Le Vexin français attend le renouvellement de son classement en parc naturel régional. Dernière étape : la consultation des habitants sur la révision de sa charte.
Du 12 mars au 14 avril 2007, les habitants et l’ensemble des acteurs du territoire sont invités à donner leur avis sur le projet de charte du parc du Vexin. Le texte déterminera les orientations en matière de protection, de valorisation et de développement du territoire.
Faisant l’objet d’une longue procédure de révision, décidée par le conseil régional en 2003, la charte a été approuvée en septembre dernier par le comité syndical du parc. Articulée autour de 25 articles, elle place au rang des priorités : la maîtrise de l’espace, la préservation et la gestion des patrimoines naturel et paysager, le développement économique durable, la vie locale et les hommes comme acteurs du territoire.
Situé au nord-ouest de l’Île-de-France, le parc du Vexin français de plus de 66.000 hectares est le premier à faire l’objet d’une concertation publique. L’ambition de cette dernière est d’en faire un véritable territoire et de le doter d’un projet capable d’assurer sa protection et son évolution (économique, démographique, culturelle…).
Le projet de charte et les registres d’enquête seront tenus à la disposition du public dans les mairies des 103 communes concernées, à la Maison du parc, dans les préfectures et sous–préfectures du Val d’Oise et des Yvelines et au conseil régional.
Après enquête, la Région arrêtera la charte définitive et la soumettra pour validation aux instances communales et départementales, avant transmission aux ministères intéressés et signature du décret de classement par le Premier Ministre.
Source : www.iledefrance.fr
lefigaro.fr (avec AFP)
Publié le 23 février 2007
L’arrivée de Lionel Jospin dans la campagne de Ségolène Royal constitue une réelle surprise. Quelques mois plus tôt, quand la candidate socialiste n’était pas encore investie par son parti, son propre camp a multiplié les attaques contre elle. En voici certaines.
SA NOMINATION n'est pas encore officielle, mais des sources bien informées évoquent le nom d'Hubert Fournier, ancien ambassadeur du Kenya et ancien préfet de la région Midi-Pyrénées. Les ministères de l'Intérieur, de la Défense et des Transports vont rapidement désigner un superpréfet pour analyser et perfectionner les dispositifs de sûreté de l'ensemble des aéroports français et plus particulièrement de Roissy. Cette plate-forme par laquelle transitent chaque année 54 millions de passagers est extrêmement sensible. L'un des objectifs serait d'améliorer les relations entre les différents acteurs, notamment police, gendarmerie et aviation civile. La réflexion porterait aussi sur une « meilleure utilisation des taxes d'aéroport ». La mission devrait durer au moins six mois.
Cette annonce satisfait en partie le conseiller régional MRC, Rachid Adda, qui aimerait cependant que le superpréfet « coordonne l'action de l'Etat en tout domaine (sécurité, nuisances aériennes, accès à l'emploi, transports, discriminations, formation, logement) sur les trois plates-formes aéroportuaires franciliennes, en particulier celle de Roissy ». L'élu val-d'oisien avertit également : « La lutte contre le terrorisme et la nécessaire sécurisation des aéroports ne doivent pas déboucher sur l'instauration d'un principe de précaution voire de suspicion à l'égard d'une partie de nos concitoyens en les privant, sans raison véritable, de badges d'accès. La mission de ce superpréfet doit tenir compte de cet aspect que pose aussi le climat post-11 septembre. »
Claire Guédon - Le Parisien Val d'Oise - 22/02/07
Jean-Pierre Chevènement: Son discours de Villepinte sur la France, sur l'Europe et sur le monde était très cohérent et de haute tenue.
Par exemple en matière de politique étrangère, elle est cent coudées au-dessus de Sarkozy. Elle doit maintenant décliner les différents thèmes comme la politique industrielle - expliquer, par exemple, ce qu'on fait contre les délocalisations- ou la sécurité. Elle doit aussi enrichir ses propositions puisque, naturellement, elle n'a pas pu tout dire. Mais il est important de ne pas s'écarter de la ligne de Villepinte.
