Républicain de gauche
à Sarcelles

  
 
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Vendredi 16 novembre 2007
 
Législative partielle des 9 et 16 décembre 2007 sur la 8ème circonscription du Val d’Oise: Rachid ADDA, candidat du MRC !"
 
 
Suite au départ anticipé de M. Strauss-Kahn pour le FMI, soutenu dès juillet par Nicolas Sarkozy, une élection législative partielle aura lieu dans la 8 ème circonscription du Val d'Oise, les 9 et 16 décembre prochains.
 
Pour cette élection, le MRC (Mouvement Républicain et Citoyen dont J.P. Chevènement est le Président d'honneur) a investi la candidature, enregistrée lundi 12 novembre 07 à la Préfecture du Val d’Oise, de :
 
 
Rachid ADDA, 40 ans, Sarcellois
Ingénieur de formation
Conseiller régional d'Ile-de-France,
Secrétaire national du MRC
 
et de son suppléant
 
Sori DEMBELE, 36 ans, Beauvillésois
Enseignant de l’Education Nationale dans un lycée sarcellois
Secrétaire départemental du MRC 95
 
pour porter ses couleurs -celles de la gauche sociale et républicaine-, battre la droite et proposer aux citoyens une alternative à une gauche qui tourne le dos à son Idéal de solidarité et de fraternité.
 
Né à Sarcelles, Rachid Adda, homme de conviction et élu expérimenté, est à la fois concerné et fortement impliqué dans les enjeux et les dossiers locaux (nuisances aériennes et cadre de vie, rénovation urbaine, insertion et emploi, lutte contre les discriminations, défense du service public et deu commerce+9 de proximité, la promotion du vivre ensemble…).
 
Avec son suppléant Sori Dembélé, il réaffirmera pendant la campagne la nécessité de s’appuyer sur les valeurs d’une République plus humaine et plus forte pour porter les aspirations légitimes de la population et les intérêts des communes de la circonscription.
 
Avec Rachid ADDA à l’Assemblée Nationale, citoyenneté, honnêteté, respect et dévouement à la cause publique seront la ligne de conduite d’un député de terrain à temps plein pour porter la parole de tous et défendre les droits de chacun.
 
C’est donc sous la profession de foi "Agir pour tous avec honnêteté et respect" que Rachid ADDA et Sori DEMBELE partent à la rencontre des habitants de la circonscription.
 
 
 
 
Bouffémont, le 12 novembre 2007
 
 
Michel LACOUX
Secrétaire départemental à la communication
Ancien premier adjoint au Maire de Bouffémont
Membre du Bureau National du MRC
Gilles GANZIN
Secrétaire départemental à l’organisation
Président du comité Val de France
Mandataire financier de Rachid ADDA
Jeudi 1 novembre 2007
Communiqué de Rachid Adda, Conseiller régional d'IdF
Membre de la commission Sports, Tourisme et Loisirs
Membre de la commission de l'Aménagement du territoire
 
Après un examen favorable en commissions thématiques (STL et ADT), la commission permanente du Conseil Régional d’Ile de France a voté ce jeudi 22 mars, dans le cadre d’une délibération relative à un contrat de territoire avec Val de France [consulter le rapport], une subvention de 3.240.000. € HT pour la rénovation de la piscine intercommunale de Sarcelles.
 
D’un montant total de 8.298.308 € HT, dont 7.200.000 € subventionnable, cette rénovation, financée à hauteur de 45 % par la Région IdF et 25 % par le Conseil Général du Val d’Oise, est programmée de 2007 à 2010.
 
Cette rénovation, qui permettra l’homologation fédérale des bassins de 50m et 25m, renforcera la vocation sportive du centre nautique, dont l’attractivité serait considérablement accrue par l’obtention du centre de formation des métiers de la natation, élaborée avec le concours de l'Etat à travers la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports*.
 
Les bassins seront entièrement repensés permettant notamment, par la création d’une paroi et d’un fond mobiles, de les configurer et de les adapter de la meilleure manière possible aux besoins scolaires, de loisirs et des clubs sportifs.
Un espace forme comprenant une salle de musculation, un espace sauna et jacuzzi offriront de nouveau services tandis que les vestiaires seront entièrement reconstruits.
 
C’est donc une piscine totalement rénovée et partiellement reconstruite qui devrait voir le jour en 2010 grâce à cet engagement financier, exceptionnel pour la rénovation d'une piscine, de la Région IdF.
 
Cette participation régionale à la rénovation de la piscine de Sarcelles, engagée par la communauté d'agglomération Val de France, vient compléter, entre autres, les subventions accordées pour la rénovation de la piste d’athlétisme, les constructions de la salle de karaté et de la tribune de rugby à Sarcelles ou bien d' équipements sportifs liés aux Lycées publics Sarcellois et Gargeois.
 
C’est aussi par la rénovation des équipements sportifs et culturels dans nos quartiers que la majorité de gauche au conseil Régional d’Ile de France entend réduire les inégalités territoriales et permettre le développement de la pratique sportive pour le plus grand nombre.
 
Le groupe MRC y a apporté sa part  par son implication dans l'élaboration  du "plan piscine" de la Région IdF pour la rénovation des piscines franciliennes et en proposant un amendement [voté en 2005] visant à réserver à la rénovation des équipements sportifs de proximité une part de la ligne budgétaire dédiée aux contrats régionaux et territoriaux.
 
