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Mercredi 30 mai 2007
Lundi 28 mai 2007
Communiqué de presse de Rachid ADDA, Conseiller Régional d'Ile de France.
Premier secrétaire fédéral du MRC 95
 
Dans un article récent à l'Echo et au Parisien, François Pupponi, Maire de Sarcelles, se vantait de pallier l'insuffisance de l'Etat, quant à sa mission régalienne d'assurer la sécurité par des moyens humains et matériels suffisants, en prenant la décision d'affecter sur l'impôt local des Sarcellois des agents territoriaux au commissariat de Sarcelles.
Si le principe est louable, il n'en demeure pas moins que François Pupponi l'applique à géométrie variable et dans le sens bien compris de ses intérêts.
En effet, en ce qui concerne le RMI, le ton donné est différent. La convention qui liait la municipalité de Sarcelles et le Conseil Général du Val d'Oise, quant à l'accompagnement social des bénéficiaires du RMI via les CCAS, n'a pas été reconduite à son échéance. Ainsi un nombre important des bénéficiaires du RMI ne peuvent plus jouir pleinement du volet insertion de ce dispositif.
 
Il faut bien entendu dénoncer les insuffisances de ressources affectées par l'Etat et le Conseil Général lors du transfert de la gestion du RMI aux départements. Toutefois,   il est particulièrement injuste et inacceptable que le Maire de Sarcelles prennent en otage des Sarcellois en situation de précarité dans son bras de fer actuel avec le Conseil Général du Val d'Oise.
 
Il aurait pu au minimum anticiper selon l'adage de PMF "gouverner, c'est prévoir" pour que le traitement de cette renégociation soit sans effet pour les administrés concernés. Quelle que soit l'issue (début juin) de la négociation actuelle portant sur le niveau de rémunération de la municipalité par contrat d'insertion signé, nous avons déjà perdu prés de six mois au dépens des droits des plus précaires.
D'autant que l'accompagnement social des bénéficiaires du RMI permet d'éviter leur déconnexion de leur environnement social et fait d'ailleurs la différence entre solidarité et assistanat.
 
En attendant une convention plus favorable pour la municipalité, pourquoi le Maire et son Premier adjoint chargé des finances n'ont-t-ils pas fait le choix de pallier les insuffisances de l'Etat et du CG 95 et de répondre aux revendications légitimes des employés du CCAS de voir augmenter les moyens humains affectés et leur salaire face à la hausse de leur charge de travail induite par la gestion du RMI.
 
Et dire qu'en 2003, le CCAS avait dégagé un "bénéfice" d'un million d'Euros qui avait été réaffecté au budget général de la commune (une réduction de subvention de fait) deux ans à peine après la suppression particulièrement injuste des abattements fiscaux. De la solidarité à l'envers, en quelque sorte, au pays du « socialisme Sarcellois » !
 
 
Rachid ADDA
Conseiller régional d'Ile de France
Mardi 27 mars 2007

Après un examen favorable en commissions thématiques (Sports, Tourisme, Loisirs et Lycées), la commission permanente du Conseil Régional d’Ile de France a voté ce jeudi 22 mars une délibération accordant une subvention de 1.000.000. € HT à la commune de Garges-lès-Gonesse pour la construction d'une salle omnisports.

Dans le cadre du projet de rénovation urbaine du quartier de la Muette, la ville de Garges-lès-Gonesse prévoit la construction d'une salle multisports dans l'enceinte du complexe sportif Pierre de Coubertin, récemment réhabilité.

Ce nouvel équipement sera mis à la disposition des élèves du lycée Arthur Rimbaud de la commune, ce qui permettra ainsi de libérer des plages horaires sur plusieurs installations sportives déjà existantes au profit des élèves du lycée Simone de Beauvoir.

Cet équipement couvert permettra la pratique des sports collectifs (foot en salle, basket-ball...) mais également des sports tels que l'escalade et le badminton proposé à l'épreuve du baccalauréat.

 

Le coût estimatif des travaux HT s'établit de la manière suivante :

 

Désignation

Coût HT

Construction du bâtiment

1.944.120 €

Travaux extérieurs

120.000 € 

Etudes et divers (coordonnateur de sécurité, géomètre, aléas)

302.730 €

Total

 2.366.850 €

 

La ville de Garges-lès-Gonesse s'est engagée à signer la convention de mise à disposition de l'équipement sportif au profit du Lycée Arthur Rimbaud pendant les horaires scolaires à raison de 20 heures par semaines.

Les travaux devraient commencer à l'été 2007 pour une livraison attendue en septembre 2008.

Sur cette opération, la Région Ile de France accorde, à la ville de Garges-lès-Gonesse, une subvention de 1.000.000 € calculée au taux maximal de 50 % d'un coût estimatif des travaux éligibles se montant à 2.366.850 € plafonné à 2.000.000 €.

La ville de Garges-lès-Gonesse s'est engagée à signer la convention de mise à disposition de l'équipement sportif au profit du Lycée Arthur Rimbaud pendant les horaires scolaires à raison de 20 heures par semaine.

Les travaux devraient commencer à l'été 2007 pour une livraison attendue en septembre 2008.
Sur cette opération, la Région Ile de France accorde, à la ville de Garges-lès-Gonesse, une subvention de 1.000.000 € calculée au taux maximal de 50 % d'un coût estimatif des travaux éligibles se montant à 2.366.850 € plafonné à 2.000.000 €.
 
Cadre du dispositif
Cette subvention est accordée dans le cadre de l'aide régionale aux équipements sportifs liés aux lycées, dont les conditions d'éligibilité sont les suivantes :
- elle concerne les travaux de construction, reconstruction, rénovation, ou extension des équipements et installations sportives d’intérieur ou de plein air, mises à la disposition des lycées.
- en contrepartie de la subvention régionale, la commune ou la collectivité bénéficiaire s’engage à signer la convention-type tripartite de mise à la disposition pendant 15 ans à titre gracieux au profit des lycées des installations sportives cofinancées par la Région
- la taux maximum de l’aide a été porté à 50% par délibération du conseil régional CR 22-02 du 26 septembre 2002, pour les lycées neufs ou rénovés, ainsi que pour ceux inscrits au programme des rénovations. Il s’applique à un montant HT de travaux plafonné à 2.000.000 €, ce qui porte le montant maximum de la subvention à 1.000.000 €.

Mercredi 21 mars 2007
Communication du MRC-Pays de France 
   
Dés 2001, le MRC Val d'Oise avait interpellé les Maires du département sur la loi de 1982, relative à l'affichage associatif ou réservé à la libre expression d'opinion. Cette action, qui fut alors reprise par la presse locale, avait rapidement porté ses fruits dans les communes d'Arnouville et de Garges-lès-Gonesse.
 