N'est-il pas dangereux d'être en retard à la mi-février ?
En fait, les choses se cristalliseront à partir de la mi-mars. Il est évident, pour moi, que la bataille va se jouer entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. A eux deux, ils totalisent dans les intentions de vote environ 60 %. Il est clair qu'aucun autre ne percera, ni Le Pen, ni Bayrou. C'est mécanique.
La machine Sarkozy apparaît difficile à prendre en défaut...
Sarkozy est très bien organisé, ça s'est sûr. Il embraye directement sur le système des grands médias qui sont très proches de lui. Cela lui donne un réel avantage. Ségolène a dit des choses très fortes, notamment sur l'Europe - une Europe qui protège et dont les statuts de sa Banque centrale doivent être modifiés - qui n'ont pas été reprises par les médias.
De deux manières : par une meilleure organisation par rapport au système médiatique et par la mobilisation populaire. Nous avons beaucoup de monde dans nos meetings : six cents personnes par exemple, jeudi soir, à Belfort. Et puis, il faudrait une veille plus attentive sur ce que sont les propos et gestes de Sarkozy. Cet homme inquiète les Français : c'est ce filon-là qui doit être exploité !
L'organisation de la campagne de Royal doit-elle être repensée ?
C'est toujours très dur, car tout repose toujours sur le candidat. L'essentiel est que le candidat tienne bon : c'est le cas de Ségolène. Elle encaisse bien, elle ne mollit pas !
On lui reproche de ne pas assez déléguer...
Vous croyez que Sarkozy délègue ? Non, pas du tout. Il ne faut pas renverser les rôles : c'est au PS de se mobiliser derrière sa candidate, qu'il a désignée à une très forte majorité. On ne peut pas tout reporter sur les épaules d'une femme, certes forte. Il faut l'aider. Il faut qu'un sentiment de solidarité se crée. Sur le terrain il y a certains traînards. Il est temps qu'ils montent dans le train ! J'aime citer en meeting la devise du 35 e régiment d'infanterie de Belfort : « Tous gaillards, pas de traînards ».
Ne devrait-elle pas s'appuyer plus sur Strauss-Kahn et Fabius ?
Elle a confié une mission au premier et elle va en meeting le 24 chez le second. Et, il n'y a pas que le PS mais aussi le MRC et le PRG. Elle doit surtout s'adresser au peuple français. Il y a une attente forte dans le pays. La différence se fera sur la mobilisation populaire. C'est celle-là qui fera bouger les grands médias, qui sont tout acquis à Sarkozy.
Pour vous, il n'y a rien à changer ?
L'essentiel est qu'elle garde son tonus et qu'elle ne se laisse pas intimider. On a encore deux mois et huit jours : je suis tout à fait confiant.
Propos recueillis par Philippe Martinat, Le Parisien , samedi 17 février
Ségolène Royal a-t-elle réussi son rendez-vous avec les Français ?
Jean-Pierre Chevènement : Oui, incontestablement. On attendait qu'à la fin de la phase d'écoute, Ségolène Royal parle aux Français, et elle l'a fait de manière tout à fait magistrale. Son discours présidentiel a eu à mon sens beaucoup plus de portée que celui de Nicolas Sarkozy, car il a embrassé tous les sujets, y compris la politique européenne et étrangère. Ségolène Royal a posé l'équation de la réussite en s'adressant à la fois aux couches populaires, à la jeunesse et à la France.
N'était-ce pas d'abord un discours destiné à rassurer l'électorat de gauche ?
Ce discours s'adressait à tous les Français, pas seulement à l'électorat de gauche. Je pense que le problème des quartiers, avec le rétablissement d'une police de proximité, appelée «police de quartiers», ça n'intéresse pas que des électeurs de gauche, mais aussi des électeurs de droite, voire d'extrême droite.
La droite critique déjà le coût du projet. Comment vont être financées ces 100 propositions ?
