Républicain de gauche
à Sarcelles

  
 
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Jeudi 29 juin 2006

Jean-Pierre Chevènement réagit au mariage d'Arcelor et de Mittal Steel. Il dénonce la "dictature du fric", le "mépris des intérêts de la France, de l'Europe et des salariés". Il pointe du doigt la "mauvaise Europe" et les délocalisations. Il évoque aussi le dossier EADS. Selon lui, l'Etat doit reprendre la main. Il donne aussi son point de vue sur Ségolène Royal et la position du MRC pour les présidentielles.

Interview de Marc Tronchot.

Pour accéder à l'emission d'Europe 1, cliquez ICI

Pour accéder au site de Télématin, cliquer ICI

Dimanche 25 juin 2006
Monsieur le président,
Monsieur le Vice-président,
mes chers collègues
 
Malgré les discours visant à la discréditer, la politique de la ville continue a être nécessaire pour raccrocher au pacte républicain des quartiers dont les caractéristiques communes sont d’être populaires, longtemps délaissés par les politiques publiques et handicapés par des inégalités sociales et territoriales.
 
Elle apporte ses effets positifs même si des insuffisances existent tant sur l’analyse des besoins, les contenus des politiques et les modalités de sa mise en œuvre en particulier un grand déficit démocratique dans son élaboration.
 
La politique de la ville n’a pas su renouveler les outils d’interventions classiques de l’Etat. En matière associative, la pratique de la rituelle subvention annuelle souvent promise par l’Etat jamais acquise met en difficulté beaucoup d’efforts militants des acteurs locaux.
De plus un effet de dilution lié à l’idée selon laquelle la pdv doit s’occuper de tout en a finalement obérée la portée.
 
Comme vous l’indiquiez la politique de la ville menée à l’échelon régional a su s’adapter au cours des années et il est donc normal et même souhaitable, face à un contexte nouveau créé par la renationalisation de la pdv à travers la création de l’ANRU, que la Région Ile de France fasse des propositions visant à augmenter l’efficacité de sa pdv et à l’adapter aux nouveaux défis et enjeux des territoires concernés.
 
En particulier, la distinction, sans les opposer ni même les hiérarchiser, entre le bâti et l’humain ne peut que trouver notre soutien.
Les seules rénovations urbaines n’arriveront pas à régler la crise dans ces quartiers, pas plus que l’éradication des bidonvilles autour de Paris dans les années 60/70 n’a pu empêcher la situation d’urgence actuelle.
Parce qu’elle viendra en appui des politiques sectorielles régionales (logement, devt social, démocratie), la pdv revitalisée par son volet humain et un ciblage plus pertinent des secteurs d’interventions verra son efficacité accrue.
 
Quant à l’ANRU, la position de l’exécutif, à savoir la participation de la Région au CA de l’ANRU, nous parait la meilleure. Ne pas participer à une instance de décision dont la moitié des dossiers concernent l’IDF reviendrait aujourd’hui à nous mettre au mieux dans un rôle d’acteur contraint, au pire dans un rôle de spectateur passif, en tous cas dans un rôle de payeur sans être conseilleur.
 
Nous vous suivrons donc sur toute la ligne.
Je vous remercie.
Pour information, la communication de Julien Dray au nom de l'exécutif régional.
cliquer ICI
Samedi 24 juin 2006
Extrait du compte-rendu de la CCE de l'aérodrome de Roissy-CDG, réunie le 14 juin 2006 pour rendre un avis sur le projet PEB de Roissy-CDG.
Pour consulter le compte-rendu dans son intégralité, cliquer ici.

   
M. ADDA (conseiller régional d'Ile-de-France).-Je vais intervenir sur deux points : D'abord un point un peu plus technique.
Ce document est avant tout un document d'urbanisme qui va s'imposer au SDRIF et à tous les autres documents d'urbanisme. Dans le cadre de la rénovation urbaine par rapport à la règle départementale, notamment dans le Val d'Oise, du 1 pour 1 à l'échelle départementale, est-ce que les périmètres de rénovation urbaine seront "exportables" ? Lorsque des logements qui ne sont pas reconstruits par exemple à Garges-lès-Gonesse sont projetés dans un autre endroit du Département, est-ce que ce nombre de logements peut-être mis à un autre endroit qui serait éventuellement dans le PEB puisque, dans le cadre de la rénovation urbaine, théoriquement ces logements auraient pu être construits malgré le PEB aux endroits initiaux ?
 
