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Vendredi 16 décembre 2005
Nuisances aériennes
Insonorisation des logements : les caisses renflouées
 
UN petit cadeau de Noël pour les oreilles des milliers de riverains d'Aéroports de Paris (ADP). Le gouvernement vient de prendre un décret permettant de renflouer les caisses pour insonoriser les logements exposés aux bruits des avions. A compter du 1 e r janvier prochain, les taxes prélevées sur les compagnies aériennes en fonction des nuisances sonores qu'elles provoquent devraient être réévaluées de 80 %, portant à quelque 35 millions d'euros la somme perçue par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) et remise à ADP (contre 14 millions cette année).
Une cagnotte qui sera ensuite allouée par la commission consultative d'aide aux riverains (Ccar) aux habitants qui en ont besoin. Il était grand temps. « Mercredi soir, la CCAR n'a même pas examiné 400 dossiers d'insonorisation autour de Roissy-Charles-de-Gaulle, reconnaît Rachid Adda, conseiller régional chevénementiste et membre de la commission. Cela n'aurait servi à rien puisque l'argent n'y est pas. » Déjà, lors de la commission du 4 octobre, 400 cas avaient été bloqués faute de trésorerie, mais ils devraient être réglés prochainement. Concrètement, cela signifie qu'ils vont pouvoir engager des travaux, renforcer leurs doubles vitrages et changer leurs portes, envoyer la facture à la commission en vue d'être remboursés jusqu'à 80 % du montant des aménagements. A l'origine de cette faillite : la différence énorme entre les prévisions et le montant perçu de la taxe sur les nuisances sonores aériennes. Au lieu des 20,153 millions d'euros escomptés en 2005 pour l'aéroport de Roissy, moins de 10 millions sont effectivement rentrés. Selon le principe du pollueur-payeur, cette taxe est calculée en fonction du nombre de vols, des créneaux horaires et du coefficient de bruit de chaque compagnie aérienne. Mais certaines n'auraient pas hésité à sous-estimer les catégories de bruit de leurs appareils.
Simple « erreur », selon la Direction générale de l'aviation civile, il s'agirait de tricherie selon Rachid Adda, qui va conseiller aux députés de former une commission d'enquête à ce sujet. Ce manque à gagner tombe d'autant plus mal que le périmètre du plan de gêne sonore des aéroports a été étendu l'an dernier. Ce ne sont plus 16 000 mais 63 257 riverains de Roissy qui ont donc droit aux indemnisations, parmi lesquels 58 116 logements et 35 communes dans le Val-d'Oise.
 
Marie Linton
Jeudi 24 novembre 2005

Article publié dans l'Echo Régional du 24 novembre 2005

Jeudi 24 novembre 2005

Article publié dans l'Echo Régional du 24 novembre 2005

Jeudi 17 novembre 2005
La région veut évaluer le rôle des aéroports dans la pollution
 
DISCRÈTE pour ne pas dire plus. La région Ile-de-France Dl 'était jusqu 'à présent dans le débat sur les aéroports. L'impact environnemental et sanitaire, notam- ment l'implication de la plate-forme de Roissy dans la pollution, n'est guère évoqué. Jean-Paul Huchon, le président socialiste du conseil régional, a bien été vu dans les rues pari- siennes, en tête de manifestation contre les nuisances aériennes par un froid dimanche de janvier 2004. Mais c'était quelques mois avant les élections. « Une affaire de santé publique » La création annoncée la semaine dernière d'un groupe de travail spécifique avec Airparif et l 'Observatoire régional de la santé devrait (re)lancer le sujet. « Nous pensons qu'il faudrait une étude épidémiologique, avançait même lundi Jean-Paul Huchon. Les activités de l'aéroport de Roissy émettent 30 % d'oxydes d'azote* de plus que le boulevard périphérique. » L'idée d'une enquête sanitaire est défendue par Rachid Adda, conseiller régional MRC qui a posé la question en séance du 8 novembre. « C'est une affaire de santé publique, estime-t-il. Nous demandons qu'il y ait une cartographie précise de la pollution et qu'elle soit superposée à celle des pathologies respiratoires et des cancers. Connaître la qualité de l'air est un droit. Quel est par exemple l'impact de l'activité aéroportuaire sur le taux dans l'atmosphère de benzène qui est une substance cancérigène ? Moi, je n 'ai pas envie qu 'on vienne nous parler dans vingt ans d 'une affaire Roissy, à l 'image du scandale de l 'amiante. » Rachid Adda propose de faire des prélèvements sanguins sur un échantillon de la population et de faire appel aux données de la Caisse régionale d'assurance maladie pour établir la répartition géographique des maladies et leur fréquence. Pourquoi la région Ile-de-France était-elle jusqu 'à présent aussi peu active dans le domaine aéroportuaire ? « Nous n'avons pas les pieds et les poings liés, rectifie Jean-Paul Huchon. Mais ce n'est pas dans nos pouvoirs et compétences. Les décisions relèvent de l'Etat et du ministre des Transports. On a participé à toutes les mobilisations. Moi, je m'intéresse au sujet parce qu'il y a des habitants d'Ile-de-France qui souffrent. » Reste le nouvel outil de la communauté aéroportuaire dont le décret d'application est passé au « Journal officiel » au mois d'octobre. Ce futur établissement public qui a été créé par la loi en février 2004 et qui sera dirigé par la région est censé réparer les atteintes à l'environnement et à la qualité de vie causées par les aéroports. Avec quels moyens et quelle marge de manœuvre ? Les réponses ne sont pas évidentes. La région a mandaté Jean-Pierre Blazy, le député-maire PS de Gonesse, pour évaluer la faisabilité d'une communauté aéroportuaire. « Je n'ai pas besoin d'un titre de président supplémentaire, prévient Jean-Paul Huchon. J'en ai déjà 25 ou 30. »
 