    
 
   

* Saluons d'ailleurs l'action des défenseurs de la Laïcité, dont le MRC Pays de France, qui a permis d’aboutir à la suppression par Val de France du créneau communautaire spécifique, octroyé par la municipalité, qui hypothéquait alors fortement la localisation à Sarcelles de ce centre de formation.(lire ici l'article du Parisien)

Mercredi 31 octobre 2007
 Ce que la Région Ile-de-France a financé à
 Sarcelles de 1998 à 2003 
 
(article rédigé en mars 2005) 
 
La Région Ile de France est une terre d'inégalités où cohabitent une richesse insolente et une misère inacceptable. Les inégalités territoriales sont à la fois l'expression et une des causes de l'inégalité de traitement des Franciliens et frappent des territoires où vivent les Franciliens les plus socialement défavorisés. La Région Ile de France a donc mis la réduction des inégalités territoriales et sociales au coeur de son action. C'est d'autant plus important quand la politique du gouvernement, notamment fiscale, et ses choix budgétaires creusent les inégalités sociales et la accentuent la fracture territoriale.
La Région mène donc une politique volontariste vers des territoires prioritaires en y intervenant par des dispositifs spécifiques dans ses compétences premières, comme les lycées, le développement économique, la formation professionnelle, les transports et les routes… Mais elle soutient aussi financièrement et impulse des actions propres  dans des domaines importants tels que le logement, la culture, la santé, l'enseignement supérieur, le sport et les loisirs, la politique de la ville, le soutien aux associations, l'environnement, le tourisme et bien entendu plus transversalement l'aménagement du territoire.
Elle agit notamment par le financement direct et intégral de certains équipements et des politiques de son ressort (lycée, politiques éducatives, aides à la demi-pension, formation...), par des subventions partielles de projets portés par d'autres collectivités territoriales et participe à des cofinancements d'équipements dans le cadre des contrats régionaux, des grands projets de ville ou du contrat de plan Etat-Région.
L'action de la Région est souvent mal identifiée et, par exemple, nombreux sont ceux qui pensent que l'Etat finance les Lycées. Afin de mieux vous aider à visualiser les interventions régionales à Sarcelles, j'ai mis en ligne un bilan des sommes investies, toutes actions confondues, sur le territoire de notre commune.
J'espère aussi que cela fera taire ceux qui, pourtant bien informés, disent publiquement que la Région Ile de France [dont la volonté de réduire les inégalités territoriales et sociales, sans esprit partisan, est au coeur de l'action] n'intervenait que très peu dans notre commune.
Le financement régional devrait être théoriquement affiché à l'occasion des travaux mais cette obligation, au moins "morale", n'est pas toujours observée. Peut-être par pénurie de clous ou de pancartes….
Vous remarquerez que la Région a financé beaucoup d'équipements et d'actions à Sarcelles. Ce qui est normal, au regard des besoins de notre commune et vu son manque de ressources financières et le désengagement assumé de l'Etat, malgré les beaux discours, en matière de politiques publiques pour nos quartiers. Vous remarquerez aussi que certains équipements cofinancés (comme un gymnase initialement prévu pour les lycéens du Lycée la Tourelle) n'ont parfois jamais vu le jour du fait des choix municipaux (avenants multiples au contrat régional) ou par défaut d'un des financeurs, comme le tramway pour lequel l'Etat rechigne à verser 10 millions alors que la Région a rajouté 45 millions d'euros (en plus des 35 initiaux). 
Ce premier récapitulatif concerne les années 1998-2003. N'y figurent ni les subventions aux projets d'associations ni les dépenses  (dotations de fonctionnement, travaux de réparations, fournitures...) relatives au bon fonctionnement des lycées publics et privés sarcellois même si elles sont loin d'être négligeables. 
  
Les chiffres valant mieux que les discours, les mots leurs cédent la place.
 
Bonne lecture.
 

 

ANNEE
LIBELLE
MONTANT
1998
AMGT POINTS D'ARRETS LIGNE BUS 368
5 564 €
1998
MAISON DE QUARTIER CENTRE COMMERCIAL PAUL VALERY
173791 €
1998
ESPACES EXTERIEURS JEAN MERMOZ
116623 €
1998
ABORDS CENTRE COMMERCIAL CHANTEPIE
137204 €
1998
ABORDS CENTRE COMMERCIAL PAUL VALERY
69564 €
1998
ABORDS CENTRE COMMERCIAL WATTEAU
171505 €
1998
ABORDS CENTRE COMMERCIAL SABLONS
59443 €
1999
RUE PAUL LANGEVIN
61741 €
1999
ARRETS PARC INDUSTRIEL DE SARCELLES
18293 €
1999
STUDIO DE MUSIQUE REC STUDIO
274408€
1999
MAISON DE QUARTIER VIGNES BLANCHES
243156 €
1999
ESPACES EXTERIEURS CHANTEPIE
381122 €
1999
ESPACES EXTERIEURS DEODAT DE SEVERAC
95280 €
1999
ESPACES PUBLICS DUPARC DEBUSSY
95280 €
1999
AMNGT PLACE ST SAENS
114336 €
1999
CONSTRUCTION D'UN COMPLEXE SPORTIF (LY.LA TOURELLE
609796 €
1999
SIGIDURS : ETUDE VALORISATION ACCRUE DES DECHETS
12 119 €
2000
CREATION POSTE DE POLICE
244528 €
2000
AMGT ECOLE ARTS PLASTIQUES
548816 €
2000
RENOVATION SALLE BERRIER
274408 €
2000
CONSTRUCTION SALLE DES FETES DES PRES SOUS LA VILLE
411612 €
2000
ARRET BUS MONT DE GIF
6 860 €
2000
ESPACES EXTERIEURS JEAN JAURES
68602 €
2000
AMELIORATION ECLAIRAGE PUBLIC TRANCHE 1
57185 €
2000
RENOVATION DU MOBILIER URBAIN
21335 €
2000
AMGT DES ABORDS DE LOCAUX DE JEUNES
27097 €
2000
SECURISATION ACCES ECOLES MERMOZ ET PASTEUR
31160 €
2000
CREATION CENTRE SOCIAL AVENUE DU 8 MAI
36359 €
2000
AMGT AU PIED D'IMMEUBLES AVENUE JOLIOT CURIE
50879 €
2000
LIGNE 355 A SARCELLES
609796 €
2000
TRAMWAY SUR PNEUX RN 16 ST DENIS / SARCELLES
762245 €
2000
ETUDE AMGT QUARTIER DE LA GARE GARGES/SARCELLES
23900 €
2001
RECONSTRUCTION MAISON DE QUARTIER DES VIGNES BLANCHES PHASE 2
518880 €
2001
CONSTRUCTION SALLE DE KARATE
483263 €
2001
RENOVATION STADE D'ATHLETISME
212142 €
2001
CONSTRUCTION VESTIAIRE ET TRIBUNE DE RUGBY
164644 €
2001
ETUDES AMENAGEMENT ILOT XI
907071 €
2001
ETUDES SECEUR POINTE TROIS QUART
19056 €
2002
REFECT.GYMNASE LYCEE JJ ROUSSEAU SUITE INCENDIE
46000 € 
2002
RESTRUCTURATION DU CENTRE CIAL DES CHARDONERETTES
45730 €
2002
AMGT ESPACES PUBLICS DU BD ALBERT CAMUS
874414 €
2002
SARCELLES RD208 AMGT.SECTION 1ére phase
344021 €
2003
IUT (tranche 2) TRAVAUX
4635700 €
2003
IUT (tranche 2) EQUIPEMENT
700000 €
2003
RESTRUCTURATION ILOT XI (TRAVAUX)
28679 €
2003
AGT PLATE FORME SERV.PUB.Q.CHARDON.
24017 €
2003
CREATION POLE FORMATION + ENTRAINEMENT AU TENNIS
56493 €
2003
REQUALIFICATION AVENUE GIRAUDON (CHARDONNETTES)
642809 €
Mercredi 31 octobre 2007