C’est maintenant chose faite, depuis quelques jours, à Sarcelles où la municipalité, sollicitée en septembre 2004 par un courrier de Rachid Adda, s’était engagée de se conformer à la Loi mais indiquant qu'elle attendrait le changement du mobilier urbain.
 
Le MRC Pays de France tient donc à exprimer sa satisfaction et remercie l’adjoint à la communication et les services municipaux pour avoir répondu favorablement, dans une concertation constante depuis 2004, à cette demande du MRC en faveur de l’expression démocratique et de la vie associative locales.
 
La mise à disposition de ces panneaux d’expression libre est aussi un moyen préventif contre l’affichage sauvage qui défigure les palissades et les murs de nos quartiers.
Espérons maintenant que ces panneaux ne soient pas détournés de leur fonction par une utilisation abusive à des fins commerciales ou par des nettoyages intempestifs suivant la " gueule sur l’affiche".
 
A cet effet, le MRC Sarcelles demande à la municipalité de prendre des mesures de sanctions financières dissuasives sous forme d’un arrêté municipal et d’indiquer par avance les fréquences de nettoyage des panneaux par les services techniques municipaux.
 
Gilles Ganzin
Président du MRC Pays de France
Secrétaire fédéral du MRC 95
 
Rachid Adda, Conseiller régional
Porte-parole du MRC Pays de France
Premier secrétaire fédéral du MRC 95
 
Mardi 26 décembre 2006
Natif et habitant de Sarcelles, Rachid ADDA dénonce le bal des parachutés dans la huitième circonscription : « qu’on laisse  les habitants construire durablement et tranquillement leur avenir commun dans la Cité ! »
 
 
Il y quelques jours, l’UMP annonçait la candidature d’une avocate très médiatisée. Les Sarcellois auraient d'ailleurs préféré qu’elle vienne à Sarcelles avec l’équipe de son émission pour qu'ils récupèrent, sans aucun doute, l’argent dilapidé sous une précédente mandature par une droite, absente depuis du débat politique sarcellois.
 
Aujourd’hui un candidat UDF, intellectuel estimable par ailleurs, annonce à partir de salons feutrés parisiens sa candidature alors que la tribu K nous menace d’amener à Sarcelles un conflit civilisation à l’occasion de l’élection municipale. Demain qui sait, comme en 2002, un comique-troupier viendra à nouveau faire sa promotion commerciale à Sarcelles perturbant au passage les repères d'une partie de la jeunesse.
 
Ce qui est juridiquement possible, au sens du code électoral, n’en demeure pas moins politiquement critiquable au regard du code de l’éthique républicaine et de l’attente des habitants concernés.
 
Considérer les villes de banlieues populaires comme des terres propices à des parachutages électoraux opportunistes, sans se soucier des lendemains qui déchantent pour la population, a largement contribué à la défiance croissante de nos concitoyens vis-à-vis du politique et à leur désaffection des urnes.
 
Le fond du problème est que nos communes de banlieues populaires et particulièrement Sarcelles, dépassée par une image erronée véhiculée complaisamment par les médias et certains élus locaux, sont devenues, malgré elles, un terrain de jeu médiatique pour des candidats opportunistes qui font un coup et puis s’en vont.
 
Une campagne médiatique ne doit pas remplacer le nécessaire débat sur les questions de fond importantes comme la Citoyenneté, l’accès à l’emploi, la lutte contre les discriminations et l’émergence de nouvelles formes de racismes (négrophobie, islamophobie…), l’éducation, la solidarité des territoires et la péréquation fiscale, l'avenir des services publics, l’amélioration du cadre de vie et de l’habitat…
 
Nos quartiers et nos concitoyens méritent, comme partout en France, des élus présents qui les écoutent et qui les servent au quotidien, et non de personnalités supposées providentielles qui s’en servent [ou s'en sont servis] comme tremplin vers des cieux supposés meilleurs.
 
Il existe dans nos quartiersdes hommes et femmes de qualité, capables de rassembler sur un projet fédérateur, à la hauteur des enjeux locaux complexes et pouvant en être des représentants dignes à l’Assemblée Nationale.
 
Ce n’est pas par médias interposés ou par la bataille de l’image, en utilisant Sarcelles comme une scène médiatique, que l’on pourra durablement améliorer la vie quotidienne de nos concitoyens. Une fois la lumière éteinte, ce serait encore les habitants de nos quartiers qui en payeraient les pots cassés.
 
Nous devons avoir à l'occasion de ces élections un débat de fond afin de co-élaborer avec nos concitoyens une morale de l’action soucieuse de l'intérêt général.
Lundi 4 décembre 2006

Nul besoin de faire une politique communautariste et de bafouer la Laïcité pour respecter la diversité dans notre République et assurer l'Egalité pour tous et, le cas échéant, le droit de chacun d'exercer son culte dans la dignité.
En effet, malgré un Maire aimant se décrire comme "l'ami des communautés", la grande mosquée de Sarcelles, dix fois promise mais jamais acquise, a du mal à être une réalité pour les nombreux pratiquants musulmans de la commune, réduits chaque année à demander gymnases ou salles municipales pour fêter l'Aïd-el-kébir.
Les musulmans de Sarcelles n'ont pas besoin de gymnases, solutions palliatives accordées selon le fait du Prince, mais d'une mosquée digne de leur droit à pratiquer leur culte tel qu’il est inscrit dans la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen et la loi de 1905. D'ailleurs, tout est dans cette Loi et il est donc inutile d'inventer et d'expérimenter des droits pour les "communautés", souvent appliqués à géométrie variable !
En tous cas toujours à des fins électoralistes... Il est de plus en plus inacceptable que le Maire de la Ville phase l'agenda de la mosquée avec son propre calendrier électoral. Quand la première pierre sera-t-elle posée ? Deux mois avant les législatives ou les municipales ? Parmi les nombreux lieux de cultes de la commune, la mosquée aura été, en effet, celle qui aura suscité le plus d'utilisation électoraliste de la municipalité [cf les archives du Parisien 95]. Combien de réunions programmées avec tant de minutie (par le service communication ?) seront-elles encore nécessaires, notamment pour régler définitivement le problème lié au terrain ?

 

Autre approche et autre résultat  avec un Maire attaché aux valeurs républicaines et à leur mise en oeuvre effective pour tous : à Belfort, la construction d'une grande mosquée en centre-ville, financée par une collecte des fidèles, devrait aboutir fin 2007 grâce à la ténacité de JP Chevènement face aux protestations des élus de droite (mais pas seulement...) [pour plus d'info, cliquez ici] désireux de reléguer les musulmans en périphérie. Fondateur du CFCM, mis en place par son successeur, JPC a imaginé avant tous la création d'une fondation qui permettrait de financer des lieux de cultes par des financements  privés et donc sans remettre en cause la Loi de 1905.