Sur les éléments techniques, le fait d'être passé d'un plafonnement en mouvements à un plafonnement basé sur une méthode énergétique en moyenne ne prend pas en considération une chose : tout simplement que les gens ne sont pas sensibles aux moyennes, ils sont sensibles aux pics et à la durée cumulative du bruit. On pourra faire tout ce qu'on veut, le choix qui a été pris d'élaborer ce Plan d'Exposition au Bruit avec l'indice Lden ne va pas dans le bon sens.
Notamment page 12, vous dites, moi j'ai une autre vision des choses, que "les scénarios étudiés dans le cadre de l'APPEB ont permis de démontrer que c'est moins le nombre de mouvements total que les caractéristiques acoustiques et la répartition des mouvements d'aéronefs qui déterminent les dimensions des courbes".Je suis d'accord avec cela mais les indices Lden, qu'ils soient de 55 ou 57, changent peu le PEB. Finalement avec les mêmes indices, on peut mettre n'importe quel scénario en termes de mouvements puisque les indices ont peu d'incidences sur le contour final du Plan d'Exposition au Bruit.
 
L'un des problèmes qui est posé par ce Plan d'Exposition au Bruit, c'est de savoir si on considère que la Région Ile-de-France peut avoir les mêmes légitimes aspirations, comme les autres Régions, à maîtriser son cadre de vie ou si, parce que c'est la région capitale, l'Etat par les choix qu'il fait pourrait empêcher une région comme la Région Ile-de-France de maîtriser son avenir dans le cadre d'un développement durable des activités sur son territoire.
Est-ce que le bruit est une contrainte ou est-ce un paramètre principal de l'évaluation du PEB ? En l'état, je crois que c'est simplement considéré comme un dommage collatéral et je crois que ce PEB formalise la déconnexion du pôle de Roissy de son territoire.
 
Bien entendu Roissy est un pôle de développement économique pour toute l'Ile-de-France et pour la France entière mais c'est aussi une surface équivalente à un tiers de Paris qui est posée dans le Val d'Oise et il faudrait quand même que les populations soient prises en compte et qu'on ne traite pas de façon symptomatique le développement du trafic mais qu'on essaie de reconnecter le développement de Roissy à sa population.
 
Enfin, au départ il y a un pêché originel dans ce PEB, la commission Gonneau pour justifier l'abandon du troisième aéroport a dit que le trafic était en stagnation.
Peut-être que c'était dû aussi aux circonstances de l'époque, il y avait l'effet 11 septembre et puis une stagnation temporaire du trafic, mais quand j'entends le document sonore d'Aéroports de Paris pour sa mise en bourse qui nous explique qu'on va aller dans les dix ans vers un doublement de l'activité à Roissy, à moins d'ouvrir les pizzerias à Roissy, je ne vois pas comment...
 
M. BLAZY (Député Maire de Gonesse).- Elles y sont !
 
M.ADDA (conseiller régional Ile-de-France).- … on pourra doubler le développement de Roissy sans au moins multiplier par un et demi le nombre de vols sur la plate-forme.
On sait très bien que Roissy est en capacité de pouvoir accueillir 750.000 ou 1 million de mouvements par an, sa saturation technique est de cet ordre.
 Pour rassurer M. PATERNOTTE, dans la vision régionale du SDRIF, il a été indiqué que la stagnation du trafic était un des éléments de l'abandon du troisième aéroport.
Dans la vision régionale qui va être votée dans une semaine, on a indiqué qu'on estime qu'il faudrait que l'insonorisation des riverains en adaptant la ressource aux besoins soit faite dans les cinq à dix ans et que tout autre scénario qui consisterait à développer en terme de mouvements la plate-forme de Roissy relancerait automatiquement l'idée du troisième aéroport.
Pour finir, sur la paupérisation, je souscris à ce qu'a dit Mme PERONNET puisque, notamment à Sarcelles, 40 % des professions intellectuelles supérieures ont quitté la ville dans les quinze dernières années. Et on sait très bien que l'une des principales motivations du départ de nos quartiers, c'est le bruit. Ceux qui peuvent esquiver l'handicap territorial dû à Roissy quittent massivement nos quartiers.
M. ADDA (conseiller 2 régional 2 Ile-de-France).-  
Je vais intervenir sur deux points : D'abord un point un peu plus technique.
Ce document est avant tout un document d'urbanisme qui va s'imposer au SDRIF et à tous les autres documents d'urbanisme. Dans le cadre de la rénovation urbaine par rapport à la règle départementale, notamment dans le Val d'Oise, du 1 pour 1 à l'échelle départementale, est-ce que les périmètres de rénovation urbaine seront "exportables" ? Lorsque des logements qui ne sont pas reconstruits par exemple à Garges-lès-Gonesse sont projetés dans un autre endroit du Département, est-ce que ce nombre de logements peut-être mis à un autre endroit qui serait éventuellement dans le PEB puisque, dans le cadre de la rénovation urbaine, théoriquement ces logements auraient pu être construits malgré le PEB aux endroits initiaux ?
 
