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Samedi 15 décembre 2007

SARCELLES (Val-d'Oise), 14 déc 2007 (AFP) - François Pupponi, maire PS de Sarcelles, compte sur le report des voix de gauche pour remporter dimanche son duel de second tour face à l'UMP Sylvie Noachovitch, et garder ainsi la seule circonscription de gauche du Val-d'Oise, celle de Dominique Strauss-Kahn.
Les 48.768 électeurs de Sarcelles, Villiers-le-Bel, Garges-lès-Gonesse, Arnouville-lès-Gonesse et Bonneuil-en-France sont appelés dimanche à élire le successeur de DSK, démissionnaire après avoir été élu directeur général du Fonds monétaire international (FMI).
Au premier tour le 9 décembre, François Pupponi était arrivé en tête avec 38,83% des suffrages et 168 voix d'avance sur Sylvie Noachovitch (37,43%), devant le FN Jean-Michel Dubois (7,47%), le communiste Francis Parny (6,03%), Rachid Adda du MRC (3,13%), Jean-Michel Cadiot du Modem (3,04%), Philippe Guegdes de la LCR (2,48%) et Chantal Gourinel des Verts (1,57%).
"Je suis combatif et raisonnablement confiant. On va chercher les électeurs un par un notamment dans les quartiers populaires de Sarcelles, Garges et Villiers-le-Bel où l'on a peu voté. Si les reports de voix et la mobilisation fonctionnent bien, ça devrait passer", a déclaré à l'AFP M. Pupponi.
En juin, avec le même pourcentage de voix, Sylvie Noachovitch avait devancé DSK au premier tour de 90 voix pour s'incliner finalement avec 45% contre 55% au leader socialiste.
S'il fait le plein des voix de gauche, M. Pupponi prendra à 45 ans le chemin du Palais Bourbon pour, affirme-t-il, "devenir le porte-parole de la banlieue".
Cumulés, les scores du PS, du PCF, des Verts et de la LCR qui a appelé à battre la droite, atteignent 49%. Reste l'inconnue des reports de voix du Modem et du MRC.
Rachid Adda (MRC), avec qui le candidat PS entretient des relations détestables, ne "votera pas" Pupponi "à titre personnel" et renvoie dos à dos "une droite gouvernementale et une gauche locale coresponsables de la situation dramatique dans laquelle vit notre circonscription depuis plus de 10 ans".
De son côté, le journaliste (à l'AFP) Jean-Michel Cadiot a "proposé" à ses électeurs de voter blanc. En juin, le parti orange avait soutenu DSK.
Enfin, M. Dubois (FN), a appelé "dans les conditions climatiques actuelles, les électeurs qui (lui) ont fait confiance à rester chez eux en famille et bien au chaud dimanche, afin de ne pas risquer d'attraper le virus de la grippe affairiste".
Les 7,5% du FN sont un motif d'espoir pour Mme Noachovitch. "Elle a fait un score très légèrement supérieur avec un FN beaucoup plus haut. Les électeurs du FN sont soucieux de voter pour des gens efficaces qui vont les rassurer, ce qui n'est pas le cas de Pupponi", estime Roger-Marc Moreau, son conseiller.
Selon la candidate, Pupponi, maire de Sarcelles depuis 1997, est "l'un des responsables" des violences qui ont éclaté à Villiers-le-Bel et Sarcelles fin novembre suite à la mort de deux adolescents.
Cette semaine, elle a enchaîné porte à porte, marchés et "même les supermarchés". Jeudi elle a participé à des réunions d'appartements à Sarcelles avec la ministre du logement Christine Boutin.
En face, M. Pupponi qui a recueilli 57% des suffrages à Sarcelles espère grappiller au moins une voix, celle de Dominique Strauss-Kahn, qui n'a pas voté lors du premier tour et dont les socialistes espèrent recevoir la procuration d'ici dimanche...
sj/cgd/db

Lundi 10 décembre 2007
Le premier tour de l’élection du 9 décembre a été largement marqué par une abstention importante due au caractère local de cette partielle mais aussi au climat lié au drame de Villiers le Bel.
 
Dans ce contexte difficile de mobilisation, avec un score de 3,13%, le MRC progresse encore dans la huitième circonscription du Val d'Oise. Plus particulièrement dans les bureaux des quartiers populaires de Villiers le Bel, de Garges ou de Sarcelles où il atteint jusqu'à près de 9 % des suffrages exprimés, le MRC se confirme comme la seconde force de gauche à Sarcelles et à Villiers le Bel et la troisième force de gauche à Garges-lès-Gonesse.
 
Le MRC tient particulièrement à remercier toutes celles et tous ceux qui ont soutenu la candidature de Rachid Adda et de son suppléant Sori Dembélé. Les habitants de la circonscription pourront continuer à compter sur ses militants comme Sori Dembélé ou ses élus de terrain comme Rachid Adda, conseiller régional d’Ile de France.
 
Le MRC Val d’Oise entend par cet ancrage local faire entendre son message, celui d’une République à nouveau conquérante afin que la promesse d’Egalité et l’exigence de Fraternité prennent corps dans nos quartiers.
 
Pour le second tour, le MRC fait confiance dans la maturité politique et la clairvoyance citoyenne de ses électeurs pour ne pas à avoir à leur dicter leur choix dans une logique d’appareil. Ce choix, les électeurs le feront en fonction des valeurs de respect et d’honnêteté et des principes républicains que Rachid Adda et Sori Dembélé ont défendus lors de leur campagne.
 
En investissant ce candidat, le Parti socialiste a pris collectivement le risque de se priver des électeurs se reconnaissant dans les valeurs défendues par le MRC et de perdre cette circonscription symbolique. A la logique d’appareil, le MRC a toujours su privilégier la défense de l’intérêt général et la mise en cohérence de ses actes avec ses discours. Ses électeurs exerceront donc leur liberté de vote entre une droite gouvernementale et une gauche locale coresponsables de la situation dramatique dans laquelle est plongée notre circonscription depuis plus de 10 ans.
 
Par ailleurs, le MRC indique que Rachid ADDA ne votera pas, à titre personnel, pour celui qui utilise l’injure, la calomnie et la diffamation comme argumentation politique à son encontre: « on ne peut pas insulter le "Beur" à longueur de temps et vouloir "l’argent du beurre" le temps d’une élection. » 


Sarcelles, le 10 décembre 2007 

le bureau fédéral du MRC
Samedi 8 décembre 2007

Sylvie Noachovitch, réinvestie par l’UMP pour cette partielle, avait créé la surprise en juin en devançant DSK de quelques voix au premier tour (37,4% des voix), avant d’être battue au second (45,5 %). (Bouchon/Le Figaro)

Le premier tour de l’élection dans la 8e circonscription a lieu dimanche, quelques jours après les émeutes à Villiers-le-Bel.

APRÈS les émeutes et le malaise social, la parole aux urnes. On vote demain à Villiers-le-Bel, Sarcelles et Garges-lès-Gonesse, dans la 8e circonscription du Val-d’Oise. Deux semaines après les émeutes qui ont suivi le décès de deux jeunes lors d’un accident avec une voiture de police. Dans cette circonscription, qui compte parmi les plus défavorisées de France, l’enjeu ne porte pas seulement sur le vote des banlieues. Il s’agit aussi de succéder à l’Assemblée à l’ancien ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn, nommé directeur du Fonds monétaire international en octobre.

De Washington, DSK a gardé un œil sur son ancienne circonscription. Pendant les nuits d’affrontements, il s’est inquiété auprès du maire PS de Sarcelles, François Pupponi, candidat à sa succession, de la « violence » qui a embrasé son fief et qui l’a « surpris ». Après les heurts, « la nature de la campagne a changé, elle est devenue plus grave », assure Jean-Michel Cadiot, le candidat MoDem. Le candidat communiste, Francis Parny, avait même demandé un report du vote.

