LES VERTS d'Ile-de-France et la porte-parole de José Bové ont dénoncé mardi l'engagement pris par Ségolène Royal de développer un troisième aéroport dans la région (notre édition de mardi). « Mm e Royal fait fi des débats et décisions du conseil régional d'Ile-de-France, présidé par Jean-Paul Huchon, un socialiste », accusent les Verts d'Ile-de-France dans un communiqué, en précisant que la majorité régionale, avec le PS, les Verts, les communistes, le MRC et les radicaux de gauche, « a clairement choisi de prôner les alternatives au transport aérien ». De son côté, évoquant « une prise de position hasardeuse et inappropriée », Francine Bavay, également élue verte à l'assemblée régionale, mais porte-parole de José Bové, candidat altermondialiste à la présidentielle, a « refusé ce projet que l'évolution du trafic du transport aérien ne justifie pas ».
Par contre, Daniel Guérin et Rachid Adda, vice-présidents du groupe MRC au conseil régional d'Ile-de-France, se félicitent de l'engagement de Ségolène Royal à développer un 3 e aéroport francilien. Ils rappellent notamment que cette proposition avait été défendue par Jean-Paul Huchon lors des dernières élections régionales.
BOUFFÉMONT-CERGY-SARCELLES
LE MOUVEMENT républicain et citoyen (MRC), le parti de Jean-Pierre Chevènement, diffuse actuellement des tracts appelant à voter pour la candidate PS à la présidentielle, Ségolène Royal. Rien d'extraordinaire, puisque les deux partis ont signé un accord, mais dans le Val-d'Oise, ses responsables vont plus loin, expliquant leur choix dans un document spécial, adapté en fonction du secteur de distribution. Ainsi, à Sarcelles, c'est le conseiller régional Rachid Adda qui incite à voter Ségolène, tandis que les habitants de Cergy ont droit à l'adjoint au maire Laurent Carius. L'ancien maire de Bouffémont Michel Lacoux a également un tract personnifié dans le canton de Domont.
Un récent communiqué des Verts montre que tout le monde n'a pas bien lu le contenu du SDRiF sur les questions aéroportuaires. Le SDRIF a d'ailleurs largement repris les éléments de la vision régionale que le groupe MRC avait d'ailleurs fortement inspirés.
En particulier dans un paragraphe important :
"Des solutions alternatives durables au tout aérien sont à rechercher, notamment via le développement du réseau ferré. En particulier, tout autre scénario pour les PEB, se traduisant par une augmentation du nombre de mouvements et des nuisances, obligerait à accélérer la mise en oeuvre d’alternatives à Roissy, Orly et Le Bourget »
après avoir rappelé que
" L’affirmation de stagnation du trafic qui fut le principal argument de l’abandon du troisième aéroport se traduit de façon concrète : les plafonds de 580 000 mouvements par an et 600 000 créneaux par an sont maintenus comme seuils maximum intangibles et une réduction progressive des vols de nuits devra aboutir à la faveur d’une concertation à l’instauration d’un couvre-feu entre 22 h 00 et 6 h 00, semblable à celui d’Orly. Orly reste un des grands aéroports européens et garde, dans le respect de son plafonnement à 250 000 créneaux et environ 200 000 mouvements par an et de son couvre-feu..."
Or la dépêche AFP indique que "la majorité régionale a clairement choisi de prôner les alternatives au transport aérien" [dixit les verts] et que Francine Bavay au nom de José Bové "refuse ce projet [de 3ème aéroport] que l'évolution du trafic du transport aérien ne justifie pas."
Il est vrai que l'expression "troisième aéroport" ne figure pas explicitement dans le SDRIF. Nous lui avons préféré l'expression "alternatives au tout Roissy, Orly et Le Bourget». En ne réduisant pas au seul troisième aéroport l'éventail des alternatives, cela a permis de trouver un « compromis syntaxique » entre les défenseurs du 3ème aéroport et le groupe des Verts.
D'ailleurs les alternatives envisagées le sont au tout Roissy-Orly et non à l'avion en lui-même. Ce qui serait d'ailleurs incongru vu que l'on se place dans une hypothèse d'augmentation forte du trafic ! Une véritable quadrature du cercle ! Dans un contexte d'augmentation du trafic, une alternative au tout Roissy-Orly ne peut se traduire que par la création d'un troisième aéroport ! Car n'oublions pas que la nécessité d'un troisième aéroport répond essentiellement à une croissance de la demande, au maintien de l'excellence francilienne et française dans ce domaine et au développement [durable] de l'atractivité de l'IDF par un niveau d'infrastructures aéroportuaires adaptées aux exigences de demain.
Le troisième aéroport n'est donc pas seulement à envisager. Aujourd’hui il doit être à nouveau programmer car contrairement à ce qu'indique Francine Bavay [qui évoque sûrement les prévisions au lendemain du 11 septembre ou de l'épidémie de SRAS], les perspectives de croissance du trafic sont aujourd'hui estimées à près de 5% par an. Alors à moins de regretter la démocratisation et l'accessibilité de l'avion aux moins aisés [comme certains écolos ont pu le faire lors d'une réunion publique] ou de revenir au forceps à l'age de pierre, il faut programmer un troisième aéroport. Sauf à vouloir atteindre d'ici 2020 la saturation technique de Roissy à savoir au moins 850000 mouvements annuels et faire subir un enfer aux populations riveraines. Les écologistes devraient intégrer que dans le cadre de la préservation de la biodiversité, l'espèce humaine mérite tout autant de considérations que la tortue à tête rouge !
De plus, tant que les bobos parisiens [qui ne votent pas massivement MRC...] voudront avoir aux pieds des chaussures de sport derniers cris... fabriquées en Chine ou au Viêt-Nam, embellir leur intérieur de meubles suédois ou avoir le dernier équipement multimédia ou informatique venus par avion tout droit de Singapour ou du Japon, il est illusoire de croire voire mensonger de faire croire que le trafic aérien se stabilise.
Surtout quand certains parmi eux refusent une relocalisation d'une industrie de production en France ! Une contradiction de plus... comme cette histoire de réduire à la fois la part du nucléaire et celle des gaz à effets de serre dans la situation actuelle de consommation d'énergie.