Claire Guedon
 
* 60 % des rejets d'oxydes d'azote proviennent des véhicules et résultent de la combustion d'énergies fossiles à haute température : pétrole, fioul ou charbon. Selon Airparif, ces polluants présentent des « niveaux préoccupants en Ile-de-France ».
 
Le bruit perturbe l’apprentissage
APPRENDRE, comprendre et mémoriser dans une école plantée sous les avions est plus difficile que dans n'importe quel autre établissement scolaire, y compris celui qui est localisé le long d'axes routiers importants et bruyants. C'est l'un des constats dressés dans l'en- quête publiée au mois de juin dans la revue médicale « The Lancet ». Ses recherches ont été menées auprès de 2 844 élèves de 9 et 10 ans, dans 89 écoles situées à proximité de trois aéroports : Barajas (Madrid), Heathrow (Londres) et Schiphol (Amsterdam). L'étude a été conduite d'avril à octobre 2002, à partir de tests de mémoire et de compréhension de textes, réalisée sur les enfants plus ou moins exposés. Chaque expérience, qui tient compte du niveau social des élèves, est assortie de relevés sonores précis afin d'apprécier l'impact dans l'apprentissage de la moindre variation. Les chercheurs ont observé une relation linéaire entre l'intensité du bruit mesuré autour des écoles et les performances des élèves. Par exemple, en lecture, les petits Britanniques les plus exposés au bruit des avions accumulaient un retard de deux mois par rapport aux enfants les moins survolés. Sur les cobayes néerlandais, chaque augmentation de cinq décibels du bruit aérien entraînait un retard supplémentaire d'un mois. Pourquoi les enfants sont-ils plus sensibles au trafic aérien qu'à la circulation routière ? Selon les scientifiques, quand un avion passe, les jeunes essaient de s'isoler mentalement. Ils se- raient alors moins concentrés sur les explications de l'enseignant qu'ils entendent mal, à cause de l'émergence sonore mais aussi de ce processus mental. La conclusion des auteurs est de ne plus construire de nouvelles écoles à proximité des aéroports. Pour les établissements existants, ils recommandent de renforcer l'isolation acoustique.
 
Airparif analyse les suies autour de Roissy
LES RÉSULTATS de l'enquête seront connus en début d 'an- née prochaine. Airparif, qui sur- veille la qualité de l 'air en Ile-de-France, a initié une étude en octobre 2004 sur les retombées de suies autour des aéroports de Roissy, qui a comptabilisé 526 700 mouvements aériens annuels, et d 'Orly. Pour traquer la pollution noire générée par la plate-forme Charles-de-Gaulle, la station de mesures a été installée dans la cour de la caserne des pompiers de Gonesse. Quatre séries de plaques de verre ont été posées pour recueillir les particules fines. Ces séries ont été retirées les unes après les autres pour analyse au bout de trois, six, neuf et douze mois d'exposition. La phase relevés étant terminée, les spécialistes comparent l'état des plaquettes à celles fixées durant la même période, sur quatre sites té- moins, en secteur rural (la forêt de Fontainebleau) et urbain (Paris, Bobigny et Issy-les-Moulineaux). Les investigations sont complétées par des mesures de la concentration dans l'air des particules très fines, des taux d'ozone et de dioxyde de soufre. La création d'une station à Gonesse est la conséquence d'une précédente étude menée autour de Roissy et publiée il y a deux ans. Première du genre, elle avait fait date et a été réalisée à partir de prélèvements atmosphériques effectués dans 200 sites répartis dans 54 communes, dans un rayon de 5 kilomètres autour des deux plates-formes. Quatre laboratoires mobiles ont été installés aux points cardinaux de Roissy. Selon l 'étude, l 'impact de la pollution n 'est plus perceptible au-delà de 4 kilomètres de l 'aéroport. Les avions à basse altitude représentent entre 75 et 85% des émissions polluantes totales de la plate-forme. Les résultats révèlent des hausses flagrantes de la pollution au dioxyde d'azote dans les villages comme Le Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), enclavé entre les pistes : des pics de plus de 60%lorsque les vents viennent de l'aéroport. Les ni- veaux de dioxyde d'azote dans les communes rurales autour de Roissy peuvent alors dépasser de 20 % les taux relevés au cœur de Paris, les plus élevés d 'Ile-de-France... A l'année, les experts s'accordent à dire qu'il y a un « surcroît notable » de la pollution chronique. Dans leurs recherches, les scientifiques se heurtent à un vrai problème : la formule chimique voisine du gazole et du carburéacteur (carburant des appareils à réaction) ne permet pas de différencier l'origine des émissions sales, entre les véhicules diesel et les avions.
C.G.
Jeudi 27 octobre 2005
URBANISME.   26 000 familles attendent toujours un logement
La crise du logement ne se résorbe pas dans le Val-d'Oise. En dépit des promesses du préfet, le nombre de dossiers en attente ne baisse pas et les démolitions prévues alimentent l'inquiétude.
 
