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Vendredi 10 novembre 2006

Strauss-Kahn en fait-il trop sur Sarcelles ?

PRÉSIDENTIELLE.  Pas une sortie sans que Dominique Strauss-Kahn n’évoque Sarcelles, « sa ville » et les gens qu’il y rencontre. Tout à fait légitime pour ses partisans, cette répétition exaspère les détracteurs du député qui lui reprochent son absence.

 

DOMINIQUE Strauss-Kahn avait choisi le cadre de la mairie de Sarcelles pour annoncer sa candidature à l’investiture PS à la présidentielle, le 29 septembre. Il ne pouvait pas en être autrement. « C’est ici que ma vie militante a véritablement commencé, il y a près de vingt ans », avait-il expliqué, entouré de nombreux élus locaux qu’il côtoie, pour certains, depuis son arrivée en 1987. C’est aussi ici, avait-il ajouté, qu’il avait appris « à mener des campagnes parfois difficiles ». Et celle-là s’annonçait particulièrement rude. Six semaines se sont écoulées depuis, pendant lesquelles le député n’a pas manqué une occasion de faire référence à la ville qu’il a dirigée de 1995 à 1997 (et dont il est encore aujourd’hui le premier adjoint), et à ses habitants « qu’il rencontre dans la rue ». « Trop », selon les observateurs. Et même parmi la population, qui lui reproche, au contraire, son absence en ville (lire par ailleurs). « Il ne peut pas être partout à la fois, se défend-on dans son entourage. Il est là au moins deux fois par semaine. » Mais les chiffres sont là : en moyenne, il n’a assisté, ces trois dernières années, qu’à un conseil municipal sur trois. Par contre, il fait preuve d’assiduité à la communauté d’agglomération de Val de France, dont il est le président. En tout cas davantage que Nelly Olin, ministre de l’Environnement, qui y représente la ville de Garges-lès-Gonesse, fait remarquer un cadre sarcellois… « Ségolène parle sans arrêt du Poitou- Charente (NDLR : région dont elle est la présidente), je ne vois pas pourquoi il ne parlerait pas de Sarcelles, s’agace Jacques Langlade, un fidèle de Strauss-Kahn. C’est un élu de banlieue, ça le rend crédible quand il parle de quartiers populaires et de rénovation urbaine. En tout cas autant qu’une élue du Poitou- Charente qui parle du peuple… » Un point de vue largement partagé par les élus et militants PS de Sarcelles. Le maire, François Pupponi, en tête, qui multiplie les déplacements en province pour bien affirmer la capacité de DSK à s’occuper des populations défavorisées, « comme il le fait à Sarcelles depuis vingt ans ». Et les exemples ne manquent pas, selon eux. « Nous avons réussi à faire de Sarcelles une sorte de laboratoire du changement », s’était félicité Strauss-Kahn lui-même, lors du lancement de sa campagne, citant le redressement des finances de la ville reprise à la droite en 1995, la création des emplois jeunes (lire ci-dessous), la politique qui a permis à « près de 2 000 enfants » de manger à la cantine… Dimanche, Dominique Strauss- Kahn sera dans leVal-d’Oise à Cergy pour son dernier meeting de campagne. Mais c’est bien à Sarcelles qu’il a prévu de se rendre mercredi, la veille du vote.       Eric Delporte (avec Marie Poussel)

OUI

« Arrêtons l’utilisation médiatique de la ville »

RACHID ADDA,

Conseiller régional MRC

    

«La veille de sa venue devant les caméras et les photographes à la mairie de Sarcelles, il y avait un conseil municipal où il n’est pas venu », enrage Rachid Adda, conseiller régional chevènementiste natif de Sarcelles. Cette remarque n’a rien d’anecdotique pour cet homme de gauche devenu le poil à gratter de la majorité municipale en l’absence d’une véritable opposition. « Quand il est arrivé à Sarcelles, j’ai voté pour lui. Il avait l’image du quadra dynamique qui allait mettre son carnet d’adresses au service de Sarcelles pour créer des emplois. Au final, aucune grande entreprise ne s’est installée ici, excepté les chèques vacances. Quand a-t-on vu DSK à Sarcelles sans caméra de télévision ? Il y a un ras-le-bol général des Sarcellois de l’utilisation abusive de la ville pour gauchir une image de droite du candidat DSK. Il véhicule l’image d’une ville pauvre pour son image personnelle. Et puis, il y a deux poids, deux mesures entre ce qu’il promet au national et son action à Sarcelles. Par exemple, il s’est prononcé contre la privatisation d’EDF-GDF, alors qu’à Sarcelles, le réseau de chauffage a été privatisé l’année dernière. La ville a besoin de véritables élus du terroir et de terrain, qui la servent, et non de parachutés qui s’en servent sur les plateaux de télévision. »   M.P.

NON

« Il nous a apporté beaucoup »

FRANÇOIS PUPPONI,

Maire PS de Sarcelles

 

  Ne demander pas à François Pupponi, s’il ne trouve pas que Dominique Strauss-Kahn parle trop de sa ville, cela le met en rogne. « Il a apporté beaucoup de choses à la ville, il a mis en oeuvre des réformes pour les populations défavorisées, autant le faire savoir », réplique l’élu. Il cite notamment les emplois jeunes, la rénovation des équipements municipaux, l’installation de l’Agence nationale des chèques vacances (ANCV), l’accueil des enfants de moins de trois ans dans les écoles… Autant de gros chantiers lancés lorsqu’il était encore maire de la ville et qu’a prolongés celui qui lui a succédé en 1997 à la tête de Sarcelles. « A Sarcelles, Dominique Strauss- Kahn a anticipé dans bien des domaines, insiste François Pupponi. En matière de renouvellement urbain, par exemple, il n’a pas attendu l’Agence nationale de rénovation urbaine pour redessiner la ville. » Encore aujourd’hui, ajoute le maire, « il est capable, grâce à son réseau relationnel exceptionnel, de régler des problèmes vite et efficacement, souvent avec un seul coup de fil ».Quant à son absence de la ville, « même s’il n’est pas vingt-quatre heures sur vingt-quatre à Sarcelles, il se tient sans cesse informé des affaires de la ville par téléphone », assure François Pupponi.   B.A