Alors évitons de voter pour la famille Pierafeu même si ce couple, prônant la décroissance tout en souhaitant tout le confort domestique, nous parait sympathique.
Voici donc dans leur intégralité les deux pages du SDRIF traitant des questions relatives aux aéroports franciliens. Le mieux est de se faire soi-même son opinion.
page 129 du SDRIF
Les objectifs pour un développement durable de l’Île-de-France 2
> Promouvoir une nouvelle politique des transports au service du projet régional 2.5
Promouvoir l’accessibilité aérienne :
performance, insertion et desserte des aéroports
Pour une région métropolitaine internationale, un système aéroportuaire performant est un facteur essentiel de compétitivité, un outil au service du développement économique et touristique. Au niveau local, les plates-formes aéroportuaires sont des sites où se concentrent de nombreuses activités liées directement ou non au transport aérien. Par contre, ce sont également des territoires et des habitants qui subissent les nuisances liées au trafic aérien, sans pour autant en recevoir de bénéfices, par suite d’une insuffisante péréquation des retombées économiques et financières générées par l’activité aéroportuaire
Le système aéroportuaire francilien, sixième du monde, est très performant. Il compte au total 24 aéroports et aérodromes, avec des trafics essentiellement concentrés sur les aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et d’Orly.
Dans l’hypothèse d’une croissance modérée de la demande et compte tenu des marges de manoeuvre, dans le respect des plafonds et couvre-feux en vigueur, encore offertes par des possibilités de reports de certaines catégories de vol vers les aéroports d’affaires franciliens, les aéroports de province ou de report modal pour le fret, ces aéroports devraient connaître encore un développement de leur trafic en nombre de passagers.
Il est important de conforter la vocation internationale et transcontinentale de l’aéroport d’Orly, sans accroître les nuisances subies par les riverains et dans le strict respect du couvre-feu existant et du plafonnement à 250 000 créneaux, correspondants à environ 200 000 mouvements maximum par an.
L’augmentation de l’emport moyen sera aussi un facteur favorisant le renforcement de l’accessibilité par voie aérienne de l’Ile de France. Des hypothèses différentes sur les perspectives de trafic, se traduisant par une augmentation du nombre de mouvements et des nuisances aériennes, obligeraient à accélérer la mise en oeuvre d’alternatives à Roissy, Orly et Le Bourget, en particulier via le développement du réseau ferré.
Par ailleurs, l’accessibilité nationale et internationale de l’ensemble du territoire régional reste à améliorer. La desserte terrestre des aéroports franciliens doit, pour ce faire, être renforcée par la mise en service de transports collectifs performants et bien connectés au réseau ferroviaire régional, interrégional et national et, en ce qui concerne Orly, par des aménagements routiers favorisant l’insertion de la plate-forme dans la trame viaire locale
Les opérations à entreprendre :
§ réaliser les aménagements de la ligne RER B Nord ;
§ construire une gare TGV à Orly dans le cadre de la réalisation de la ligne TGV d’interconnexion sud, en partie souterraine ;
§ mettre en service une voie ferrée entre la plate-forme aéroportuaire de Roissy CDG et le faisceau de Paris Nord, notamment pour autoriser des liaisons entre Roissy et Amiens, Creil et Beauvais-Tillé
En ce qui concerne CDG Express, la Région rappelle son opposition à ce projet et ses priorités. Il est conditionné à :
§ la modernisation des infrastructures et la rénovation du matériel roulant du RER B ;
§ la réalisation d’une étude sur l’utilisation des sillons libérés afin de définir les besoins d’aménagement du territoire ;
§ le renforcement de l’offre sur le tronçon Paris Gare du nord – Aulnay-sous-Bois (en direct) – Mitry-Crépy en Valois ;
§ la réalisation du barreau de Gonesse, afin de renforcer l’accessibilité du parc des Expositions de Villepinte-Tremblay en transports
Page 141 du SDRIF
Les orientations fondamentales pour l’aménagement de l’Île-de-France 3
> Le projet spatial régional : une agglomération régionale aux territoires solidaires 3.1
Les secteurs aéroportuaires : des secteurs stratégiques de portes d’entrée, d’échanges intermodaux et de développement économique, mais des nuisances à réduire
Les aéroports sont les principales portes d’entrées internationales en Île-de-France et jouent un rôle majeur dans sa fonction de plaque tournante des échanges au niveau national, européen et mondial :
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Paris-Charles de Gaulle (Roissy) ; premier aéroport européen pour le fret et, après Londres, deuxième aéroport européen pour le trafic passagers et deuxième mondial pour le trafic passagers international. L’affirmation de stagnation du trafic qui fut le principal argument de l’abandon du troisième aéroport se traduit de façon concrète : les plafonds de 580 000 mouvements par an et 600 000 créneaux par an sont maintenus comme seuils maximum intangibles et une réduction progressive des vols de nuits devra aboutir à la faveur d’une concertation à l’instauration d’un couvre-feu entre 22 h 00 et 6 h 00, semblable à celui d’Orly ;
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Orly reste un des grands aéroports européens et garde, dans le respect de son plafonnement à 250 000 créneaux et environ 200 000 mouvements par an et de son couvre-feu, un important potentiel de valorisation du réseau qu’il dessert, notamment en termes de destinations européennes et transcontinentales. Le recentrage d’Orly sur des vols à «forte valeur ajoutée» ne pourra se faire que dans le respect du couvre-feu et de la limitation du nombre de créneaux ;
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Le Bourget ; premier aéroport d’affaires européen.