 

On aimerait donc que cette exigence républicaine belfortaine serve d'exemple à la majorité municipale sarcelloise : mettre en oeuvre sur le terrain les valeurs de la République plutôt que de jeter le modèle républicain avec l'eau du bain sous prétexte qu’il aurait failli à sa mission.

Ce sont en fait ceux qui aujourd’hui dénigrent le modèle républicain qui ont refusé de le faire fonctionner pendant 20 ans. N’oublions jamais cela et qu’en politique, comme en version ou en thème, il existe aussi des faux amis.  


 

Article du journal La Croix(19/06/06)
La première pierre de la mosquée de Belfort a été posée samedi après-midi en présence du maire (MRC) de la ville, Jean-Pierre Chevènement, et de quelque 200 personnes, a constaté un journaliste de l'AFP.
La cérémonie s'est tenue sur le terrain qui accueillera la future mosquée, à proximité de la citadelle de Belfort. Elle a notamment rassemblé le grand mufti de l'Est, un représentant de la communauté juive, l'évêque catholique de Belfort et le consul d'Algérie de Belfort.
La mosquée, dont la construction doit s'achever courant 2007, s'étendra sur près de 1.900 m2 et abritera notamment une bibliothèque et un salon de thé. Le coût des travaux, qui ont commencé début avril, s'élève à 2,5 millions d'euros, selon l'architecte du bâtiment.
Jusque-là, la ville comptait quatre salles de prière pour les musulmans, qui seraient entre 6.000 et 7.000 à Belfort, selon la municipalité.
"Chacun doit pouvoir professer sa religion dans la dignité", a déclaré au cours de la cérémonie M. Chevènement, qui a défendu le choix du site et s'en est pris à ceux "qui sortent leurs revolvers dès qu'ils entendent parler de mosquée".
Depuis plusieurs mois, des membres de l'opposition municipale combattent ce projet qui, selon eux, porte atteinte au patrimoine de la ville et au potentiel touristique de la citadelle de Belfort.
Avant la pose de la première pierre, M. Chevènement et des représentants de la communauté musulmane ont déposé deux gerbes au cimetière militaire de Belfort en hommage aux combattants musulmans qui se sont battus dans l'armée française lors de la Première et de la Seconde Guerre mondiale.
Dépèche AFP
Portée depuis plusieurs mois par l'opposition municipale, la mobilisation contre le projet de la mosquée de Belfort risque de redoubler d'intensité à l'approche des échéances électorales, au moment même où le financement des travaux s'annonce difficile.
Samedi, la première pierre de ce bâtiment de 1.900 m2 a été posée en présence de quelque 200 personnes, dont le maire (MRC) de la ville Jean-Pierre Chevènement qui a défendu "le droit aux musulmans de professer leur foi dans la dignité".
Située sur "La Lunette 18" - un terrain proche de la citadelle Vauban qui surplombe Belfort -, la mosquée, qui abritera également un centre culturel, devrait ouvrir ses portes courant 2007. Jusque-là, la ville comptait 4 salles de prières pour les musulmans, estimés entre 6.000 à 7.000 à Belfort.
"La pose de la première pierre est destinée à nous mettre devant le fait accompli", tempête le chef de file de l'opposition municipale Christophe Grudler (DVD), en assurant qu'"il ne désarmera pas".
Depuis plusieurs mois, M. Grudler et ses proches se mobilisent contre un projet qui porte, selon eux, atteinte au patrimoine de la ville. "La mosquée n'a pas sa place près de la citadelle, un monument classé historique qui présente un fort potentiel touristique", soutient M. Grudler.
Lui et ses partisans ont organisé plusieurs marches de protestation et lancé une pétition qui a recueilli, selon eux, 8.000 signatures. Ils ont également déposé deux recours administratifs: le premier conteste la légalité du permis de construire, le second vise la mise à disposition du terrain par la mairie.
M. Grudler assure qu'il n'est "en rien opposé" à la construction d'une mosquée ailleurs en centre-ville et récuse toute forme d'hostilité envers les musulmans. "M. Chevènement cherche précisément à instrumentaliser ce projet pour nous faire passer pour des méchants extrémistes avant les élections", soutient-il.
"Certains sortent leurs révolvers dès qu'ils entendent parler de mosquée", répond M. Chevènement en indiquant que le site de "la Lunette 18" abritait depuis 1954 un foyer de travailleurs nord-africains et une salle de prière musulmane. "La mosquée va embellir ce qui n'était qu'un no man's land", ajoute-t-il.
Selon lui, les opposants au projet cherchent à "exploiter une certaine islamophobie ambiante" à l'approche des législatives de 2007 et des municipales de 2008. "Cette polémique sera sûrement un enjeu des prochaines échéances électorales", précise-t-on dans l'entourage du maire.
A la querelle politique s'ajoutent les problèmes de financement du projet. Pour l'heure, seuls 300.000 euros ont été réunis sur les 2,5 millions d'euros que coûteront les travaux, indique Kader Kaddouri, président du Comité des musulmans du Territoire de Belfort (CMTB), l'association qui gérera le futur lieu.
"Ce projet est trop imposant et trop ambitieux", juge le député (UMP) du Territoire de Belfort Michel Zumkeller, tombeur de M. Chevènement en 2002.
Au CMTB, on veut croire que les souscriptions vont rapidement prendre de l'ampleur. "Les fidèles étaient auparavant dans l'expectative. Mais ils savent maintenant que le projet est sur les rails et qu'il va aboutir", assure un porte-parole du Comité.
Mardi 28 novembre 2006
Communiqué de presse de la fédération du Val d’Oise du MRC (17/10/2006)
 
Lors du conseil municipal de juin 2006, la municipalité de Sarcelles a mis la dernière pierre à l'édifice d'une privatisation du chauffage urbain à Sarcelles. Ce choix regrettable de l’abandon du service public se fera au détriment des Sarcellois les plus démunis habitant le grand ensemble. Les conditions de cette privatisation en particulier l’absence d’appel d’offre, le rôle surprenant joué par le Maire dans la négociation avec Dalkia et l'argumentaire officiel ajoutent au cynisme de cette décision.
 
Le groupe PCF a en effet soutenu toutes les délibérations relatives à cette privatisation. Dire qu'il justifie sa présence aux affaires sarcelloises par le poids qu'il pèserait de l'intérieur ! (sic)
 
Cette position des communistes sarcellois [à l’exception de Philippe Clerc, ndlr] qui consiste en une cogestion locale du libéralisme [et du communautarisme, ndlr] doit poser questions à la fois aux citoyens et à la direction du PCF.
 
Quelle crédibilité pouvons nous en effet accorder aux discours antilibéraux des dirigeants nationaux quand on accompagne une privatisation dans l’une des villes les plus pauvres de France ?
Quelle crédibilité à son soutien à une démocratie participative quand l'opacité et l'absence d'une vraie concertation furent de mise dans cette cession à Dalkia ?
Quelle crédibilité dans ses incantations sur l'éthique en politique quand ses élus sarcellois oublient un à un leurs principes et leurs convictions pour sauvegarder les avantages de leurs fonctions électives ?
 