En juin dernier, la commission permanente du Conseil régional d’Ile-de-France a adopté un avenant au marché de travaux de restructuration et de rénovation du lycée Jean-Jacques Rousseau de Sarcelles.

Cet avenant d’une valeur totale de 1.448.310 € TTC porte le montant de la rénovation du Lycée Jean-Jacques Rousseau de Sarcelles à 21.067.288€ TTC, ce qui en fait l’une des plus importantes d’Ile-de-France. 

Il a pour objet de prendre en compte des travaux supplémentaires à la demande de la commission de sécurité, du bureau de contrôle et du maître d’ouvrage.

Ces travaux supplémentaires permettent de mieux sécuriser le chantier et de répondre à un meilleur fonctionnement du lycée durant les travaux (éclairages extérieurs complémentaires pour les classes provisoires, rampe pour handicapés, filets de protections, voie de pompiers provisoire, réalisation d’une salle provisoire de réunion).

Le parvis du Lycée sera notamment réaménagé (+ 263.200,00 € HT).

Enfin, connaissant le besoin de notre commune en terme de gymnases et de terrains de sports, la Région Ile de France a proposé d’augmenter le niveau des prestations (+455.868,95 € HT) prévues dans le cadre du marché de travaux pour le réaménagement des terrains de sports. Afin de permettre une utilisation intensive de l’installation et d’augmenter leur capacité, la piste d’athlétisme prévue initialement à l’identique en schiste, est proposée en surface synthétique et des terrains de sport supplémentaires sont aménagés.

Cette rénovation traduit parfaitement la volonté de la majorité régionale de réduire les inégalités sociales et territoriales en faisant plus pour des territoires qui ont longtemps été délaissés par les politiques publiques successives.
    

 

Du déménagement de la sous-préfecture que l’on a obtenu grâce à la ténacité de JP Chevènement et de JY Autexier [cliquer ici] à l’IUT de Sarcelles [financé à 100% par la Région] en passant par le futur tramway et la prochaine rénovation du quartier de la gare, notre commune a pu ainsi bénéficier des politiques de rééquilibrage territorial de la gauche.

On peut toutefois déplorer qu'aucune "plus-value politique locale" n'ait valorisé ces réalisations inespérées pour la commune [inespérées car ces réalisations ne doivent rien à l’équipe municipale]. Des choix municipaux plus volontaristes, plus clairvoyants et finalement plus osés et moins électoralistes, notamment dans le réaménagement du quartier de la sous-préfecture ou celui de l’IUT, auraient en effet permis de tirer le meilleur de l'obtention de ces équipements. Mais ceci est un autre débat...

Mercredi 10 octobre 2007

Au mois de juillet dernier, je publiais une lettre ouverte au Maire de Sarcelles, demeurée sans réponse, sur la gestion de la SEM Sarcelles Chaleur dont il était le président avant sa dissolution. En effet, à la suite d'un article publié [cliquer ici pour y accéder] dans Marianne, un journaliste évoquait un certain nombre de dépenses avec la carte bleue de la SEM Chaleur. 
Dans cette lettre [cliquer ici], je ne m'attardais pas sur le caractère licite ou illicite des dépenses indiquées mais sur leur moralité au regard de la pauvreté de notre commune, principal voire seul argument utilisé par le Maire pour expliquer tout et son contraire lors des réunions publiques ou à travers la presse.

 

A l'occasion de l'avis rendu en février 2005  par la chambre régionale des comptes sur la gestion municipale [cliquer ici], le Maire de la ville a été fidèle à lui-même dans sa réponse [cliquer ici] en "mono-argumentant" encore par "des ressources largement inférieure à la moyenne et des besoin de la population beaucoup plus élevés qu'ailleurs" (sic). 

Si la pauvreté de la commune est un fait exact en soi, puisque le potentiel fiscal par habitant de la commune est de 689 euros soit près de 40 % de moins que la moyenne francilienne (1200 euros), il n'en demeure pas moins que cette situation et l'utilisation outrancière de cet argument obligent à certains devoirs de la part de ceux qui sont en charge de gérer les finances municipales, provenant de l'impôt et des subventions publiques. D'autant que la population de Sarcelles, n'est pas très différente, tant en besoins qu'en ressources, de celle de Villiers-le-Bel ou de Garges-lès-Gonesse : le potentiel fiscal par habitant à Villiers-le-Bel (649 euros) ou à Garges-lès-gonesse (704 euros) est semblable et même légèrement inférieur qu'à Sarcelles.


Et si finalement il y avait autre chose pour expliquer ce que la chambre régionale des comptes rapportait en 2005 alors que la lecture des budgets et comptes administratifs de la commune ne permet pas d’affirmer que la situation a fondamentalement changé. L'argumentaire de culpabilisation des Sarcellois est utilisé à chaque fois et même usé jusqu'à la corde. Il est bien utile pour ne pas mettre en cause les choix municipaux depuis 2002. Et pourtant le potentiel fiscal d'une commune n'est pas seulement lié à la pauvreté de ses habitants mais aussi à l'activité économique. Comment attirer des entreprises créatrices d'emplois à Sarcelles ou favoriser l'embauche de Sarcellois(es) en dehors du territoire communal quand le Maire véhicule l'imagerie d'Epinal de la commune au lieu de valoriser les atouts de sa population et le potentiel de son territoire ? On se demande à quoi a pu servir les carnets d'adresses des uns et des autres durant toutes ses années.

