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Dimanche 13 juillet 2008
Rachid Adda : « François Pupponi est incapable de fédérer toute la gauche à Sarcelles » (11/07/2008 14:32)

Remonté après les propos de François Pupponi à son encontre concernant la future cantonale partielle à Sarcelles, Rachid Adda, conseiller régional MRC, a dénoncé l’attitude du maire de Sarcelles. Quand le socialiste indique que la « difficulté pour faire l’unité à gauche est due à un seul candidat dont on ne sait plus s’il est de gauche ou de droite », la tête de liste MRC aux municipales dénonce « la stratégie du vide »  mise en place par le maire. Regardez l’interview de Rachid Adda en vidéo.


Interview Rachid Adda (Sarcelles), Premier secrétaire fédéral du MRC

Vendredi 27 juin 2008

La réservation de la piscine aux femmes loubavitchs fait des vagues

Depuis trois ans, la piscine de Sarcelles est réservée une partie du dimanche après-midi à l'association des femmes loubavitchs, des juives orthodoxes à qui leur culte impose de se baigner sans présence masculine. Devront-elles bientôt renoncer ? «

Cela doit cesser au plus vite, s'insurge dans un communiqué le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Sarcelles. Nous demandons la suppression des créneaux communautaires afin de mettre fin à ce que nous appelons l'exception cultuelle sarcelloise, en contradiction avec le principe de la laïcité. »

Depuis trois ans,. Devront-elles bientôt renoncer ? « Cela doit cesser au plus vite, s'insurge dans un communiqué le (MRC) de Sarcelles. Nous demandons la suppression des créneaux communautaires afin de mettre fin à ce que nous appelons l'exception cultuelle sarcelloise, . »

« A Lille, Martine Aubry, qui avait accordé de tels créneaux dans ses piscines aux femmes musulmanes, avait fini par rebrousser chemin après avoir été montrée du doigt et vertement tancée par la commission Stasi sur la laïcité », précise Rachid Adda, le conseiller régional MRC à l'origine de la démarche. Oui, mais voilà, le maire PS de Sarcelles, François Pupponi, qui avait accordé à l'association cette autorisation de se servir de l'équipement à l'époque communal, passé depuis dans le giron de la communauté d'agglomération Val de France, ne l'entend pas de cette oreille. D'autant qu'il occupe également aujourd'hui la fonction de vice-président de Val de France, chargé des sports et de l'habitat. « Ce que demande Rachid Adda est illégal et contraire au principe de la laïcité, martèle-t-il. Quand une association de la ville demande à utiliser un équipement communal, quel qu'il soit, le maire n'a pas le droit de refuser en invoquant l'appartenance religieuse des utilisateurs.

Cette analyse juridique m'a d'ailleurs été confirmée par la commission Stasi. De plus, il ne s'agit en l'occurrence pas de créneaux horaires qui léseraient la population, mais de vacations, à des horaires où l'équipement est fermé au public. Cette association de femmes loubavitchs ne bénéficie pas, en outre, du personnel municipal, mais occupe la piscine avec ses propres maîtres nageurs et assure elle-même la sécurité. »

Au-delà de la querelle politique locale, d'autres enjeux viennent peser sur cette affaire : la Direction départementale de la jeunesse et des sports envisage très sérieusement d'installer, à la fin de l'année à la piscine de Sarcelles, un   pôle national de formation aux métiers nautiques et de maîtres nageurs (lire encadré). « Mais seulement si cette pratique cesse dans cet établissement », prévient Mathias Lamarque, le directeur départemental. Contacté, le député Dominique Strauss-Kahn, président de Val de France, a fait savoir qu'il approuvait la position du maire de Sarcelles.

Le Parisien du 14 juin 2006
Bénédicte Agoudétsé

Mercredi 5 mars 2008

A Sarcelles, François Pupponi favori malgré les clashs

 