Dans ces quartiers, où se mélangent parfois près de 90 nationalités, le poids du FN demeure marginal, même si son candidat, Jean-Michel Dubois, cherche à tirer profit des violences. Il a reçu le soutien, il y a une se­maine, de Marine Le Pen.

« Les positions entre pro et antigouvernement vont se radicaliser. Le discours du président (sur la « voyoucratie », NDLR) a choqué », raconte François Pupponi. En tant que maire de Sarcelles, il s’est retrouvé en première ligne lors des émeutes. « Comme d’habitude, on nous laisse aller au charbon tout seuls  » , a-t-il déploré. Évidemment, la candidate UMP, Sylvie Noachovitch, voit la situation différemment : « La population a compris l’efficacité du gouvernement : en 48 heures, les émeutes ont été arrêtées. Maintenant, nous pouvons à nouveau nous balader dans la ­circonscription. » Quoi qu’il en soit, le taux d’abstention risque d’être élevé demain.

«Le porte-parole des banlieues» à l’Assemblée

Les styles des deux principaux candidats sont diamétralement opposés. Le maire de Sarcelles compte sur son ancrage local. À l’Assemblée, il veut être « le porte-parole des banlieues ». Mais son bilan à la mairie de Sarcelles est contesté. Son « principal opposant », le conseiller régional MRC Rachid Adda, l’accuse notamment de gestion « communautaire ». Le maire s’en défend, dans son livre La France d’en dessous (Privé, 2006) tout en expliquant avec pragma­tisme qu’à Sarcelles « les communautés existent, il serait déraisonnable de les ignorer ». Entre les deux hommes, les relations sont tendues : une plainte pour diffamation a été déposée par Adda contre Pupponi.

Face au candidat socialiste, l’UMP a réinvesti l’ex-avocate de l’émission de Julien Courbet sur TF1. Sylvie Noachovitch avait créé la surprise en juin en devançant DSK de quelques voix au premier tour, avant d’être battue avec 45,5 % des voix contre 55,5 %. La révélation, entre les deux tours par Le Canard enchaîné, de propos racistes qu’elle aurait tenus avait plombé la fin de sa campagne. L’avocate a porté plainte contre le journal.

Depuis les législatives, elle a ­gardé des attaches avec la circonscription : « J’ai continué à y faire des courses ». Pour rééditer sa performance, elle compte sur sa notoriété. « Qui est mieux placée que moi, qui suis avocate, pour défendre les habitants ? Ils m’ont vue à la télévision : le but de ma vie c’est de lutter contre les injustices », lance-t-elle. Dans cette circonscription il faut passer de la parole aux actes.

 
Nicolas Barotte

Vendredi 7 décembre 2007

Drôle de contraste. Député de la 8e du Val-d'Oise depuis 1 997, premier adjoint à la mairie de Sarcelles, Dominique Strauss-Kahn est donc passé de la présidence de la communauté d'agglomération la plus pauvre de France, Val de France, à celle de l'institution internationale la plus richement dotée, le Fonds monétaire international (FMI). Quel bilan tirer de ses deux mandats locaux ? «Son action et son carnetd'adresses ont été essentiels. Il a fait aboutir bon nombre de projets importants et engagé les grands chantiers de rénovation urbaine», souligne François Pupponi. Et le maire de Sarcelles de citer son rôle dans la future ligne de tramway entre Sarcelles et Garges-lès-Gonesse, le déménagement de la sous-préfecture à Sarcelles et l'arrivée de l'Agence nationale des Chèques Vacances. Bien sûr, chez ses adversaires politiques, le bilan est plus nuancé. Premier grief : son absentéisme. «Il n'était pas là lorsqu'il s'agissait de négocier les grands dossiers comme le Sdrif [schéma directeur de la région Ile-de-France] «.explique Michel Aumas, maire UMP d'Arnouville-les-Gonesse et suppléant de Sylvie Noachovitch pour la députation. «Celui qui est décrit comme le meilleur économiste de France n'a été capable ni d'utiliser les zones franches urbaines pour que l'emploi se développe dans nos quartiers ni sa capacité d'intervention nationale pour que les habitants de nos quartiers aient accès au pôle d'emplois de Roissy», considère Rachid Adda, candidat MRC et opposant farouche :   «Je crois qu'il s'est davantage servi de l'image de Sarcelles pour gauchir son image libérale que le contraire.»

Vincent Monnier
Paris Obs

Vendredi 7 décembre 2007
Secouée par les violences de Villiers-le-Bel, la 8e circonscription du Val-d'Oise cherche un successeur à Dominique Strauss-Kahn, parti au FMI.
 
Certains lisent l'avenir dans le marc de café. D'autres en scrutant le sol. Ce dimanche matin, la quinzaine de militants UMP venus tracter sur le marché de Lochères à Sarcelles, «en plein fief socialiste», comme ils disent, jettent régulièrement un coup d'oeil sur le bitume. «Peu de nos tracts jonchent le sol, c'est plutôt bon signe», se réjouit un militant. Dans cette drôle de campagne - une législative partielle les 9 et 16 décembre prochain chacun se rassure comme il peut. Entre les allées du marché, ils attendent la venue de leur candidate : Sylvie Noachovitch, avocate, pasionaria des prétoires et des prime-time, qui fut longtemps commis d'office sur le plateau de «Sans aucun doute», l'émission de Julien Courbet (TF1). Malgré les violences de la semaine dernière à Villiers-le-Bel, elle dit n'avoir rien modifié à ses plans de campagne. Ses supporters, non plus : «On a seulement arrêté de tracter pendant deux jours sur Villiers-le-Bel, confirme Jacques Kas, responsable des jeunes UMP. Et puis, on est reparti au charbon. Même là-bas.» Sur les événements récents, Sylvie Noachovitch ne s'étend guère. Préférant jouer sur sa proximité avec les gens, sa volonté de mettre fin aux «souffrances» de ces quartiers. Entre les étals, la candidate «du coeur et de la raison», comme le dit son tract, n'a pas son pareil. La main toujours tendue, le sourire un peu mécanique, elle salue, elle embrasse, elle étreint, elle resalue même des badauds déjà croisés. Les commerçants affichent ses tracts. Une vieille dame voilée lui glisse une pièce dans la main. «Ca vous portera bonheur.» D'autres lui demandent des conseils juridiques ou des nouvelles de Julien Courbet, c'est selon. «Vous avez vu la gentillesse des gens. A chaque fois, cela me retourne le coeur», dit-elle.
 
Une semaine après l'embrasement de l'une des communes de la 8e circonscription du Val-d'Oise (avec Sarcelles Nord et Est, Arnouville-lès-Gonesse, Garges-lès-Gonesse et Bonneuil), la campagne législative pour remplacer DSK a vite repris son cours. Un ou deux ministres, Christine Boutin et un autre membre du gouvernement, sont attendus jeudi soir pour un meeting, ainsi qu'Olivier Besancenot le lendemain. Politique «as usual». Seul le candidat communiste, Francis Parny a demandé le report des élections. En vain. «J'étais favorable à cette solution, explique Ali Menzel, 33 ans, suppléant du candidat MoDem, JeanMichel Cadiot et originaire de Villiers-le-Bel. Le temps que notre ville meurtrie retrouve ses esprits et puis, c'était une façon de respecter le deuil des familles.» Le jeune homme fait partie de ceux qui ont organisé les marches silencieuses et contribué à ramener le calme dans les quartiers : «N'allez voir aucune récupération politique là-dedans. D'ailleurs, pour moi, la campagne est terminée.»
 