Sur les éléments techniques, le fait d'être passé d'un plafonnement en mouvements à un plafonnement basé sur une méthode énergétique en moyenne ne prend pas en considération une chose : tout simplement que les gens ne sont pas sensibles aux moyennes, ils sont sensibles aux pics et à la durée cumulative du bruit. On pourra faire tout ce qu'on veut, le choix qui a été pris d'élaborer ce Plan d'Exposition au Bruit avec l'indice Lden ne va pas dans le bon sens.
Notamment page 12, vous dites, moi j'ai une autre vision des choses, que "les scénarios étudiés dans le cadre de l'APPEB ont permis de démontrer que c'est moins le nombre de mouvements total que les caractéristiques acoustiques et la répartition des mouvements d'aéronefs qui déterminent les dimensions des courbes".Je suis d'accord avec cela mais les indices Lden, qu'ils soient de 55 ou 57, changent peu le PEB. Finalement avec les mêmes indices, on peut mettre n'importe quel scénario en termes de mouvements puisque les indices ont peu d'incidences sur le contour final du Plan d'Exposition au Bruit.
 
L'un des problèmes qui est posé par ce Plan d'Exposition au Bruit, c'est de savoir si on considère que la Région Ile-de-France peut avoir les mêmes légitimes aspirations, comme les autres Régions, à maîtriser son cadre de vie ou si, parce que c'est la région capitale, l'Etat par les choix qu'il fait pourrait empêcher une région comme la Région Ile-de-France de maîtriser son avenir dans le cadre d'un développement durable des activités sur son territoire.
Est-ce que le bruit est une contrainte ou est-ce un paramètre principal de l'évaluation du PEB ? En l'état, je crois que c'est simplement considéré comme un dommage collatéral et je crois que ce PEB formalise la déconnexion du pôle de Roissy de son territoire.
 
Bien entendu Roissy est un pôle de développement économique pour toute l'Ile-de-France et pour la France entière mais c'est aussi une surface équivalente à un tiers de Paris qui est posée dans le Val d'Oise et il faudrait quand même que les populations soient prises en compte et qu'on ne traite pas de façon symptomatique le développement du trafic mais qu'on essaie de reconnecter le développement de Roissy à sa population.
 
Enfin, au départ il y a un pêché originel dans ce PEB, la commission Gonneau pour justifier l'abandon du troisième aéroport a dit que le trafic était en stagnation.
Peut-être que c'était dû aussi aux circonstances de l'époque, il y avait l'effet 11 septembre et puis une stagnation temporaire du trafic, mais quand j'entends le document sonore d'Aéroports de Paris pour sa mise en bourse qui nous explique qu'on va aller dans les dix ans vers un doublement de l'activité à Roissy, à moins d'ouvrir les pizzerias à Roissy, je ne vois pas comment...
 
M. BLAZY (Député Maire de Gonesse).- Elles y sont !
 
M.ADDA (conseiller régional Ile-de-France).- … on pourra doubler le développement de Roissy sans au moins multiplier par un et demi le nombre de vols sur la plate-forme.
On sait très bien que Roissy est en capacité de pouvoir accueillir 750.000 ou 1 million de mouvements par an, sa saturation technique est de cet ordre.
 Pour rassurer M. PATERNOTTE, dans la vision régionale du SDRIF, il a été indiqué que la stagnation du trafic était un des éléments de l'abandon du troisième aéroport.
Dans la vision régionale qui va être votée dans une semaine, on a indiqué qu'on estime qu'il faudrait que l'insonorisation des riverains en adaptant la ressource aux besoins soit faite dans les cinq à dix ans et que tout autre scénario qui consisterait à développer en terme de mouvements la plate-forme de Roissy relancerait automatiquement l'idée du troisième aéroport.
Pour finir, sur la paupérisation, je souscris à ce qu'a dit Mme PERONNET puisque, notamment à Sarcelles, 40 % des professions intellectuelles supérieures ont quitté la ville dans les quinze dernières années. Et on sait très bien que l'une des principales motivations du départ de nos quartiers, c'est le bruit. Ceux qui peuvent esquiver l'handicap territorial dû à Roissy quittent massivement nos quartiers.
Mardi 20 juin 2006
Partager un plat et quelques verres, entre voisins, en bas de son immeuble : c’est le principe des repas de quartiers qui animeront de nombreuses communes franciliennes durant ces quelques semaines d’été.
Depuis 1998, ces déjeuners et dîners organisés par des associations locales permettent aux riverains des cités de la région d’échanger des moments conviviaux dès les premiers beaux jours. Grâce à une aide financière apportée par la Région, ces repas sont par ailleurs totalement gratuits, afin de permettre au maximum de convives de prendre part aux festivités.
 