 CINQ MILLE logements sociaux en trois ans. Brandi comme le signe de sa détermination à résoudre la crise du logement dans le Val-d'Oise, le nombre avancé par le préfet à son arrivée dans le département, il y a un an et demi, n'est-il que simple promesse ? 26 000 familles attendent toujours un logement, des milliers d'autres quittent leur appartement dans les quartiers pour laisser place aux grues. Mais aucune construction d'envergure ne vient combler le vide. Dans un contexte de grave pénurie de logements en Ile-de-France, la pilule ne passe pas. C'est pour cette raison que les élus de la majorité du conseil régional ont reporté le vote de la subvention de 221 000 pour la démolition de la barre Langevin à la Muette, à Garges-lès-Gonesse, la semaine dernière  (voir ci-dessous). Comme un premier coup de frein donné au projet de Jean-Louis Borloo. Les élus ne nient pas l'urgence de rénover les banlieues, mais tous jugent « inconscient » de démolir sans qu'aucune garantie de reconstruction ne soit donnée. Ainsi, à Garges, on démolit 538 logements à la Muette, on en reconstruit seulement 380 sur le quartier - par souci de mixité sociale - et 30 à proximité. Qu'en est-il des 113 manquant ? « Qu'on nous donne les plans, l'emplacement des terrains des nouveaux logements avant de démolir les premiers. Pour le moment, rien ne sort de terre. On ne peut pas se contenter de vagues promesses », assène Hussein Mokhtari, élu socialiste de l'opposition. Idem à Argenteuil, où l'on prévoit de raser 466 appartements et de n'en reconstruire que la moitié sur la ville. Et les autres ? Le préfet en annonce 37 à Deuil-la-Barre, 20 à Menucourt. Mais à Menucourt, les choses sont présentées différemment. « Les constructions en cours n'ont rien à voir avec le projet d'Argenteuil. Les 46 maisons HLM livrées en début d'année étaient prévues de longue date. Quant au programme de 46 appartements en centre-ville financé par Val-d'Oise Habitat, il est lui aussi bien antérieur à tout cela. Le préfet peut habiller tout cela comme il veut mais il n'y a rien de nouveau. » Au total, 3 742 appartements sont promis à la poussière dans le département dans le cadre des programmes de rénovation urbaine (Anru). 1 970 seront reconstruits sur place. La moitié restant (1 775) dans les communes voisines. Mais les maires ne sont pas prompts à céder des terrains : vingt-huit communes du département ne respectent toujours pas le quota de 20 % de logements sociaux imposé par la loi Gayssot de 2001...
« Et l'application de la loi SRU ne doit pas servir à corriger le déficit des projets de démolition », met en garde Rachid Adda, conseiller régional MRC. Dans le cas contraire, l'addition serait la même et le Val-d'Oise n'aurait pas plus de logements sociaux qu'aujourd'hui. C'est dans ce contexte que Guy Messager, conseiller général UDF, a demandé il y a dix jours un moratoire sur les démolitions, exigeant des constructions avant toute chose. Le préfet, pour qui « le logement reste l'une des priorités », tente de répondre à la grogne. Il annonce que les objectifs fixés pour 2002-2004 en matière de logements sociaux ont été dépassés (1 301 contre 1 083 voulus). Mais il s'agit là de financements. Les grues n'arriveront pas avant un an ou deux. Il parle aussi de « mesures plus coercitives » pour les onze villes qui ne respectent pas le quota des 20 % et n'ont fait aucun effort dans ce sens. Ces mesures ? Doubler les pénalités par exemple. Christian Leyrit n'exclut pas non plus de passer outre le pouvoir des maires au nom de « l'intérêt général ».
 