Ségolène Royal a parlé d'une réforme de la fiscalité, qui permettrait de taxer davantage le capital que le travail. Et puis prenez par exemple le prêt de 10 000 euros aux jeunes. C'est un prêt gratuit. On peut demander aux banques de faire un effort ! Les profits des banques font partie de ce règne sans frein du profit financier que Ségolène Royal a fustigé à juste titre. Il y a aussi la réforme de l'Etat, diminuer le nombre des ministères, alléger le poids des administrations, mettre un peu de clarté dans les textes législatifs…
Que fera Ségolène Royal avec les prélèvements obligatoires ?
L'Etat peut-il garantir un emploi aux jeunes en situation d'échec scolaire ? Madame Royal a défini l'école comme un lieu de transmission des savoirs et des valeurs républicaines. Elle veut des «emplois parents», des répétiteurs et du soutien scolaire gratuit. Pour ceux qui sortent de l'école sans qualification -55 000 par an –, il faut leur permettre de s'insérer dans de grands chantiers nationaux.
Craignez-vous toujours une dispersion de la gauche au premier tour ? Au profit de François Bayrou ?
Non. Monsieur Bayrou améliorera peut-être un peu son score de 2002, de un ou deux points pas plus. Mais l'affaire se jouera entre madame Royal et monsieur Sarkozy. Ça sera très serré et Ségolène Royal va reprendre l'avantage dans les toutes prochaines semaines.
Le mot «République» n'a pas le même sens dans sa bouche et dans la mienne. Pour moi, c'est l'idée du citoyen, de l'intérêt général, connecté à la souveraineté populaire. Monsieur Sarkozy est pour l'abolition de la loi de 1905, il flatte les sensibilités communautaristes. Madame Royal s'adresse, elle, à la France. Monsieur Sarkozy ne défend pas l'égalité mais l'inégalité. C'est un Thatcher en complet-veston qui nous prépare une thérapie de choc libérale !
Bernard Lapasset, président de la fédération française de rugby et du comité d’organisation de la Coupe du monde 2007, a présenté hier aux élus régionaux les grandes lignes du dispositif de l’événement en Île-de-France. Morceaux choisis.
La Région Île-de-France et le comité d’organisation de la Coupe du monde de rugby s’associent pour promouvoir l’événement, accompagner les volontaires du Stade de France et du Parc des Princes, et participer à l’accueil et l’hébergement de quatre équipes en région : l’Angleterre, l’Afrique du Sud, les Iles Samoa et la France. Jeudi 1er février, Bernard Lapasset, a présenté le dispositif aux élus régionaux avant de signer la convention qui lie la Région et le comité d’organisation.
| De nombreux projets d’accompagnement déjà labellisés |
| « La Coupe du monde n’est pas une affaire de spécialiste, ni celle des seuls sportifs : elle doit être ouverte à tous. C’est le message qu’entend porter le comité d’organisation. La Convention signée avec le Conseil régional permettra de préparer des événements avec les villes et les associations locales. Il y a de très nombreux projets d’accompagnement : 75 à 80 d’entre eux ont déjà été labellisés pour leur sérieux, leur faisabilité et leur sécurité […] Il y a aussi des projets éducatifs : plus de 300 établissements, lycées ou collèges, soit 80.000 élèves participent à « Planète ovale », dont l’objectif est de renforcer le lien entre le milieu scolaire et les valeurs du rugby : respect de la règle, respect de l’autre, convivialité, amitié… Autre événement particulier : le départ de la dernière étape du Tour de France depuis Marcoussis, dans l’Essonne. » |
| Des billets supplémentaires fin mars-début avril |
| « Sur 48 matches, 34 sont fermés à la réservation. Actuellement, 97 % des billets proposés à la vente au Parc des Princes sont déjà vendus, et 100 % pour le Stade de France. Cette demande très forte en Île-de-France permet de dire que les Franciliens seront au cœur de l’événement. Deux bonnes nouvelles pour les Franciliens : « il y aura un retour de billets des autres fédérations fin mars-début avril sur des matches actuellement inaccessibles. » Et, en Île-de-France, « tous les matches se dérouleront en fin d’après-midi. » |