Bénédicte Agoudetsé | Le Parisien | 03.03.2008 | 08h55

  
DRÔLE d’ambiance à Sarcelles où pourtant, le mois dernier, les quatre candidats aux élections municipales du 9 mars ont signé, à l’initiative de l’UMP Patrick Toulmet, une « charte éthique pour une campagne propre ». Le député-maire sortant PS François Pupponi, dauphin de Dominique Strauss-Kahn, clame haut et fort sa sérénité et compte bien être réélu dès le premier tour, comme en 2001 où il avait remporté 58 % des voix.
Pourtant, sa campagne a été émaillée par deux clashs notables. Avec les Verts d’abord, qui ont refusé de figurer sur sa liste, mais aussi avec l’une de ses conseillères municipales sortantes, Nathalie Bellity, handicapée, finalement écartée par le maire, dit-elle, pour avoir notamment dénoncé sa position de 32 e sur la liste. Pour rester aux commandes de la ville, Pupponi reste fidèle à ses méthodes « qui ont fait leurs preuves » : « Mon principal objectif, explique-t-il, c’est de lutter contre l’abstention et mobiliser, grâce au porte-à-porte, à une présence quotidienne sur le terrain et les marchés. J’ai aussi tenu une douzaine de réunions publiques et participé à des réunions d’appartement. »
Le maire sortant entend « poursuivre treize ans d’efforts pour moderniser la ville et oeuvrer à la réalisation des grands projets initiés avec DSK : l’arrivée du tramway, le plan de rénovation urbaine dans le Grand-Ensemble et la construction d’un grand centre commercial qui devrait générer 2 500 emplois, en grande partie locaux. » Nouveauté cette année : alors que pendant sa mandature l’opposition fut inexistante au conseil municipal, Pupponi devra cette fois compter avec trois adversaires, tous sarcellois de souche qui ont réussi socialement et prêts à tout, même à se liguer au second tour pour empêcher sa réélection. Handicapé, l’UMP Patrick Toulmet mène campagne en fauteuil roulant : « Dans le Grand-Ensemble, même si ce n’est pas toujours évident, j’utilise les ascenseurs pour aller à la rencontre des habitants. » Toulmet compte bien créer la surprise grâce à un programme très social. « Avec DSK aux manettes, Sarcelles, qui compte 20 % de chômeurs, aurait dû être un exemple de réussite pour la France ! Mais sa politique clientéliste a fait beaucoup de mal à la ville, où il faut d’urgence redynamiser l’économie, créer pour la population des centres de formation et un accès direct à Roissy et à ses 80 000 emplois. Je propose un système de navettes très régulières que les usagers pourraient emprunter pour l’euro symbolique. »
En cas de second tour, l’homme pourrait être rejoint par le jeune candidat du MoDem Mourad Boughanda : « Il y a deux urgences, diagnostique-il. Faire venir des entreprises à Sarcelles et les accompagner pour créer de l’emploi sur place et de la richesse. Et surtout construire et réhabiliter d’urgence les logements. Pourquoi n’aiderait-on pas ceux qui vivent en location depuis plus de vingt ans à devenir propriétaires de leur logement en tenant compte de l’argent qu’ils ont versé pendant toutes ces années, sans posséder de patrimoine qu’ils pourraient transmettre à leurs enfants ? » Rachid Adda (MRC) a concocté une liste apolitique, réunissant à la fois des habitants de gauche et de droite. « Mon objectif, c’est de mettre à plat et de faire un audit de la gestion de la commune pour supprimer les ghettos et remunicipaliser un certain nombre de services publics privatisés sous DSK et Pupponi : le chauffage, la propreté, les cantines scolaires. »
Soutenu par l’association qui lutte contre la corruption, Anticor, Adda se veut aussi un Monsieur Propre qui prône « la transparence et un vrai contrôle démocratique des affaires de la ville par les citoyens ».