Le MRC 95 qui partagea le combat contre la constitution européenne avec le PCF au sein des collectifs du 29 mai, interpelle donc la direction valdoisienne du PCF en lui demandant de prendre une position publique sur ce dossier et de condamner cette privatisation comme le fut celle de GDF.
  
En cas de refus, nous considérerons qu’au-delà des discours convenus contre le libéralisme, le PCF préfère la rente des élus Sarcellois à une mise en conformité de ses actes avec les discours de sa direction nationale et départementale.
 
Le MRC Val d'Oise sera très vigilant à la réponse ou l'absence de réponse de la direction du PCF 95. Elle sera un élément d’évaluation de sa démarche unitaire antilibérale [sincérité ou OPA sur le non à gauche au TCE ?] et déterminante dans les choix électoraux prochains.
Lundi 16 octobre 2006

Je mets en ligne l'intervention des élus MRC au conseil municipal de Garges-les-Gonesse, lors de la séance consacré aux projets ANRU de la commune. L'analyse est pertinente et pose la problématique de la rénovation urbaine d'une manière cohérente. Si cohérente qu'en pleine séance publique, la majorité de droite (non bornée à sa droite...) sous la coupe de Nelly Olin, s'est donnée le droit d'insulter un élu de la république plutôt que de répondre aux questions légitimes de l'opposition républicaine. Cette intervention a le mérite de toucher là où ça fait mal... à gauche comme à droite d'ailleurs.

Pour lire cette intervention, cliquez ICI

Lundi 16 octobre 2006

Je mets en ligne une question orale des élus MRC au conseil municipal de Garges posée lors de la séance consacrée aux projets ANRU de la commune. Elle est toujours d'actualité et pas seulement à Garges-lès-Gonesse. Ici comme à Argenteuil et à Sarcelles dans une moindre mesure, la rénovation urbaine sert de paravent à un tri social. La rénovation urbaine ne profite pas pleinement aux locataires désireux de rester dans leur commune. Ceci est d'autant plus condamnable qu'ils y ont vécu dans un habitat détérioré et que cette rénovation est en partie financée par les loyers et charges payés durant des décennies.

Le MRC plaide pour une rénovation urbaine profitant pour les populations habitant déjà dans les communes concernées. Dans les communes comprenant un taux de logements sociaux déjà important, la rénovation urbaine doit aussi être un moyen de restaurer la mixité sociale à l'échelle des quartiers en rééquilibrant les taux de logements sociaux souvent très différents suivant les quartiers [très faibles dans les vieux pays, par exemple]. Elle doit surtout favoriser la restauration de l'égalité des chances en offrant de meilleures conditions de vie et un cadre plus favorable à l'épanouissement de chacun.

La resitution en logements sociaux ne peut pas être plus faible que l'offre initiale à l'échelle de la commune car cela reviendrait mécaniquement à exclure une partie de la population d'un relogement dans la commune au profit d'une population "plus solvable" venant d'ailleurs.

Rachid ADDA

Pour lire cette intervention, cliquez ICI

Vendredi 29 septembre 2006
VISITE DE DSK A SARCELLES : ARRETONS L'UTILISATION MEDIATIQUE DE SARCELLES A DES FINS DE COMMUNICATION ET D'IMAGE.
 
Dominique Strauss-Kahn a encore décidé de venir à Sarcelles pour se prévaloir de son action de terrain pour l'annonce de sa candidature à l’investiture du Parti socialiste pour la presidentielle de 2007 ou lors de divers débats télévisés.
 
Sur la forme, le MRC tient à exprimer une forme de ras-le-bol général des sarcellois, qui a atteint son paroxysme après le désastreux passage sur canal + « Zidane y va marquer » de cette utilisation abusive de l’image de Sarcelles par médias interposés pour gauchir une image de droite du candidat DSK.
Au lieu d'utiliser l'image d'Epinal qui colle à  Sarcelles pour changer la sienne, les Sarcellois auraient préféré qu'il utilise la sienne pour changer celle de la ville !
   
A se demander même si François Pupponi est strausskahnien !
François Pupponi serait-il incapable de faire à Sarcelles ce que DSK, candidat à la présidentielle se prévalant de son action de terrain, ambitionne pour la France ou DSK ambitionne-t-il pour la France ce que François Pupponi expérimente à Sarcelles ?
  
Une présence plus assidue de DSK aux affaires communales [quand a t on vu dsk à Sarcelles sans une caméra à ses cotés?] aurait permis d’éviter les dérives communautaristes et libérales de la gestion municipale actuelle comme le montrent la récente privatisation du chauffage urbain Sarcellois au profit de Dalkia et l’octroi de créneaux  communautaires spécifiques à la piscine de Sarcelles.
 
 
Comme beaucoup de villes populaires, Sarcelles, qui a rejeté la constitution européenne à 63%, a plus que jamais besoin « de véritables élus du terroir et de terrains»  qui la servent et non de parachutés qui s’en servent sur les plateaux de télévision. C’est le sens de l’action locale du MRC à Sarcelles autour de Rachid ADDA, conseiller régional d’Ile de France et natif de Sarcelles 
Mardi 19 septembre 2006
Voici la tribune que nos élus gargeois (Azzedine Krid et Olivier Pierlay) ont rédigée pour le prochain numéro d'octobre du journal communal dans l'espace reservé à l'opposition municipale. Ce texte vous est présenté sous sa forme intégrale initiale avant sa réduction à 1800 signes imposée par la municipalité. L'espace réservé à l'opposition est à partager par roulement entre le PCF, le PS et le MRC. C'est la première fois que le MRC devrait en bénéficier.