Emeline Cazi
Samedi 24 septembre 2005
MANIFESTATION REGIONALE STIF
ILS SE BOUGENT pour que leur train arrive à l'heure, élèvent la voix pour maintenir les trains de nuit de la ligne Persan-Beaumont, réclament des bus le week-end pour desservir l'hôpital de Gonesse, s'alarment de l'éventuelle disparition d'Allobus : dans le Val-d'Oise, chacun a une bonne raison de venir manifester cet après-midi à Paris. La liste est longue. Des transports de qualité, un service public maintenu, voilà ce qu'ils demandent. Le rassemblement, à l'initiative des élus de gauche d'Ile-de-France, est prévu à 14 heures sur le parvis de la gare Montparnasse. « Dans le Val-d'Oise, on est particulièrement mal loti », insiste Rachid Adda, conseiller régional MRC.
Toujours du retard sur les RER D :  sur le RER D (Garges-Sarcelles à Fosses), aux heures de pointe, 16,5 % des trains ont un retard supérieur à cinq minutes. « Dans plus de 40 % des cas, la vétusté du matériel roulant et des infrastructures est en cause », déplore Rachid Adda.
Roissy difficile d'accès :  cela fait des années qu'à Sarcelles, Garges et dans les environs, on demande une desserte directe vers l'aéroport pour faciliter l'accès au bassin d'emploi. Aujourd'hui pour se rendre à Roissy, il faut passer par Paris. D'où la colère des élus et usagers lorsqu'ils apprennent que le Charles-de-Gaulle express, financé par l'Etat, desservira l'aéroport depuis Paris en un temps record mais qu'il n'est toujours pas question d'en faire bénéficier l'est du département.
Allobus menacé :  depuis huit ans, Allobus permet aux employés de l'aéroport qui habitent Sarcelles, Garges, Goussainville et Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) de se rendre à Roissy d'un simple coup de téléphone, à n'importe quelle heure. Le service financé par ADP, le conseil général du Val-d'Oise, la ville de Tremblay, le Stif et les Courriers d'Ile-de-France atténue la mauvaise desserte de la plate-forme.
Sauf que le service qui réalise 500 000 déplacements par an est menacé. Et ce, malgré le doublement de la participation d'ADP et du conseil général en avril dernier. Pour l'année prochaine, il est prévu de mettre en place des dessertes régulières en maintenant aux heures creuses l'offre à la demande. Mais le projet ne verra peut-être jamais le jour, faute de crédits. Il reste trois mois aux financeurs pour trouver une solution.
Emeline Cazi
Mardi 5 juillet 2005
LE MOUVEMENT républicain et citoyen ( MRC) de Jean-Pierre Chevènement poursuit sa mobilisation après la victoire du non au référendum sur la Constitution européenne du 29 mai. Dans de nombreuses villes du Val-d'Oise, le MRC appelle les citoyens à participer, dès la rentrée, aux assises locales citoyennes, dans le cadre d'états généraux de la gauche, qu'ils organiseront. Le but : réfléchir ensemble à un projet européen qui corresponde davantage aux aspirations des électeurs. Ces assises sont ouvertes à tous ceux qui « se reconnaissent dans le projet d'une République sociale ». Des assises locales sont déjà programmées dès septembre à Sarcelles, Garges, Domont, Bouffémont, Ecouen, Gonesse, Cergy, Argenteuil, Eaubonne, Méry-sur-Oise et, à partir de novembre, à Saint-Brice, Montmagny, Groslay, Taverny, Villiers-le-Bel, Goussainville et Saint-Ouen-l'Aumône.
Jeudi 2 juin 2005
LES ACTEURS du non de gauche constitués en collectif se réunissent ce soir à l'espace Champ-de-Foire, à Sarcelles. On compte parmi eux des militants d'extrême gauche, des altermondialistes, des militants d'Attac, les chevénementistes du MRC, les acteurs locaux de la liste UPC (Union pour le changement), le PCF, des militants associatifs... Ensemble, ils ont tracté sur les marchés pour contribuer à la victoire du non au référendum sur le traité constitutionnel. Tous ont bien l'intention de fêter dignement la victoire de dimanche (62,5 % à Sarcelles) mais aussi de lancer les premiers états généraux du peuple pour faire des propositions dans le sens d'une Europe antilibérale. A partir de 20 heures à l'espace Champ-de-Foire, route des Refuzniks.
Jeudi 2 juin 2005
LES ACTEURS du non de gauche constitués en collectif se réunissent ce soir à l'espace Champ-de-Foire, à Sarcelles. On compte parmi eux des militants d'extrême gauche, des altermondialistes, des militants d'Attac, les chevénementistes du MRC, les acteurs locaux de la liste UPC (Union pour le changement), le PCF, des militants associatifs... Ensemble, ils ont tracté sur les marchés pour contribuer à la victoire du non au référendum sur le traité constitutionnel. Tous ont bien l'intention de fêter dignement la victoire de dimanche (62,5 % à Sarcelles) mais aussi de lancer les premiers états généraux du peuple pour faire des propositions dans le sens d'une Europe antilibérale. A partir de 20 heures à l'espace Champ-de-Foire, route des Refuzniks.
Mercredi 1 juin 2005

La réaction de Rachid ADDA, Premier secrétaire fédéral du MRC 95 :

Le peuple français peut être fier de cette victoire du non. Ce 29 mai est une date historique pour l’Europe, la France et la Gauche

Avant-gardiste, ce non retentissant permettra aux peuples de s’approprier enfin une construction européenne qui s’est faite sans eux.