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Tous trois ont des problématiques communes, quoique à des niveaux différents, qui découlent de l’équilibre à trouver entre la réduction de leur impact environnemental et la valorisation de leur impact économique :
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préserver les conditions de leur bon fonctionnement et leur capacité d’accueil du trafic, et donc ne pas développer de fonctions pouvant hypothéquer ces objectifs premiers ;
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restructurer l’organisation de leur plateforme et en optimiser l’occupation ;
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améliorer la qualité de leur desserte terrestre, principalement par transports en commun, et leurs liens avec les principaux pôles régionaux, voire avec les régions voisines, et renforcer leur caractère intermodal ; P maîtriser la construction de logement et l’augmentation de population dans les zones soumises aux nuisances et y créer un mode de gestion satisfaisant des évolutions urbaines dans les tissus urbains constitués ;
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réduire et compenser les nuisances et pollutions imposées à leur environnement urbain, faire davantage jouer des mécanismes de péréquation et de solidarité envers les populations et les collectivités qui les subissent, renforcer les dispositifs de protection des riverains. Les altitudes de survol et les procédures d’approche pourront être révisées afin de favoriser «le moindre impact» sonore.
Des solutions alternatives durables au tout aérien sont à rechercher, notamment via le développement du réseau ferré. En particulier, tout autre scénario pour les PEB, se traduisant par une augmentation du nombre de mouvements et des nuisances, obligerait à accélérer la mise en oeuvre d’alternatives à Roissy, Orly et Le Bourget
Tous trois sont des pôles d’activités importants à cause des emplois liés au trafic aérien, au fonctionnement de l’aéroport et aux activités induites (services divers, maintenance, logistique, tertiaire, hôtellerie, congrès et parcs d’exposition…). Roissy et Orly jouent un rôle majeur dans la structure polycentrique de la région. Le Bourget a des atouts à développer. Il convient d’envisager d’ores et déjà, anticipant ainsi l’augmentation de la demande de trafic dû au transport de personnes, mais également de fret, de reporter l’activité sur l’aéroport existant de Paris-Vatry. Les pôles d’Orly et du Bourget, tous deux situés à l’interface entre le coeur d’agglomération et les prolongements de l’agglomération centrale, qui disposent d’une bonne diversité de fonctions économiques et d’un important potentiel de mutation de zones d’activités, doivent renforcer leur rôle de pôles structurants
Orly, porté par une forte dynamique d’acteurs, qui dispose d’une bonne diversité de fonctions économiques (services aéroportuaires, fonctions logistiques, commerciales, tertiaires) et d’un important potentiel de mutation de zones d’activités, verra son potentiel renforcé à terme, notamment comme pôle tertiaire et centre d’affaires du Sud francilien, par la création envisagée d’une gare TGV sur la future ligne d’interconnexion sud. Ce sera un atout supplémentaire pour la vocation de porte d’entrée nationale et internationale au sud dans la région que lui assure le trafic aérien. Cet équipement nouveau ne devra pas générer de nuisances supplémentaires, notamment s’agissant de l’interconnexion sud, pour les riverains déjà soumis aux effets des nuisances aériennes.
Le Bourget, qui bénéficiera de l’arrivée de la Tangentielle nord et d’un prolongement du métro, a vocation à être un pôle d’emplois important, à mi-chemin entre la Plaine Saint Denis et le pôle de Roissy, notamment sur des fonctions liées à l’aéronautique, à l’événementiel (salons, musée de l’air) ou aux éco-industries.
Le pôle de Roissy, avec environ 4 000 emplois nouveaux par an durant la dernière décennie, est le premier pôle créateur d’emplois de France. Il devrait continuer à connaître une forte croissance. L’aménagement d’une nouvelle zone d’activités internationales sur Tremblay-en-France y participera. Il importe d’être assez sélectif, quant aux activités qu’il accueille dans son environnement immédiat, pour éviter la congestion du réseau routier, de faire le meilleur usage du foncier disponible et de préserver les grandes continuités d’espaces ouverts à sa périphérie nord et est. L’amélioration de sa desserte en transports collectifs pour favoriser le report modal depuis la route et reconnecter l’aéroport avec son territoire d’influence, qui dépasse les limites régionales, est un enjeu essentiel, ainsi que le renforcement de sa desserte TGV, pour les passagers aujourd’hui et pour le fret demain.
La mise en oeuvre du développement durable implique, pour les riverains de la plate-forme de Roissy, de reconnecter ce pôle francilien majeur à son territoire, en particulier l’est du Val-d’Oise. Il faut en particulier y développer une offre de formation adaptée aux métiers aéroportuaires, améliorer, voire créer une offre de transports en commun avec les territoires riverains de la plateforme de Roissy, qui connaissent un fort taux de chômage, alors que la part relative de la main-d’oeuvre du Val-d’Oise et de la Seine-et-Marne dans l’activité de Roissy est en baisse.
Les élus MRC au Conseil régional d’Ile-de-France se félicitent de l’engagement de Ségolène Royal à développer un 3ème aéroport francilien. Ils rappellent que cette proposition avait été défendue par Jean-Paul Huchon au cours de la campagne électorale des dernières élections régionales.
Contrairement aux affirmations d’autres groupes d’élus et notamment des Verts, le Conseil régional ne s’est JAMAIS prononcé contre cette perspective. Au contraire, lors du débat sur le SDRIF le transfert du trafic aérien vers d’autres sites que Roissy et Orly a été adopté par l’assemblée régionale contre l’avis des Verts.
Pour, Daniel Guérin et Rachid Adda, Vice-Présidents du Groupe MRC, « le projet de 3ème aéroport programmé par le gouvernement de la gauche plurielle, suspendu par la droite, répond à un besoin majeur pour protéger les populations riveraines. La candidate de gauche, Ségolène Royal, s’honore et fait preuve de sens des responsabilités en s’engageant en sa faveur ».