 
Dans une commune où les investissements sont assurés en grande partie par les subventions publiques, à quoi servent les impôts locaux ? La suppression des abattements fiscaux (mesure de fiscalité locale la plus injuste) n'est-elle pas en partie absorber par l'augmentation du train de vie municipal avec un cabinet et des frais de représentation surdimensionnés ?
Qu’a-t-on fait depuis 2002 pour répondre à Sarcelles aux "besoins plus élevés qu’ailleurs" ? Privatiser le chauffage sarcellois en opposant les Sarcellois du village et ceux du Grand Ensemble...

 

Le MRC Sarcelles avait dénoncé cette gestion dès mars 2003 (avant même la publication du rapport de la CRC) dans un tract diffusé largement aux Sarcellois [cliquer ici pour le consulter]. Ce rappel anticipe les procès d'intention, que certains n'hésiteront pas à formuler, sur le caractère supposé conjoncturel de notre critique de la gestion et du train de vie municipal inadaptés aux efforts demandés aux Sarcellois depuis 2002.

Jeudi 4 octobre 2007
Grâce à l’aménagement d’un nouveau tronçon du Boulevard intercommunal du Parisis Est, les déplacements des Valdoisiens vers Roissy seront facilités.
 
Les travaux du nouveau tronçon du Boulevard intercommunal du Parisis (Bip) Est reliant le carrefour des routes départementales RD 170 et 370, à la déviation de la RD 84 à Garges vont démarrer à partir de la fin du mois d’octobre.
 
Le département du Val d’Oise, le maître d’œuvre, a choisi d’aménager cette route de 2,5 km en boulevard urbain conciliant circulation des piétons, des cyclistes et des véhicules. La Région finance 70 % de l’opération.
 
Cette réalisation permettra, dès sa mise en service en 2010, de réduire les encombrements, de faciliter l’accès des habitants du Val d’Oise et du nord de la Seine-Saint-Denis à l’aéroport ainsi qu’aux zones d’activités, et de simplifier le rabattement vers les gares et pôles d’échanges ferroviaires.
 
Les conditions de déplacement des habitants des secteurs de Stains, Garges, Dugny et de Bonneuil-en-France seront optimisées. Et les fortes nuisances sonores liées à la circulation, subies par les riverains de Garges, Arnouville-lès-Gonesse et Gonesse réduites.
 
Le boulevard intercommunal du Parisis est un projet routier de 21 km concernant les communes du sud du Val d’Oise, destiné à relier l’A15 à Argenteuil à l’A1 à Gonesse en direction de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Deux sections, l’une de 2,5 km à est et l’autre de 3,5 km à l’ouest, ont été mises en service en 1995 et 2003.
 
Subvention : la Région Ile de France a attribué 3.750.000 euros au Conseil Général du Val d’Oise.


Source : www.iledefrance.fr
Lundi 1 octobre 2007

Monsieur le sous-préfet,
Monsieur le Maire,
Messieurs les Conseillers Généraux,
Mesdames, Messieurs les élus du Conseil Municipal de Sarcelles,
Mesdames, Messieurs les élus,
Monsieur le président l’AASS Rugby,
Mesdames, Messieurs les éducateurs sportifs et entraîneurs,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis Sarcellois

Je tiens d’abord à excuser Jean-Paul Huchon, Président de la Région Ile de France, qui ne peut être parmi nous aujourd’hui.
 
Il y a moins de dix-huit mois, nous étions réunis pour l’inauguration de la piste d’athlétisme. Aujourd’hui c’est au tour de celle de la tribune du stade de rugby. Avec la future salle de Karaté, ces trois équipements ont fait l’objet, d’une délibération de la commission permanente du conseil régional, votée en 2001. La Région a consacré un peu plus de 860.000 euros à la réalisation de ces trois opérations dont 164000 euros pour la tribune de rugby qui nous rassemble aujourd’hui. Dans la même délibération, la Région avait par ailleurs accordé une aide financière à la reconstruction de la maison de quartier des Vignes Blanches à hauteur de 35%. Ces quatre subventions furent accordées dans l’attente de la mise en œuvre d’opérations de restructurations urbaines et d’infrastructures plus lourdes qui se concrétiseront dans un avenir proche. Nous pouvons citer la restructuration du pôle Gare et la mise en chantier Sarcelles-St Denis ou dans le cadre de ses compétences obligatoires la rénovation du Lycée JJ Rousseau.
 
A travers sa politique de la ville et ses politiques sectorielles, la Région investit et finance des opérations structurantes, en concertation et dans l’intérêt bien compris des élus locaux. Elle agit pour améliorer la vie quotidienne des franciliens, au plus près de leurs préoccupations, avec le plus d’efficacité possible et une volonté jamais démentie de la majorité régionale de réduire les inégalités sociales et territoriales. Hier encore, la Région en séance plénière votait un plan régional pour les piscines. Je n’oublie pas la politique des contrats régionaux et territoriaux qui ont permis de cofinancer l’Ecole d’Arts plastique, le cimetière de l’orée du bois, le déménagement du CTM ou la rénovation de la piscine de Sarcelles.
 
Pour résumer, même hors de ses compétences obligatoires, la Région n’hésite pas "à sortir le chéquier et la Carte bleue" pour améliorer au quotidien la vie des Franciliens en particulier à Sarcelles.
 
 
Les participations financières de la Région sont pourtant souvent méconnues, mal identifiées et parfois même oubliées. La part régionale, souvent importante toujours déterminante, à l’occasion d’opération mettant en jeu plusieurs financeurs, n’est pas reconnue à son juste niveau.
 
La Région Ile de France est une collectivité de plein exercice et le président Huchon entend réaffirmer son souhait de valoriser l’action régionale auprès de nos concitoyens, que nous avons le devoir d’informer sur l’utilisation de fond public et sur la part que prend la région Ile de France pour améliorer son quotidien et notamment avec des équipements sportifs de qualité.
 