Républicain, il est l'expression d’une volonté populaire pour une autre politique et un désaveu cinglant des élites qui installent la France, par idéologie ou renoncement, dans une régression sociale depuis 20 ans.

Le président Chirac doit y répondre et proposer un plan de redynamisation de l’économie et de lutte contre le chômage. La révision des critères absurdes du pacte de stabilité et des statuts et objectifs de la BCE sera nécessaire.

Le score du non à Sarcelles et Garges confirme d’ailleurs ce que j’ai pu constater lors de la campagne de proximité du MRC dans le Val d’Oise et notamment dans l’Est (35000 tracts, 2000 affiches à Sarcelles). Le "oui de gauche" doit analyser sa totale déconnexion des couches populaires, véritable cause du 21 avril. La

Gauche doit maintenant se refonder sans tabou ni exclusive sur des bases républicaine et antilibérale. C’est la condition de son rassemblement pour une véritable alternative progressiste. C’est d’ailleurs le sens véritable du combat de JP Chevènement depuis 1982…

Mardi 31 mai 2005
LES CHIFFRES parlent d'eux-mêmes. La 8 e circonscription, fief de Dominique Strauss-Kahn, l'un des acteurs les plus engagés dans la campagne pour le oui au référendum, est celle qui enregistre le taux le plus élevé pour le non dans le Val-d'Oise : 64,33 %. Dominique Strauss-Kahn n'était pas joignable hier pour s'exprimer lui-même sur la question. Mais dans son entourage, on s'efforce de relativiser les résultats. « On n'est pas dans une moyenne au-dessus des villes de même composition », assure un proche. Il n'empêche : après ce score, des voix n'hésitent plus à s'élever pour dénoncer l'absence dans le Val-d'Oise de celui qui coiffe aussi les casquettes de premier adjoint aux finances de Sarcelles et de président de la communauté d'agglomération Val de France. « DSK, on le voit sur les plateaux de télévision mais pas sur la ville, voilà ce que j'ai entendu pendant toute la campagne », rapportait hier après-midi Annie Peronnet, maire adjointe (PCF) de Sarcelles. « On ne peut pas être à la fois dans toute la France et sur la ville », répond-on dans l'entourage du député. « Strauss-Kahn, c'est aussi l'incarnation du libéralisme, critique encore l'élue PCF. Et les gens ne veulent pas de cette Europe qui va dans le sens du Medef et du patronat. Ils veulent une Europe, mais pas celle-là. »
« Maintenant, on concrétise un espoir »
La forte participation à Sarcelles conforte la victoire du non. Même si elle reste inférieure de 8 points à la moyenne départementale, là où on enregistre traditionnellement des records d'abstention, on s'est déplacé en masse dimanche. Le soir même, le rejet du traité était célébré par l'ensemble des acteurs du non, constitué depuis le début de la campagne en collectif. Militants d'extrême gauche, élus communistes, de la liste locale Union pour le changement, et du MRC, syndicalistes et militants associatifs... : ensemble, ils ont distribué depuis cet hiver un tract différent tous les dimanches contre la Constitution. Depuis l'annonce des résultats, on a vu aussi les quelques militants socialistes du courant NPS (Nouveau Parti socialiste), menés par la conseillère municipale Nathalie Bellity, sortir de leur silence. Et maintenant ? « Maintenant on construit une espérance, on concrétise un espoir », clame Daniel Blanc, militant associatif, très actif durant la campagne. « Il faut des états généraux dans les quartiers pour apporter un nouveau projet », annonce Rachid Adda, conseiller régional MRC. Les premiers pourraient se tenir jeudi à l'espace Champ-de-Foire, à Sarcelles * . Le collectif fêtera sa victoire et cherchera des perspectives d'avenir. « Tout reste à faire bien sûr, concède Daniel Blanc. A nous de le faire et aux politiques de trouver une alternative au libéralisme. Et cette alternative, on est condamné à la trouver ensemble. » François Pupponi, maire PS de Sarcelles, ne croit pas à un bouleversement. « Localement, cela ne changera rien » prédisait-il dès la proclamation des résultats, dimanche soir.
 * Réunion publique du comité d'initiatives citoyennes Val-d'Oise sud-est « Dire non à la Constitution pour construire l'Europe », jeudi à partir de 20 heures à l'espace Champ-de-Foire, route des Refuzniks.
Lundi 30 mai 2005
Lire l'article en pdf, cliquer ici.
Nelly Olin, ministre déléguée à la Lutte contre l'exclusion, élue (UMP) à Garges. : « L'Europe a peut-être fait peur aux Français, elle n'a pas été suffisamment expliquée. Ils n'ont pas vu tous les avantages qu'elle pouvait apporter. Pour autant, on doit s'incliner devant ce vote. J'espère seulement que les Français ne se sont pas trompés de message. J'ai fait la tournée des bureaux, l'accueil était très bon. Le vote gargeois est un vote national. Je le regrette pour ma part. Beaucoup de choses ont été mêlées dans cette campagne, il y a eu beaucoup de craintes. »