| 76% des gens savent qu’il y a une Coupe du monde en 2007 |
| « Nous avons testé la notoriété de la compétition par le biais d’un sondage TNS/ Sofres : elle est croissante. La notoriété spontanée d’abord : quand on leur demande s’ils savent quel événement sportif aura lieu en 2007, 42% des gens évoquent la Coupe du monde de rugby. Ils sont même 76% en notoriété assistée, c'est-à-dire à savoir qu’il y a une Coupe du monde en France en 2007. Par ailleurs, 41% se disent déjà intéressés par la compétition et sont près à la suivre sur écran géant. » |
| Un fort attrait touristique |
| « Il y aura au minimum 25 % de touristes étrangers lors de la Coupe du monde, ce qui est largement supérieur à ce qui s’était passé en 2003 lors de la précédente édition en Australie. Il y aura un fort attrait touristique. C’est le cas dans le Languedoc-Roussillon : l’Australie ayant décidé de résider à Montpellier, une agence cherche des villas entre Nîmes et Narbonne parce qu’il n’y a déjà plus aucune place d’hôtel disponible… » |
| 1.600 volontaires de 18 à 79 ans en Île-de-France |
| « 6.000 volontaires, qui constituent la pierre angulaire de l’édifice, sont associés à l’événement au niveau national, dont 1.600 en Île-de-France. Y sont représentées 32 nationalités différentes, ce qui est une spécificité de la région. Ils ont entre 18 et 79 ans, 27% d’entre eux sont des femmes et 22% seulement résident à Paris : presque 80 % des volontaires sont donc issus des départements de la région, prouvant que l’ensemble de cette dernière est mobilisée. Pour nous, le véritable coup d’envoi de la compétition sera donné le 18 mars prochain : les 6.000 volontaires seront réunis à EuroDisney pour une journée spéciale de formation, pour plus que jamais « aller au contact » ! |
Le meeting de Villepinte fut une grande réussite. Après les avoir écouté au cours des nombreux débats participatifs, Ségolène Royal a su parler à l'ensemble des Français.
C'est en véritable femme d'Etat qu'elle nous a adressé un discours d'espérance et de responsabilité s'appuyant sur les valeurs de progrès et de solidarité portées par le socialisme et sur une éthique républicaine qui nous assurera la mise en oeuvre de cette morale de l'action nécessaire pour ne plus décevoir.
Loin de la démagogie, dont fait souvent part un Nicolas Sarkozy qui s'adresse trop souvent aux instincts les plus primaires, Ségolène a su parler au coeur et à l'esprit de nos concitoyens. Beaucoup de convictions et d'émotions quand elle évoque la nécessaire égalité des chances à mettre réellement en oeuvre après 5 années de slogan et de communication sur la question.
Un discours cohérent n'oubliant jamais l'intérêt général et s’adressant à l'ensemble des Français face aux multiples discours contradictoires que Nicolas Sarkozy peut produire en fonction de son auditoire :
Beaucoup d'inconditionnels attendaient la sortie du dernier film de David Lynch. C'est chose faite depuis le 7 février. Une expérimentation supplémentaire pour ce dernier opus lynchien : l'utilisation d'une camera vidéo numérique.
David Lynch semble annoncer ou du moins souhaiter la fin de la pellicule au profit d'un retour à des images possédant le "grain" nécessaire à une part de subjectivité dans l'interpétation de l'oeuvre par le spectateur. N'est ce d'ailleurs pas l'existence de cette interaction personelle avec l'objet qui définit en elle-même une oeuvre d'art ?
Dans l'émission Metropolis (Arte), David Lynch revient sur ses motivations quant à l'utilisation d'une petite camera vidéo numérique pour la réalisation d' INLAND EMPIRE.
Ce film expérimental, qui reprend le thème récurent chez Lynch du dédoublement, semble être le bouclage d'une boucle qui avait été amorcée avec Blue Vevelt et Twin Peaks. Il est incontestable qu'avec Lost Highway et Mulholland drive, Inland Empire constitue la troisième pièce d'un triptyque exceptionnel sur cette thématique.