En Ile-de-France, la pratique des activités physiques et sportives concerne environ 5 millions de personnes. Faire de l’Ile-de-France une région plus humaine, plus forte, plus solidaire, c’est conduire une action au plus près des franciliens. Ici, à Sarcelles, nous avons réalisé cet objectif par la réalisation d’équipements sportifs que les générations futures sauront gré, à la collectivité, de leur avoir légué.
 
La pratique sportive, quelque soit la forme qu’elle prend, quelque soit les disciplines pratiquées, est un lieu privilégié de la confrontation, de l’échange, dans le strict respect des règles et de l’adversaire, que certains de nos voisins ont baptisé FAIR PLAY. Elle apparaît aussi comme un vecteur important de la socialisation des jeunes. On ne remerciera jamais assez les éducateurs sportifs, les entraîneurs, les associations sportives Sarcelloises qui oeuvrent ensemble à permettre au plus grand nombre d’y accéder.
 
C’est peut être le rugby qui illustre le plus cette exemplarité du sport lorsque, par sa pratique nous allons au delà même du défi sportif pour atteindre notre part d’humanité la plus noble. Ce n’est pas Didier Arnal, Conseiller général de Sarcelles, que j’aperçois ici, ancien rugbyman et coureur de fond, qui me contredira. C’est d’ailleurs cette humanité qui transparaît de cette imposante et belle œuvre d’art.
 
C’est donc de notre devoir que ce soit dans les meilleures conditions, à travers notamment de la variété et la qualité des équipements mis à la disposition des associations et des sportifs.
 
Souhaitons qu’ils seront TOUJOURS au service de tous les Sarcellois et du développement de la pratique sportive DE CHACUN.
Je tiens à cette occasion rappeler l’importance du caractère fédérateur et laïque de l’AASS quand par ailleurs la tentation communautaire commence à toucher le sport qui doit rester ce vecteur de mixité, d’intégration et d’épanouissement de soi à travers le partage de valeurs universelles.
 
Autant d’éléments, Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs, qui contribuent au plaisir et à la fierté que j’ai à participer, en tant qu’élu mais surtout en tant que natif de Sarcelles, au nom de Jean-Paul HUCHON, Président du Conseil Régional d’Ile-de-France, à cette journée importante pour le rugby, pour le sport, pour Sarcelles et pour les Sarcellois.
 
Je vous remercie.
Lundi 24 septembre 2007

Deuxième subvention de la Région pour un projet qu’elle prend en charge à 71,5 % : le tramway qui reliera la Seine-Saint-Denis au Val-d’Oise en 2010.
 
La Région vient de voter une subvention de 73 millions d’euros pour financer la deuxième tranche des travaux de construction du tramway qui doit relier Saint-Denis (93) à Sarcelles (95) d’ici à 2010. Sur les 163,13 millions d’euros que le projet doit finalement coûter (en quatre tranches), elle prendra à sa charge 116,7 millions d’euros, soit 71,5 % du montant total (contre 17 % pour l’État, 10 % pour le département du Val-d’Oise et 1,5 % pour la RATP).

Inscrit aux contrats de plan État - Région 2000-2006 et 2007-2013, ce projet répond à quatre objectifs :
•favoriser les déplacements des Franciliens et les encourager à utiliser les transports publics ;
•développer les liaisons en transports en commun de banlieue à banlieue ;
•améliorer la desserte de quartiers éloignés des lignes de transports en commun ;
•accompagner la redynamisation des quartiers desservis.
 
La ligne de tramway prévue doit relier la place du 8-Mai-1945 à Saint-Denis (desservie par la ligne 13 du métro) et le pôle de la gare du RER D de Garges-Sarcelles. D’une longueur de 6,6 km, elle comptera 16 stations (desservies toutes les 4 min en heure de pointe) et se parcourra en 20 min (au lieu de 28 min en bus). Des atouts qui lui permettraient de séduire 30.000 Franciliens chaque jour selon les estimations.

S’agissant des rames (15 au total), elles circuleront en site propre, c’est-à-dire sur des voies réservées, et pourront transporter 120 passagers chacune. En plus d’être spacieuses et confortables, elles seront aussi rapides (car circulant à 20 km/h au lieu de 14 km/h pour les bus), silencieuses (car roulant sur pneus), non polluantes (car électriques) et facilement accessibles aux personnes à mobilité réduite (grâce à des quais prolongés par des plans inclinés).
 
La création de la ligne s’accompagnera de divers aménagements. Certains visent à revitaliser les quartiers traversés (transformation de la RN1 en boulevard urbain, rénovation des centres-villes de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine, du quartier des Lochères à Sarcelles et de la gare de Garges-Sarcelles). D’autres sont destinés à favoriser les circulations douces près du tramway (celle des piétons avec des trottoirs environnants élargis et agrémentés de mobiliers urbains, et celle des vélos et des rollers avec une piste cyclable le long du tracé).
 
Subvention
La Région a attribué 17,5 millions d' euros à la Seine-Saint-Denis, 6,5 millions d’euros au Val-d’Oise et 49 millions d’euros (dont 1 million sous forme de prêt) à la RATP

 
Source : www.iledefrance.fr
Lundi 24 septembre 2007
L’annonce de la création d’un grand centre commercial apparaît d’emblée comme une bonne nouvelle pour le dynamisme économique et les rentrées fiscales d’une commune. Il n’en demeure pas moins que pour être la véritable réussite annoncée et apporter une réelle plus value aux Sarcellois, encore faut-il qu’un certain nombre de conditions soient remplies. Le MRC se satisfera pleinement de cette création si certaines hypothèques et interrogations sont levées.
 
D’abord, la pérennité à long terme du projet commercial [afin de ne pas créer aujourd’hui les problèmes de reconversion de demain] sachant le développement récent et réussi des zones commerciales de Garges-lès-Gonesse, du développement de l’offre commerciale à Saint Brice et de la présence des nombreuses enseignes nationales le long de la N1, de Groslay à la Croix Verte, sans oublier le futur centre commercial à vocation régionale qui devrait voir le jour à proximité de l’aéroport CDG. Il ne faudrait donc pas que cette pérennité soit assurée par un effet d’aubaine lié à une éventuelle extension de la zone franche.
 