Samedi 9 février 2008

Justice
Sarcelles : Rachid Adda débouté de sa plainte contre François Pupponi

Aurélien Perol | Le Parisien | 09.02.2008 | 07h00
«J’IRAI jusqu’au bout. » Le tribunal de grande instance de Paris a beau avoir rejeté sa plainte contre François Pupponi pour vice de procédure, hier après-midi, Rachid Adda a la ferme intention de faire appel de cette décision. Le conseiller régional MRC, candidat aux municipales à Sarcelles, poursuivait le député-maire (PS) de cette ville pour diffamation et injures, suite à la parution, fin 2006, d’un livre dans lequel ce dernier le qualifiait de « jeune beur de Sarcelles », l’accusant de « communautariser le discours politique ».
Les magistrats ont déclaré irrecevables les poursuites du plaignant sans, comme c’est l’usage, justifier la décision durant l’audience. Mais maître Léopold Lucas, l’avocat de Rachid Adda, a déjà sa petite idée sur leurs motivations. « La défense de monsieur Pupponi sollicitait l’annulation de la procédure pour amalgame entre les accusations d’injure et de diffamation, explique-t-il. Si c’est le cas, un appel est possible car la jurisprudence contredit cet argument. »
Rachid Adda, lui, n’hésite pas à accuser le député-maire de Sarcelles de « se cacher derrière la procédure » pour éviter que le fond de l’affaire soit abordé. Le candidat MRC rappelle au passage le report d’une première audience l’automne dernier « car François Pupponi ne s’était pas présenté ».
Egalement absent hier après-midi, ce dernier voit plutôt dans cette annulation le signe que le tribunal « n’a pas donné raison à ces accusations mensongères ». « Il n’a jamais été dans mon intention de diffamer ou d’insulter qui que ce soit, poursuit François Pupponi. Rachid Adda passe son temps à m’attaquer dans tous les sens, c’est sa façon de faire de la politique. Je suis satisfait que la justice l’ait renvoyé dans les cordes. »
Dans les cordes, peut-être, mais pas encore KO : hier, Rachid Adda annonçait le prochain dépôt d’une autre plainte pour diffamation, concernant cette fois des propos du maire de Sarcelles publiés en novembre… La charte d’éthique pour une campagne propre signée la semaine dernière par les deux candidats y résistera-t-elle ?
Jeudi 7 février 2008

Les candidats s’engagent à mener une campagne « éthique »

 

Bénédicte Agoudetsé | Le Parisien | 07.02.2008 | 07h00
L’INITIATIVE est venue de Patrick Toulmet, le candidat UMP. Ce dernier a signé avec son adversaire MRC, Rachid Adda, une « charte éthique des candidats à l’élection municipale de Sarcelles ». L’homme appelle tous les autres postulants au mandat de maire à adhérer à cette démarche et à ces dix commandements, destinés « à garantir un climat serein et républicain pendant toute la campagne ».
« Je m’adresse à mes adversaires très pacifiquement, explique Patrick Toulmet. J’ai eu l’idée de cette charte après avoir assisté, en Seine-Saint-Denis où j’ai milité autrefois, à de véritables rixes entre colleurs d’affiches de bords différents. Ce texte vise à ce que de tels événements n’aient pas lieu. » En signant la charte, Rachid Adda attend, lui, « une ambiance différente de celles des scrutins de ces dernières années. Je ne veux, par exemple, plus être obligé d’organiser un meeting ou une réunion publique dans un établissement privé, comme un hôtel, sous prétexte que la mairie ne m’a pas accordé de salle appropriée. »
Le candidat du MoDem, Mourad Boughanda, a également paraphé cette charte, qu’il « appelait d’ailleurs de ses voeux depuis longtemps ». D’abord circonspect, le maire sortant PS, François Pupponi, l’a finalement signée lui aussi, s’engageant à réaliser « une campagne propre sur la ville » et veiller à empêcher l’affichage sauvage, c’est-à-dire en dehors des trente panneaux officiels de la ville, en faisant établir un constat d’huissier par la ville et en dressant des procès-verbaux aux contrevenants. Mais, s’amuse le député-maire, « il manque à ce texte un onzième point, qui inciterait les futurs élus à siéger régulièrement au conseil municipal ».
Allusion à peine voilée à la défection de l’opposition depuis plusieurs années à ces séances mensuelles.
Samedi 8 décembre 2007

Législatives partielles dans le Val d'Oise

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Rachid Adda a passé son samedi matin à distribuer des tracts à Garges-lès-Gonesse. Agé de 40 ans, Sarcellois de naissance, ingénieur de formation, M. Adda est Conseiller régional d'île de France et membre du Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement. Il est candidat à la législative partielle du 9 et 16 décembre 2007, dans la 8ème circonscription du Val d'Oise, suite au départ de Monsieur Strauss-Kahn pour le FMI.

  
   
SaphirNews : Les élections se suivent et ne se ressemblent pas. Quels enjeux mettez-vous dans cette candidature ?

Rachid Adda : Effectivement, l'élection de juin avait un caractère national car il s'agissait de choisir la couleur politique de la majorité à l'Assemblée Nationale. Elle s'inscrivait dans le contexte de l'élection présidentielle. Cette fois-ci, c'est différent. Un député PS ou UMP de plus ne changeront rien à la donne nationale. D'autant que ces deux partis se retrouvent majoritairement pour remettre en cause la volonté populaire contre la constitution européenne massivement rejetée le 29 mai 2005. La question centrale de cette partielle est de choisir celle ou celui qui sera le plus apte et le plus digne pour représenter les habitants de la circonscription. Ma candidature, issue de la gauche sociale et républicaine, est le moyen de sanctionner à la fois une politique nationale de droite et une gestion locale de gauche qui sont toutes deux coresponsables de la situation difficile que connaît notre circonscription. Tous les clignotants sont au rouge alors que les atouts de nos communes sont nombreux.