Dimanche matin, dans les mêmes allées du marché de Lochères, François Pupponi, le maire de Sarcelles et candidat PS à la succession de son mentor, est venu lui aussi reprendre une campagne laissée en plan pendant quelques jours. La démarche est un peu lasse et les yeux cernés. «J'ai passé quatre nuits à sillonner la ville pour apaiser les esprits», explique-t-il. Les événements de Villiers-le-Bel ont renforcé ses convictions. Il y a urgence : «Bien sûr, il faut lourdement sanctionner ceux qui ont tiré sur les policiers. Mais il faut aussi s 'interroger sur la misère sociale, ferment de tout un tas d'événements.» Celui qui se verrait bien comme «porte-parole des banlieues» au parlement a quelques idées en tête, comme la création d'«emplois francs», sur le modèle des zones franches et destinés en priorité aux habitants des quartiers difficiles. Mais s'il espère un vote à gauche, il craint aussi un taux d'abstention proche des 70%. Et une poussée des extrêmes : «Dès le premier soir des violences, on a vu des gens du FN venir coller des affiches», confie Khalid, 30 ans, employé municipal à Villiers-le-Bel. Le lendemain matin, Jean-Michel Dubois, le candidat frontiste à la législative se faisait photographier dans les ruines encore fumantes du concessionnaire Pétillon Automobiles. Avant d'inviter Marine Le Pen à venir le soutenir sur un marché de Sarcelles, samedi dernier, il avait aussi enregistré une interview pour les sites internet du FN : «C'est en m'élisant que vous pourrez dormir tranquilles !», promettait-il. Fondateur de la Tribu Ka, le groupuscule Noir radical, aujourd'hui interdit, Kémi Seba est lui aussi venu enregistrer sa vidéo à Villiers-le-Bel et a participé à une marche silencieuse : «Je ne suis pas là pour faire passer un appel à la violence mais encore moins un appel au calme.»
 
«Ils ne sont pas les seuls à avoir fait de la récup», tonne Rachid Adda, le candidat MRC. Dans son collimateur, le maire de Sarcelles très présent sur les plateaux de télé la semaine dernière. Avec le candidat MoDem, il s'en est d'ailleurs plaint auprès du CSA : «Un vrai hold up médiatique sur fond de drame humain et social ! Pupponi pose un regard extérieur sur la situation de nos quartiers avec un détachement inouï vu qu'il est aux affaires municipales depuis dix ans et donc responsable en premier chef de cette situation d'abandon.»
 
Jusqu'à maintenant, cette législative partielle n'intéressait pas grand monde. «C'est sûrement en utilisant les panneaux électoraux comme boucliers que les émeutiers se sont rendu compte qu'il y avait une élection», lâche ironique, un militant UMP. Pas sûr que les événements aient changé la donne. «Je n'ai jamais vu une élection aussi peu suivie par les médias, regrette Jean-Michel Cadiot, candidat MoDem et journaliste à l'AFP. Pourtant, c'est justement en ce moment que le débat prend toute son ampleur.» Mais la semaine dernière, les feux à peine éteints, les caméras étaient déjà reparties.
 
Vincent Monnier
Paris Obs
Mercredi 5 décembre 2007

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 Madame, Monsieur, chers Concitoyens

Comme une majorité d’entre vous, je me suis mobilisé pour que les forces de progrès soient majoritaires dans notre pays à l’occasion des élections de mai et juin derniers. Six mois après, comme beaucoup d’entre vous, je suis déçu par la situation tant nationale que locale. 

Même si je combats ses idées, je souhaite pour notre pays que le gouvernement réussisse à redresser la situation économique et à améliorer le climat social. Mais malgré un pouvoir sans partage, Nicolas Sarkozy est pourtant incapable d’offrir une espérance à la majorité de nos concitoyens. Derrière les discours aguichants, son bilan nous rappelle la réalité de la droite : cadeaux fiscaux pour quelques-uns et remise en cause des droits sociaux pour tous les autres. Sans oublier la division qu’il crée dans le pays, l’épisode des tests ADN ou l’alignement sur la politique étrangère de Bush.

 

Dans ce contexte particulier, le Parti socialiste n’est pas à la hauteur dans son rôle d’opposition. Tétanisé par ses querelles internes et les débauchages de ses cadres, il offre une résistance molle sans véritable projet.
  

Localement, la désillusion est autre. Le député fraîchement élu a laissé la circonscription à son triste sort après avoir expliqué qu’elle avait tellement besoin de lui. Depuis juillet, elle est quasiment sans député pour la représenter. Cela marque un manque de respect et d’attachement à l’égard de notre circonscription et de ses habitants. 

Et pourtant le chômage qui touche particulièrement la jeunesse de nos quartiers, les problèmes de chauffage, la crise du logement et les expulsions locatives, l’insécurité en hausse, exigent que notre circonscription ait un député à plein temps pour régler certaines situations.

 

L’élection partielle des 9 et 16 décembre prochains est une occasion inespérée de corriger le tir. Sans impact national sur l’équilibre gauche-droite, le véritable enjeu de ce scrutin est de choisir le plus apte et le plus digne pour vous représenter à l’Assemblée Nationale. Vous êtes en effet nombreux à ne plus vouloir d’élus qui disent « oui oui » à tout et ne font finalement rien. 
Vous ne voulez plus d’élus, cumulant mandats et fonctions, qui se servent plutôt que de vous servir. Cette élection doit aussi vous permettre de l’exprimer en choisissant la femme ou l’homme capable de mettre des actes au bout de ses discours et de porter vos aspirations avec honnêteté et respect.

 

Investi par le MRC de Jean-Pierre Chevènement et soutenu par divers hommes et femmes de progrès, je veux défendre, avec mon suppléant Sori Dembélé, l’Idéal républicain, sa promesse d’Egalité et son exigence de Fraternité, pour qu’ils redeviennent une réalité pour nos quartiers. 
 

Né à Sarcelles, où ma famille est installée depuis 50 ans, je ne peux me résigner à la dégradation des conditions de la vie quotidienne dans nos quartiers. Je déplore aussi que certains élus peu responsables instrumentalisent les communautés et créent ainsi un climat de méfiance et d’ignorance entre habitants.

 

Je veux donc porter à l’Assemblée Nationale le combat pour la justice sociale, l’amélioration du pouvoir d’achat, la solidarité, une Ecole publique de qualité et gratuite, le droit au logement, une ordre international plus juste, une citoyenneté pleine et entière pour chacun. 
Signataire de l’appel national pour un référendum, je défendrai à l’Assemblée Nationale votre choix massif du 29 mai 2005 alors que la majorité des députés socialistes voteront avec la droite le “traité Sarkozy” sur l’Europe. 

"Liberté, Egalité, Fraternité" pour tous ; "Respect, Dignité, Justice" pour chacun
: j’agirai avec force pour une réelle égalité des chances et je lutterai avec vigueur contre toutes les formes de discriminations et de racisme.
 

Je m’attacherai donc à être le député de toutes et de tous sans exception et sans exclusive. Je serai particulièrement vigilant à ce que tous les quartiers et leurs habitants soient pris en compte. C’est aussi cela le rôle d’un député de la République dans une circonscription comme la nôtre.

 

Cet engagement citoyen fonde déjà mon action d’élu au Conseil régional d’Ile de France . Ainsi dans la lutte contre les nuisances aériennes, j’interviendrai encore et toujours pour que les droits des riverains des aéroports de Roissy et du Bourget soient respectés. Je poursuivrai mon action pour que nous obtenions enfin l’arrêt des vols de nuits, la construction d’un troisième aéroport et plus de crédits pour l’insonorisation. 
 