Ensuite la nécessité, au-delà des discours de circonstances, d’obtenir des garanties sur la préservation, le développement, au village mais aussi dans le Grand Ensemble, des commerces de proximité qui jouent aussi un rôle de lien social et sont un des éléments importants d’une urbanisation réussie.
La création de ce centre commercial, qui sera une opération juteuse pour le promoteur (n’en doutons pas un seul instant) ne doit pas se faire au détriment du cadre de vie des Sarcellois. Ainsi l’affluence de la clientèle non sarcelloise ne doit pas se traduire par un accroissement des difficultés de circulation sur la voirie communale mais par la certitude de la création d’un double accès par les routes nationales (dévolues au Conseil Général et la DDE).
 
De plus, quelle garantie le promoteur a-t-il donné pour la revitalisation du centre commercial des Flanades, comme centre commercial de centre-ville et des commerces de proximité qui seront nécessairement impactés par cette nouvelle offre commerciale ?
 
D’ailleurs, si comme l’indique François Pupponi dans votre article « certains [commerçants] sont désireux de s’installer dans la future galerie marchande », c’est qu’ils ont l’intention de quitter leur emplacement actuel à savoir le village, l’un des centres commerciaux du grand ensemble ou les Flanades ? Il ne suffit pas de sauver les commerçants actuellement en place pour des raisons électorales mais sauver la présence commerciale dans tous les quartiers de Sarcelles ! 
 
Dans ce domaine nous demandons au Maire de Sarcelles des garanties écrites en conformité avec sa lettre ouverte au Ministre en charge du commerce. A moins que celle-ci ne soit qu’un alibi de plus !
Une réflexion ouverte au plus grand nombre doit être lancée sur l’avenir du centre commercial des Flanades, dont le chant du cygne pourrait coïncider avec la création de ce centre commercial.
 
Enfin en matière d’emploi, nous demandons une clause d’insertion contractualisée entre la municipalité et les différents acteurs commerciaux de ce projet, à savoir au moins 50% des emplois directs crées réservés aux Sarcellois et Sarcelloises pour améliorer le triste bilan de ces dix dernières années dans ce domaine (à quoi ont servi les zones franches à part l’alimentation de la rubrique faits-divers des journaux ?)
 
Le MRC déplore que, en matière d’urbanisme et de cessions foncières [sans précédent depuis cinq ans et plombant le développement futur de notre commune],  la concertation en amont de l’enquête publique ne soit pas la méthode privilégiée par l’équipe municipale qui préfère une politique du « fait accompli » considérant les comités de quartiers ou les réunions publiques comme des chambres d’enregistrement et de caution populaire de projets décidés en cercle restreint.
Notamment l’annonce d’une enquête publique, sans véritable choix, donne une impression d’un projet improvisé tiré du chapeau à quelques mois des municipales (on évoque même un cinéma multiplexe dans le même secteur alors que le Maire confirmait, au début de l'année, un projet très détaillé d'une rénovation du cinéma des Flanades !). 
Il est par ailleurs étonnant que le projet en question, soumis à enquête publique, ne fut jamais directement évoqué lors de l’élaboration du SDRIF, du SCOT de Val de France ni du PLU de Sarcelles. Une cohérence territoriale de développement de l’offre commerciale devrait d’ailleurs exister à l’échelle de Val de France. Comment croire en effet que la création de ce centre de plus de 50000 m² n'aura aucune conséquence sur le commerce de proximité des villes de Garges-lès-Gonesse (Arc en Ciel...) ou Villiers-le-Bel (Mail Marcel Pagnol...) que l'on s'efforce de rendre plus attractif avec des financements publics ?
 
Le Maire de la ville a privilégié, comme pour la cession du chauffage à Dalkia, une négociation directe avec un promoteur de son choix sans passer par un appel à concurrence ou au moins un appel à projet. Cette procédure, quoique facultative en l’espèce, aurait permis de mettre en concurrence plusieurs projets et d’offrir un véritable choix aux Sarcellois.
 
Les Sarcellois doivent devenir à nouveau les acteurs de l’urbanisation et de la rénovation de leur commune, une et indivisible : c’est d’ailleurs un élément central de la loi SRU à laquelle cette équipe ne semble se référer périodiquement que de manière incantatoire.
 
Nous demandons au Maire de la commune de s’exprimer, au delà de son verbiage coutumier, sur ces réserves de bon sens et de nous rassurer sur l’avenir des Flanades. Le MRC donnera ses pistes de réflexion dans les prochaines semaines… C’est aussi sur ce sujet que le MRC fera entendre sa différence à l’occasion des prochaines échéances électorales locales.

Sarcelles, le 13 septembre  

Rachid ADDA
Conseiller régional d'Ile de France
Porte-parole du MRC Sarcelles.
0675038149
Mercredi 19 septembre 2007
Monsieur le Maire,
 
Depuis quelques semaines une lettre anonyme circule dans notre commune. Des factures diverses et des relevés de compte, visant notamment des opérations effectuées avec une carte bancaire de la SEM Sarcelles Chaleur libellée à votre nom y sont joints. La presse nationale** s’en est fait l’écho très récemment.
 
Dans cette lettre, sont évoquées des dépenses importantes que vous auriez effectuées avec la carte bancaire qui vous a été attribuée au titre de votre fonction de président de la SEM Sarcelles Chaleur mais qui n’auraient aucun rapport avec sa raison sociale. Le climat est tel que l’on évoque même ici ou là dans la commune des rumeurs de déménagement des locaux de la SEM Sarcelles Chaleur et de certaines archives. De nombreux autres faits, réels ou fantasmés, sont aussi décrits avec de nombreux détails dans ce courrier.
Compte tenu de la gravité de la situation ainsi décrite, j’ai jugé utile de m’adresser exceptionnellement à vous, en toute transparence, par cette lettre ouverte.
 
Je tiens d’abord à exprimer ma réprobation du procédé utilisé par l’auteur ou les auteurs de ce courrier anonyme. Si les faits qui vont sont reprochés sont réels, ils devraient êtres dénoncés à visage découvert aux autorités compétentes par ceux qui en ont connaissance. Je ne polémiquerai donc pas sur le caractère licite ou illicite de ces dépenses au regard de la législation sur les sociétés.
N’étant ni journaliste ni juge, je ne m’adresse à vous qu’en tant que contribuable sarcellois, habitant le Grand Ensemble et donc usager de la SEM S-Chaleur, devenu par la force des choses client de Dalkia.
 