Jérôme Chartier, président de l'UMP 95 et député-maire de Domont : « La ville de Domont n'est pas différente de la France. Elle manifeste les inquiétudes du pays. Beaucoup n'ont pas été levées, il aurait fallu plus de temps pour expliquer. Tout est venu se mélanger : la Turquie, la directive Bolkenstein... Pour ma part, je ne regrette pas mon engagement. Dans le Val-d'Oise, j'ai conduit une campagne respectueuse d'explication. Le résultat départemental, un peu moins défavorable qu'au niveau national veut dire qu'on y a peut-être un peu mieux expliqué les enjeux. »
Rachid Adda, conseiller régional MRC :  « Ce vote est le reflet d'une forte mobilisation des couches populaires. A Sarcelles, on a battu des records de participation. Ce débat a réconcilié les couches populaires avec la politique au sens noble car ce n'est pas un non de résignation - sinon les gens ne seraient pas allés voter - mais un non d'espérance, qu'il ne faudra pas décevoir. Je note un décalage entre l'appareil du parti socialiste et les habitants des quartiers populaires. Il faut refonder la gauche, à Sarcelles et au niveau national, sur les bases exprimées lors de ce référendum : républicaines et antilibérales. J'ai toujours comparé ce référendum avec 1789. Maintenant il faut des Etats généraux en France et au niveau local pour apporter un nouveau projet. »
François Pupponi, maire PS de Sarcelles : « Le non est largement vainqueur à Sarcelles : je ne suis pas étonné, c'est une ville populaire. Ce vote exprime un malaise général. Le non est pluriel : il est à la fois le rejet du gouvernement, l'expression d'un mécontentement, le reflet de la crise économique. C'est aussi le rejet des élites en général. Les Français ont exprimé leur ras-le-bol. On peut regretter qu'ils l'aient fait maintenant. Car on plonge la France dans une crise. Nous entrons dans une nouvelle époque. Je ne sais pas de quoi elle sera faite. Mais localement, cela ne changera rien, car j'ai du mal à croire que sur une question européenne, les gens votent contre leur maire. »
Propos recueillis par Emeline Cazi et Daniel Pestel
Lundi 16 mai 2005
SUR les marchés, devant les gares, les partisans du non à la Constitution européenne seront partout dans le Val-d'Oise jusqu'au référendum du 29 mai. « Nous allons mener une campagne de proximité », soulignait le maire communiste de Fosses, Alain Lacombe ( notre photo , à gauche, à côté de Bernard Calabuig, secrétaire départemtal du PC), lors d'une conférence de presse d'une quinzaine d'élus et de militants pour le non. La contre-offensive des chantres du oui, lancée depuis quelques semaines, fait réagir les 200 élus communistes, socialistes, chevénementistes... du Val-d'Oise qui ont signé l'appel à voter non depuis plusieurs mois. Demain, ils organisent un débat contradictoire à 20 h 30, au complexe scolaire Saint-Exupéry de Bessancourt. Mercredi, le sénateur-maire communiste de Montigny, Robert Hue, défendra le non dans sa ville, à la salle Picasso, à 20 h 30. A la même heure, un autre débat se déroulera à la salle de la Justice de L'Isle-Adam. « A partir de mercredi, nous distribuerons un tract appelant à voter non dans toute la ville », annonce Jean-Pierre Pernot, maire MRC de Méry-sur-Oise.
Vendredi 18 février 2005
LES AUTRES ÉLUS qui se prononcent en faveur du non à la Constitution européenne ne sont pas légion dans le département. Ceux qui le disent le plus fort sont ceux du parti chevénementiste MRC et les communistes, comme le sénateur-maire de Montigny, Robert Hue, qui fait campagne dans toute la France. Il a déjà tenu deux réunions publiques dans le Val-d'Oise, à Ecouen et Sarcelles. Bernard Calabuig, le seul conseiller général PCF du Val-d'Oise, fait partie de son côté de l'appel des 200, qui réunit des militants du MRC, duPC, du PS, des Verts, d'Attac et d'autres mouvements altermondialistes, tous favorables au non. Ils tiendront un grand meeting le 17 mars à Garges-lès-Gonesse. Au PS, favorable au oui, ceux qui disent non ne font pas campagne, conformément à la position prise lors du référendum interne. C'est le cas du député-maire de Gonesse, Jean-Pierre Blazy, et du sénateur-maire d'Ecouen, Bernard Angels. Son adjoint Philippe Demaret, seul conseiller général socialiste favorable au non, adopte la même discrétion, tout comme les conseillers régionaux Charlotte Brun, Emmanuel Maurel, Olivier Galiana et Cécile Madura.
Mardi 8 février 2005