Je continuerai à faire entendre les demandes des habitants concernés par les projets ANRU : droit au relogement sans hausse des loyers et des charges, mise en place d’un accompagnement social et d’une vraie concertation. En relation avec la Région, je continuerai à mouiller la chemise pour faire aboutir des projets importants pour l’accès à Roissy comme le prolongement du tramway jusqu’à Gonesse ou l’interconnexion à Gonesse des RER B et D.

 

 

En m’accordant votre confiance, soyez assurés que vous aurez un porte-parole à l’Assemblée Nationale.

J’y défendrai vos intérêts et obtiendrai des réponses claires aux questions que vous vous posez. Je m’engage à être un député de terrain à temps plein, accessible et disponible, qui vous sera utile au quotidien. 
  

Cela, je veux le faire pour tous.

Cela, je ne pourrai le faire qu’avec vous.

Rachid Adda

Mercredi 5 décembre 2007
Mes premiers engagements dès le début du mandat   
  
  • M’appliquer le non-cumul des mandats pour me consacrer entièrement à la circonscription.
  • Consacrer une partie de mon indemnité parlementaire au financement de projets associatifs et des sorties culturelles des élèves des collèges et lycées de la circonscription.
  • Créer dans ma permanence une cellule juridique pour vous soutenir dans l’accès à vos droits et vous aider dans vos démarches administratives (insonorisation, création d’entreprise, surendettement...)
  • Recevoir les jeunes diplômés sans emploi et les jeunes en insertion de la circonscription

 
Mes priorités pour notre circonscription

  • Emploi et formation : développer l’attractivité et valoriser les atouts de nos villes

Revitaliser la zone industrielle de Sarcelles/Villiers-le-Bel en implantant un incubateur d’entreprises innovantes, requalifier nos quartiers en y assurant la diversité des fonctions urbaines (logements, activités, services publics); garantir l’accès aux emplois de Roissy-CDG, développer des formations adaptées aux offres d’emplois existants sur notre territoire, financer le permis de conduire dans le cadre des dispositifs d’insertion, soutenir le commerce de proximité, créer un guichet unique de l’emploi et de la formation pour favoriser des synergies et simplifier les démarches.
Insérer des clauses d’insertion dans les appels d’offres pour réserver des emplois ou des formations aux habitants de nos communes.

 
  • Logement, Santé, Transport : être un défenseur acharné des services publics

Créer un service public de la petite enfance avec plus de crèches aux horaires adaptés, mieux garantir l’accès aux soins par la création d’un centre de santé intercommunal, développer des lignes intercommunales de transport et faciliter l’accès à Roissy-CDG, créer un office HLM intercommunal et un service public de la caution.
Veiller aussi à ce que les entreprises privées, qui ont des missions de service public, assurent la continuité de ce service (électricité, chauffage urbain...) comme l’exige la loi.

 
  • Ecole publique : assurer l’Egalité des chances et garantir le droit à l’éducation

Limiter à 17 élèves les classes de primaires de ZEP, améliorer l’orientation scolaire pour prévenir l’échec scolaire, augmenter le nombre d’options et de langues vivantes dès le collège, développer des sections de prestige aux lycées (sport-études, classes préparatoires aux grandes écoles), développer le soutien scolaire gratuit et de qualité, créer des Ecoles de la “deuxième chance”.
Adapter la carte scolaire pour garantir la mixité sociale et la réussite à l’Ecole

Mercredi 5 décembre 2007
Législatives partielles du Val d’Oise des 9 et 16 décembre:
Communication de Rachid Adda,
conseiller régional d’Ile de France et candidat du MRC (5/12/07)
 
Les évènements tragiques de Villiers le Bel ont fait irruption dans la campagne électorale depuis près de deux semaines. Au-delà des deux jours de violences urbaines, ils doivent rappeler à ceux qui l'avaient déjà oublié que presque tous les clignotants sont au rouge dans les communes de l'est du Val d'Oise. L'échec scolaire, le chômage qui touche certains quartiers à hauteur de 40% et la jeunesse deux fois plus qu'ailleurs, l'augmentation de la violence, le déficit criant de services publics, la dégradation d'un habitat enclavé, le manque de transports en communs vers les pôles d’emploi de Roissy et de Cergy doivent trouver des réponses rapides si l’on veut durablement améliorer la vie dans nos quartiers. Une politique de rattrapage du manque d'investissement structurel doit être effectuée par le gouvernement au-delà des discours de circonstances.
 
Mais les conséquences sociales de la politique gouvernementale depuis 2002 et des politiques publiques depuis 20 ans ne doivent pas dédouaner ceux qui sont en charge de la gestion locale.
 
François Pupponi a écumé les plateaux télé durant tous ces évènements, posant un regard extérieur sur la situation dans nos quartiers avec un détachement inouï vu qu'il est, en tant que l’un des principaux acteurs dans la gestion locale, coresponsables de cette situation d’abandon.
Oubliant ses propres responsabilités dans l'état des lieux qu'il dresse, il semble même touché par une forme subtile de dédoublement de la personnalité : apôtre républicain et défenseur du service public sur les plateaux télé et adepte communautariste et de la privatisation dans sa gestion locale. D’ailleurs son état des lieux est le meilleur plaidoyer à charge de son propre bilan et de celui de DSK au commande de l'agglomération et député de la circonscription durant 10 ans.
 
En particulier François Pupponi, Maire de Sarcelles, dont la gestion a durablement plombé l'avenir de la commune par un endettement record malgré la présence à ses cotés du « meilleur économiste de France », est plus soucieux d'acheter la paix sociale à bon compte que de remettre en route l'ascenseur républicain et de faire vivre la République, sa promesse d'Egalité et son exigence de Fraternité, dans sa commune.
 
L'identité sarcelloise qui fut l'une des clefs de la réussite de ma génération née à Sarcelles a été détruite en 10 ans de gestion communautariste. Nous sommes passés d'une logique inter quartier à une logique intercommunautaire. Les Sarcellois vivent aujourd'hui les uns à cotés des autres ! C'est là sûrement l'un des méfaits les plus notables de la gestion Pupponi depuis 10 ans aidé en cela par les bailleurs sociaux. Sa gouvernance communautariste a par ailleurs créé un sentiment de méfiance entre les habitants et a mis à mal le vivre ensemble.
 
Cela rend d'autant plus indécent le hold up médiatique sur fond de drames humain et social, qu'il a effectué durant la semaine non pas en tant que Maire de Sarcelles mais comme candidat à la législative partielle.
 
Comment d’ailleurs cet homme pourrait-il faire à l'Assemblée nationale ce qu'il a été incapable de faire et a même parfois défait au cours de ses deux mandats successifs : privatisation du chauffage urbain, exacerbation des replis communautaires, politique fiscale injuste, politique de segmentation à tous les niveaux (générationnel, géographique, communautaire, sociale), mauvaise gestion, propos douteux à caractère raciste qui dénotent une vision de la Citoyenneté peu républicaine…
 
J’appelle donc les électeurs de gauche et les républicains sincères à ne pas lâcher la proie pour l’ombre et à ne pas se laisser berner par des discours démagogiques et en contradiction totale avec toutes les décisions politiques prises localement.
Soutenir le 9 décembre la candidature de gauche sociale et républicaine, soutenue par le MRC, que je porte avec mon suppléant Sori Dembelé, peut permettre de sanctionner à la fois une politique nationale de la droite et une gestion locale d’une certaine gauche, toutes deux responsables de la dégradation de la vie quotidienne dans nos quartiers. 

Cette candidature permettra surtout de porter à l’Assemblée Nationale la parole des habitants de la huitième circonscription et de défendre les intérêts de nos communes. Pour que la devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité » reprenne tout son sens dans nos quartiers.
Mercredi 5 décembre 2007

Dimanche prochain, la huitième circonscription devra élire le remplaçant de son député, Dominique Strauss-Kahn, parti au FMI. Mais, marquée par les événements de Villiers-le-Bel, la population aura-t-elle coeur à se déplacer pour départager la télégénique avocate de l'UMP Sylvie Noachovicth et l'héritier socialiste de SDK à Sarcelles, François Pupponi?