  

« On ne le voit plus qu’à la télévision »

RAYMOND, un habitant de Sarcelles 

La photo s’étale sur deux pages de Paris-Match paru hier :  dimanche dernier, Dominique Strauss-Kahn s’est rendu sur le marché de Sarcelles Lochères, avec son épouse, Anne Sinclair, et le maire, François Pupponi. « Il est toujours chaleureusement accueilli par les commerçants, qui ont offert une rose à sa femme et, à lui, des grappes de raisins », rapporte l’hebdomadaire. A l’autre marché de la ville, au Village, on se souvient de l’époque où l’ancien ministre venait régulièrement faire ses courses. « Quand il était maire, il venait tous les samedis avec Anne Sinclair, rapporte David, le fromager. Depuis, on ne le voit pratiquement jamais en dehors des périodes électorales. » Alors quand les habitants l’entendent parler si souvent la ville, ils éclatent. Les avis sont sévères « C’est du cinéma, du baratin. C’est simple, maintenant DSK, on ne le voit plus qu’à la télévision, critique Raymond. C’est devenu plus un conseiller de la mairie qu’autre chose. Je ne critique pas l’homme, qui est brillant. Mais il a une dimension nationale, qui le coupe des réalités de Sarcelles. » « Je l’ai vu une seule fois depuis que je vis ici », ajoute Paulette, installée à Sarcelles depuis près de quarante ans. Cette dernière avoue toutefois ne pas manquer ses passages à la télévision. « Cela m’intéresse, car il parle toujours de la ville, explique telle. Je suis persuadée que le maire ne peut pas prendre de décision sans lui en référer. » Côté Grand Ensemble, les avis sont aussi sévères. « Il n’est pas proche des gens, lui reproche Abdel, 40 ans. Je suis né ici, et je ne l’ai jamais vu dans mon quartier. Il n’a même pas de permanence de député ici alors qu’il est un élu local ! Pendant les émeutes, il n’est jamais venu rencontrer les habitants des zones sensibles, contrairement à d’autres élus qui ont participé activement à des rondes. Pour moi, il n’est pas représentatif des habitants. » M.P. et B.A

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Mercredi 8 novembre 2006

LE MRC, le parti de Jean-Pierre Chevènement, présentera ses propres candidats lors des législatives, en juin prochain dans le département. « Ce sera le cas dans les circonscriptions où la droite est sortante et où aucun candidat de gauche n'est susceptible d'être une candidature de rassemblement autour des valeurs républicaines », indique le premier secrétaire du MRC 95, Rachid Adda, citant - sans donner de noms - les 2 e (Cergy-vallée de l'Oise), 3 e (Taverny), 5 e (Argenteuil), 6 e (Enghien) et 7 e (Sarcelles-Montmorency) circonscriptions. Mais le MRC juge aussi sa présence « inévitable » sur la 8 e (Garges-Sarcelles), actuellement tenue par Dominique Strauss-Kahn (PS), compte-tenu « de la perspective des municipales, de son ancrage local, des problématiques et des enjeux locaux et du renoncement de la gauche à ses propres valeurs », précise Rachid Adda. Les noms des candidats devraient être annoncés lors de la convention nationale du MRC, en décembre.

Le Parisien , mardi 07 novembre 2006
Vendredi 22 septembre 2006
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Article de l'Echo Régional (20/09/06)
Conseiller régional MRC d'Ile de France, Rachid Adda fait une tournée des lycées du canton [de l'arrondissement, ndlr]de Sarcelles pour informer les élèves sur l'aide à la demi-pension.
Destinés depuis 2002 aux élèves boursiers et à ceux issus d'un milieu modeste, ces crédits ne sont « que très partiellement consommés avec de très fortes disparités suivant les établisse-
ments », selon l'élu MRC.
70000 euros de reliquat
Présent vendredi matin à l'entrée du lycée Arthur-Rimbaud de Garges-lès-Gonesse (dont il fait partie du conseil d'administration), Rachid Adda a constaté avec regret qu'aucun élève de l'établissement n'avait été mis au courant de cette aide. « Dans ce lycée, l'aide régionale n'a pas été utilisée pendant trois ans, équi-valant ainsi à un reliquat de 70000 € ». Lundi, il était au lycée Jean-Jacques-Rousseau de Sarcelles et mardi au lycée Romain-Rolland de Goussainville et espère ainsi que son initiative fera bouger les choses. « Comme la gratuité des livres, l'aide à la demi-pension est un droit. Il est inacceptable que des élèves sau-tent des repas alors que la Région affecte ces sommes », peste-t-il.
En plus de cette initiative, Rachid Adda a envoyé une lettre « rap-pelant aux proviseurs la pertinence de l?application du quotient familial pour élargir le nombre de bénéficiaires ». En attendant des réponses, il sera à partir de 8 heures au lycée Mendès-France de Villiers-le-Bel jeudi et au lycée Simone-de-Beauvoir de Garges-lès-Gonesse vendredi.

 

Rachid Adda estime que l’aide à la demi-pension est « un droit, comme la gratuité des livres ».

 