A Sarcelles, trois repas de quartiers sont programmés le 24 juin :
- Ecole P. et M. Curie, dans la cour dans le quartier Rosiers/Chantepie
- Au cœur du quartier Watteau en plein air allée Fragonard
- Cour de l’Ecole H. Dunant dans le quartier des Sablons
Un autre a eu lieu samedi 17 juin dans le quartier des Vignes Blanches (Place C. St Saëns)
D'autres ont lieu à Garges-lès-Gonesse, Villiers le Bel, Arnouville ou Gonesse...
Le calendrier des réjouissances est disponible au format .pdf en cliquant ICI.
Lundi 19 juin 2006
Afin d'éviter toute polémique, vaine par nature, avec ceux qui cherchent dans ce rapport une justification de leur gouvernance communautariste, je mets en ligne le rapport Stasi sur l'application du principe de la Laïcité dans la République remis au président de la république le 11 décembre 2003. A cette occasion, le Maire de Sarcelles fut auditionné après un passage chaotique sur France 2 à l'émission "mots croisés", présenté par Arlette Chabot, où il fut désavoué publiquement et en direct par Anne Hidalgo, Première adjointe de Bertrand Delanoë et membre du bureau national du PS.
Aujourd'hui le Maire de la ville s'appuie sur la commission Stasi pour justifier les créneaux horaires spécifiques à la piscine municipale de Sarcelles accordés sur des bases de genre et de religion. Je pensais d'abord à une boutade tant la ficelle était grosse. A sa lecture, il est évident que ce rapport indique le contraire notamment dans ses conclusions et ses préconisations.
Pour vous faire une idée, vous pouvez désormais le consulter en cliquant ICI
Lundi 19 juin 2006
 DEPUIS trois ans, la piscine de Sarcelles est réservée une partie du dimanche après-midi à l'association des femmes loubavitchs, des juives orthodoxes à qui leur culte impose de se baigner sans présence masculine. Devront-elles bientôt renoncer ? « Cela doit cesser au plus vite, s'insurge dans un communiqué le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Sarcelles. Nous demandons la suppression des créneaux communautaires afin de mettre fin à ce que nous appelons l'exception cultuelle sarcelloise, en contradiction avec le principe de la laïcité. » « A Lille, Martine Aubry, qui avait accordé de tels créneaux dans ses piscines aux femmes musulmanes, avait fini par rebrousser chemin après avoir été montrée du doigt et vertement tancée par la commission Stasi sur la laïcité », précise Rachid Adda, le conseiller régional MRC à l'origine de la démarche. Oui, mais voilà, le maire PS de Sarcelles, François Pupponi, qui avait accordé à l'association cette autorisation de se servir de l'équipement à l'époque communal, passé depuis dans le giron de la communauté d'agglomération Val de France, ne l'entend pas de cette oreille. D'autant qu'il occupe également aujourd'hui la fonction de vice-président de Val de France, chargé des sports et de l'habitat. « Ce que demande Rachid Adda est illégal et contraire au principe de la laïcité, martèle-t-il. Quand une association de la ville demande à utiliser un équipement communal, quel qu'il soit, le maire n'a pas le droit de refuser en invoquant l'appartenance religieuse des utilisateurs. Cette analyse juridique m'a d'ailleurs été confirmée par la commission Stasi. De plus, il ne s'agit en l'occurrence pas de créneaux horaires qui léseraient la population, mais de vacations, à des horaires où l'équipement est fermé au public. Cette association de femmes loubavitchs ne bénéficie pas, en outre, du personnel municipal, mais occupe la piscine avec ses propres maîtres nageurs et assure elle-même la sécurité. » Au-delà de la querelle politique locale, d'autres enjeux viennent peser sur cette affaire : la Direction départementale de la jeunesse et des sports envisage très sérieusement d'installer, à la fin de l'année à la piscine de Sarcelles, un   pôle national de formation aux métiers nautiques et de maîtres nageurs (lire encadré). « Mais seulement si cette pratique cesse dans cet établissement », prévient Mathias Lamarque, le directeur départemental. Contacté, le député Dominique Strauss-Kahn, président de Val de France, a fait savoir qu'il approuvait la position du maire de Sarcelles.
   
