI.
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95200 SARCELLES
CV express
Etat civil
- Né le 1er nov 1967 à Sarcelles
- Habite à Sarcelles-Lochères
- Ingénieur structures
- Conseiller régional d'IdF depuis 2004
- Conseiller municipal de Sarcelles depuis 2008
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Fonctions au sein du MRC
- Adhésion au MDC/MRC en 99
- Premier secrétaire fédéral du MRC 95
- Secrétaire national chargé de la Citoyenneté
- Vice-pdt du groupe MRC au Conseil Régional
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Parcours associatif
- Ancien vice-pdt d'Agir pour la Citoyenneté (APC)
- Fondateur en 2001 du Cercle Manouchian
- Cofondateur de l'Association AEVEREST.95
- Membre de l'association des anciens élèves du Lycée de Sarcelles
- Membre de l'Amicale des anciens élèves du Lycée Hoche de Versailles
- Membre de l'Association des Amis de l'Institut François Mitterrand
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Représentations de la Région
Membre de la Commission aménagement du territoire, de la Commission des sports, des loisirs et du tourisme et de la
Commission de l'environnement et du développement durable.
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- École Centrale Paris (ECP)
- Institut Supérieur des Matériaux (SUPMECA)
- Institut francilien de recherche sur les atomes froids
- Conseil Scientifique de l'Université de Cergy-Pontoise
- Centre hospitalier Roger Prévost
- Comite de lecture audiovisuel
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- Comite de coordination régionale de l'emploi et de la formation professionnelle
- Conférence régionale pour l'intégration et la lutte contre les discriminations
- Commission consultative du Plan Régional pour la Qualité de l'Air
- Comité régional de concertation chargé du schéma régional de développement du réseau public de transport
d'électricité
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- Commission Consultative de l'Environnement de l'aérodrome de Paris-CDG (CCE)
- Commission Consultative d'Aides aux Riverains de Roissy-CDG (CCAR)
- Commission départementale de coopération intercommunale
- Commission départementale de la présence postale territoriale
- Conseil départemental d'insertion du Val d'Oise
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- Greta Val de France
- Lycée de la Tourelle (Sarcelles)
- Lycée Jean-Jacques Rousseau (Sarcelles)
- Lycée Arthur Rimbaud (Garges)
- Lycée Charles Vaillant (Arnouville)
- Lycée Pierre Mendès-France (Villiers-le-Bel)
- Lycée Simone de Beauvoir (Garges)
- Lycée René Cassin (Gonesse)
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- Lycée privé O.R.T. (Villiers-le-Bel)
- Lycée privé Ozar Hatorah (Sarcelles)
- Lycée privé du Saint-Rosaire (Sarcelles)
- Lycée privé Thorat-Emet (Sarcelles)
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Cursus universitaire
- CPGE Lycée Hoche à Versailles
- Ecole Centrale de Nantes
- Ecole des Mines de Douai
- Ecole doctorale de Lille I
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- Maîtrise de Méca des fluides
- DEA de Génie Mécanique
- Ingénieur en Mécanique
- Doctorat de Mécanique
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Centres d'Intérêts
- Astronomie
- Photographie
- Epistémologie
- Littérature (Borges, Ponge, Calvino, Novalis, Goethe, Irving, Aragon, Amrouche)
- Peinture (Turner, Delacroix, Miro, David, Ingres, Matisse, Dürer, Gericault, Watteau)
- Cinéma (Lynch, Scorcese, Welles, Kubrick, Ford, Leone, Sofia Coppola, Chaplin, Verneuil, Lean)
- Musique (The Cure, Joy Division, Cocteaux Twins, Radiohead, Muse, Pixies, Bauhaus, Mano Negra, Clash, The
Smiths, Echo and the Bunnymen, New Order...)
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