Paris, le 17 avril 2007
APRES AVOIR déposé à la mi-mars une proposition de loi sur les aéroports, Jean-Pierre Blazy, député-maire (PS) de Gonesse, a également saisi la candidate de son parti à l'élections présidentielle, Ségolène Royal. Elle lui a répondu il y a quelques jours, précisant « partager les inquiétudes sur les conséquences de la croissance continue du trafic aérien sur la qualité de vie des riverains des aéroports, des populations survolées et de l'environnement ». Concernant l'avenir, voilà ce qu'indique par écrit Ségolène Royal : « Si je suis en situation de la faire, je mettrai en place une politique déterminée pour maîtriser la hausse du trafic aérien et créer les conditions d'une amélioration des nuisances subies par les riverains : substitution du rail à l'aérien, développement d'une troisième plate-forme en Ile-de-France, encadrement plus strict des conditions d'usage de Roissy - notamment la nuit -, renforcement des dispositifs d'aide aux riverains, révision du plan d'exposition au bruit en seront les axes prioritaires. »
Claire Guédon
Il est intéressant de revoir cette émission trois mois après son tournage et à une semaine du premier tour. Une vision, dès le mois de janvier, de ce qu’allait être la campagne présidentielle. On frôle la prédiction…
Jean-Pierre Chevènement a pu surtout exprimer, grâce au format de l’émission, les convictions et les principes qui ont structuré son action politique depuis près de 40 ans. En ligne de mire une constance et une cohérence dans la force des idées et la nécessité de l’action, liées par une fidélité à ses convictions et finalement à soi-même.
Juste l'info brute de décoffrage. J'y reviendrai plus en détail prochainement (surement après le 6 mai...)
Le programme de l'édition 2007 de Rock en Seine est officiel depuis le 11 avril :
Vendredi 24 aout 2007 : Arcade Fire, The Hives, Emilie Simon, 2 Many DJ's Samedi 25 aout 2007 : The Jesus and Mary Chain, Tool, The Klaxons, Les Rita Mitsouko Dimanche 26 aout 2007 : Bjork, Craig Amstrong, Just Jack, Kelis
Certainement d'autres groupes à l'affiche.
TROIS MILLIONS deux cent quarante mille euros. C'est la somme que vient de débloquer le conseil régional d'Ile-de-France, dans le cadre de son plan piscine **, pour rénover de fond en comble le centre nautique intercommunal de Sarcelles, propriété de la communauté d'agglomération Val de France. De quoi boucler le budget total de la lourde réhabilitation et de mise aux normes, estimés à quelque 8,3 millions d'euros (hors taxes) et subventionnés à hauteur de 45 % par la région et 25 % par le conseil général du Val-d'Oise.
Grâce à ces crédits, le chantier va pouvoir démarrer dans quelques semaines. « Depuis sa construction en 1968, cette piscine, qui accueille jusqu'à 1 000 nageurs à la fois, n'avait jamais bénéficié d'une profonde réhabilitation, explique François Pupponi, maire PS de Sarcelles et vice-président de Val de France, chargé des sports. Les travaux vont commencer en mai. La première étape consistera à rénover et agrandir les plages extérieures, en lieu et place de la fosse à plongeon devenue dangereuse et fermée depuis quinze ans. Elle sera donc bouchée, et tout l'espace repensé avec un espace en sable dédié au beach-volley, des pelouses, de la végétation et un sol en bois exotique. »
Trois ans de travaux
Le plus gros du chantier va se poursuivre en automne. Les trois bassins de 25 et 50 mètres vont eux aussi subir un grand lifting. Ils vont être redéfinis et équipés d'un fond et d'une paroi mobiles et amovibles, pour s'adapter à de nombreux types d'utilisations : activités de loisirs, accueil de scolaires, d'associations et clubs sportifs et bien sûr activités de loisir des clubs sportifs. Les vestiaires seront éclairés par des parois de verre, les sanitaires remis à neuf... Des locaux destinés à la formation vont voir le jour. Cerise sur le gâteau : un espace forme comprenant une salle de musculation, un espace sauna et jacuzzi doit être créé. Le chantier devrait être achevé en 2010. « Grâce à cette rénovation, les bassins de 50 mètres et 25 mètres pourront recevoir l'homologation de la Fédération, souligne la région, par la voix de l'élu sarcellois MRC Rachid Adda. Du coup, ce centre nautique sera beaucoup plus attractif et pourra accueillir un vrai centre de formation des métiers de la natation, élaboré avec le concours de la Direction départementale de la jeunesse et des sports. » Une formation de maîtres nageurs a d'ailleurs débuté en septembre dernier dans les bassins sarcellois. Par ailleurs, sont également dans les tuyaux, au complexe sportif Nelson-Mandela, la rénovation de la piste d'athlétisme, les constructions de la salle de karaté - le club sarcellois évolue au plus haut niveau national dans une salle devenue obsolète - et de la tribune de rugby, mais aussi d'équipements sportifs liés aux lycées de Sarcelles et Garges-lès-Gonesse.
Bénédicte Agoudetsé
Le Parisien , mardi 10 avril 2007
** il s'agit en fait d'un contrat de territoire avec Val de France (pour en savoir plus, cliquer ici)
La Région consacre plus d’un milliard d’euros au renouvellement urbain dans les sept ans à venir. Des moyens sans précédent qui s’accompagnent d’une volonté : le maintien et le développement des services publics dans les quartiers concernés.
Le conseil régional a décidé, le 13 mars, de consacrer un milliard d'euros sur la période 2007-2013 à la rénovation de 135 quartiers prioritaires franciliens en partenariat avec l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU). Il a également voté une enveloppe de 84 millions d’euros pour les projets relevant d’opérations isolées dans 85 autres quartiers sur la même période.
Le coût des projets de rénovation des 135 quartiers prioritaires est évalué à 14.7 milliards d’euros.
La Région a posé comme condition à son engagement financier le respect de la concertation des habitants, ainsi que le maintien et le développement des services publics de proximité avec, en particulier, la présence de bureaux de poste.
Parmi les 135 quartiers prioritaires définis par la Région avec l'ANRU, figurent notamment Les Tarterêts à Corbeil-Essonnes (91), Les Pyramides à Evry (91), les cités Karl Marx ou Paul Eluard à Bobigny (93), ou encore les 4.000 à La Courneuve (93).
La liste des 135 quartiers concernés et des 85 autres où seront réalisées des opérations isolées est disponible ci-dessous.
source : www.iledefrance.fr
Construction, rénovation, équipement, informatisation… la Région aide les communes à améliorer leur offre culturelle. Le soutien aux médiathèques est au cœur de ce dispositif.