Les émeutes du début de la semaine ont propulsé Villiers-le-Bel à la une des journaux. L'accident mortel, les tirs sur les policiers, les commerces incendiés ont éclipsé la campagne électorale dans ce coin déshérité du Val-d'Oise. Les électeurs de la circonscription (qui englobe Villiers-le-Bel, Garges-lès-Gonesse et le nord-est de Sarcelles) sont pourtant appelés à voter dimanche, pour choisir le successeur de Dominique Strauss-Kahn, parti au FMI. Sylvie Noachovitch, la médiatique candidate de l'UMP, compte bien prendre sa revanche. Et battre le maire (PS) de Sarcelles, François Pupponi, dauphin désigné de DSK.

Jeudi dernier, l'ancienne avocate de l'émission Sans aucun doute bat donc le rappel à Garges. Selon elle, il ne faut pas se fier au résultat final des législatives de juin (55,4% pour DSK), mais au premier tour où elle avait devancé le ténor du PS de 90 voix! "Là-dessus, est sorti l'article calomnieux du Canard Enchaîné [qui lui prêtait des propos racistes], plaide-t-elle. J'ai voulu m'expliquer. Mais, comme par hasard, je me suis fait agresser. J'ai eu 10 jours d'interruption de travail. Les gens ont cru que j'avais abandonné."

"Je sens un amour entre moi et les gens"

La revoilà donc sillonnant le marché, la voix enrouée, le rire facile. Elle parle peu des émeutes. Ne cite pas Nicolas Sarkozy. Mais revient sur ses mésaventures: "Les calomniateurs vont être lourdement condamnés". Elle assure qu'elle n'a "jamais quitté le terrain", évoque l'association humanitaire qu'elle a créée en août, et proclame: "Cela va être le jackpot. On va gagner et faire la révolution dans la 8e circonscription. Je vais lutter contre la pauvreté, un de mes objectifs premiers, et contre l'insécurité, ce qui passe aussi par la prévention".

L'accueil est plutôt bon. "Aussi jolie qu'à la télé", juge un fan. "Dans l'émission, elle écoutait les gens et les défendait. Alors si elle peut nous défendre aussi...", approuve une autre. La quadra télégénique s'émeut: "Ils sont adorables!" Et assure: "Je sens un amour entre moi et les gens, une vraie fusion. Je suis très motivée pour eux. Je ne le vis pas comme un sacrifice, mais comme une vocation".

Au passage, un monsieur s'énerve contre cette "avocate de Sarkozy". Un jeune lui conseille de ne pas venir à Villiers-le-Bel car "elle n'est pas du bon parti". L'élue municipale d'Enghien affiche toujours le même sourire. D'après elle, les émeutes n'ont "pas d'impact" sur la campagne. Elle balance tout de même: "Sarcelles a perçu d'importantes subventions mais, curieusement, il n'y a pas d'amélioration. Où sont-elles passées ?"

En face, le maire de Sarcelles, François Pupponi, 45 ans, est pris dans le tourbillon des événements. "Sincèrement, la campagne, je la mets au second plan", confiait-il mardi, les traits tirés après deux nuits passées sur le terrain. Mais il se verrait bien en "porte-parole de la banlieue" à l'Assemblée. D'ailleurs, rappelle-t-il, "il y a 15 jours, les maires de banlieue ont interpellé l'Etat pour dire: Attention, on n'a pas tiré les leçons des émeutes de 2005 !" L'édile soupire: "Ce gouvernement n'a pas de discours sur la banlieue." Lui axe sa campagne sur l'accès au logement, l'emploi pour les habitants des quartiers, mais aussi la sécurité: "Il faut arrêter de faire passer les élus de gauche pour de grands laxistes." Il réclame notamment une police de proximité, davantage de policiers ou le développement de la vidéosurveillance.

"Ces situations sont peu propices à la gauche"

Auparavant, il était plutôt confiant: "On sentait un vrai rejet de la politique gouvernementale dans les quartiers. La baisse du pouvoir d'achat et la politique de lutte contre l'immigration les frappent de plein fouet." S'il n'a pas la notoriété de DSK, il se présente quand même comme son "héritier": "Je lui ai succédé à la mairie en 1997. C'est un ami de vingt ans. On ne s'est jamais engueulés". Mais difficile de prévoir la suite.

A gauche, les autres candidats s'inquiètent. "Ce type d'événements pousse souvent les électeurs à se replier sur un vote sécuritaire", craint Chantal Gourinel (Verts). "Ces situations sont peu propices à la gauche", renchérit Philippe Guegdes (LCR). De son côté, le communiste Francis Parny a demandé, en vain, le report de la partielle.

D'ailleurs, si beaucoup épinglent Mme Noachovitch, candidate "télépeople", qui "n'habite pas ici" (mais à Montmorency, 95), ils sont aussi critiques vis-à-vis du socialiste. "Il a sa part de responsabilité dans le fait que sa ville va mal", estime le journaliste Jean-Michel Cadiot, candidat du MoDem. Son adversaire du MRC, Rachid Adda (qui le poursuit en diffamation), lui reproche une "gestion communautaire" de la ville. Et d'autres évoquent ses frais de représentation onéreux pour la société d'économie mixte SEM Chaleur.

Le Front national (4% en juin), lui, espère tirer son épingle du jeu avec son candidat Jean-Michel Dubois, directeur des grandes manifestations du parti. Mais la principale inconnue reste la participation à cette partielle. "On risque d'avoir 25 % ou 35 % de votants, estime un militant. C'est la roulette russe !"
  
Lundi 03 Décembre 2007 
Par Marie QUENET
Le Journal du Dimanche

Lundi 3 décembre 2007

Tourner la page Strauss-Kahn, dans une circonscription troublée par les violences, la semaine dernière, à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise). Parmi les huit candidats à l’élection législative partielle des 9 et 16 décembre, Sylvie Noachovitch (UMP) et le maire PS de Sarcelles, François Pupponi, bras droit local de DSK, briguent la succession du nouveau patron du FMI.

«A Villiers c’était chaud, mais ici les quartiers sont restés assez calmes.» Sur le marché de Lochères, à Sarcelles, François Pupponi veut rassurer : «On est plutôt passés au travers. Une dizaine de voitures brûlées et le garage Renault.» Les passants le relancent pour un job, un logement, lui donnent du «M’sieur le maire» en le tutoyant. La veille, ils l’ont vu dans une émission sur les banlieues, trouvent qu’il a «bien parlé», du moins, qu’il les a «pas trop mal défendus».

Après «trois nuits à Villiers-le-Bel», il reprend tractages et porte-à-porte. A l’Assemblée nationale, il se verrait bien «porter la parole de la banlieue» et du «sentiment d’injustice et de ghettoïsation».Il pronostique, l’air inquiet, que «les événements» risquent d’avoir un impact sur le vote et de «radicaliser les positions : ceux qui veulent envoyer un message au gouvernement voteront à gauche» et une part de la population, «un peu apeurée», pourrait se rabattre sur l’extrême droite.

Une faible participation, probable dans une législative partielle, pourrait aussi jouer en sa défaveur. Dominique Strauss-Kahn, mis en ballottage en juin, par sa rivale UMP qui l’avait devancé de 90 voix au premier tour, avait dû mobiliser les nombreux abstentionnistes pour l’emporter au second. «Tout l’enjeu sera notre capacité à faire voter nos troupes», confirme le maire, qui assure que «DSK-Pupponi, c’est pareil, ça fait vingt ans qu’on travaille ensemble».