 
Ludovic Lupino
Mardi 19 septembre 2006

A L'HEURE où la plupart des jeunes attaquent leur deuxième semaine de cours, certains en sont encore à chercher... une école. En fin de semaine dernière, plus de 450 adolescents dans l'attente d'une affectation s'étaient fait connaître au centre d'information et d'orientation (CIO) de leur secteur. Sans compter ceux qui ont déjà baissé les bras, ou mènent leurs démarches de leur côté. L'inspection académique évalue ce nombre à « environ 300 ». « C'est quasiment impossible d'être exhaustif, explique un conseiller d'orientation. Le nombre de jeunes en recherche d'affectation évolue quotidiennement. » Les chiffres avancés sont implacables : « Chaque année, on a plus de 6 000 demandes pour 4 550 places en lycée professionnel public. » Inévitablement, plusieurs centaines de jeunes se retrouvent sur le carreau à la rentrée. Surtout sur les bassins d'Argenteuil, Sarcelles ou Gonesse.
« L'offre est particulièrement insuffisante dans l'est du département » « Il y a des différences criantes suivant les secteurs, poursuit le conseiller. L'offre est particulièrement insuffisante dans l'est du département, tandis qu'elle est supérieure à la demande sur le bassin d'Enghien. » « Sur le secteur de Garges, il y a un grand nombre d'élèves, supérieur au nombre de places, a confirmé Simone Christin, l'inspectrice d'académie, lors d'une réunion publique à Garges, jeudi. Nos services sont actuellement en train de chercher des solutions pour les élèves sans affectation, mais c'est une tâche lourde et fastidieuse. » Faute d'inscription dans la filière demandée, les jeunes doivent commencer par « se faire recenser auprès de leur établissement d'origine », précise-t-on à l'inspection académique. Après un entretien avec le chef d'établissement et parfois un psychologue scolaire, ils peuvent « reformuler de nouveaux choix en fonction des places disponibles ». Après cette étape, la moitié d'entre eux auraient trouvé une place correspondant à leur nouveau choix d'orientation. « Ils sont un peu moins de 150 à être suivis au quotidien », affirmait l'inspection hier soir. Certains seront affectés sur les places de ceux qui se désisteront, d'autres iront en CFA. Les derniers seront pris en charge par la mission générale d'insertion, de l'Education nationale, qui les « suivra pendant un an pour retravailler leur projet et leur proposer des formations de remise à niveau ». Plusieurs villes, comme Bezons, avec son opération SOS rentrée, aident ces jeunes. « Ils ont parfois l'impression d'être une balle de ping-pong, explique Florence Hillien, du point information jeunesse. Nous sommes là pour leur expliquer la marche à suivre. » SOS Rentrée est à leurs côtés pour « les remettre dans une dynamique de recherche, les renvoyer voir une nouvelle fois les établissements pour les convaincre de leur motivation ». Dès aujourd'hui, le dispositif part à la rencontre des jeunes au coeur des quartiers. « L'an dernier, nous avons appris que des moins de 15 ans n'avaient pas d'école et ne s'étaient pas fait connaître, rapporte Florence Hillien. Alors nous allons vers ceux qui ne viennent pas à nous, pour leur donner les moyens de faire des choix. »

Resoci (association d'aide aux sans-papiers et personnes en difficulté), le parti chevènementiste MRC et la fédération de parents FCPE organisent demain mercredi une réunion sur les élèves non inscrits, à partir de 14 heures, à la MJC de Sarcelles.
Aurélie Foulon
Jeudi 14 septembre 2006
Le Parisien Val d'Oise (14/09/06)
L'élu MRC incite les lycéens à manger à la cantine
CONSEILLER régional MRC, Rachid Adda, qui siège au conseil d'administration de plusieurs lycées du secteur de Sarcelles, a décidé d'organiser dans ces établissements des points d'information sur l'aide régionale à la demi-pension. Distribués aux élèves d'origine modeste, ces crédits ne sont que « très partiellement consommés et très partiellement distribués par les lycées, regrette l'élu. Ils permettent pourtant aux familles d'économiser jusqu'à un trimestre de frais de cantine chaque année. » Les rendez-vous organisés par Rachid Adda auront lieu, de 8 heures à 9 heures, au lycée Arthur-Rimbaud de Garges-lès-Gonesse (demain), puis lundi dans les lycées Jean-Jacques-Rousseau et la Tourelle de Sarcelles, mardi au lycée Charles Vaillant d'Arnouville-lès-Gonesse, jeudi 21 au lycée Pierre-Mendès-France de Villiers-le-Bel et le vendredi 22 au lycée Simone-de-Beauvoir de Garges-lès-Gonesse.
Source : Le Parisien Val d'Oise
Mercredi 30 août 2006
PLUSIEURS dizaines de milliers d'euros dorment dans les caisses alors qu'ils devraient aider les lycéens franciliens les plus modestes à payer leur cantine. Il s'agit des fonds de l'aide régionale à la demi-pension (ARDP) ! Un véritable paradoxe qu'a décidé de dénoncer la vice-présidente PS du Conseil régional d'Ile-de-France chargée des lycées et de l'Education, Elisabeth Gourévitch. Elle estime que des milliers de jeunes pourraient, grâce à ce coup de pouce d'environ 80 à 150 € annuels par famille aidée, économiser jusqu'à un trimestre de factures de cantine.
Et bénéficier toute l'année d'un vrai repas équilibré. Comme ces 25 000 élèves des 653 lycées publics et privés sous contrat de la région parisienne, en 2003-2004 et 2004-2005. Mais, sur les 6 millions d'euros débloqués pour 2005-2006, les crédits n'ont été utilisés que dans 270 établissements. « De trop nombreuses familles d'élèves ignorent qu'elles ont droit à l'aide régionale à la demi-pension (ARDP) et n'en font pas la demande à l'administration de leur lycée. Avant 2004, elle était uniquement réservée et attribuée automatiquement aux lycéens boursiers. Chaque établissement public et privé sous contrat percevait une dotation globale calculée d'après le total des parts de bourses allouées aux élèves et s'occupait de la redistribuer aux familles concernées. Mais en 2004, nous avons décidé, afin d'en faire profiter un nombre plus important d'élèves, de modifier le mode d'attribution de l'ARDP, en la calculant d'après le quotient familial. Ce qui permettait à d'autres lycéens issus de foyers modestes, mais non titulaires de bourses, de profiter eux aussi de la demi-pension à un tarif plus raisonnable. En 2005-2006, plus de 10 000 lycéens supplémentaires ont ainsi pu percevoir cette aide. Et la marge de progression est importante. »
Une nouvelle base de calcul  Le hic, c'est que ce nouveau système n'est pas du goût de tous les établissements publics et privés, dont beaucoup jugent « difficile techniquement à appliquer sur le terrain » cette nouvelle règle édictée par la région (lire encadré) . Au cours de l'année scolaire 2004-2005, seuls 40 % d'entre eux acceptaient d'adopter le principe du quotient familial. Parmi les réfractaires, peu se chargent donc de faire la publicité de l'ARDP auprès de ses bénéficiaires potentiels. Résultat : d'importantes sommes non distribuées restent bloquées sur des comptes dédiés. « Il suffit pourtant d'effectuer une simple règle de trois pour calculer les aides, alors que certains lycées nous réclament des logiciels spéciaux, tonne Elisabeth Gourévitch. Mais, évidemment, nous ne pouvons pas les contraindre à suivre cette voie ! » Seule solution : la région ne reconduit pas ses subventions là où de trop importants reliquats restent en caisse. Et incite, depuis plus d'un an, ses élus siégeant au sein des conseils d'administration des lycées à militer auprès des chefs d'établissement pour l'adoption du quotient familial et l'information systématique des familles. Avec plus ou moins de succès : « Depuis mon intervention, par exemple, le lycée Blaise-Pascal de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne) a décidé de passer au système du quotient familial, témoigne Daniel Guérin, conseiller régional MRC. Mais, dans d'autres cas, malgré une bonne volonté évidente, de réelles difficultés matérielles, comme le manque de personnel pour suivre les dossiers, empêchent sa mise en place. »