Depuis 1999, la Région Île-de-France apporte son soutien, à hauteur de 30 %, aux communes ayant des projets de construction, de rénovation ou d’équipement de bibliothèques ou de médiathèques. Entre 2000 et 2005, elle a ainsi épaulé 29 communes pour la construction et l’aménagement de médiathèques. Au cours de la seule année 2005, elle a débloqué 6,74 millions d’euros pour ces aides.
Les aides à la construction ou à la rénovation
La Région s’implique généralement dans le projet dès la phase d’études. Elle s’attache dans un premier temps à définir les objectifs du projet. « Dans le cas d’une construction, nous pouvons être associé au concours d’architecture », note Jean-Pascal Nobileau, en charge de l’aménagement culturel au conseil régional. À Montgeron, la Région a dégagé plus de 650.000€ pour aider à la construction d’une médiathèque de 2.000 m² dans cette ville de 21 000 habitants. À Morsang-sur-Orge, la Région finance les travaux de réhabilitation du château en médiathèque. Un projet engagé par la communauté d’agglomération du Val d’Orge pour promouvoir la lecture publique, qui traduit aussi une volonté d’ouverture à toutes les formes de création contemporaines et qui encourage la maîtrise des technologies.
Qu’il s’agisse d’une construction ex nihilo, d’une rénovation, d’un agrandissement ou d’une mise en conformité des lieux pour l’accueil de public handicapé, l’objectif est toujours le même : encourager un accès le plus large possible.
Les aides à l’informatisation
La Région aide les médiathèques à s’équiper informatiquement, à se doter d’espaces multimédia et à organiser en réseau ses bibliothèques et médiathèques. Après avoir épaulé le département du Val-de-Marne pour la mise en réseau de ses 19 fonds dédiés, la Région s’est fortement impliquée dans l’informatisation des médiathèques spécialisées et patrimoniales de la ville de Paris. Cette opération, dont la réalisation prendra plusieurs années, concerne sept bibliothèques d’études et de recherche à vocation patrimoniale. Parmi elles, la bibliothèque historique de la ville de Paris qui détient 1.650.000 ouvrages et 2,5 millions de feuillets manuscrits mais aussi la bibliothèque des arts graphiques qui regroupe 10.000 ouvrages imprimés et 530 périodiques, la bibliothèque de littérature policière qui renferme 55.000 livres ou encore la médiathèque musicale de Paris où l’on trouve 39.000 CDCDCDCDCD et 85.000 microsillons. L’informatisation et la numérisation de certains de ces fonds documentaires devront permettre une consultation interactive et un fonctionnement en réseau des bibliothèques et médiathèques. « La mise en réseau est particulièrement pertinente dans les grandes villes mais de plus en plus d’intercommunalités s’y intéressent également », remarque Jean-Pascal Nobileau.
La promotion de la lecture publique
Soucieuse de promouvoir la diversité culturelle, la Région agit en faveur de la diversité culturelle en soutenant la création littéraire. « La Région mène une politique globale en faveur de la chaîne du livre visant à faire travailler ensemble tous les maillons de la chaîne », explique Isabelle Reverdy, chargée de mission « promotion de la lecture publique ». Ainsi, la Région peut aider les libraires et les éditeurs mais aussi les écrivains. La Région envisage de financer partiellement une trentaine de résidences d’écrivains chaque année. Les auteurs bénéficiant de cette aide reçoivent une bourse leur permettant de vivre de leur plume à condition de consacrer au moins 30 % de leur temps à un projet mené en collaboration avec une structure collective, lycée, entreprise, hôpital, médiathèque… La Région finance ainsi le salon du polar à Montigny-les-Cormeilles (Val d’Oise) qui mobilise à la fois les librairies et la médiathèque, acteur central de diffusion du livre.
Les vacances de Pacques sont l'occasion, à moins de trois mois de la fin de l'année scolaire, de se questionner sur les différentes filières et métiers ainsi que sur les formations ou études nécessaires pour y accéder.
Ces trois sites peuvent aider les lycéens et collégiens à y voir plus clair :
- information sur les métiers : www.lesmetiers.net
- apprentissage : http://www.jpo-cfa.com/fr/index.php
- formations sanitaires et sociales : https://fss.iledefrance.fr/
GONESSE Le MRC au meeting pour la candidate CHEF DE FILE du MRC dans le Val-d'Oise, Rachid Adda a été invité, à ce titre, à prendre la parole, lors du meeting de Vincent Peillon, porte-parole de Ségolène Royal, mardi soir à Gonesse. Le conseiller régional, accompagné de Michel Lacoux, un autre responsable chevénementiste, a réaffirmé sa motivation à faire campagne pour la candidate PS. « Même si certains feignent d'ignorer notre appartenance à son comité de campagne : notre candidate, c'est Ségolène Royal ! », a insisté Rachid Adda, en faisant allusion au refus du PS du Val-d'Oise de l'accueillir aux réunions du comité de campagne. L'élu MRC a terminé en appelant « les plus de 26 000 Val-d'Oisiens qui se sont reconnus dans la candidature de Jean-Pierre Chevènement en 2002 à la soutenir dès le premier tour ».
Nos camarades socialistes départementaux n'avaient prévu pour les représentants des deux organisations (PRG et MRC) qui soutiennent pourtant Ségolène Royal avec le PS, que des interventions depuis la salle "pour poser des questions". Finalement, grâce à notre ténacité et à le "soutien" de Jean-Pierre Blazy et Vincent Peillon, j'ai pu intervenir à la tribune en fin de réunion pour exprimer les raisons du soutien du MRC à Ségolène Royal et nos propres positions.
Ce ne fut pas du goût de quelques-uns, que l'on connaît bien, mais ils furent très minoritaires. N'oublions pas que Gonesse est une terre socialiste et républicaine. Nous apporterons d'ailleurs notre soutien actif à JP Blazy aux législatives pour qu'elle le reste.
Je tiens à remercier vivement au nom de la fédération du MRC, pour leur accueil chaleureux, les militants de la section de Gonesse et plus généralement les élus, les militants et sympathisants qui ont exprimé à Michel Lacoux et à moi-même leur joie de voir rassemblée la famille républicaine et socialiste.