Mais comme d'habitude avec Lynch, le spectateur se retrouve à la fin du film avec plus de nouvelles questions ouvertes que de réponses fermes à des questionnements souvent anciens ! Et pourtant ces questions nouvelles nous aident à mieux comprendre la structure de la pensée de Lynch et le schéma d'ensemble de sa vision d'artiste.
Un film essentiel pour les amateurs du monde de Lynch mais surtout un film à voir tout simplement pour l'histoire que David Lynch nous raconte sans nous lasser pendant presque 3h.
Pour voir l'émission metropolis consacrée à David Lynch, cliquez ici.
Jean-Pierre Chevènement répond aux questions du Parisien / Aujourd'hui en France dans son édition du dimanche 4 février 2007.
Le Parisien : Dans ses discours, Nicolas Sarkozy se réfère aux grandes figures de la gauche, de Jaurès à Blum...
Jean-Pierre Chevènement. M. Sarkozy est un grand récupérateur. Son discours, parfaitement démagogique, tend à masquer ses contradictions. Il parle de revaloriser le travail, mais il propose de supprimer l'ISF et l'impôt sur les successions. Or, sur ce sujet justement, Léon Blum, en 1946, dans son livre « A l'échelle humaine », avait expliqué qu'on pouvait créer une société socialiste - c'est-à-dire plus juste - en augmentant l'impôt sur les successions des plus fortunés. M. Sarkozy est donc aux antipodes de la pensée de Blum. En réalité, M. Sarkozy tire, tout à fait provisoirement, parti d'une entrée en campagne remarquablement médiatisée. Dès la fin du mois de février, Mme Royal reprendra l'avantage.
Certains, jusqu'au PS, évoquent pourtant un puissant « trou d'air » ?
Ségolène Royal a eu un excellent mois de décembre. C'est seulement depuis le 15 janvier que M. Sarkozy a marqué un avantage, je le répète, provisoire. Il reste quatre-vingts jours d'ici au 22 avril, date du premier tour. J'ai vu Ségolène Royal mercredi en tête à tête : elle se tient tout à fait ferme et droite dans sa démarche. Elle a conservé tout son sang-froid, sa bonne humeur, son humour. Je lui fais confiance pour s'affirmer dans cette bataille qui est une bataille de mouvement.
Pourtant, bien des électeurs de gauche semblent s'interroger...
Mme Royal a choisi dans une première phase de privilégier l'écoute à travers des débats participatifs. Le 11 février, elle fera ses premières propositions, et lancera l'offensive, à la fois dans la critique et dans les propositions. Elle s'exprimera au fond, car c'est une femme qui a du fond. La situation me fait penser à ce formidable film, « Alexandre Nevski ». Vous vous souvenez ? On voyait l'armée des chevaliers teutoniques s'avancer sur le lac gelé avec des airs terribles. Je vois le grand maître casqué de cet ordre. Il est aussi terrifiant que M. Sarkozy. Comment ça s'est terminé ? Le poids des chevaliers sur leurs montures lourdement caparaçonnées a fait craquer la glace, et tous ont été emportés. Eh bien, Mme Royal est aujourd'hui dans la situation d'Alexandre Nevski. Elle attend patiemment un adversaire trop sûr de lui.
Certains imaginent pourtant un scénario dans lequel le PS serait condamné à changer de candidat...
C'est totalement surréaliste. Ségolène Royal a été désignée par 60 % des militants du PS en novembre, et elle est aussi devenue en décembre la candidate du Mouvement républicain et citoyen. C'est elle que nous soutenons, et personne d'autre. En face, nous avons un homme dangereux derrière la tête duquel on aperçoit toutes les têtes du CAC 40. M. Sarkozy, c'est le candidat du grand capital financier mondialisé. Les délocalisations, voilà la logique du système qu'il incarne ! La dévalorisation du travail par les multinationales qui exploitent les pays aux salaires de misère.
Avez-vous réussi, Ségolène Royal et vous, à vous mettre finalement d'accord sur l'avenir de l'industrie nucléaire civile ?