« Nous ne disposons pas des moyens humains nécessaires » (proviseur d’un lycée francilien)
DES ENVELOPPES de 2 000, 10 000 ou 50 000 € à distribuer aux élèves de milieux modestes qui restent non utilisées. En 2005-2006 , sur les 653 lycées publics et privés sous contrat d'Ile-de-France, 383 n'avait pas versé, partiellement ou pas du tout, aux familles, les crédits du conseil régional dédiés à l'aide régionale à la demi-pension. « Toute l'Ile-de-France est concernée, tous secteurs confondus, et même dans les plus sensibles ou socialement défavorisés, comme à Sarcelles ou Goussainville (Val-d'Oise) », dénonce le conseiller régional MRC Rachid Adda, administrateur dans plusieurs établissements.
Près de la moitié des lycées peinent ou rechignent à mettre en place le nouveau mode d'attribution basé sur le quotient familial. Selon l'explication la plus courante, « matériellement, explique Patrick Maubert, le proviseur du lycée Thibaut-de-Champagne, à Provins (Seine-et-Marne), nous ne disposons pas des moyens humains nécessaires à recenser les lycéens qui pourraient bénéficier de l'ARDP, puis de traiter chaque dossier. Cela nécessite un important surcroît de travail impossible à fournir. Si, dans notre établissement de 1 000 élèves, le poste d'assistante sociale était pourvu, celle-ci pourrait alors suivre ce dossier et repérer les besoins. » Même au lycée Kestler de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise), considéré par la région comme l'un des 270 « bons élèves » appliquant le système du quotient familial et distribuant tous les crédits ARDP, on reconnaît que la gestion de cette aide « nécessite un gros effort du personnel administratif et éducatif », selon son proviseur, Michel Meyer. « Nous repérons chaque année cinq ou six nouveaux cas de lycéens qui ne s'alimentent pas correctement, faute de ressources suffisantes, ajoute ce dernier. Au point que nous demandons en cours d'année une rallonge à la région, qui nous l'accorde. » Ce complément est d'ailleurs versé à de nombreux autres lycées ayant entièrement utilisé leur crédit, précise le conseil régional.
Bénédicte Agoudétsé, Le Parisien du 29 août 2006
Mercredi 2 août 2006
LE MRC Val-d'Oise appelle « à poursuivre la mobilisation sans se perdre dans des opérations de communication ». Dans un communiqué, hier, le conseiller régional et premier secrétaire du MRC 95, Rachid Adda, a réclamé « la régularisation de tous les enfants scolarisés susceptibles d'être expulsés par la circulaire Sarkozy ». « Présent à l'aéroport de Roissy lors des deux dernières expulsions de sans-papiers, explique Rachid Adda, je lance un appel aux élus val-d'oisiens (les plus proches de Roissy-CDG et donc plus facilement mobilisables pendant les vacances) afin qu'ils s'associent, au-delà des cyniques opérations de récupération politique, à ces actions de solidarité. Le ministre de l'Intérieur persiste et signe dans son traitement désastreux du problème des enfants scolarisés susceptibles d'expulsion. L'annonce de 6 000 régularisations potentielles fondée sur l'évaluation subjective d'attaches suffisantes ne peut nous satisfaire. »
Le Parisien , mercredi 02 août 2006
Lundi 19 juin 2006
 DEPUIS trois ans, la piscine de Sarcelles est réservée une partie du dimanche après-midi à l'association des femmes loubavitchs, des juives orthodoxes à qui leur culte impose de se baigner sans présence masculine. Devront-elles bientôt renoncer ? « Cela doit cesser au plus vite, s'insurge dans un communiqué le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Sarcelles. Nous demandons la suppression des créneaux communautaires afin de mettre fin à ce que nous appelons l'exception cultuelle sarcelloise, en contradiction avec le principe de la laïcité. » « A Lille, Martine Aubry, qui avait accordé de tels créneaux dans ses piscines aux femmes musulmanes, avait fini par rebrousser chemin après avoir été montrée du doigt et vertement tancée par la commission Stasi sur la laïcité », précise Rachid Adda, le conseiller régional MRC à l'origine de la démarche. Oui, mais voilà, le maire PS de Sarcelles, François Pupponi, qui avait accordé à l'association cette autorisation de se servir de l'équipement à l'époque communal, passé depuis dans le giron de la communauté d'agglomération Val de France, ne l'entend pas de cette oreille. D'autant qu'il occupe également aujourd'hui la fonction de vice-président de Val de France, chargé des sports et de l'habitat. « Ce que demande Rachid Adda est illégal et contraire au principe de la laïcité, martèle-t-il. Quand une association de la ville demande à utiliser un équipement communal, quel qu'il soit, le maire n'a pas le droit de refuser en invoquant l'appartenance religieuse des utilisateurs. Cette analyse juridique m'a d'ailleurs été confirmée par la commission Stasi. De plus, il ne s'agit en l'occurrence pas de créneaux horaires qui léseraient la population, mais de vacations, à des horaires où l'équipement est fermé au public. Cette association de femmes loubavitchs ne bénéficie pas, en outre, du personnel municipal, mais occupe la piscine avec ses propres maîtres nageurs et assure elle-même la sécurité. » Au-delà de la querelle politique locale, d'autres enjeux viennent peser sur cette affaire : la Direction départementale de la jeunesse et des sports envisage très sérieusement d'installer, à la fin de l'année à la piscine de Sarcelles, un   pôle national de formation aux métiers nautiques et de maîtres nageurs (lire encadré). « Mais seulement si cette pratique cesse dans cet établissement », prévient Mathias Lamarque, le directeur départemental. Contacté, le député Dominique Strauss-Kahn, président de Val de France, a fait savoir qu'il approuvait la position du maire de Sarcelles.
   