Dans le cadre de la campagne du référendum sur la Constitution européenne, le Mouvement républicain et citoyen (MRC), partisan du non, organise aujourd'hui à Cergy deux rencontres publiques avec son président, Jean-Pierre Chevènement. L'ancien ministre sera d'abord de 17 heures à 18 h 30 à la Fnac des Trois-Fontaines pour une rencontre-débat autour de son livre « Défis républicains » et sur le thème « Rejeter la Constitution européenne pour donner une chance à une Europe au profit des peuples ».

 

A partir de 20 heures, il répondra aux questions d'étudiants de l'Essec et de la salle du grand amphi dans le cadre des Mardis de l'Essec, sur le thème « Constitution européenne : la République contre-attaque ».

Mardi 4 janvier 2005
LE CONSEIL régional d'Ile-de-France mène actuellement une vaste consultation auprès des jeunes pour connaître leurs attentes, leurs envies.
Comment ils envisagent l'avenir, ce qu'ils voudraient changer dans la société. 1,5 million de 15-25 ans sont concernés et sont invités à remplir un questionnaire anonyme. Au collège Chantereine de Sarcelles, un professeur de maths n'a pas hésité à troquer son heure de cours contre une réflexion sur la vie et l'avenir avec ses élèves de 3ème. « Pour une fois qu'on nous demande notre avis, on va le donner. » Une fois les termes « homophobes » et « optimisme » définis, parce qu'ils ne les comprenaient pas, les collégiens ont eu vite fait de s'emparer du débat.
Deux conseillers régionaux, Rachid Adda (MRC) et Rosita Jaouen (PCF), sont venus recueillir leurs doléances.
Chômage et discrimination à l'embauche
Premier constat : à Sarcelles, les collégiens ne connaissent pas l'insouciance de l'adolescence. A 15 ans à peine, beaucoup parlent déjà chômage et discrimination à l'embauche. « C'est simple, dès qu'il y a deux H et un Z dans un nom, c'est fini », lâche Ismaël. Rires de certains. « Ils ont parlé du CV anonyme, sans photo, c'est bien cette idée », lance Hervé. Le projet figurait bien dans le plan de cohésion sociale de Jean-Louis Borloo, discuté à l'Assemblée, mais les députés ont renoncé à l'imposer.
La société ? « Elle est violente, individualiste, intolérante », selon les jeunes Sarcellois. Sans conteste, « elle n'est pas égale ». Des exemples, ils en ont à la pelle : « Le racisme », « l'entrée dans les boîtes de nuit », « les embauches »... Ils trouvent des coupables.
« La télé parle d'un Noir qui vole un sac, alors on va croire que tous les Noirs volent des sacs », dénonce encore Ismaël. « On nous demande d'avoir des diplômes, de passer le bac. Mais quand on regarde la télé, il vaut mieux être footballeur ou basketteur, poursuit Walid. Si on est ingénieur, on va gagner 1 500 par mois. »
Pertinents, lucides, ils ne voient pas tout en noir. « En banlieue, on peut pratiquer un sport, les clubs sont accessibles à tous », se félicite un élève. « Sauf peut-être le tennis, c'est cher », tempère une voix. Pour les transports, la sécurité, la ville... ils ont des idées, « parce qu'il faut que ça change ». « Pourquoi on a construit des tours et entassé des gens comme ça ? » Nesrine voudrait aussi améliorer les relations Paris-banlieue : « Quand on va à Paris, on n'est pas vu comme tout le monde. »
Tous veulent faire entendre leur voix.
D'autres débats sont organisés encore ce mois-ci dans les lycées, les maisons de quartier, les gares, pour prendre le pouls de la jeunesse. Les résultats seront présentés en février. Ils permettront aux élus de préciser le rôle du conseil régional des jeunes qui devrait voir le jour dans la foulée. Cette assemblée de 140 jeunes (15-21 ans), tous tirés au sort parmi les candidatures, aura un avis consultatif et un pouvoir de proposition sur les dossiers concernant la jeunesse.
 