Nous sommes aussi heureux de ces retrouvailles malgré les bugs et les mauvais coups portés par certains à notre volonté d'union. Nous serons rassembleur pour deux s'il le faut puisqu’une élection, quelqu'elle soit, se joue à peu de voix. Rappelons nous des 95 voix manquantes à la victoire de la gauche à Goussainville.
Je mets donc en ligne l'intervention que j'avais prévue initialement et qui fut légèrement tronquée, vu l’heure tardive de mon intervention.
Réunion publique de soutien à Ségolène Royal.
AVEC de Vincent peillon, porte-parole de SEgolene Royal
Salle Jacques Brel – Gonesse – 3 avril 2007
Intervention de Rachid Adda, Conseiller régional d’Ile de France
Secrétaire national du MRC / Premier secrétaire fédéral du MRC 95
Ségolène Royal vs Nicolas Sarkozy : la candidate de l’émancipation républicaine face à celui de l’enfermement communautaire et du déterminisme social.
Je vais vous parler un peu de Nicolas Sarkozy, de la banlieue et de la République. Nicolas Sarkozy dit avoir changé en particulier sur la banlieue et sur la République. C’est ici que le bât blesse. En la matière, il faut avoir au contraire des convictions et des principes chevillés au corps depuis longtemps pour apporter des réponses effectives aux difficultés des quartiers populaires et de leurs habitants. On ne peut pas être républicain par opportunisme parce qu’après un ballon d’essai on se rend compte que l’attachement des Français au modèle républicain est plus fort que l’on pouvait le prévoir….On ne peut pas non plus se draper de grands principes républicains dans les discours et les piétiner par les actes. Il n’y a pas de petites entorses aux grands principes et pour Nicolas Sarkozy les entorses sont multiples, mal consolidées et donc susceptibles de rechutes plus graves encore. L’actualité récente l’a encore montré.
Sarkozy a changé de discours sans faire une seule critique sur son action ou au moins une analyse rétrospective de ses actes comme sa gestion communautariste des évènements de novembre 2005. Cela augure mal de la suite…
Quel crédit peut-on donc donner à la conversion d’un homme qui voulait, il y a moins de 18 mois, jeter le modèle républicain, jugé obsolète et inefficace, avec l’eau du bain dans lequel il avait d’ailleurs contribué à nous plonger par son passage à Argenteuil ? Le rôle donné aux associations religieuses, tenues de jouer le rôle d’apaisement dans les quartiers, est emblématique de sa volonté d’ériger le communautarisme en valeur.
Sans minorer la moins-value républicaine ou la plus-value communautariste personnelle de Nicolas Sarkozy, le désengagement de l’Etat sous les gouvernements Raffarin puis Villepin sont une des causes du rôle de sous-traitant assigné aux associations religieuses. L’assèchement des financements aux associations de quartiers, le démantèlement de la DIV et la réorientation de la politique de la ville, la réforme des ZEP qui formalise une école à plusieurs vitesses, la suppression de la police de proximité, la disparition programmée des services publics dans les quartiers en sont autant d’exemples.
Les propositions présidentielles du candidat sortant sont elles-mêmes un désaveu formidable de sa supposée conversion républicaine.
On est loin de la ferveur de Saint-Paul en la matière.
Comment assurer l’égalité républicaine quand on annonce la suppression de la moitié des postes de fonctionnaires partant en retraite ou bien l’abandon simple de la carte scolaire ?
Comment assurer la fraternité républicaine quand on veut faire entrer dans le modèle français une discrimination positive, dont on essaye simplement de cacher la vraie nature, ou de remettre en cause la loi de 1905 ?
Comment croire que le ministre qui a soutenu hier le CPE, dans le cadre d’une loi cyniquement appelée loi de l’Egalité des chances (sic), pourrait être demain le président qui remettra le pied à l’étrier à notre jeunesse ?
Comment croire que celui qui lie aujourd’hui la question de l’immigration à celle de l’identité nationale a compris l’essence même du modèle républicain et ne développera pas demain un point de vue ethnique de la Nation ?
Le vrai bilan du candidat sortant n’a d'équivalent que le vrai projet du prétendant Nicolas Sarkozy : pour nos banlieues, ils se résument à une désertion de la République et de l’Etat dans nos quartiers.
Ceci est bien entendu inacceptable pour les républicains que nous sommes, attachés à la cohésion nationale et au vivre ensemble. Mais cela l’est encore plus pour les socialistes que nous restons, soucieux de la cohésion sociale, du mieux vivre pour les plus démunis et de la réduction des inégalités. Car nos quartiers et leurs habitants ont besoin de plus de République. Ils veulent que la République fonctionne aussi pour eux et pour leurs enfants.
La République doit répondre aux défis de nos banlieues : elle le doit parce qu’elle le peut. La République doit à nouveau devenir le patrimoine de ceux qui n’en ont pas ! L’Ecole de la République doit redevenir cette promesse différée d’un sort meilleur que celui de ses parents. Pour cela, les états des lieux et les discours alibis doivent laisser place à des mesures concrètes et à l’action pour remettre en marche le modèle républicain, mis en cale sèche par idéologie ou par renoncement.
Pour être dans l’esprit de la célèbre formule de Winston Churchill, entre le désordre et l’injustice, Nicolas Sarkozy a choisi l’injustice et il a eu le désordre. A défaut d’une rupture tranquille, c’est une tranquillité rompue pour nous tous qui est en filigrane du projet de Nicolas Sarkozy.
Et n’en doutons pas une seconde, chaque citoyen ou résident en France, quel qu’il soit, aura quelque chose à perdre dans la mise en place d’une politique de désordre injuste. Bien entendu les couches populaires seront le plus touchées car elles perdront, quant à elles, sur tous les tableaux (justice sociale, sécurité).
Mais c’est l'exigence d’égalité sociale et l'objectif de fraternité nationale, fondement de notre République, qui perdront le plus avec Nicolas Sarkozy sans oublier une poursuite de l’affaiblissement nos libertés individuelles par une conception unilatéralement sécuritaire de la sûreté publique qui oublie la prévention, l’éducation, l’accès à la Citoyenneté et qui creuse toujours un peu plus chaque jour le fossé de défiance entre la police républicaine et les citoyens. Pourquoi reprocher aux policiers de Toulouse de jouer au football une fois par an avec les jeunes des cités sensibles si cela permet à la Police de mieux faire son travail les 364 autres !