Un pôle de formation des maîtres-nageurs dans la balance
 «IL MANQUE en France 2 500 maîtres-nageurs-sauveteurs diplômés, dont un bon millier en Ile-de-France. » C'est fort de ce constat que Mathias Lamarque, le directeur départemental de la jeunesse et des sports (DDJS), planche depuis quelque temps sur un projet de pôle de formation national aux métiers du nautisme. Un projet qu'il verrait idéalement naître à la fin de l'année à la piscine de Sarcelles. .
« C'est le seul bassin de 50 m dans ce secteur de la région, explique-t-il. Ce lieu plein d'atouts est particulièrement dynamique. C'est là que s'entraîne le club de Sarcelles qui possède un très haut niveau, avec beaucoup de jeunes issus des cités du secteur. Ces jeunes et bons nageurs, mais dont les résultats scolaires ne rejoignent pas toujours leurs performances sportives, pourraient ainsi trouver une orientation professionnelle vers un métier beau et noble. » Le futur pôle de formation se veut également un pôle d'excellence, puisqu'il pourrait devenir, toujours selon Mathias Lamarque, « un véritable exportateur de maîtrise ». Mais tout cela est conditionné à la suppression du créneau horaire réservé aux femmes loubavitchs. « On ne peut créer un tel projet dans un endroit où la pratique sportive est contraire aux valeurs de laïcité rappelées par le ministre des Sports, Jean-François Lamour, devant la commission Stasi, confie Mathias Lamarque. La fin de l'utilisation des locaux par cette association fait partie des discussions entamées actuellement avec Val de France. » Même s'il se dit « choqué » par la position de la DDJS, François Pupponi avoue qu'« entre la possibilité d'offrir des centaines d'emplois à des jeunes de l'Est val-d'oisien grâce à ce pôle formation et celle de continuer à donner l'accès à la piscine aux femmes loubavitchs, le choix est évident ». Mais, ajoute-t-il, « j'encouragerai dans ce cas l'association à intenter aux collectivités locales et à l'Etat des procès pour discrimination ».
 
Le Parisien du 14 juin 2006
Bénédicte Agoudétsé
Lundi 19 juin 2006
Le discours tenu par François Pupponi lors de l’inauguration de l’exposition sur les portraits d’imams et de rabbins du monde entier actuellement aux Vignes blanches, suscite des réactions de la part des adversaires politiques de gauche du maire de Sarcelles.
Deux représentants de la communauté musulmane de Sarcelles à sa droite, un rabbin à sa gauche, le maire PS de Sarcelles, François Pupponi, était fier de trôné au milieu de la table qui regroupait tout ce petit monde lors du vernissage de l’exposition. Dans son dos, sur le mur, quelques portrait d’imams et de rabbins du monde entier, « accompagnés de leurs messages de paix », photographié par l’homme au chapeau, Xavier Zimbardo, à qui l’on devait dernièrement une autre exposition, dans les mêmes lieux sur la « photo sociale ».
Sur un thème aussi sensible, voire provocateur, du rapprochement des religions, même si l’exposition ne choque pas en soi (Qui est contre la paix ?), le discours qu’a tenu le maire n’a pas laissé indifférents ses adversaires politiques au sein même de la gauche et du PS. Surtout sur le sujet du communautarisme qui vient inévitablement sur le tapis. Le maire « atypique » de Sarcelles, comme il l’aime à se définir lui-même, prétend ne pas vouloir faire du communautarisme, attitude qui fait sourire tout le monde, même au PS : « tout le monde sait que le maire de Sarcelles fait du communautarisme » remarque cette élue socialiste sur le Val d’Oise.
François Pupponi a sa vision de la République : « trop longtemps la république s’est créé un monde idéal. Dans la république du XXIe siècle, il faut que l’on soit capable de voir la réalité en face, la réalité historique : n doit être capables de vivre ensemble, de regarder, de se respecter, de mettre des règles de vie. La laïcité a été galvaudée. Nul citoyen ne peut être discriminé en vertu de sa religion. La République se fait un devoir de permettre à chacun de vivre sa religion sans être discriminé. » Puis d’ajouter : « taxé de communautarisme, j’assume être l’ami des communautés. Je les respecte. J’applique le principe républicain. Etre en bonne relation avec toutes les communautés ce n’est pas faire du communautarisme»
Un principe républicain qui laisse de marbre son adversaire politique au sein même du PS, Didier Arnal, présent ce jour là : « Avant de parler de principes républicains, il faudrait que le maire de Sarcelles ait des principes lui-même », remarque perfidement cet ancien 2e adjoint aux finances de Dominique Strauss-Kahn (quand ce dernier était maire) et actuellement conseiller général de Sarcelles sud-ouest. Les deux hommes sont, il est vrai, à couteaux tirés et probablement adversaires aux prochaines municipales. « Je suis en désaccord total et complet avec ce que peut dire le maire de Sarcelles, confie Didier Arnal. Sur la façon de gérer la ville au niveau du communautarisme mais aussi sur sa façon de gérer la ville tout court. Prenez le dossier sur le chauffage. Privatiser le chauffage pour un maire socialiste c’est un véritable scandale, c’est une honte. »
De son coté, Rachid Adda du MRC, autre adversaire politique, ne mâche pas non plus ses mots, dans son style toujours aussi intellectuel : « le plus indécent de la part du maire de Sarcelles est d’instrumentaliser la laïcité pour justifier sa politique qui vise à segmenter les Sarcellois en autant de communautés. Le problème du communautarisme, ce ne sont pas les communautés, mais l’utilisation politique des communautés culturelles ou religieuses par des élus qui ont abandonné les Sarcellois. La gouvernance communautariste part du droit à la différence pour aboutir à la différence des droits. D’ailleurs, les autorités religieuses présentes ont insisté sur le fait que nos différences doivent être transcender par ce qui nous rassemble : c’est la définition même de la Citoyenneté républicaine reposant sur la Laïcité qui seule permet la liberté de conscience. L’important n’est pas d’où nous venons mais où nous allons ensemble. » Les prochaines élections municipales devraient être mouvementées…
 