Tribune des élus du Mouvement Républicain et citoyen 
au conseil municipal de Garges-lès-Gonesse.
L’Ecole est un pilier de la République et de notre vouloir vivre ensemble. Pourtant l’Ecole, supposée être le lieu de l'égalité des chances par excellence, reproduit les inégalités sociales. L’ascenseur social reste bloqué par manque de moyens laissant place à une corde lisse et huilée.
Malgré quelques mesurettes concernant une partie infime des étudiants boursiers, les coups de boutoir et les mauvais coups de ce gouvernement ont durablement déstabilisé et affaibli notre système éducatif…
Ce ne sont pas les discours du gouvernement sur l’égalité des chances, galvaudée et réduite à un slogan de communication, qui pourraient nous rassurer.
Les dernières « réformes » du gouvernement formalisent une école à plusieurs vitesses : un socle commun pour tous, un RMI du savoir, et des options gratifiantes pour d’autres… Elles aggravent le transfert de compétences en matière d’Education qui crée une nouvelle inégalité liée au degré d’engagement des collectivités territoriales.
Ainsi dans notre commune, les lycéens peuvent bénéficier des mesures fortes prises par la majorité de gauche au conseil régional (soutien scolaire, projets culturels, aide à la demi-pension) alors que les collégiens subissent le manque d’ambition du conseil général.
La réduction des moyens humains et financiers pour les zones d’éducation prioritaire (ZEP) ne va pas dans le bon sens pour l’avenir de nos enfants. Sans parler des conditions matérielles d’étude comme les places de bibliothèque, l’accès à internet ou à l’outil informatique aujourd’hui indispensable. 
La jeunesse, l'une des premières richesses de notre ville, est délaissée et une grande partie est même stigmatisée par ceux qui lorgnent vers l'électorat d'extrême droite.
Atout maître pour l’avenir de Garges, elle mériterait au contraire d’être valorisée et qu’on lui fasse confiance.
Pour finir un mot de la rénovation urbaine.
Loin de remettre en cause la nécessaire rénovation de nos quartiers délaissés par les bailleurs, nous disons simplement qu’elle doit se faire en toute transparence par une véritable concertation avec les Gargeois.
Il est hors de question que les Gargeois fassent les frais de la spéculation immobilière en étant contraint, par une hausse des loyers, de quitter leur quartier au profit d’une population plus solvable.
Les élus du MRC ont défendu, lors du conseil municipal, cette position conforme aux intérêts des Gargeois.
Nous y avons aussi demandé, en vain, un roulement des deux opérations de rénovation des groupes scolaires Marcel Cachin et Anatole France. Cela aurait permis de réduire le nombre d’élèves subissant les nuisances des chantiers. Nous veillerons à ce que les premiers pas en primaire de ces jeunes Gargeois se fassent, malgré cette décision électoraliste de la municipalité, dans de bonnes conditions.
 
Azzedine Krid et Olivier Pierlay
Vos conseillers municipaux MRC
Lundi 11 septembre 2006
Après un court passage chez un disquaire pour acheter à mon neveu la réédition remasterisée de la discographie de The Cure (les assidus de Canal + comprendront ;o)...),  je me suis rendu, comme chaque année, avec beaucoup de plaisir au forum des associations sarcelloises. J'ai été interpellé par de nombreux participants et visiteurs des différents stands sur cette année qui s'annonce particulièrement importante pour l'avenir de notre pays et de notre commune.
Nombreux sont ceux qui s’inquiètent de l’avenir de notre commune, du visage qu’elle aura à la fin de cette première décennie du 21ème siècle. Sarcelles, comme l'ensemble de notre pays, est aujourd'hui à la croisée des chemins. Les enjeux sont de taille : citoyenneté ou communauté, vivre ensemble ou développements séparés, services publics ou privatisations, solidarité ou individualisme, égalité effective ou discriminations multiples.
Des choix importants nationaux et locaux sont faits actuellement. Ils auront un impact non négligeable sur la vie des Sarcellois. Nous espérons que les donneurs d'ordre prendront le temps de la concertation avec les Sarcellois pris dans leur ensemble (la seule communauté à considérer par un élu républicain digne de ce nom, c'est celle des Sarcellois... de TOUS les Sarcellois !). En plus de considérations techniques derrière lesquelles s’abritent trop souvent certains élus pour renoncer à l’intérêt général, les décisions prises aujourd'hui au nom des Sarcellois devraient être conditionnées par une éthique républicaine et une exigence politique dignes de la confiance accordée par les Sarcellois. D'autant que certaines de ces décisions les lient pour une trentaine d'années.
Ce week-end se tenait aussi aux Ulis l’Université d’été du MRC, que j’anime dans le Val d’Oise. Ce moment privilégié pour la réflexion a eu un temps particulièrement fort : le discours de JP Chevènement. Au-delà même de son analyse et son courage politique que même ses détracteurs les plus farouches n’essayent pas de nier, la clôture de son discours fut particulièrement émouvante lorsqu’il évoqua l’honneur en politique.
Vous trouverez après mon billet un court extrait du discours de JPC aux Ulis ce dimanche dont vous pourrez trouver l’intégralité dans un article consacré à l’ensemble des interventions de l’université d’été du MRC.
Pour  finir sur ce week-end chargé en évènements et émotions, vous trouverez ci-joint le dessin du jour à l’initiative de l’association Agir contre le Chômage qui illustre bien l’articulation entre le particulier et le général, l’individu et l’universel [la partie et le tout disait le physicien Heisenberg] qui sont le fondement cette démocratie très particulière qu'est la République. Ce lien ne fonctionne bien sur que si l’on ne perd jamais de vue l’intérêt général indissociable d’une éthique et d’une exigence républicaines, que trop d’hommes politiques ont malheureusement perdues. Et cela demande de la COHERENCE entre les discours et les actes.
La restauration de l'éthique et de l'exigence républicaines au coeur de la vie politique sarcelloise est le sens de l'engagement politique des militants du MRC pour rendre à Sarcelles le visage d'une république plus juste, plus solidaire, plus humaine et plus proche. Nous ne transigerons jamais sur ce point [voir communiqué congrès MRC 95].
 
Extrait de l'intervention de JP Chevènement lors de l'université d'été du MRC aux Ulis (10/09/2006)
«(…) Notre contribution à la victoire et à la réussite de la gauche peut être décisive, car nous apportons le sens de l’Etat, l’expérience de combats menés dans la durée et toujours gagnés, que ce soit sur l’Europe, la politique extérieure, l’Ecole, la sécurité, la Corse, etc. Nos propositions peuvent nourrir un projet réellement alternatif. Je ne peux évidemment pas être le candidat du seul MRC. Je ne peux être qu’un candidat de rassemblement sur des valeurs républicaines exigeantes et sur un projet qui redonne à la Franceles couleurs de la démocratie. Rassemblement de tous les républicains, de ce qu’il y a de meilleur et de plus désintéressé dans notre peuple, à l’écart des sectarismes et des surenchères démagogiques mais sur un projet clair :
   Ø  de réorientation de la construction européenne au service de l’emploi ;
   Ø  de justice sociale, l’effort nécessaire devant être plus équitablement réparti ;
   Ø  de redynamisation de notre industrie ;
   Ø  de choix énergétiques ambitieux ;
   Ø  de valorisation de la matière grise – éducation, recherche, technologie ;
   Ø  de modernisation des services publics et de l’Etat républicain ;
   Ø d’indépendance de la France – notamment en matière de défense et de dissuasion, au service d’une Europe européenne, c’est-à-dire maîtresse d’elle-même. Nous savons aussi que cette indépendance est nécessaire pour faire prévaloir une autre idée de l’Occident dans le nécessaire dialogue des civilisations.
 