Je ne me place ainsi que sur le plan de l’éthique politique et du sens de la responsabilité qu’un élu doit avoir plus encore que tout autre citoyen et qu’un élu de gauche plus encore que tout autre élu.
En effet, même si elles devaient être considérées comme légales au regard de votre mission, les dépenses somptuaires révélées en seraient-elles plus morales dans une ville qui est l’une des plus pauvres de France ?
Le train de vie de la municipalité et vos frais de représentation sont-ils acceptables et même décents quand, à longueur de temps, vous soulignez dans la presse ou lors de réunions publiques la pauvreté de notre commune et la nécessité d’une plus grande solidarité des collectivités plus riches ?
Un Maire appartenant à un parti de gauche peut-il se permettre de telles dépenses quand ses services sociaux, invoquant un manque de moyens, renvoient vers la Croix-Rouge ou le Secours Populaire des Sarcelloises et des Sarcellois en situation de grande précarité, disposant de quelques euros pour la journée, venus solliciter des bons alimentaires pour nourrir leurs enfants ou une aide pour payer une facture EDF, la crèche ou la cantine ?
Pire, comment oser présenter des dépenses de telles natures (hôtel de luxe, restaurants branchés parisiens, plusieurs téléphones portables…) sur le budget de la SEM quand, par ailleurs, vous justifiez sa privatisation au motif « que les habitants du village qui se chauffent par eux-mêmes n’ont pas à payer le chauffage des habitants du Grand Ensemble » ?
Je tiens à vous rappeler que cet argument est d’abord non fondé : ce sont les « usagers abonnés » qui ont toujours payé et même surpayé leur chauffage en payant leurs factures… et les habitants du village, comme tous les autres, contribuent par l’impôt aux dépenses de chauffage des bâtiments publics.
A la lumière de vos notes de frais, si elles sont avérées, cet argument est a posteriori cynique et inique. En plus de payer leur chauffage, il semblerait au contraire que les habitants du Grand Ensemble (et ceux du village d’ailleurs…) payeraient des frais de mission superflus et indécents.
Faut-il d’ailleurs trouver ici l’explication à l’augmentation exponentielle depuis deux ans des frais de gestion de la SEM Sarcelles Chaleur, que j’avais d’ailleurs déjà dénoncée publiquement, à de nombreuses reprises, notamment à l’occasion de l’abandon du service public en faveur d’une cession à Dalkia ?
 
Dans une ville telle que la nôtre, les élus doivent être plus exemplaires encore qu’ailleurs car chaque euro dépensé provient de familles modestes et doit donc l’être dans le souci de l’intérêt général.
Depuis 2002, par la suppression des abattements fiscaux, vous demandez aux Sarcellois les plus modestes un effort supplémentaire de contribution au budget municipal. La maîtrise des dépenses de représentation et du train de vie municipal devrait être à la hauteur de l’effort financier que vous exigez des autres.
Je pense par exemple que le Maire de Sarcelles, dans le cadre de ses fonctions ou de ses représentations, pourrait se passer de champagne dans un café branché de la capitale, pourrait choisir des hôtels moins onéreux et éviter certaines dépenses ou les payer soi-même ne serait-ce grâce à ses indemnités d’élu.
Au regard de la pauvreté de la commune et des difficultés budgétaires chroniques, il devrait même pouvoir se passer de chauffeurs et de voiture de fonction. D’autres le font ailleurs ; d’autres le feraient ici ; et vous vous y étiez même engagé lors du premier mandat pour rompre avec les méthodes de votre prédécesseur RPR.
 
Monsieur le Maire, je ne vous demande pas de vous expliquer sur les accusations qui sont adressées anonymement. Vous le ferez, en temps utile, si la justice l’estime nécessaire. Il me parait, par contre, inévitable que vous vous expliquiez rapidement sur vos choix de gestion de la SEM Sarcelles Chaleur.
Je vous demande donc, en plus d’un débat public sur les conditions de la cession du chauffage urbain à Dalkia, qu’un audit effectué par un organisme indépendant soit lancé le plus rapidement. En cas de refus, je me verrai dans l’obligation de demander au Préfet de saisir la chambre régionale des comptes afin qu’elle examine la gestion de la SEM sous votre présidence.
 
Dans l’attente d’une réponse rapide de votre part, je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes salutations distinguées.
 
 
 
Sarcelles, le 7 juillet 2007
 
Rachid ADDA
Conseiller Régional d'Ile de France
 

 
Vendredi 14 septembre 2007
La Région a souhaité actualiser par une nouvelle délibération cadre CR 30-07 du 13 mars 2007 [voir mon intervention en séance] ses axes d’interventions en matière de politique de la ville pour mieux s'adapter aux besoins des Franciliens.
La politique de la ville de la Région, sous la dénomination « Animation sociale des quartiers », est devenu le fil rouge qui met en cohérence et en synergie les différentes politiques régionales, en n’étant pas une politique réduite aux quartiers difficiles, mais bien une politique pour l’ensemble de l’Ile-de-France, dans une logique d’intégration de tous ses habitants.

La Région vise à apporter un soutien financier aux actions suivantes :

- Actions de soutien scolaire : ces actions doivent porter sur l’aménagement des temps scolaires et périscolaires de l’enfant, permettre de soutenir des actions en faveur des enfants repérés et souffrant de grandes difficulté tant sur le plan scolaire que social, en mobilisant des acteurs locaux qui interviennent dans les domaines pédagogiques et éducatifs dans un objectif large de prévention, ainsi que des actions de lutte contre l’absentéisme scolaire, et la mise en place d’action de maîtrise du langue, de la lecture et de l’écriture ;
- Actions d’aide à la parentalité et aux mesures d’accompagnement visant à restaurer l’autorité parentale ;
- Actions en direction de la promotion des droits et de la citoyenneté par le soutien aux projets à vocation éducative et civique en direction des publics des sites en politique de la ville, et plus particulièrement des jeunes, et des projets en faveur de l’égalité femmes/hommes ;
- Actions culturelles et sportives, et particulièrement celles qui favoriseront les actions collectives basées sur la mixité sociale et de genre.
- Actions de soutien au développement économique et l’emploi des jeunes des quartiers
 
Cette volonté est aussi traduite par l’effort financier consenti par la région, avec l’inscription, au budget 2007, d’une dotation de 11,975 M€ d’autorisations d’engagement, répartie sur les différents programme Politique de la Ville.
 