Jean Luc Brac         
Dimanche 18 juin 2006
APRÈS le non franc et massif rendu courant mars par les 127 communes consultées, voici le refus collectif des membres de la commission consultative de l'environnement de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Réunis hier par le préfet de région, les élus, les associations de riverains et les professionnels de l'aéronautique qui participent à la CCE ont repoussé le plan d'exposition au bruit (PEB), par 19 voix contre et 9 pour. L'objectif de cette carte d'urbanisme en cours de révision est de réguler les constructions autour de la plate-forme et d'éviter que de nouveaux habitants soient exposés au bruit des avions.
Le projet, qui a décidément du mal à passer, s'étendra sur cinq départements et touchera 127 villes dont 69 en Val-d'Oise.
L'Advocnar, la principale association en lutte contre les nuisances aériennes en Ile-de-France a elle aussi voté contre, mais le bon résultat obtenu hier en CCE ne la fait pas pour autant sauter de joie. « On ne peut être satisfait quand on voit qu'un document aussi peu sincère a pu être élaboré et soumis pour avis. Les hypothèses de trafic ont été officiellement sous-évaluées. On ne cherche pas à préserver les populations survolées », regrette Pascal Machuron, vice-président de l'Advocnar, à l'issue de la CCE.
 
La « double peine » de Gonesse 
Les opposants craignent que les intentions louables du PEB masquent d'autres arguments, moins environnementaux et plus économiques. « Le périmètre du plan d'exposition au bruit qui a été retenu par l'Etat entérine en fait l'augmentation des mouvements aériens », confirme de son côté Rachid Adda, conseiller régional MRC, qui assistait à la CCE.
Un avis également partagé par Jean-Pierre Blazy, député-maire socialiste de Gonesse qui estime que les limites trop restrictives du PEB ne vont pas servir les intérêts des habitants, mais favoriser « le développement de Roissy sans contrainte ».
L'élu n'hésite pas à évoquer la « double peine » à laquelle serait condamnée sa commune en cas d'adoption du PEB, qui subirait « les nuisances aériennes de jour comme de nuit » et qui se verrait, « au nom d'une lecture intégriste du Code de l'urbanisme, dans l'impossibilité de réaliser tout projet utile aux populations existantes ».
Le rejet en CCE du plan d'exposition est en tout cas interprété par Jean-Pierre Blazy comme étant « un signe fort adressé à l'Etat ». C'est désormais au tour de l'Acnusa, l'Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires, de se prononcer, après les avis défavorables des communes et de la commission consultative.
Les centaines de milliers d'habitants concernés par le projet de PEB auront la parole à l'automne, à travers la grande enquête publique. Les militants de l'Advocnar promettent de mobiliser, les élus aussi.
 
Claire Guédon
Mercredi 7 juin 2006
Un titre plus judicieux aurait été François Pupponi divise la gauche par sa gestion de la société sarcelloise.
En effet, le problème du communautarisme c'est l'instrumentalisation des communautés culturelles ou religieuses à des fins politiques électoralistes voire clientélistes. Cela met en danger la démocratie car cette gouvernance donne un rôle aux supposés représentants des dites communautés et considère que certains de nos concitoyens délègueraient collectivement leur part de souveraineté populaire. C'est le prélude à l'instauration d'un deuxième collège et un reniement du principe "un citoyen, une voix". Les Sarcellois sans exception sont représentés par des élus dans différentes assemblées (municipalité, conseils général et régional, assemblée nationale). Il n'est pas de la compétence ni du ressort d'un Maire de désigner tel ou tel pour représenter un groupe de Sarcellois en raison de son origine, sa religion, sa nationalité réelles ou supposées.  L'identité et les éléments la forgeant sont du choix des individus et de leur intime conviction. Par distinction des sphères privée et publique, en ce qui concerne à la religion, la Laicité est une garantie de cette liberté de conscience.
Quant au prétexte de la lutte contre les discriminations pour justifier le communautarisme, c'est fort de café (et pour tout dire pitoyable) alors que ce dernier consiste à avoir un discours propre pour chaque communauté et exarcerbe les différences sacrifiant le commun. Seul un véritable accès à la Citoyenneté, qui ne peut-être communautarisée, permet de lutter efficacement contre les discriminations et les inégalités.
L'origine est spécifique à chacun ; le communautarisme consiste à la considérer comme exclusive en assignant à perpetuité les individus à leur origine. Où est la liberté individuelle dans tout cela ? La capacité de croire ou ne pas croire ? La volonté de pratiquer ou de ne pas pratiquer ? La possibilité de changer de religion ?
Les élus se déclarant "amis des communautés" sont-ils vraiment des amis qui leurs veulent du bien ? Les cinéphiles savent comment finit le film.

Voici l'article du Parisien du 5 juin 06 :