Un pôle de formation des maîtres-nageurs dans la balance
 «IL MANQUE en France 2 500 maîtres-nageurs-sauveteurs diplômés, dont un bon millier en Ile-de-France. » C'est fort de ce constat que Mathias Lamarque, le directeur départemental de la jeunesse et des sports (DDJS), planche depuis quelque temps sur un projet de pôle de formation national aux métiers du nautisme. Un projet qu'il verrait idéalement naître à la fin de l'année à la piscine de Sarcelles. .
« C'est le seul bassin de 50 m dans ce secteur de la région, explique-t-il. Ce lieu plein d'atouts est particulièrement dynamique. C'est là que s'entraîne le club de Sarcelles qui possède un très haut niveau, avec beaucoup de jeunes issus des cités du secteur. Ces jeunes et bons nageurs, mais dont les résultats scolaires ne rejoignent pas toujours leurs performances sportives, pourraient ainsi trouver une orientation professionnelle vers un métier beau et noble. » Le futur pôle de formation se veut également un pôle d'excellence, puisqu'il pourrait devenir, toujours selon Mathias Lamarque, « un véritable exportateur de maîtrise ». Mais tout cela est conditionné à la suppression du créneau horaire réservé aux femmes loubavitchs. « On ne peut créer un tel projet dans un endroit où la pratique sportive est contraire aux valeurs de laïcité rappelées par le ministre des Sports, Jean-François Lamour, devant la commission Stasi, confie Mathias Lamarque. La fin de l'utilisation des locaux par cette association fait partie des discussions entamées actuellement avec Val de France. » Même s'il se dit « choqué » par la position de la DDJS, François Pupponi avoue qu'« entre la possibilité d'offrir des centaines d'emplois à des jeunes de l'Est val-d'oisien grâce à ce pôle formation et celle de continuer à donner l'accès à la piscine aux femmes loubavitchs, le choix est évident ». Mais, ajoute-t-il, « j'encouragerai dans ce cas l'association à intenter aux collectivités locales et à l'Etat des procès pour discrimination ».
 
Le Parisien du 14 juin 2006
Bénédicte Agoudétsé
Lundi 19 juin 2006
Le discours tenu par François Pupponi lors de l’inauguration de l’exposition sur les portraits d’imams et de rabbins du monde entier actuellement aux Vignes blanches, suscite des réactions de la part des adversaires politiques de gauche du maire de Sarcelles.
Deux représentants de la communauté musulmane de Sarcelles à sa droite, un rabbin à sa gauche, le maire PS de Sarcelles, François Pupponi, était fier de trôné au milieu de la table qui regroupait tout ce petit monde lors du vernissage de l’exposition. Dans son dos, sur le mur, quelques portrait d’imams et de rabbins du monde entier, « accompagnés de leurs messages de paix », photographié par l’homme au chapeau, Xavier Zimbardo, à qui l’on devait dernièrement une autre exposition, dans les mêmes lieux sur la « photo sociale ».
Sur un thème aussi sensible, voire provocateur, du rapprochement des religions, même si l’exposition ne choque pas en soi (Qui est contre la paix ?), le discours qu’a tenu le maire n’a pas laissé indifférents ses adversaires politiques au sein même de la gauche et du PS. Surtout sur le sujet du communautarisme qui vient inévitablement sur le tapis. Le maire « atypique » de Sarcelles, comme il l’aime à se définir lui-même, prétend ne pas vouloir faire du communautarisme, attitude qui fait sourire tout le monde, même au PS : « tout le monde sait que le maire de Sarcelles fait du communautarisme » remarque cette élue socialiste sur le Val d’Oise.
François Pupponi a sa vision de la République : « trop longtemps la république s’est créé un monde idéal. Dans la république du XXIe siècle, il faut que l’on soit capable de voir la réalité en face, la réalité historique : n doit être capables de vivre ensemble, de regarder, de se respecter, de mettre des règles de vie. La laïcité a été galvaudée. Nul citoyen ne peut être discriminé en vertu de sa religion. La République se fait un devoir de permettre à chacun de vivre sa religion sans être discriminé. » Puis d’ajouter : « taxé de communautarisme, j’assume être l’ami des communautés. Je les respecte. J’applique le principe républicain. Etre en bonne relation avec toutes les communautés ce n’est pas faire du communautarisme»
Un principe républicain qui laisse de marbre son adversaire politique au sein même du PS, Didier Arnal, présent ce jour là : « Avant de parler de principes républicains, il faudrait que le maire de Sarcelles ait des principes lui-même », remarque perfidement cet ancien 2e adjoint aux finances de Dominique Strauss-Kahn (quand ce dernier était maire) et actuellement conseiller général de Sarcelles sud-ouest. Les deux hommes sont, il est vrai, à couteaux tirés et probablement adversaires aux prochaines municipales. « Je suis en désaccord total et complet avec ce que peut dire le maire de Sarcelles, confie Didier Arnal. Sur la façon de gérer la ville au niveau du communautarisme mais aussi sur sa façon de gérer la ville tout court. Prenez le dossier sur le chauffage. Privatiser le chauffage pour un maire socialiste c’est un véritable scandale, c’est une honte. »
De son coté, Rachid Adda du MRC, autre adversaire politique, ne mâche pas non plus ses mots, dans son style toujours aussi intellectuel : « le plus indécent de la part du maire de Sarcelles est d’instrumentaliser la laïcité pour justifier sa politique qui vise à segmenter les Sarcellois en autant de communautés. Le problème du communautarisme, ce ne sont pas les communautés, mais l’utilisation politique des communautés culturelles ou religieuses par des élus qui ont abandonné les Sarcellois. La gouvernance communautariste part du droit à la différence pour aboutir à la différence des droits. D’ailleurs, les autorités religieuses présentes ont insisté sur le fait que nos différences doivent être transcender par ce qui nous rassemble : c’est la définition même de la Citoyenneté républicaine reposant sur la Laïcité qui seule permet la liberté de conscience. L’important n’est pas d’où nous venons mais où nous allons ensemble. » Les prochaines élections municipales devraient être mouvementées…
 