C’est pour cela qu’avec JP Chevènement, promoteur de la police de proximité, nous préférons l’ordre juste qu’incarne Ségolène Royal à travers son pacte présidentiel. Je ne reviendrai pas sur toutes les mesures du pacte présidentiel en faveur de l’Egalités des chances, d’accès à la Citoyenneté et de promotion du vivre ensemble dans le respect de la diversité de notre pays.
Les mesures sont importantes, mais ce qui fait vraiment la différence est dans la volonté de Ségolène royal de prendre ses problématiques à bras le corps. Cette morale de l’action, que nous appelons quant à nous chevènementistes « l’exigence et l’éthique républicaine », traduit sa volonté forte d’agir et de ne plus réduire l’action politique à des discours alibi que d’autres peuvent d’ailleurs s’approprier à contre-emploi tant leur parole politique est aujourd'hui dévoyée. Bayrou se dit plus socialiste que nous, Le Pen évoque Valmy et la République, Nicolas Sarkozy cite Jaurès et Blum ; quant à de Villiers, le chouan promoteur d’un spectacle exaltant les vertus de l’ancien régime, il nous explique comment il fera mieux fonctionner notre République en stigmatisant une partie non négligeable de ces concitoyens qui ont le seul tort de ne pas être français de souche. Un comble ! Comme Ségolène Royal nous pensons qu’il n’y a « ni Français de souches ou Français de branchages et de feuillages » et que la Nation ne doit distinguer les citoyens en fonction de leur religion ou de la couleur de leur peau.
Parce qu’elle ne fait pas le tri entre les citoyens, la République ne peut reconnaître les communautés : le futur président de la République ne peut donc être qu’une future présidente puisque Ségolène Royal est la seule à croire, parmi tous les candidats, en cette conception républicaine de la Citoyenneté et de la Nation.
Et parmi l’une des valeurs cardinales de cette conception, il y a la méritocratie qu’il faut remettre au coeur de l’exigence républicaine. Car la République est l’héritage commun, et le seul que l’on ait à la naissance quand on n’est pas né bourgeois de Neuilly ou d’ailleurs. La vérité est qu’il existe une nouvelle aristocratie en France, celle des grands corps de l’Etat, celle des grandes Ecoles, celles des grandes fortunes qui se transmettent leurs titres, fonctions et même leurs mandats de façon héréditaire comme on peut le voir avec la dynastie Giscard ou plus près de nous celle des Poniatowski. Riche de père en fils, Enarque ou X de père en fils, Député de père en fils !
Avec Ségolène royal et notre pacte présidentiel, nous renouerons avec le pacte républicain en faisant que l’Ecole soit à nouveau une promesse différée d’un sort meilleur que celui de ses parents. Plus particulièrement dans les quartiers populaires, l’Ecole sera le vecteur d’une émancipation républicaine.
L’Ecole doit être à nouveau le coeur battant de la République et apporter un sang neuf qui redonnera une vigueur nouvelle aux institutions républicaines, mais aussi au monde de l’entreprise, de la Recherche, de la fonction publique… Cela ne sera possible qu’en faisant à nouveau totalement reposer le modèle républicain sur un modèle de réussite par le mérite et non plus par la naissance.
En faisant de Ségolène Royal notre prochaine présidente de la République, nous sommes sûrs que l’Etat agira de façon volontariste sur les conditions matérielles discriminantes pour la poursuite d’études supérieures et remettra en marche le modèle républicain.
Je terminerai en évoquant la stigmatisation dont font l’objet nos quartiers et nos communes de banlieues populaires. Monsieur Sarkozy, reprenant en cela les thèses de Monsieur de Villiers et de Le Pen, nous les décrit comme des zones de non droits ou la République n’aurait pas droit de cité. Ces quartiers et leurs habitants n’ont pas oublié la République bien au contraire. Ces quartiers ne sont pas des zones de non droits ; elles sont des zones de déni de droits ;ce qui n’est pas la même chose ! Bien entendu les situations difficiles ne doivent pas être une justification a posteriori de l'oubli de ses propres devoirs de citoyens.
Habitant Sarcelles où je suis né, je constate chaque jour que la population ne remet pas en cause le modèle républicain. Bien au contraire, elle demande plus de République, elle demande d’avoir accès à la Citoyenneté, elle demande d’être française à part entière. Et surtout elle ne se trompe pas de problématiques. Elle sait bien que les inégalités et les discriminations qu’elle subit sont avant tout sociales et territoriales sans oublier cette stigmatisation qui fait d’elle aux yeux du reste de la population française une classe dangereuse.
Il n’y a qu’à droite que l’on essaye de faire croire que les pauvres sont un danger pour la société. Bien plus pratique de les montrer du doigt plutôt que de s’attaquer à la pauvreté et à ses causes. Bien au contraire, c’est une société qui accepte cette pauvreté sans broncher et sans capacité d’indignation ou de révolte qui devient malade et dangereuse pour chacun d’entre nous. Parce qu’elle développe alors en son sein des mécanismes de repli, de défiance et d’égoïsme.
Et Nicolas Sarkozy ne fera qu’exacerber cela. Pourquoi d’ailleurs ?
Parce qu’il n’est que le rejeton d’une bourgeoisie de la finance et le représentant du capitalisme financier comme il aurait été naguère celui du capitalisme industriel paternaliste de grand-papa. Seuls les moyens ont changé. Au contrôle social de ses modèles, il privilégie aujourd’hui le contrôle communautaire des populations les plus pauvres. Car n’oublions pas que Nicolas Sarkozy développerait aux affaires, sa vision ethnique de la Nation et sa conception communautaire de la Citoyenneté. Sa proposition de ministère liant l’immigration et l’identité nationale, sa promotion de la discrimination positive et sa gestion de la crise des banlieues sont là pour l’attester.