En tout état de cause, nous devons être prêts à ne pas soutenir le candidat socialiste si son orientation devait ouvrir la voie à de nouvelles déconvenues. C’est une question d’éthique élémentaire. Nous ne devons pas cautionner une orientation politique qui tournerait le dos à la politique de redressement nécessaire.Nous ne devons pas brader le capital de confiance que nous avons accumulé. Je ne me sentirais pas capable de dire au 1.524.000 électrices et électeurs qui ont voté pour moi en 2002 de tourner le dos aux orientations qui les avaient rassemblés sur les orientations de Vincennes. Je n’ai pas démissionné trois fois d’un gouvernement afin de rester fidèle à mes convictions et aux vôtres pour, en fin de comptes, brader ce combat et l’élan qu’il a suscité. N’attendez pas de moi que je prenne des positions qui ne seraient pas honorables. L’honneur existe en politique. Et cela peut faire la différence.
 J’ajoute que la préservation de ce capital de confiance peut seule sauvegarder l’avenir et permettre de rebondir. Bien entendu je n’ai évoqué ces hypothèses que pour vous montrer ce qu’il y aurait à faire si nous ne parvenions pas à opérer – ce qui a toujours été notre but – le redressement de la gauche sans lequel il n’y aurait pas de vraie victoire. La campagne sera longue et vous aurez toute votre place à y prendre, aux présidentielles comme aux législatives. L’objectif est clair, même s’il est difficile : assurer la victoire de la gauche, au service de la République , au service de la France. »
Affiche de AC! Sarcelles

Samedi 12 août 2006
Lire l'article en PDF, cliquez ici
 
Sarcelles - Garges / Politique
Législatives, municipales : Rachid Adda déjà dans la course

DISCRIMINATION, laïcité, emploi, accès à Roissy, défense des services publics... Autant de sujets brûlants, promesses de débats virulents à prévoir dès la rentrée dans le paysage politique de l'est du Val-d'Oise. A l'heure où la plupart des élus locaux profitent de la trêve estivale, certains, infatigables, travaillent d'arrache-pied en vue des prochaines échéances électorales de 2008.
C'est le cas du conseiller régional, secrétaire national et patron départemental du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Rachid Adda, 39 ans. Depuis plusieurs mois, cet « élu de la République » comme il se définit lui-même (lire encadré), véritable empêcheur de tourner en rond du maire PS de Sarcelles, François Pupponi, n'a jamais caché les ambitions du parti chevènementiste de peser davantage sur le destin de la commune de Sarcelles mais aussi celui de la circonscription de Sarcelles-Garges (la huitième du Val-d'Oise). « Si les militants MRC me donnent leur investiture à l'automne, je serai candidat à la fois aux élections municipales et législatives, annonce-t-il. Car je veux, sur ce terrain où je suis né et que je connais mieux que personne, que soit pratiquée une politique de gauche à la fois républicaine et antilibérale, mais aussi battre la droite la plus réactionnaire du Val-d'Oise là où elle est implantée. »
Communautarisme.
« Sarcelles souffre d'une fracture ethnique et sociale que l'action politique aurait pu éviter », diagnostique le conseiller régional, qui fustige « les replis identitaires, dont l'un des exemples est le créneau horaire spécifique attribué pour l'utilisation de la piscine à une association confessionnelle. Mais aussi les orientations actuellement prises en matière de rénovation urbaine. C'est notamment vrai dans le nouveau quartier de la sous-préfecture, dédié à l'habitat résidentiel. Il aurait au contraire fallu rééquilibrer la répartition des logements sociaux en en construisant dans ce quartier, tout comme, d'ailleurs, au Village. »
Chauffage de Sarcelles.
« Récemment, rappelle Rachid Adda, la gestion du chauffage urbain a été cédée à Dalkia-Vivendi, une multinationale dont la logique est soumise à ses actionnaires et leur logique de rentabilité. Pour les Sarcellois, ce n'est pas une bonne chose, car rien ne pourra leur garantir la stabilité des prix du chauffage. Je suis partisan d'une gestion par un syndicat dédié, composé des bailleurs, propriétaires, associations, élus... »
Gestion et patrimoine.
« Cession de terrains communaux, préemption ou non-préemption aléatoire de propriétés... La politique foncière menée à Sarcelles par l'actuelle municipalité m'inquiète, martèle l'élu MRC. La réserve foncière de la ville ne cesse de s'amenuiser : où va-t-on construire demain les équipements nécessaires à la population ? »
Roissy, transport et emploi.
« Les habitants des communes proches de Roissy n'ont pas d'accès direct à la plate-forme par les transports en commun, dénonce Rachid Adda. Une véritable offre doit leur être proposée dans le cadre de la défense du service public. Mieux, ils devraient bénéficier avec leur carte orange de la future navette Charles-de-Gaulle-Express, réservée dans les faits aux touristes ou aux décideurs, à raison d'une quinzaine d'euros par trajet ! Par ailleurs, les Val-d'Oisiens sont sous-représentés parmi les salariés de la plate-forme. Et lorsqu'ils y décrochent un poste, beaucoup ont bien du mal à obtenir leur badge d'accès, victimes d'une véritable discrimination. » 
 
Benédicte Agoudetsé


Le trublion de la gauche

 

«JE NE SUIS pas encore parti en vacances parce que j'attendais la date limite de dépôt des dossiers de régularisation des sans-papiers, car je parraine une famille de réfugiés. » Tout Rachid Adda est là : rarement le conseiller régional MRC de 39 ans au profil atypique (ingénieur centralien issu d'une famille algérienne de Sarcelles) s'autorise à lâcher prise, à « débrancher », à cesser d'arpenter, entre deux séances à la région, le Grand Ensemble, terrain qui l'a vu naître, grandir et se construire. « Désigné par le peuple, je veux être la relation de ceux qui n'en ont pas, car je trouve que nos quartiers méritent des élus présents, et non des politiques surtout préoccupés par leur destin national », martèle celui que l'on surnomme le poil à gratter de la gauche de l'Est val-d'oisien, connu pour son franc-parler.