Jean Luc Brac         
Dimanche 18 juin 2006
APRÈS le non franc et massif rendu courant mars par les 127 communes consultées, voici le refus collectif des membres de la commission consultative de l'environnement de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Réunis hier par le préfet de région, les élus, les associations de riverains et les professionnels de l'aéronautique qui participent à la CCE ont repoussé le plan d'exposition au bruit (PEB), par 19 voix contre et 9 pour. L'objectif de cette carte d'urbanisme en cours de révision est de réguler les constructions autour de la plate-forme et d'éviter que de nouveaux habitants soient exposés au bruit des avions.
Le projet, qui a décidément du mal à passer, s'étendra sur cinq départements et touchera 127 villes dont 69 en Val-d'Oise.
L'Advocnar, la principale association en lutte contre les nuisances aériennes en Ile-de-France a elle aussi voté contre, mais le bon résultat obtenu hier en CCE ne la fait pas pour autant sauter de joie. « On ne peut être satisfait quand on voit qu'un document aussi peu sincère a pu être élaboré et soumis pour avis. Les hypothèses de trafic ont été officiellement sous-évaluées. On ne cherche pas à préserver les populations survolées », regrette Pascal Machuron, vice-président de l'Advocnar, à l'issue de la CCE.
 
La « double peine » de Gonesse 
Les opposants craignent que les intentions louables du PEB masquent d'autres arguments, moins environnementaux et plus économiques. « Le périmètre du plan d'exposition au bruit qui a été retenu par l'Etat entérine en fait l'augmentation des mouvements aériens », confirme de son côté Rachid Adda, conseiller régional MRC, qui assistait à la CCE.
Un avis également partagé par Jean-Pierre Blazy, député-maire socialiste de Gonesse qui estime que les limites trop restrictives du PEB ne vont pas servir les intérêts des habitants, mais favoriser « le développement de Roissy sans contrainte ».
L'élu n'hésite pas à évoquer la « double peine » à laquelle serait condamnée sa commune en cas d'adoption du PEB, qui subirait « les nuisances aériennes de jour comme de nuit » et qui se verrait, « au nom d'une lecture intégriste du Code de l'urbanisme, dans l'impossibilité de réaliser tout projet utile aux populations existantes ».
Le rejet en CCE du plan d'exposition est en tout cas interprété par Jean-Pierre Blazy comme étant « un signe fort adressé à l'Etat ». C'est désormais au tour de l'Acnusa, l'Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires, de se prononcer, après les avis défavorables des communes et de la commission consultative.
Les centaines de milliers d'habitants concernés par le projet de PEB auront la parole à l'automne, à travers la grande enquête publique. Les militants de l'Advocnar promettent de mobiliser, les élus aussi.
 