Lors de la commission permanente du 13 septembre 2007, un rapport a été présenté pour individualiser quelques 904 876 euros pour le financement de projets portés par des associations et des municipalités. C’est la sixième série d’affectation d’autorisations d’engagement pour 2007.
 
Parmi les actions ainsi financées, cinq projets, pour un total de 36600 euros, concernent les communes de Sarcelles et de Garges-lès-Gonesse. Un tableau synthétique [cliquez ici] vous permettra d’avoir la nature et les objectifs de chaque projet, l’association bénéficiaires et le niveau la subvention de la Région ainsi que le public destinataire. Si vous êtes concernés et/ou intéressés, vous pourrez ainsi vous rapprocher de la structure portant le projet.
Mardi 4 septembre 2007
Michel Redjah, Amicale des locataires Bergson 
à Monsieur le Maire de Sarcelles

 
Monsieur le Maire,
 
    Dans votre lettre, datée du 22/08/2007, vous semblez découvrir que les locataires de la Résidence Bergson ont obtenu certaines améliorations sur des travaux initiaux d’une réhabilitation bas de gamme. Mais, dans un courrier du 01/06/2007, je vous en informais en détail, en précisant que ces acquis résultaient d’une action tenace de l’Amicale des Locataires, accompagnée d’une importante médiatisation.
 
    Vous me reprochez de vous avoir expédié une lettre ouverte pour vous rappeler des engagements que vous ne teniez pas, à savoir demander à la direction d’OSICA de reporter les hausses de réhabilitation après la fin des travaux et rembourser aux locataires les sommes indûment perçues depuis janvier dernier. Mais c’est bien parce que j’ai agi de la sorte que vous avez été finalement contraint d’intervenir. Vous l’avez fait avec deux mois de retard, très exactement le 25 juin dernier, alors que, lors d’une rencontre le 26 avril, vous aviez promis de vous en occuper « immédiatement ». Et votre intervention a été d’une totale inefficacité.
 
    Vous rendez publique une lettre du directeur général qui se plaint des surcoûts provoqués par la reprise de travaux mal exécutés et mal conçus. Mais à qui la faute ? Ce ne sont tout de même pas les locataires ni leur amicale qui ont choisi des entreprises derrière lesquelles il faut repasser, comme c’est le cas pour les fuites sur la toiture par exemple. Et s’il a fallu prévoir de changer des robinets d’éviers parfaitement inadaptés, c’est à cause d’une absence quasi-totale de concertation. Car si on avait demandé aux locataires leur avis sur ce style de robinets, ils auraient dit non, ce qui aurait évité de tout avoir à recommencer. Si donc aujourd’hui, de l’argent a été gaspillé, y compris de l’argent des contribuables résultant de subventions de collectivités territoriales (plus de 215.000 euros par exemple alloués par le seul Conseil régional), le bailleur ferait bien de cibler ses propres responsabilités.
 
    Dans cette même lettre du directeur général, on relève par ailleurs ces propos ahurissants : « tout engagement supplémentaire serait hasardeux et de nature à compromettre les discussions à venir au titre des réhabilitations inscrites dans le périmètres de l’ANRU des Sablons ». Autrement dit, si les améliorations promises à certains Sarcellois n’étaient pas réalisées, ce serait la faute des locataires de la Résidence Bergson, qui en auraient trop demandé. Ce chantage contre des citoyens de la ville que vous administrez et des bénévoles de leur amicale, qui agissent pour être traités convenablement, dans le respect de la loi et des engagements pris, est inqualifiable. Et le fait que vous ayez choisi de vous en faire la caisse de résonance, en répercutant publiquement un tel discours, est pour le moins surprenant. Nous étions en droit d’attendre autre chose d’un maire qui n’arrête pas de se targuer de sa volonté de pratiquer la démocratie locale et de faire dans le social.
 
    Quoi qu’il en soit, nous continuerons notre légitime action, avec ou sans vous, voire contre vous si nécessaire, ce que je regretterais, mais qui, malheureusement, ne me paraît pas impossible, compte tenu de votre attitude actuelle.
 
    Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération.
 
   Naturellement, ce courrier bénéficiera de la plus large publicité qu’il me sera possible de lui donner. Une copie sera également adressée au directeur général d’OSICA, que je mets en cause. 
Samedi 7 juillet 2007

Un article de Marianne évoque explicitement des notes de frais invraisemblables (certains diraient "abracadabrantesque") correspondant à des dépenses de représentations du Maire de Sarcelles, François Pupponi, dans le cadre de sa fonction du président de la SEM Sarcelles Chaleur.

 

Je rappelle que l'objet de cette SEM était, avant la cession de la gestion et du réseau de chauffage du Grand Ensemble à la société Dalkia, d'assurer, à moindre frais pour ses usagers (copropriétaires, locataires via les bailleurs, la municipalité et donc finalement les Sarcellois pour les bâtiments publics), l'exploitation du réseau de chauffage du Grand Ensemble sous la forme d'un service public.

 

En attendant ma réaction, sous forme d’une lettre ouverte au Maire de Sarcelles, à cette nouvelle affaire, je remets en ligne ma position sur la privatisation du chauffage sarcellois. Nous étions peu nombreux à réagir à l'époque : quelques personnalités politiques et associatives locales venues soutenir l’action des copropriétaires sarcellois et dénonçant l’abandon du service public. Le MRC fut la seule organisation à prendre position contre la cession à Dalkia, dès 2005, allant dans le sens des copropriétaires et des locataires, et dénonçant par ailleurs la caution et le double langage des élus communistes et verts (voir article en cliquant ICI).

 

Quant à la droite, elle s'est fait remarquer par son silence assourdissant notamment pendant le débat sur l'abandon du service public en 2006 ou à l'occasion des pannes de chauffage. Mais pouvait elle faire autrement au regard de son passé et de son passif à Sarcelles notamment sur sa gestion du chauffage urbain ? A vouloir se faire oublier surement