A quelques pas tracte un de ses adversaires, Rachid Adda, conseiller régional et candidat MRC, qui l’accuse de «clientélisme communautaire». «Le communautarisme comme mode de gestion municipale a entraîné un repli identitaire et la montée d’un climat de défiance à Sarcelles», proteste Adda. Jurant qu’elle ne s’«occupe pas de [ses] adversaires», Sylvie Noachovitch peaufine, elle, son «rapport fusionnel avec les électeurs». «Ils me réchauffent le cœur», s’emballe-t-elle. Sur le marché de Garges-lès-Gonesse, l’ex-avocate de l’émission Sans aucun doute annonce vouloir lutter «contre la pauvreté et l’insécurité car on souffre trop ici».

Pour les banlieues, elle propose une police qui«rassure les jeunes, mais pas forcément une police de proximité» . Si un jeune homme, qui dit avoir «discuté avec des copains de Villiers-le-Bel», lui conseille de ne pas s’y rendre, elle balaie la précaution, assurant que «le contexte n’a pas perturbé [sa] campagne». Mais la candidate, accusée en juin de «racisme» – une «calomnie», dit-elle – veille à ne pas s’appesantir sur son étiquette UMP. Dans une élection locale, «c’est le candidat qui compte, plus que le parti», argue-t-elle .

LAURE EQUY
QUOTIDIEN : lundi 3 décembre 2007
Lundi 3 décembre 2007
Vendredi 30 novembre 2007

Dominique Strauss-Kahn entre Sarcelles et Matignon

Depuis que Ségolène Royal a été investie par le PS pour mener la campagne présidentielle, Dominique Strauss-Kahn se faisait plus présent dans sa bonne ville de Sarcelles, banlieue nord de Paris, dont il est 1er adjoint et député. Mais voilà, dimanche dernier, François Bayrou a réuni 18,57 % des suffrages. Résultat, le tenant de la ligne social-démocrate au PS est remis en selle. Mercredi, la candidate et son ex-rival des primaires du PS se sont retrouvés dans un restaurant du VIIème arrondissement de Paris pour un déjeuner en tête-à-tête... sous les objectifs des photographes.

L’ancien ministre des finances est attendu ce vendredi soir au meeting de Lyon. Mais hier matin, il ne savait pas encore s’il interviendrait à la tribune : "Je fais ce que l’on me demande. Je ne demande absolument rien. On ne se bat pas pour soi. Faisons la gagner, elle peut gagner. On verra ensuite", déclare à Matin Plus Dominique Strauss-Kahn, qui rappelle qu’il affiche 35 meetings au compteur du 1er tour. "Elle a fait un pas en direction de Dominique en déjeunant avec lui, je ne suis pas sûr que cela suffise à convaincre les électeurs de Bayrou ", dit un proche, suggérant d’aller plus loin en constituant un ticket Royal à l’Elysée, Strauss-Kahn à Matignon. "C’est la seule chance de Ségolène pour capter les voix du centre", poursuit ce proche, tout en reconnaissant qu’"elle ne peut pas se voir imposer le choix de son premier ministre".

A Sarcelles, on est résigné : "Cela fait 20 ans que l’on me répète qu’il va quitter Sarcelles ", s’amuse François Pupponi, qui lui a succédé à la mairie. "Il ne vient pratiquement plus ou alors en vedette américaine avec journalistes et caméras. De toute façon il habite à Paris", lance un socialiste sarcellois. En 2002, DSK fut donné candidat à Paris pour les municipales de 2002. Aujourd’hui, son nom circulerait sur la promenade des Anglais à Nice. "Une rumeur débile", selon son entourage.

"On voudrait me voir plus. C’est plutôt flatteur, il y a tellement d’élus que l’on ne veut plus voir, plaisante l’intéressé avant de reprendre son sérieux. Je ne peux pas être partout. C’est une grande circonscription. Un exemple : il y a 120 groupes scolaires. En juin, sur un week-end, je ne peux pas faire plus d’une dizaine de kermesses..." Ce week-end, s’il n’est pas trop mobilisé par la campagne présidentielle, il naviguera entre les commémorations du génocide arménien, une soirée antillaise et un concert de hip-hop à Sarcelles.

L’ancien ministre ne manque cependant jamais une occasion de parler de sa ville. C’est à l’hôtel de ville qu’il a annoncé sa candidature aux primaires du PS. "Parce que je viens d’ici", déclarait-il, présentant Sarcelles comme son "laboratoire du changement". Un discours qui avait fait bondir le conseiller régional MRC Rachid Adda, vrai natif de Sarcelles et candidat déclaré aux municipales : "Au lieu d’utiliser l’image d’Epinal qui colle à Sarcelles pour changer la sienne, les Sarcellois auraient préféré qu’il utilise son image pour changer celle de la ville !".

François Pupponi, vante, lui, "l’avantage d’avoir un poids-lourds politique dans une ville difficile comme la nôtre". Selon lui, l’arrivée de la préfecture à Sarcelles s’est jouée au téléphone avec Lionel Jospin en deux minutes. Même chose pour le tramway : "Il a passé des coups de fil, monté trois réunions et en quatre mois il avait trouvé les 100 millions manquants. Alors c’est vrai, on ne le voit pas toujours sur le terrain mais il y a une bonne répartition des rôles entre lui et moi", affirme l’inconditionnel Pupponi. "S’il a pris du recul en mairie, reconnaît son directeur de cabinet, Jacques Langlade, c’est parce qu’il est beaucoup plus présent à la communauté d’agglomération" de Val-de France, que préside Strauss-Kahn depuis 1997.

La chance de DSK, c’est de pouvoir compter sur une équipe de fidèles qui entretiennent son réseau local et balisent sa présence aux quatre coins de la circonscription. Pour Pierre Bouchacourt, son attaché parlementaire en poste sur la ville, "la seule raison pour laquelle il aurait pu quitter Sarcelles, c’est s’il avait fait son entrée à l’Elysée après avoir été investi par le PS". Reste Matignon...

Olivier Zanetta

LE MONDE POUR MATINPLUS | 27.04.07 | 10h46

Jeudi 29 novembre 2007
Je mets en ligne l'intervention de Daniel Ivanes, conseiller municpal "hcr : honnête citoyen républicain" à Sarcelles, lors du dernier conseil municpal. A l'ordre du jour la cession par la Caisse des Dépots de ses parts dans la SEM... La CDC a surement plus vocation d'investir en bourse avec le succès qu'on lui a connu dans l'affaire EADS-Lagardère... que de répondre à ses responsabilités historiques liées à la construction du Gd-Ensemble de Sarcelles.