Le communautarisme
divise les élus de gauche
APRÈS les déclarations du maire (PS), François
Pupponi, se présentant
comme « l’ami des
communautés », les réactions
de Rachid Adda, conseiller
régional (MRC), ne se sont
pas fait attendre et il ne
mâche pas ses mots. Il
reproche « la gouvernance
communautariste du maire de
Sarcelles qui consiste à
réduire le Sarcellois à son
origine ethnique ou sociale.
C’est une politique de
segmentation. » « Un élu de
gauche ne doit pas alimenter
le repli identitaire qui est déjà
naturel », poursuit-il, avant de
donner à son tour sa
définition de la laïcité. « Elle
est un principe de neutralité.
La religion doit être exclue de
la sphère publique. » « Le
problème du
communautarisme, ce ne sont
pas les communautés mais
l’utilisation politique des
communautés culturelles ou
religieuses. »
Jeudi 4 mai 2006
SAMEDI, en fin d'après-midi, au centre sportif Nelson-Mandela de Sarcelles, une poignée d'invités étaient conviés à l'inauguration du stade d'athlétisme, associée à la présentation du projet de salle de karaté et à la pose de la première pierre du futur pôle de rugby (construction de six vestiaires et de tribunes de 700 places).
François Pupponi, le maire et conseiller général (PS) de la commune, était notamment accompagné pour l'occasion des différents présidents de clubs, du conseiller général (UMP) Michel Montaldo et du conseiller régional (MRC) Rachid Adda, natif de la ville. Les deux élus représentaient les deux collectivités, partenaires financiers de ces opérations d'un montant global de 7,5 millions d'euros.
Lors de son intervention, François Pupponi a d'ailleurs remercié les deux assemblées pour leur aide. Dans le cadre de son grand projet de ville, Sarcelles a pu bénéficier du soutien financier du conseil général du Val-d'Oise, à hauteur de 1,3 million d'euros.
Rachid Adda a également rappelé que le conseil régional d'Ile-de-France avait versé 860 000 pour ces projets. Jean-Paul Huchon « extrêmement mécontent ». Personne n'a fait allusion à l'étonnant et cinglant courrier adressé par Jean-Paul Huchon au maire de Sarcelles quelques jours plus tôt. Dans cette lettre, le président PS de la région se dit « extrêmement mécontent » de n'avoir pas été davantage associé à la manifestation. Jugeant « très discourtois de n'avoir reçu aucune invitation personnelle », il demandait à François Pupponi de rééditer « de toute urgence » les cartons d'invitation en « positionnant la région comme autorité invitante ».
Ce qui n'a pas été fait. François Pupponi ne souhaite pas s'exprimer sur cette polémique. Mais les élus de la majorité PS/PCF qui ont découvert la teneur de cette lettre lors d'une réunion de groupe, se disent choqués et surpris. « Cela commence à bien faire », soupire un élu PS, évoquant Rachid Adda, qui ne cache pas son hostilité envers le maire de Sarcelles, d'être l'instigateur de ce courrier.
« C'est toujours avec un plaisir renouvelé que Jean-Paul Huchon aime se rendre à Sarcelles », a assuré l'élu chevénementiste, samedi. Il pourra le démontrer le 15 mai, lors de la visite prévue du chantier de rénovation du lycée Jean-Jacques-Rousseau.
Le Parisien Val d'Oise : www.leparisien.com
Dimanche 2 avril 2006
Sarcelles
Municipales 2008 : déjà des divisions à gauche
Les invectives sont lancées par e-mail ou par communiqués interposé [pour lire le communiqué  du MRC 95, cliquer ICI]. Pas d'attaque directe mais des allusions, et des mots suffisamment bien choisis pour susciter de vives réactions. Elles dessinent, deux ans avant les échéances de 2008, le climat électrique de la prochaine campagne des municipales à Sarcelles.
François Pupponi, le maire (PS) de la ville, est candidat à sa propre succession. Il pourrait se retrouver face à une liste de gauche menée entre autres par Rachid Adda, premier secrétaire fédéral du MRC 95 et conseiller régional. Les camps ont commencé à se former le week-end dernier à l'issue du congrès départemental du parti chevènementiste. Rachid Adda explique alors que les « militants du MRC Val-d'Oise se mettent en ordre de marche » pour les échéances de 2007 et 2008. Dans des villes gérées par la droite, il entend être « la boussole républicaine ». « Dans des villes où la gauche municipale a renoncé à ses propres valeurs ainsi qu'à l'exigence et l'éthique républicaines, il contribuera à la mise en oeuvre d'une véritable alternative » ajoute-t-il. La municipalité de Sarcelles est là directement visée. Rachid Adda fait même de la ville « le point dur » de sa campagne pour les municipales. Les accusations font bondir le maire en place. François Pupponi vient d'y répondre. Dans un communiqué cosigné par les chefs de groupe de la majorité municipale (PS, PCF et Les Verts), il prend acte « de ces déclarations » et de ces « singulières critiques ». Et non sans menace, il ajoute que la majorité « saura faire valoir (ces déclarations) au moment des futures négociations entre formations politiques de gauche ». Le mois dernier, lors de l'émission « Face à la presse », sur VOtv, c'est le conseiller général (PS) de Sarcelles-Sud-Ouest (et ancien adjoint au maire) Didier Arnal, qui n'avait pas exclu d'être candidat face au maire actuel. Aujourd'hui, Rachid Adda précise qu'il ne s'agit en aucun cas « d'un combat de personne ». « Si François Pupponi partage notre vision de la République et de la laïcité, nous y allons », tempère-t-il. Pour l'heure, le MRC considère que non. Et au vu de l'animosité qui règne entre les deux hommes, rien ne permet d'imaginer de les voir sur une même liste en 2008.
Emeline Cazi
Jeudi 23 mars 2006

A l'occasion du congrès départemental du MRC (Sarcelles, le 25 mars), j'ai été reçu en direct par Olivier Zanetta sur le plateau de VOTV dans le journal de jeudi soir. Retrouvez l'émission sur le site internet de la chaîne du Val d'oise : www.votv.info  et n'hésitez pas à me laisser vos commentaires... sauf sur mon col de chemise mal mis !

Samedi 4 mars 2006

Voici ma réaction sur la construction à Sarcelles d'un hôtel d'entreprise. Cette opération commerciale a benéficié d'un financement public puisque la démolition de l'immeuble vetuste a été possible par l'intervention financière de la Caisse des Dépots et du fonds européen FEDER. La position du MRC a été reprise intégralement par la presse locale dans un article de la Gazette du Val d'Oise du 1er Mars.