Elle souhaite développer de façon très volontariste les énergies renouvelables : les éoliennes, la biomasse, les biocarburants, et aussi le solaire photovoltaïque, qui implique des recherches considérables, forcément à long terme. Nous combattrons le réchauffement du climat et, par conséquent, nous favoriserons les énergies qui n'émettent pas de gaz à effets de serre. Les centrales nucléaires ont le double avantage de ne pas émettre de gaz à effet de serre et de procurer une électricité à bon marché. En fonction de cela, on peut examiner comment pourrait évoluer le bouquet énergétique français. Mais je crois qu'il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs. Tous ceux qui connaissent un peu le dossier énergétique savent que le principal gisement est dans les économies d'énergie. Pour le reste, je me fais un devoir de préserver les atouts de la France. Et l'industrie nucléaire est incontestablement, comme l'a rappelé l'accord MRC-PS, un atout majeur de la France dans la compétition mondiale. On vient de le voir avec la vente de deux réacteurs EPR à la Chine.
Comment avez-vous analysé la bourde de Jacques Chirac sur l'Iran ?
La première leçon, c'est qu'il faut être extrêmement prudent avec les journalistes (rires). En fait, M. Chirac a développé une sorte de théorie de la dissuasion stabilisatrice, qui est la vieille théorie française. Et il l'a fait pour montrer que cela n'apporterait rien à l'Iran d'avoir l'arme atomique. Il a rappelé à juste titre les dangers de la prolifération dans une région extrêmement dangereuse et qui n'est pas toujours portée à la rationalité. L'Iran doit se comporter enfin comme un membre responsable de la communauté internationale. Nous en sommes loin.
Avez-vous été surpris par les rémunérations octroyées à Laurence Danon, l'ex-PDG du Printemps, au moment de son départ ?
Ces rémunérations excessives, tout comme les salaires mirobolants de quelques grands patrons, qui se chiffrent par millions d'euros, portent gravement atteinte au moral du pays.
Comment expliquez-vous que François Bayrou intéresse une fraction de la gauche ?
François Bayrou a toujours été un ardent partisan de l'Europe fédérale, et il a été au premier rang de la campagne du oui. Or la majorité des électeurs de gauche - plus de 60 % - a voté non à la Constitution européenne. Je doute donc qu'ils se retrouvent en François Bayrou.
Certains, à l'image de Bernard-Henri Lévy, disent que l'actuelle campagne est d'une rare médiocrité...
Si tel est l'avis de ce milliardaire pseudo-philosophe, il y a beaucoup de chances que mon avis soit inverse (rires)... Soyons sérieux. Le premier tour est le 22 avril. Beaucoup de choses vont se passer d'ici là. Il ne faut donc pas que les électeurs de gauche comme les républicains attachés à l'indépendance du pays qui ne veulent pas de M. Sarkozy à l'Elysée se découragent. Il faut avoir confiance dans Ségolène Royal, qui se tient tout à fait droite, non pas dans ses bottes, mais dans la conviction qu'elle a de répondre à l'espoir du peuple français et d'incarner, demain, l'image d'une France nouvelle qui parlera au monde.
Propos recueillis par Dominique de Montvalon, Le Parisien, dimanche 04 février 2007
Dès la rentrée 2007, 175.000 élèves franciliens pourront glisser un bureau virtuel dans leur poche. Une initiative de la Région pour développer l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC)
Le 1er février, le conseil régional a annoncé qu’il équiperait d’une clé USB 130 000 lycéens de seconde - des lycées publics d’Île-de-France - et 45 000 apprentis - en première année dans un centre de formation - dès septembre prochain. D’un coût de 2,6 millions d’euros, cette mesure vise à réduire la fracture numérique et à réaffirmer la volonté de la Région de favoriser le logiciel libre.
Le support informatique d’1 gigaoctet s’apparentera à un véritable bureau mobile pour ses détenteurs. Des logiciels libres (suite bureautique, navigateur internet, client de messagerie…) seront stockés sur la clé. Ils permettront aux élèves d’avoir toujours sur eux leurs données, préférences et paramètres divers, pour gérer leur espace personnel au lycée, dans les bibliothèques, cyberespaces ou à domicile.