« Un profond dégoût pour l'injustice, et la puanteur du mensonge en politique »
« Avant de m'investir dans la chose publique, je me suis impliqué dans le milieu associatif, rappelle-t-il. Mais c'est mon profond dégoût pour l'injustice, le cynisme et la puanteur du mensonge en politique qui m'a poussé à m'engager. Grâce à mon parcours personnel et sans piston aucun, j'ai vu la difficulté pour un fils d'ouvrier immigré venu vivre à Sarcelles en 1959 de réussir et d'être reconnu à sa juste valeur. Je veux renvoyer aux plus jeunes l'ascenseur républicain que j'ai eu la chance de prendre et qui reste aujourd'hui bloqué par quelqu'un qui appuie sur le bouton et l'empêche de monter. »

Samedi 5 août 2006
Pour joindre RESF dans le Val d'Oise :
 
Courriel départemental : resf95@yahoo.fr
Site national :www.educationsansfrontieres.com
 
Jeunes scolarisés et familles sans titre de séjour, si vous souhaitez constituer
un dossier de régularisation ou obtenir des informations sur vos droits,
vous pouvez vous rendre à la
 
Permanence juridique du RESF 95
 
le mercredi de 17 h à 19 h
 
 
Maison de Quartier Valéry Watteau
Route des Réfuzniks
95200 SARCELLES
 
Téléphone : 06 81 41 67 98  –  06 12 96 72 58
 
 
Répondeur départemental : 01 30 32 67 67
Argenteuil : 06 98 29 97 92 (Permanence : lundi 17.00-19.00 h)
Cergy : 06 13 85 51 16 (Permanence : lundi 17.00-19.00 h)
 
 
ATTENTION !
Si votre situation correspond aux critères de la circulaire du 13 juin 2006, votre dossier de régularisation doit être déposé avant le 11 août 2006
Dimanche 30 juillet 2006

Dans ce billet, pas de procès d’intention mais juste deux articles écrits à l’époque des faits dans le Parisien 95 et un journal en ligne belge Le grand soir.info.

Je me permets cependant une petite analyse de texte et de contexte qui doit aussi donner un éclairage sur la récente opération de récupération pilotée par la municipalité pour nous faire oublier des dossiers comme le chauffage urbain, la politique foncière, le communautarisme... ou encore la baisse dans les sondages de son candidat préféré malgré une omniprésence médiatique.

Remarquons que le refus de ce mariage a eu lieu quelques semaines à peine après les législatives et que le refus fut notifié quelques jours avant le mariage alors que les bans sont publiés bien avant. DSK étant en pleine campagne pour les législatives, il est facile de comprendre pourquoi la municipalité a attendu les chaleurs assommantes de l'été 2002 et qu'elle ait moins communiquer que ce dimanche !

Je finirai en indiquant que le Maire de la ville n'était pas à l'époque un adepte de la désobéissance civique et était même un élu très zélé.  C'était pourtant déjà Sarkozy qui officiait au ministère de l'intérieur. Le monde de la politique est vraiment impénétrable...

La Fraternité était encore inconnue du vocabulaire du Maire de Sarcelles… Mais c’est vrai les élections n’étaient pas si proches à venir ! Et pourtant le 14 juillet 2002, le souffle de la Fraternité de 1789 aurait peut-être pu mieux l'inspirer.

En nota bene, un grand coup de chapeau à l'éditorialiste belge dont les dernières lignes de l'article sont prophétiques.

 
Article du Parisien Val d'Oise daté du 12 juillet 2002.
Madeleine et Mohamed interdits de mariage
MADELEINE et Mohamed se voyaient déjà célébrer leur union à l'ombre des oliviers de la région de Sfax, en Tunisie, là où vivent toujours les parents de Mohamed. Les dates du séjour étaient fixées, les places de bateau réservées, tout comme la salle où devait être fêté leur mariage avec une vingtaine de convives. Mais depuis mardi matin, l'heure n'est plus à la noce : un huissier leur a notifié que la justice s'opposait à leur union. « On a pleuré toute la journée », relate sobrement Madeleine. A l'origine de cette décision : des doutes émis par la mairie de Sarcelles, où devait se dérouler la cérémonie aujourd'hui, qui suspecte un mariage blanc entre cette retraitée de 51 ans et un sans-papiers de 16 ans son cadet : « Ils n'avaient pas l'air de vraiment se connaître » selon le cabinet du maire.
 « Quelque chose clochait, ils n'avaient pas l'air de vraiment se connaître », justifie-t-on au cabinet du maire. Une attitude on ne peut plus réservée, ajoutée à la différence d'âge importante et aux trois précédents divorces de Madeleine, mère de trois enfants, ont incontestablement alimenté les soupçons de la mairie. « Qui plus est, l'homme est en situation irrégulière, ajoute-t-on dans l'entourage du maire (PS), François Pupponi. Or, les consignes préfectorales sont claires : en cas de doute, il faut avertir la justice. » Si la loi n'autorise plus, depuis une vingtaine d'années, les maires à refuser d'unir un couple, il est néanmoins courant que des élus avertissent la justice des doutes qu'ils peuvent avoir sur un consentement. Au procureur de trancher, ensuite, à l'issue d'une enquête de police. « En agissant ainsi, les maires portent atteinte à la liberté matrimoniale, qui figure à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme », conteste Jean-François Martini, juriste au Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigrés). A la mairie de Sarcelles, en tout cas, comme dans d'autres communes de France, on juge cette démarche banale. « On voulait se marier pour pouvoir vivre normalement, comme tout le monde, protestent, abasourdis, Madeleine et Mohamed. On s'est connus par une belle-soeur, il y a cinq ans, et on se fréquente depuis deux ans. Si j'avais accepté un mariage blanc, on n'aurait pas attendu juillet. » Le procureur de la République de Pontoise a pourtant jugé valables les soupçons de la mairie, en mettant d'abord le mariage en sursis un mois, puis en s'y opposant, à l'issue d'une enquête. Une décision valable un an que le couple s'apprête à contester. « D'autres couples, dans la même situation que nous, n'ont pas eu de problème pour se marier », maugrée Madeleine, ancienne employée municipale de Sarcelles. L'an passé, dans le Val-d'Oise, deux couples ont fait appel et ont obtenu gain de cause.
Carole Sterlé
 
Lu sur le blog du journal en ligne belge legrandsoir.info (13 juillet 2002)
Sarcelles : Pas de mariage pour le sans-papiers
François Pupponi, maire PS de Sarcelles refuse d’unir Madeleine et Mohamed et livre celui-ci -sans-papiers- à la police. MADELEINE et Mohamed ont été prévenus mardi 9 juillet par un huissier : la justice s’oppose à leur union. A l’origine de cette décision : la mairie de Sarcelles qui "suspecte un mariage blanc". Raison invoquée : la différence d’âge (16 ans) et les trois précédents divorces de Madeleine. "Qui plus est, l’homme est en situation irrégulière", ajoute-t-on dans l’entourage du maire (PS), François Pupponi, selon les sources du journal "Le Parisien" daté du 12 juillet. La loi n’autorise pas les maires à refuser d’unir un couple, mais il arrive que des élus ayant décidé de faire la chasse aux sans-papiers avertissent la justice prétextant la crainte d’un mariage blanc. Au procureur de trancher, ensuite, à l’issue d’une enquête de police. C’est un moyen comme un autre de livrer un sans-papiers à la police.
Ces procédés n’auraient rien de surprenant à Vitrolles ou à Orange, villes gérées par des maires fascistes. Mais à Sarcelles, le maire est membre du Parti Socialiste et le premier adjoint n’est autre que Dominique Strauss Kahn. Décidément, le PS est de plus en plus de gauche...
N’en doutons pas : dans les mois qui viennent DSK et ses complices de l’ex "gauche plurielle" ne manqueront pas de dénoncer avec véhémence l’attitude inhumaine du gouvernement de droite vis à vis des étrangers en situation "irrégulière".
 