Monsieur le Maire,
1er point :
Il est regrettable, pour les sarcellois qui l’utilisent, que soit aujourd’hui remis en cause par une municipalité qui prétend être de gauche, ce mode de chauffage, vrai service public ; initié par Henri Canacos et Philippe Clerc en particulier, et qui est, je le rappelle en passant, précurseur en matière de développement durable.
Comment votre municipalité peut-elle justifier l’abandon d’un tel service public ? Car malgré toutes vos explications alambiquées,  faites ici ou là, c’est bien  un abandon de service public !
J’en veux pour preuve Une délibération 2005-122, signée François Pupponi et soumise au vote du conseil municipal le 29 juin 2005, qui s’intitule  justement « abandon du service public de distribution calorifique du grand ensemble».
2e point :
Aussi, sur le plan technique et financier, quelques remarques :
 1.- Le protocole d’accord exonère de toute responsabilité ICADE, SCIC HABITAT, SNI, OSICA…etc. à l’égard des jugements en cours avec les copropriétaires et les locataires (6 millions d’euros de surfacturation conséquence de la différence de superficie 954.000 M2, alors que toutes les expertises sérieuses l’estiment à 1.400.000 M2)
2.- Le réseau de chauffage, s’il n’appartenait pas aux copropriétaires, alors pourquoi pendant 40 ans ont- ils payé des charges d’entretien du réseau relevant de la responsabilité du propriétaire ? Donc aujourd’hui ils sont reconnus, de fait, propriétaires d’une partie du réseau. CQFD !
3.-Comment et pourquoi un tel écart entre un prévisionnel de 13.000 tonnes (Bon de commande du 10.11.2005) pour un réalisé de 17.049 tonnes sur la période du 15.11.2005 au 5 mai 2006, alors que l’hiver a été particulièrement doux ? Y a-t-il eu des fuites, des tuyaux percés ou bien est-ce tout simplement, comme pour l’armagnac, une « évaporation » vous savez, celle qu’on appelle « la part de l’ange ?
En conclusion : Les raisons politiques de ces différentes décisions sont très peu compréhensibles  et malgré votre  présentation du projet, cela me fait penser à un proverbe corse que vous connaissez j’en suis sûr :
« Esse cume a castagna, bèlla di fóra, ingrentu macagna. » Être comme la châtaigne, belle à l'extérieur, gâtée (pourrie) dedans.
En conséquence, n’en soyez pas étonné, je vote contre ce projet


Sarcelles le 28/11/2007
Daniel Ivanes
Conseiller municipal
Jeudi 29 novembre 2007

« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire » 


Jean Jaurès

Mercredi 28 novembre 2007

Ca sent le gaz lacrymogène, le plastique brûlé et la rage. Celle d'une centaine de garçons bien organisés, qui disent vouloir "buter" le moindre "Schtroumpf" – le moindre policier. Lundi 26 novembre, entre 19 h 30 et 22 h 45, cinq rues de la ZAC et du Puy, à Villiers-le-Bel, dans le Val-d'Oise, là où, la veille, deux jeunes garçons de 16 et 15 ans, Larami et Mouhsin, sont morts dans le choc de leur mini-moto contre une voiture de police, ont rejoué des scènes d'une extrême violence.

Restés invisibles tout l'après-midi, les policiers se sont postés en masse, en fin de journée, devant la gare du RER D, après l'incendie d'un camion poubelle. A peine les premiers lampadaires allumés, les jeunes attaquent avec des pavés, des feux d'artifice et des pétards "mammouth" – les plus gros.

Dès qu'un policier est touché, les garçons fêtent ça, les bras levés au ciel. Même cri de victoire quand ils reculent. Ils se hissent sur les toits des voitures, ils se prennent en photo avec les téléphones portables. "Attraper un flic", un "keuf", un "porc" : pendant trois heures, une poignée de meneurs répètent ces mots d'ordre : "Restons groupés!", "Solidaires, les gars !". Et les émeutiers, disciplinés, suivent les consignes.
Les "petits" – certains n'ont même pas 10 ans – jouent les éclaireurs. Ils débusquent les policiers et jettent des cocktails Molotov; les plus grands veillent à ce que la voie soit libre. Pour enflammer voitures et magasins, ils se ravitaillent aux réservoirs de trois voitures du "95", où sont remplis les jerricans puis les bouteilles de verre. Un gaillard en survêtement noir, talkie-walkie branché sur une fréquence de la police, guide l'équipe.
La troupe sait qu'il ne sert à rien d'attaquer la mairie : elle a fermé ses portes. Le conseil de crise des élus se tient ailleurs, dans un lieu tenu secret.
DES FEMMES JETTENT DE L'EAU DU BALCON
"Anelka !". Ils se donnent des surnoms de footballeurs, d'animaux ("chameau") ou de héros de télé ("Frelon", alias Bruce Lee). Ils cachent aussi leurs visages. Echarpes haut sur le nez, capuches, et même, pour certains, tenues de CRS, avec matraque et bouclier. Un ami, caméra numérique montée sur pied, filme chaque pavé lancé, dans chaque voiture brûlée. Quand certains s'y croient et s'attardent trop devant l'objectif, les meneurs sermonnent : "Oh les gars, c'est pas du cinéma, c'est la guerre !"
"Allez les frères!", encourage-t-on sur le trottoir, où les anciens, médusés de tant de violence, sont descendus regarder le spectacle, tandis que d'autres tentent de sauver leur voiture. Certaines femmes jettent de l'eau du balcon de leur HLM pour soulager les yeux rougis de leurs "fils". Quand la police charge, certains étages n'hésitent pas à la "caillasser".
Au sol, toute arme est bonne à prendre : des multiprises, une épée, un fusil à pompe… Mais la plupart se battent avec des bâtons en bois ou des barres de fer chipées dans les chantiers. On s'approvisionne en bouteilles dans les silos de recyclage du verre. Panneaux d'affichage électoral ou de signalisation, poteaux, arbres servent d'arme ou de bouclier. Des coins entiers se retrouvent dans le noir, comme l'avenue du 8-mai-1945. Parfois, un coup de pied dans les lampadaires crée un court-circuit.
Tas de pierres et de poubelles bloquent certaines routes, comme des check-points de fortune. "La guerre, c'est ça mon pote. C'est faire tourner en rond l'ennemi", lance un meneur, s'improvisant général. Comme la veille, certains magasins, certaines concessions automobiles passent à travers les flammes : avant de mettre le feu, on discute.
"Celui-là, il est à la famille", crie une jeune voix devant le pressing du 8-mai-1945. La bibliothèque Louis-Jouvet, le supermarché Aldi, le salon de coiffure, l'auto-école ont moins de chance : pillés et incendiés pour le dernier par un gamin âgé d'à peine 13 ans. "Faut brûler nos amendes", lâchent-ils en chœur. C'est chose faite à 22h30, lorsque "les impôts" prennent feu.
La jeunesse de Villiers est dehors depuis longtemps. L'après-midi, on a photocopié à la hâte les portraits des deux adolescents "morts pour rien" : le même cri de ralliement qu'après le drame de Clichy-sous-Bois, en octobre 2005, lorsque deux jeunes gens avaient trouvé la mort dans un transformateur électrique. Les collèges et les lycées se sont donnés le mot pour une "marche silencieuse" – si l'on peut dire : dans cette ville proche de Roissy, c'est rare qu'un long-courrier laisse la ville tranquille. Elèves et grands frères, bonnets ou capuches, sacs à dos sur lesquels ils ont fièrement écrit, au Tipp-Ex, le nom de leur cité, entre trois "killer" et deux "fuck the cops", une masse défile.
Frères, sœurs et copains expliquent : "Les policiers n'avaient pas à partir, on aurait laissé passer les secours!" Un grand râle : "Vous allez voir qu'ils vont lancer le débat sur les mini-motos, pour faire diversion. Mais est-ce qu'on fait une histoire quand à Neuilly un cavalier ne porte pas de casque ?"
Dans la foule tendue et sans larmes, on compte aussi quelques profs, bouleversés, mais un seul élu, sans écharpe, – Rachid Adda, conseiller régional (MRC) d'Ile-de-France – et des responsables associatifs, atterrés par ce nouvel épisode de guerre entre jeunes et police. "Moi j'ai vécu Charonne, le 17 avril 1961. Mais la police, ça restait quand même police secours , rumine ce fonctionnaire de mairie. Aujourd'hui, mes enfants je leur dis : quand tu vois la police, tu t'enfuis ."
 
Ariane Chemin et Mustapha Kessous
Mardi 20 novembre 2007

Dans une interview, François Pupponi amalgame le combat mené en faveur de la Laïcité par le Mouvement Républicain et Citoyen (dont Jean-Pierre Chevènement est le président d’honneur) et l’origine ethnique ou la religion supposée de son premier secrétaire fédéral, le conseiller régional Rachid ADDA.