Claire Guédon
Mercredi 7 juin 2006
Un titre plus judicieux aurait été François Pupponi divise la gauche par sa gestion de la société sarcelloise.
En effet, le problème du communautarisme c'est l'instrumentalisation des communautés culturelles ou religieuses à des fins politiques électoralistes voire clientélistes. Cela met en danger la démocratie car cette gouvernance donne un rôle aux supposés représentants des dites communautés et considère que certains de nos concitoyens délègueraient collectivement leur part de souveraineté populaire. C'est le prélude à l'instauration d'un deuxième collège et un reniement du principe "un citoyen, une voix". Les Sarcellois sans exception sont représentés par des élus dans différentes assemblées (municipalité, conseils général et régional, assemblée nationale). Il n'est pas de la compétence ni du ressort d'un Maire de désigner tel ou tel pour représenter un groupe de Sarcellois en raison de son origine, sa religion, sa nationalité réelles ou supposées.  L'identité et les éléments la forgeant sont du choix des individus et de leur intime conviction. Par distinction des sphères privée et publique, en ce qui concerne à la religion, la Laicité est une garantie de cette liberté de conscience.
Quant au prétexte de la lutte contre les discriminations pour justifier le communautarisme, c'est fort de café (et pour tout dire pitoyable) alors que ce dernier consiste à avoir un discours propre pour chaque communauté et exarcerbe les différences sacrifiant le commun. Seul un véritable accès à la Citoyenneté, qui ne peut-être communautarisée, permet de lutter efficacement contre les discriminations et les inégalités.
L'origine est spécifique à chacun ; le communautarisme consiste à la considérer comme exclusive en assignant à perpetuité les individus à leur origine. Où est la liberté individuelle dans tout cela ? La capacité de croire ou ne pas croire ? La volonté de pratiquer ou de ne pas pratiquer ? La possibilité de changer de religion ?
Les élus se déclarant "amis des communautés" sont-ils vraiment des amis qui leurs veulent du bien ? Les cinéphiles savent comment finit le film.

Voici l'article du Parisien du 5 juin 06 :

Le communautarisme
divise les élus de gauche
APRÈS les déclarations du maire (PS), François
Pupponi, se présentant
comme « l’ami des
communautés », les réactions
de Rachid Adda, conseiller
régional (MRC), ne se sont
pas fait attendre et il ne
mâche pas ses mots. Il
reproche « la gouvernance
communautariste du maire de
Sarcelles qui consiste à
réduire le Sarcellois à son
origine ethnique ou sociale.
C’est une politique de
segmentation. » « Un élu de
gauche ne doit pas alimenter
le repli identitaire qui est déjà
naturel », poursuit-il, avant de
donner à son tour sa
définition de la laïcité. « Elle
est un principe de neutralité.
La religion doit être exclue de
la sphère publique. » « Le
problème du
communautarisme, ce ne sont
pas les communautés mais
l’utilisation politique des
communautés culturelles ou
religieuses. »
Mercredi 7 juin 2006
Le MRC Val d'Oise et le comité Pays de France du MRC soutiennent la liste menée par Thierry Chiabodo à l'occasion de l'élection municipale partielle de Goussainville les 18 et 25 juin 2006. (Voir le communiqué de presse commun MRC-PCF)
Malheureusement l'union de toute la gauche n'a pas été possible dès le premier tour. Les militants du MRC se sont joints à ceux du PCF et du mouvement associatif pour co-élaborer avec les Goussainvillois un projet ambitieux et une liste de large rassemblement autour de ce projet.
Voici mon message de soutien à la liste "Goussainville Ensemble" figurant sur le quatre pages de présentation de cette liste à l'image de tous les Goussainvillois... sans exclusive.
" Durant ses années de gestion, une droite conservatrice et autoritaire a fait le choix de ne pas répondre aux aspirations des Goussainvillois (es) et d’oublier l’intérêt général.
Il est grand temps d’évaluer les véritables enjeux, relever les grands défis et lancer les actions nécessaires à un nouveau départ pour Goussainville.
En particulier, la morale et l’éthique doivent être remise au cœur de l’action politique municipale.
En soutenant avec le PCF la liste de large rassemblement « Goussainville Ensemble » menée par Thierry Chiabbodo, le MRC fait le choix de soutenir des hommes et des femmes de conviction, intègres, sincères et dévoués à l'intérêt public.
Pour une vraie chance d’alternative à la droite, nous devons rendre à Goussainville le visage d’une République plus juste, plus humaine, plus solidaire et plus proche en soutenant la liste "Goussainville Ensemble". "
 
Rachid ADDA
Conseiller régional francilien
Premier secrétaire fédéral du MRC 95
Secrétaire national du MRC
Samedi 3 juin 2006

Lors du colloque organisé par "villes et banlieues" à l'occasion du cinquantenaire de la ville du grand ensemble de Sarcelles, le Maire de la ville, François Pupponi a tenu des propos sur la mixité sociale largement repris par la presse locale et nationale.

J'avais été scandalisé par ces propos pour diverses raisons. Vous pouvez à nouveau consulter ma réaction en cliquant ICI.