Je ne sais pas ce qu’il en est d’une majorité d’entre vous-même si je m’en doute fortement. En ce qui nous concerne, chevènementistes, nous ne voulons pas d’une société où l’on attribuerait un emploi en fonction d’une origine. C’est antirépublicain mais ça serait surtout une marque de mépris pour celui qui est supposé en bénéficier et favoriserait un climat de défiance dans l’entreprise.
Nous ne voulons pas d’une société où l’on nagerait entre coreligionnaires et où plusieurs France viveraient cote à cote sans se parler ou se rencontrer.
Nous ne voulons pas d’une société où l’on caractériserait par leur origine ethnique, réelle ou supposée, faisant fi d’ailleurs de la liberté de conscience garantie par la laïcité, les citoyens et même les résidents étrangers de notre pays. Nous ne voulons pas de cela.
La république partout et pour tous : voila ce que nous voulons comme la majorité de nos concitoyens et plus particulièrement ceux qui subissent toutes les formes de discriminations sociales, territoriales, générationnelles ou le racisme.
Ségolène Royal est la seule capable de répondre à ces défis républicains. Le pacte présidentiel renouera avec le pacte républicain qui repose bien entendu sur les conquêtes de la Révolution française, de la IIIème République avec son legs inestimable sur l’Ecole publique, obligatoire et laïque et la loi de 1905, du Front populaire, du Conseil National de la Résistance et de Mai 1981. Toutefois n'oublions pas que presque toujours, ces grands mouvements émancipateurs de notre Histoire furent possible parce qu’en amont les couches populaires et les républicains de progrès avait su se mobiliser contre la réaction.
Aujourd’hui, plus que jamais, notre pays a besoin d’une mobilisation équivalente pour Ségolène Royal. Le seul vote utile pour les Républicains, c’est le vote en faveur de Ségolène Royal, la candidate de l’émancipation républicaine face à ceux de l’enfermement communautaire et du déterminisme social.
C’est en effet entre deux conceptions radicalement différentes de la société et même de l’homme que nos concitoyens devront prochainement trancher. La France est à la croisée des chemins : d’un coté, l’universalisme et la solidarité comme facteur de cohésion sociale et nationale ; de l’autre, le différentialisme et l’individualisme érigés comme valeurs cardinales d’une société qui renoncerait à vouloir se forger un destin commun.
Dans le Val d'Oise, les républicains de Gauche, le Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement dont Michel Lacoux ici présent, moi-même et beaucoup d’autres, ont une candidate et font campagne, même si certains feignent d'ignorer notre appartenance à son comité de campagne départemental : notre candidate, c’est Ségolène Royal !
Nous appelons donc tous les républicains à la soutenir dès le premier tour. Plus particulièrement les plus de 26000 Valdoisiens qui se sont reconnus dans la candidature de JPC en 2002 et dans le combat qui est le notre dans le département sans concession en faveur des valeurs républicaines.
Définitivement, la République c’est la force de la France !
La République, c’est la chance de la Gauche !
La République, c’est Royal !
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Etat civil
- Né le 1er nov 1967 à Sarcelles
- Habite à Sarcelles-Lochères
- Ingénieur structures
- Conseiller régional d'IdF depuis 2004
- Conseiller municipal de Sarcelles depuis 2008
*
Fonctions au sein du MRC
- Adhésion au MDC/MRC en 99
- Premier secrétaire fédéral du MRC 95
- Secrétaire national chargé de la Citoyenneté
- Vice-pdt du groupe MRC au Conseil Régional
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Parcours associatif
- Ancien vice-pdt d'Agir pour la Citoyenneté (APC)
- Fondateur en 2001 du Cercle Manouchian
- Cofondateur de l'Association AEVEREST.95
- Membre de l'association des anciens élèves du Lycée de Sarcelles
- Membre de l'Amicale des anciens élèves du Lycée Hoche de Versailles
- Membre de l'Association des Amis de l'Institut François Mitterrand
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Représentations de la Région
Membre de la Commission aménagement du territoire, de la Commission des sports, des loisirs et du tourisme et de la
Commission de l'environnement et du développement durable.
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- École Centrale Paris (ECP)
- Institut Supérieur des Matériaux (SUPMECA)
- Institut francilien de recherche sur les atomes froids
- Conseil Scientifique de l'Université de Cergy-Pontoise
- Centre hospitalier Roger Prévost
- Comite de lecture audiovisuel
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- Comite de coordination régionale de l'emploi et de la formation professionnelle
- Conférence régionale pour l'intégration et la lutte contre les discriminations
- Commission consultative du Plan Régional pour la Qualité de l'Air
- Comité régional de concertation chargé du schéma régional de développement du réseau public de transport
d'électricité
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- Commission Consultative de l'Environnement de l'aérodrome de Paris-CDG (CCE)
- Commission Consultative d'Aides aux Riverains de Roissy-CDG (CCAR)
- Commission départementale de coopération intercommunale
- Commission départementale de la présence postale territoriale
- Conseil départemental d'insertion du Val d'Oise
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- Greta Val de France
- Lycée de la Tourelle (Sarcelles)
- Lycée Jean-Jacques Rousseau (Sarcelles)
- Lycée Arthur Rimbaud (Garges)
- Lycée Charles Vaillant (Arnouville)
- Lycée Pierre Mendès-France (Villiers-le-Bel)
- Lycée Simone de Beauvoir (Garges)
- Lycée René Cassin (Gonesse)
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- Lycée privé O.R.T. (Villiers-le-Bel)
- Lycée privé Ozar Hatorah (Sarcelles)
- Lycée privé du Saint-Rosaire (Sarcelles)
- Lycée privé Thorat-Emet (Sarcelles)
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Cursus universitaire
- CPGE Lycée Hoche à Versailles
- Ecole Centrale de Nantes
- Ecole des Mines de Douai
- Ecole doctorale de Lille I
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- Maîtrise de Méca des fluides
- DEA de Génie Mécanique
- Ingénieur en Mécanique
- Doctorat de Mécanique
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Centres d'Intérêts
- Astronomie
- Photographie
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