 
Sur les fait en eux-mêmes :
La seule question soulevée par le MRC fut, en octobre 2006, l’octroi de l’Ecole de Musique pour une fête religieuse qui privait les élèves de cours et non pas du prêt de salle municipale en général.
 
L’action du MRC [1], initiée par Gilles Ganzin, responsable du MRC Sarcelles, à la demande d’un collectif de parents d’élèves pétitionnaire contre les promesses du Maire de la Ville de trouver une autre solution, s’est réduite à cette salle particulière et non aux dizaines d’autres accordées lors des fêtes religieuses. Le MRC aurait répondu de la même façon à tout autre sollicitation du même type.
Il est proprement mensonger d’énoncer que le MRC se serait opposé à l’octroi de salles municipales à « la seule communauté juive ».
 
Sur les propos de François Pupponi :
François Pupponi n’arrive pas à cacher sa fébrilité dans cette période électorale et l’homme qui prétend vouloir devenir le porte parole de la banlieue devrait à tout le moins mieux choisir ses mots.
En attribuant cette action politique et collective au seul premier secrétaire fédéral du MRC, François Pupponi pratique un amalgame grossier afin de disqualifier un adversaire politique en raison de son origine.
 
Le MRC Val d’Oise s’insurge solennellement contre des propos scandaleux qui suggèrent que son premier secrétaire fédéral agirait par ostracisme à l’encontre de la communauté juive et par favoritisme à l’égard de sa communauté supposée. Ce sont là des propos indignes de la vie démocratique.
 
Au-delà du « cas Pupponi », déjà poursuivi pour diffamation et injures à caractère racial par la 17ème chambre correctionnelle, c’est là bien la question de la Citoyenneté qui est posée.
Quand Nicolas Sarkozy et son gouvernement proposent les fichiers ethniques ou des tests ADN comme moyen de gestion administrative de la population, peut-on rester silencieux à ce que l’on peut qualifier d’une véritable « assignation à origine » d’un élu de la République par un de ses élus, maire d’une ville symbole comme Sarcelles ?
 
La question est posée à la Fédération du Val d’Oise du Parti Socialiste ; elle se pose d’ores et déjà aux électeurs de la 8ème circonscription du Val d’Oise.
 
 
 
Bouffémont, le 20 novembre 2007
 
 
 
Michel LACOUX
Secrétaire départemental à la communication
Membre du Bureau national
 
Gilles GANZIN
Président du Comité de Sarcelles
Secrétaire départemental à l’organisation
 
 

[1]La gazette du Val d’Oise (4/10/06) : le Mouvement républicain et citoyen (MRC) indique "qu’il est normal qu’une municipalité trouve des solutions, à titre exceptionnel, pour permettre à nos concitoyens de pouvoir exercer leur culte en cas de manque de structures cultuelles. Dans tous les cas, cela doit être fait dans l’égalité de traitement de chacun et en concertation avec ceux qui ont l’usage habituel de l’équipement et d’assurer la continuité du service au public. Le vrai problème est l'incapacité pour François Pupponi de tenir en octobre 2006 un engagement aux parents d'élèves d'octobre 2005. Ses promesses à la légère créent aujourd’hui une crispation des usagers du conservatoire, dont pâtissent malheureusement nos concitoyens de confession juive, par l'existence de polémiques publiques inexistantes par le passé.
Mardi 20 novembre 2007
Le Maire de Sarcelles réitère dans l'ignoble en amalgamant l'action politique de mon parti, le MRC de JP Chevènement, et mon origine ethnique et ma religion supposée. Même l'extrème-droite n'avait pas osé formuler pareille infamie.
 
François Pupponi pense peut-être que la génétique prédétermine la morale d'un homme ou sa conscience ? Dire que le même  manifeste contre les tests ADN alors qu'il semble croire que l'action d'un élu [chevènementiste en plus] est déterminée par son origine ethnique ou sa religion supposée et non par ses convictions et des principes.
Et pourtant... Moi aussi, quand je me lève, chaque matin, je ne me demande seulement quelle pierre je peux apporter pour édifier une République plus forte, plus humaine et plus fraternelle...
 
 Il ne viendrait jamais à l’esprit de républicains sincères, d’évoquer les origines d'un élu pour éclairer des articles de presse brulant sur une SEM et dans ses motivations, quant à l'achat d'une sculpture ou celles d'un Député de la République quand il prend position sur le Moyen-Orient. 
Et pourquoi d'ailleurs ? Parce que le démens qui agirait de la sorte ouvrirait une porte fermée depuis les heures les plus sombres de notre histoire quand l'appartenance religieuse ou ethnique, réelle ou supposée, était en soi un délit d'opinion
.
 
Au delà du "cas Pupponi", cela est-il révélateur de la gestion de la diversité par le Parti Socialiste ? Les brunes n'y ont peut-être le droit que de parler aux brunes; les rousses aux rousses et les blondes à tout le monde...  On peut même se demander ce que donnerait une projection du raisonnement [si on peut dire...] de François Pupponi notamment dans le choix de son suppléant ?

Pour étayer ses propos, il réinvente le passé. Mais pour quelqu'un né à Nantua dont l'éditeur indique une naissance sarcelloise sur le 4ème de couverture de "son" livre, il semble probable que le terme réalité n'a pas le sens commun que nous lui donnons presque tous.
Je rappelle donc à votre bon souvenir ce communiqué du MRC Sarcelles d' octobre 2006.


 
Sarcelles, le 2 octobre 2006
 
En ne tenant pas son engagement vis à vis des parents d'élèves du conservatoire, le Maire de la Ville de Sarcelles a ouvert une polémique (une de plus) qui divise à nouveau les Sarcellois.
En effet, dans une lettre datée du 25 octobre 2005, le Maire indiquait lui-même, à propos de la mise à disposition du conservatoire de muisque, pour Yom Kippour « qu'il était indélicat d'imposer la fermeture du conservatoire pour quarante-huit heures sans avoir consulté en amont, et (...) qu'à l'avenir tout serait mis en oeuvre pour éviter que cette situation se reproduise. » 
   
Contrairement à ce qu’indique le Maire de la Ville, personne ne veut que des Sarcellois pratiquent leur culte dans la rue. Il est simplement demandé que les solutions envisagées permettent la continuité du service public (cours, pratiques sportives…) et n'induisent aucun coût supplémentaire pour le contribuable.
 
Le MRC estime, en effet, qu'il est normal et même souhaitable qu'une municipalité trouve, à titre exceptionnel, des solutions palliatives au manque de places pour permettre à nos concitoyens de pouvoir exercer leur culte dans de bonnes conditions. D'autant que les capacités d'accueil sont souvent insuffisantes pour l'affluence liée aux fêtes religieuses.
 
Mais de telles mises à disposition doivent obéir à une égalité dans le traitement de chaque demande [le conservatoire avait été refusé au MRC en octobre 2005 pour y célébrer le centenaire de la Laïcité] et nécessite une concertation avec ceux qui ont l'usage habituel de l'équipement... sauf à vouloir monter les Sarcellois les uns contre les autres.
 
Le vrai problème posé aujourd'hui est plus dans l'incapacité pour François Pupponi à tenir en octobre 2006 un engagement fait par écrit aux parents d'élèves en octobre 2005. Ses promesses faites à la légère et sa politique du fait accompli créent aujourd'hui une crispation des usagers du conservatoire, dont pâtissent malheureusement nos concitoyens de confession juive, par l'existence de polémiques publiques inexisantes par le passé.
 
Ce n'est d'ailleurs pas le moindre méfait de la gestion communautariste de François Pupponi que d'avoir perturbé durablement le vivre ensemble à Sarcelles par la création de polémiques publiques inexistantes par le passé et la segmentation de la population sarcelloise.
 

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