Jeudi 1 juin 2006
Forum de la Gauche et des écologistes à Nantes
Le 10 juin 2006, de 14h30 à 21h
à la cité des Congrès à NANTES (auditorium 450).

1er débat 14h30-17h30 :
insitutions, démocratie, décentralisation

2e débat 18h-21h :
dicriminations, citoyenneté, vivre ensemble
 

Le MRC sera représenté par Rachid ADDA, le PS par Jean-Marc AYRAULT
 

Pour me joindre

 

Me contacter à la Région
Rachid ADDA (lien site cridf)
Vice-pdt du Groupe MRC
Conseil Régional d'IDF
34, rue Vaneau
75007 PARIS
> tél : 01 53 85 68 91
> fax : 01 53 85 70 99
> mail : r.adda@wanadoo.fr
 

Contacter le MRC 95 
 
MRC Val d'Oise
42, avenue Pierre Koenig
95200 SARCELLES

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CV express

 

 
Etat civil
- Né le 1er nov 1967 à Sarcelles
- Habite à Sarcelles-Lochères
- Ingénieur structures
- Conseiller régional d'IdF depuis 2004
- Conseiller municipal de Sarcelles depuis 2008

 
*
Fonctions au sein du MRC
- Adhésion au MDC/MRC en 99
- Premier secrétaire fédéral du MRC 95
- Secrétaire national chargé de la Citoyenneté
- Vice-pdt du groupe MRC au Conseil Régional
 
 
*
Parcours associatif
- Ancien vice-pdt d'Agir pour la Citoyenneté (APC)
- Fondateur en 2001 du Cercle Manouchian
- Cofondateur de l'Association AEVEREST.95
- Membre de l'association des anciens élèves du Lycée de Sarcelles
- Membre de l'Amicale des anciens élèves du Lycée Hoche de Versailles
- Membre de l'Association des Amis de l'Institut François Mitterrand
 
 
 
*
Représentations de la Région
Membre de la Commission aménagement du territoire, de la Commission des sports, des loisirs et du tourisme et de la Commission de l'environnement et du développement durable.
***
 
- École Centrale Paris (ECP)

- Institut Supérieur des Matériaux (SUPMECA)

- Institut francilien de recherche sur les atomes froids

- Conseil Scientifique de l'Université de Cergy-Pontoise

- Centre hospitalier Roger Prévost

- Comite de lecture audiovisuel

***

- Comite de coordination régionale de l'emploi et de la formation professionnelle

- Conférence régionale pour l'intégration et la lutte contre les discriminations 

- Commission consultative du Plan Régional pour la Qualité de l'Air

- Comité régional de concertation chargé du schéma régional de développement du réseau public de transport d'électricité

***

- Commission Consultative de l'Environnement de l'aérodrome de Paris-CDG (CCE)

- Commission Consultative d'Aides aux Riverains de Roissy-CDG (CCAR)

- Commission départementale de coopération intercommunale 

- Commission départementale de la présence postale territoriale

- Conseil départemental d'insertion du Val d'Oise

***

- Greta Val de France

- Lycée de la Tourelle (Sarcelles)

- Lycée Jean-Jacques Rousseau (Sarcelles)

- Lycée Arthur Rimbaud (Garges)

- Lycée Charles Vaillant (Arnouville)

- Lycée Pierre Mendès-France (Villiers-le-Bel)

- Lycée Simone de Beauvoir (Garges)

- Lycée René Cassin (Gonesse)

***

- Lycée privé O.R.T. (Villiers-le-Bel)

- Lycée privé Ozar Hatorah (Sarcelles)

- Lycée privé du Saint-Rosaire (Sarcelles) 

- Lycée privé Thorat-Emet (Sarcelles)

*

Cursus universitaire
- CPGE Lycée Hoche à Versailles
- Ecole Centrale de Nantes
- Ecole des Mines de Douai
- Ecole doctorale de Lille I
***
- Maîtrise de Méca des fluides
- DEA de Génie Mécanique
- Ingénieur en Mécanique
- Doctorat de Mécanique 
 
 
 
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Centres d'Intérêts
- Astronomie
- Photographie
- Epistémologie
- Littérature (Borges, Ponge, Calvino, Novalis, Goethe, Irving, Aragon, Amrouche)
- Peinture (Turner, Delacroix, Miro, David, Ingres, Matisse, Dürer, Gericault, Watteau)
- Cinéma (Lynch, Scorcese, Welles, Kubrick, Ford, Leone, Sofia Coppola, Chaplin, Verneuil, Lean)
- Musique (The Cure, Joy Division, Cocteaux Twins, Radiohead, Muse, Pixies, Bauhaus, Mano Negra, Clash, The Smiths, Echo and the Bunnymen, New Order...)

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