" Au moment de la vente de l’immeuble vétuste, le MRC souhaitait que ce terrain garde sa vocation publique. L’équipe municipale, comme elle peut le faire au village, pouvait préempter afin d’avoir une plus grande maîtrise foncière dans un quartier fortement urbanisé et manquant cruellement d’équipements publics, d’espaces verts, ou même de places de stationnement. 
On aurait pu en rester à ce manque manifeste de volonté ou de clairvoyance politique si cette opération commerciale ne s’était accompagnée d’un financement public (FEDER, CDC). Le MRC dénonce l’utilisation directe ou indirecte de fonds publics pour une opération commerciale sans aucune contrepartie d’intérêt général.  
La démolition de la "verrue", plus coûteuse que l’achat de l’immeuble, fut une bonne chose pour le cadre de vie et même la sécurité des habitants du quartier. Son financement public n'en demeure pas moins singulier au regard de la difficulté de trouver des financements pour les démolitions liées à la rénovation urbaine ou bien des conditions du désengagement de la CDC dans le logement social ou le chauffage urbain…
Espérons que l’on en restera là et que l’équilibre financier de cette opération ne soit pas obtenu le versement de loyer par la location d’une partie des bureaux encore vacants par des organismes publics ou institutionnels... Ca serait vraiment la goutte d'eau qui ferait déborder le vase."
Jeudi 22 décembre 2005
Visite de l'Ecole Centrale du ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche
 
Le ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, François Goulard, s'est rendu sur le campus de l'Ecole mercredi 7 septembre, dans le cadre de sa "tournée des amphis". 
Après une entrevue avec les enseignants et les chercheurs de l'Ecole, le ministre a visité le laboratoire EM2C (Laboratoire Énergétique Moléculaire et Macroscopique, Combustion) et la société Emulsar (Incubateur).
Le ministre a également rencontré les membres du Conseil d'Administration de l'Ecole dont Louis Gallois (SNCF), Marc Ventre (SNECMA), Jean-Yves Rossi (président de l'Association des Centraliens), Françoise Gri (IBM), Guillaume Mainbourg (professeur ECP), Jean-François Dhainaut (président PARIS V), Gabriel Ruget (Directeur ENS ULM), Rachid Adda (Conseil Régional d'Ile-de-France) et le maire de Sceaux, Philippe Laurent.
Sa visite s'est conclue par un échange avec des représentants de différentes associations d'élèves. Centralien lui-même (76), le ministre a manifestement pris plaisir, dans une ambiance conviviale, à aborder avec eux des problématiques telles que la spécificité des Grandes Ecoles à la française, l'internationalisation des études et de l'Ecole ou l'importance de la vie associative dans le cursus étudiant.
Dimanche 18 décembre 2005
EXPÉRIENCES.
Dans les quartiers d'Ile-de-France, on n'a pas attendu les violences urbaines pour combattre les discriminations. Alors que le gouvernement est à la recherche d'idées neuves, nous avons passé cinq expériences innovantes au banc d'essai.
VINGT-DEUX JOURS  de violences urbaines auront brutalement mis à la une de l'actualité le quotidien de milliers de Français qui s'estiment victimes de discriminations. De cette diplômée contrainte de changer de nom pour un entretien d'embauche, de ce couple auquel on répond que « l'appartement est déjà loué », de cette aide-soignante de Sarcelles dont on ne veut pas dans les maisons de retraite des beaux quartiers. Depuis, pas un jour ne passe sans qu'un politique, un syndicat ne s'empare du sujet et assure de son engagement à « lutter contre les discriminations ».
Le 14 novembre, Jacques Chirac déclarait la guerre à « ce poison pour la société ». A son tour, le Premier ministre, Dominique de Villepin, a rencontré mardi (13 décembre), à Matignon, une vingtaine de patrons concernés. Parmi eux, Claude Bébéar (Axa) - promoteur de la charte de la diversité et chantre du CV anonyme -, Yazid Sabeg, Anne-Marie Idrac (RATP), Serge Weinberg (Accor), Jean-Pierre Petit (McDonald's) ou encore Jean-Luc Vergne (Peugeot-Citroën).
Le chef du gouvernement a indiqué qu'une nouvelle réunion avec eux se tiendrait « dans six mois ». Car le gouvernement est à la recherche d'idées. Et elles ne manquent pas dans les quartiers d'Ile-de-France. Depuis des années, vingt parfois, des expériences portées à bout de bras par des associations, des communes, tentent de compenser les dérives qui mettent en péril le pacte républicain.
A l'heure où le Fasild (Fonds d'action et de soutien pour l'intégration et la lutte contre les discriminations) examine huit territoires franciliens* pour évaluer ces actions, « le Parisien » a décidé de passer cinq expériences au banc d'essai. Le CV anonyme, à l'oeuvre depuis longtemps à Saint-Quentin-en-Yvelines, la classe prépa qui forme des lycéens depuis dix ans à Mantes-la-ville, Corbeil qui mise sur sa charte contre les discriminations, Sarcelles qui se bat pour profiter du bassin d'emploi de Roissy, ou Saint-Denis de celui du Stade de France. Autant de coups de pouce, d'engagements volontaires, qui ont permis à Kandia des Tarterêts (Essonne) de décrocher un emploi, à Anne-Flore d'intégrer une école supérieure de Lyon.
Un coup de pouce de la Ville de Paris en faveur des lycéens des quartiers difficiles.
Alors, les idées fusent. Ainsi, Rachid Adda, conseiller régional (MRC), propose maintenant de rendre les « demandes de logement anonymes », de responsabiliser les directeurs de ressources humaines. Faut-il rédiger une loi pour obliger les entreprises à recruter les jeunes des cités ? « Oui, affirme François Pupponi, le maire socialiste de Sarcelles.
Sinon on n'y arrivera pas. » Pour Babacar Fall, président régional du Fasild, cela doit passer par un engagement fort des pouvoirs publics et surtout... par un « changement des mentalités ».
Autre initiative, celle de la Ville de Paris, qui a annoncé hier qu'elle allait affecter 100 000  à un dispositif destiné à favoriser l'accès des lycéens des quartiers difficiles aux universités parisiennes. Une mesure qui prévoit en outre un accompagnement personnalisé de ces jeunes.
* Cergy, Clichy-Montfermeil, Créteil, Evry-Corbeil, Paris, Sarcelles, Sartrouville, Sceaux.
 

Pour me joindre

 

Me contacter à la Région
Rachid ADDA (lien site cridf)
Vice-pdt du Groupe MRC
Conseil Régional d'IDF
34, rue Vaneau
75007 PARIS
> tél : 01 53 85 68 91
> fax : 01 53 85 70 99
> mail : r.adda@wanadoo.fr
 

Contacter le MRC 95 
 
MRC Val d'Oise
42, avenue Pierre Koenig
95200 SARCELLES