Emeline Cazi
Mercredi 22 décembre 2004
 LE CONSEIL départemental du MRC (Mouvement républicain et citoyen) s'est réuni pour désigner son nouveau secrétariat fédéral. Le conseiller régional Rachid Adda (notre photo), originaire de Sarcelles, a été désigné premier secrétaire fédéral du parti chevénementiste dans le Val-d'Oise. Autour de lui, on trouve Nasser Douidi (Argenteuil), Gilles Ganzin (Saint-Brice), Jean-Pierre Pernot (Méry-sur-Oise), Michel Lacoux (Bouffémont), Marc Duflot (Sarcelles), Caroline Pruvost (Arnouville) et Daniel Berthelot (Villiers-le-Bel). Leur principal combat : contribuer à faire gagner le non au référendum sur la Constitution européenne, en continuant à développer des comités pour le « non républicain ». Ils envisagent, dès janvier, d'animer des « cafés républicains » auxquels ils convient, d'ailleurs, les sympathisants du PS « qui ne se résignent pas face au résultat du référendum interne ». On annonce, pour l'occasion, la participation de Bernard Cassen, le président d'honneur d'Attac.
 

Pour me joindre

 

Me contacter à la Région
Rachid ADDA (lien site cridf)
Vice-pdt du Groupe MRC
Conseil Régional d'IDF
34, rue Vaneau
75007 PARIS
> tél : 01 53 85 68 91
> fax : 01 53 85 70 99
> mail : r.adda@wanadoo.fr
 

Contacter le MRC 95 
 
MRC Val d'Oise
42, avenue Pierre Koenig
95200 SARCELLES

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CV express

 

 
Etat civil
- Né le 1er nov 1967 à Sarcelles
- Habite à Sarcelles-Lochères
- Ingénieur structures
- Conseiller régional d'IdF depuis 2004
- Conseiller municipal de Sarcelles depuis 2008

 
*
Fonctions au sein du MRC
- Adhésion au MDC/MRC en 99
- Premier secrétaire fédéral du MRC 95
- Secrétaire national chargé de la Citoyenneté
- Vice-pdt du groupe MRC au Conseil Régional
 
 
*
Parcours associatif
- Ancien vice-pdt d'Agir pour la Citoyenneté (APC)
- Fondateur en 2001 du Cercle Manouchian
- Cofondateur de l'Association AEVEREST.95
- Membre de l'association des anciens élèves du Lycée de Sarcelles
- Membre de l'Amicale des anciens élèves du Lycée Hoche de Versailles
- Membre de l'Association des Amis de l'Institut François Mitterrand
 
 
 
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Représentations de la Région
Membre de la Commission aménagement du territoire, de la Commission des sports, des loisirs et du tourisme et de la Commission de l'environnement et du développement durable.
***
 
- École Centrale Paris (ECP)

- Institut Supérieur des Matériaux (SUPMECA)

- Institut francilien de recherche sur les atomes froids

- Conseil Scientifique de l'Université de Cergy-Pontoise

- Centre hospitalier Roger Prévost

- Comite de lecture audiovisuel

***

- Comite de coordination régionale de l'emploi et de la formation professionnelle

- Conférence régionale pour l'intégration et la lutte contre les discriminations 

- Commission consultative du Plan Régional pour la Qualité de l'Air

- Comité régional de concertation chargé du schéma régional de développement du réseau public de transport d'électricité

***

- Commission Consultative de l'Environnement de l'aérodrome de Paris-CDG (CCE)

- Commission Consultative d'Aides aux Riverains de Roissy-CDG (CCAR)

- Commission départementale de coopération intercommunale 

- Commission départementale de la présence postale territoriale

- Conseil départemental d'insertion du Val d'Oise

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- Greta Val de France

- Lycée de la Tourelle (Sarcelles)

- Lycée Jean-Jacques Rousseau (Sarcelles)

- Lycée Arthur Rimbaud (Garges)

- Lycée Charles Vaillant (Arnouville)

- Lycée Pierre Mendès-France (Villiers-le-Bel)

- Lycée Simone de Beauvoir (Garges)

- Lycée René Cassin (Gonesse)

***

- Lycée privé O.R.T. (Villiers-le-Bel)

- Lycée privé Ozar Hatorah (Sarcelles)

- Lycée privé du Saint-Rosaire (Sarcelles) 

- Lycée privé Thorat-Emet (Sarcelles)

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Cursus universitaire
- CPGE Lycée Hoche à Versailles
- Ecole Centrale de Nantes
- Ecole des Mines de Douai
- Ecole doctorale de Lille I
***
- Maîtrise de Méca des fluides
- DEA de Génie Mécanique
- Ingénieur en Mécanique
- Doctorat de Mécanique 
 
 
 
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Centres d'Intérêts
- Astronomie
- Photographie
- Epistémologie
- Littérature (Borges, Ponge, Calvino, Novalis, Goethe, Irving, Aragon, Amrouche)
- Peinture (Turner, Delacroix, Miro, David, Ingres, Matisse, Dürer, Gericault, Watteau)
- Cinéma (Lynch, Scorcese, Welles, Kubrick, Ford, Leone, Sofia Coppola, Chaplin, Verneuil, Lean)
- Musique (The Cure, Joy Division, Cocteaux Twins, Radiohead, Muse, Pixies, Bauhaus, Mano Negra, Clash, The Smiths, Echo and the Bunnymen, New Order...)

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