José Movidas Rubio
 
Vendredi 28 juillet 2006
Pour lire le communiqué de presse du MRC sur la question des créneaux communautaires dans les piscines, cliquez ICI. 
Cette demande du MRC, motivée par la compétence nouvelle de Val de France dans le domaine des piscines, fait suite à une première réaction du MRC datant de 2003 et laissée sans réponse et sans effet depuis trois ans. Pour lire le communiqué de presse de 2003, qui n'avait pas suscité autant de réaction, cliquer ICI.
Les réactions du Maire de Sarcelles ou d’autres se croyant permis de faire référence, directement ou implicitement, à mes origines et même insinuant une motivation nauséabonde à cette action du MRC montrent que ces derniers ont déjà perdu le combat sur le terrain des idées et des valeurs. Ils évitent surtout, en s'adressant à l'affect, de répondre sur le plan des principes.
Quant à moi, il ne me viendrait jamais à l'esprit d'interpréter les positions d'un responsable politique Français ou d'un élu de la République, notamment sur les questions internationales, à travers le filtre de son origine ethnique ou de sa religion (réelles ou supposées). Et pourtant certaines déclarations dans la presse prêtent parfois à confusion.
 
La République n'est pas une démocratie ordinaire : elle a le souci constant de l'intérêt général et de l'émancipation de chacun. Ses dysfonctionnements ne doivent pas nous faire oublier cela. Plutôt que de nous faire renoncer, ils doivent au contraire nous inciter à exiger de ceux qui ont mis en panne le modèle républicain de le faire fonctionner. C'est d'ailleurs le sens de mon engagement politique auprès de Jean-Pierre Chevènement.
 
On voit bien que l'objectif caché de ce mode de gestion à l'anglo-saxonne est de pratiquer, par une segmentation savamment orchestrée, un contrôle communautaire comme on pratiquait jadis le contrôle social dans les quartiers et de provoquer des votes fondés sur la peur ou la défiance de l'Autre.
La raison essentielle est dans l'incapacité de ces élus locaux de proposer un véritable projet fédérateur et de considérer les électeurs comme des citoyens éclairés. Pour eux le citoyen n'est rien d'autre qu’un électeur en puissance.
Ceci est d'autant plus choquant que cela vient d'hommes et de femmes se classant à gauche de l'échiquier politique. Ils ont troqué le mot d'ordre "prolétaires de tous pays, unissez vous" pour un "prolétaires d'un seul pays, divisez vous en autant de communautés" !
 
Je tiens à remercier au nom du MRC et en mon nom propre tous ceux, dans la diversité de leur engagement spirituel, qui m'ont exprimé leur soutien ou leur amitié. Beaucoup ont compris l'importance de défendre la Laïcité que trop d'apprentis-sorciers présentent comme opposable à la liberté individuelle religieuse  d'avoir et de pouvoir pratiquer sa religion (ou de ne pas en avoir d'ailleurs) alors qu'elle en est la garantie. Tous ont compris la perversité d'une gouvernance communautariste faite au nom du respect de la diversité et dont la réalité se traduit par une mise en concurrence des communautés et l'augmentation du racisme et de l'antisémitisme.
Je tiens aussi à exprimer ma gratitude aux nombreux élus républicains, verts, socialistes, radicaux, qui m'ont envoyé des messages de soutien suite aux attaques personnelles qui n'honorent pas ceux qui les ont proférées.
 
Je finirais donc en adressant une citation de François Mitterrand à ceux qui se sont permis de franchir la ligne jaune par leur propos diffamatoires et calomnieux affichant ainsi une fébrilité qu'ils n'arrivent plus à dissimuler : « L’existence politique d’un redresseur de torts soumis à ses impulsions plutôt qu’à ses principes n’a de remarquable que son incohérence et finalement son inutilité. »
Vendredi 7 juillet 2006

La Région Ile-de-France se déclarait hors AGCS à l'occasion d'une délibération votée au Conseil régional en décembre 2004 [mon intervention en séance] par l'ensemble de la Gauche. Un an déjà mais les enjeux de l'AGCS sont plus que jamais d'actualité dans notre ville de Sarcelles, où le chauffage urbain est en passe de changer de main.
 D'une imparfaite SEM où le politique, pourrait avoir son mot à dire, s'il s'en donnait la peine, nous risquons de nous retrouver face à une société 100% privée où les logiques économiques, malgré les promesses initiales pour obtenir le marché et faire avaler la pilule aux Sarcellois, reprendront le dessus dès 2008 et peut-être même avant… De plus comment le Maire [qui était favorable à la constitution européenne et à son principe de base de concurrence libre et non faussée] peut-il espérer, en cas de privatisation, imposer des contraintes sur le prix voire sur le maintien de la vapeur provenant de l'usine d'incinération ?
De même que Churchill rappelait qu'une femme ne pouvait pas tomber à moitié enceinte, on ne privatise pas à moitié. Une fois la privatisation lancée, rien ne pourra empêcher l'heureux bénéficiaire du marché de gérer à sa guise en fonction des contraintes du marché.
Dire le contraire c'est mentir et tromper les Sarcellois ou méconnaître l'axiomatique bruxelloise en matière d'entrave à la concurrence. 
A moyen terme, ça sera une augmentation des factures malgré des coûts qui seront optimisés en rognant ici ou là. On sait bien que les économies de coûts se traduisent toujours par une augmentation des profits mais jamais par une baisse des tarifs ! Il suffit de se rappeler ce qui s'est passé pour l'eau, les cantines scolaires ou de regarder les conséquences dans des communes qui ont déjà privatisé leur réseau de chauffage… ("non remunicipalisé" (sic) selon l'euphémisme du Maire !)
Au Maire qui nous a indiqué, en réunion publique à Pablo Neruda, que ce n'est pas son rôle de s'occuper du chauffage urbain, en faisant semblant de confondre le "politique" et le "technique", nous répondons "quelle est alors la plus-value d'un Maire socialiste pour Sarcelles ?" quand un gouvernement de droite utilise le même argumentaire pour justifier les privatisations d'EDF ou d'Aéroports de Paris. Un réseau de chauffage ne vaut-il pas l'attention d'un Maire au moins autant qu'une boucherie - charcuterie, d'une boulangerie ou d'un hôtel d'entreprise…?
Aujourd'hui le chauffage, avant hier les cantines scolaires (sous Lamontagne), demain peut-être les bibliothèques avec un argument du type "ce n'est pas à un Maire d'aller choisir des livres en librairies…" ou bien les stades de football parce que &q