Concrètement qu'est ce qui va mal dans cette situation ?

DSK et François Pupponi ont véhiculé l'imagerie d'Epinal sur la ville de Sarcelles au lieu de valoriser les atouts de la commune dont la richesse de sa population et une position géographique sans équivalent. Cela a contribué à maintenir la commune et plus généralement l'agglomération dans une relégation quand d'autres communes, comme Saint-Denis par exemple, ont pu en sortir grâce à un effet "stade de France". En dix ans aucune plus value locale n'a été apportée par l'équipe municipale afin de corriger les effets dévastateurs dans nos quartiers des politiques menées au plan national par la droite.

Et vous que proposez-vous ?

Des clauses d'insertion doivent être incluses dans les appels d'offres pour imposer que les entreprises recrutent ou contribuent à la formation des habitants de nos communes. Il faut avoir l'objectif de la mixité sociale en réservant une part de logements sociaux dans tous les projets immobiliers même privés. Il faut s'assurer de la diversité des fonctions urbaines (habitat, activités, services publics) dans les projets de rénovation urbaine afin de requalifier durablement nos quartiers et agir dans ce domaine dans la concertation et au profit des habitants actuels. Il faut surtout mettre le paquet sur l'Ecole pour qu'elle redevienne à nouveau une promesse d'extraction sociale pour chacun dans nos quartiers.
Je terminerai sur la méthode. L'instrumentalisation des communautés par certains élus à des fins électorales, selon l'adage « diviser pour mieux régner », porte atteinte au vivre ensemble. Elle crée un climat de défiance et de méfiance entre les habitants de nos communes en segmentant la population et en séparant des destins pourtant liés. Il faut avoir le même discours pour tous et forger une identité forte pour nos communes par des projets fédérateurs et non en s'adressant différemment en fonction de son auditoire. Dans nos communes plus qu'ailleurs, cela doit être la profession de foi de tout élu républicain. C'est le sens même de mon engagement en politique auprès de Jean-Pierre Chevènement et de ma candidature à cette élection dans la circonscription où je suis né.

On ne peut pas s'empêcher de penser à l'échec national des candidats dits de la diversité.

C'est justement parce que les partis politiques qui en ont fait la promotion étaient dans une logique d'affichage et qu'elles ont été présentées comme telles qu'elles ont été un échec. Et on a vu, dans des circonscriptions difficiles, toute une série de parachutages de personnalités politiques ou médiatiques souvent déconnectées de la réalité de terrain et imposées aux militants des sections locales. Les gros partis politiques fonctionnent à deux vitesses : d'un côté les colleurs d'affiches, et de l'autre une poignée de responsables, cumulant mandats et fonctions, qui verrouillent le fonctionnement démocratique. Pour que la France ait une assemblée qui lui ressemble vraiment, il faut permettre à la démocratie de vivre dans les partis et que les partis aient des élus à l'image de leurs militants.
Ceci dit, il est essentiel que l'Assemblée Nationale reflète d'avantage la réalité de la diversité française et des différentes sensibilités politiques. Je crois que cette élection partielle peut-être aussi une occasion saisie pour cela…


Dans vos priorités, vous promettez de recevoir les jeunes diplômés en recherche d'emploi. C'est bien, mais pour leur dire quoi exactement ?

D'abord une précision : je ne recevrai pas seulement les jeunes diplômés sans emploi qui m'en feront la demande mais aussi les jeunes qui sont dans une démarche d'insertion. Pas pour leur dire quelque chose mais pour agir et faire quelque chose face aux difficultés d'accès à l'emploi et même à des stages pour les jeunes de nos quartiers. Le chômage atteint des taux proches de 40 % dans certains quartiers et y touche notre jeunesse deux fois plus qu'ailleurs. Et pourtant le Val d'Oise est un département où les créations d'entreprises sont nombreuses et qui possède le premier pôle d'emploi de France autour de l'aéroport de Roissy. Or les habitants de l'Est du Val d'Oise profitent peu de ces emplois pourtant à quelques encablures à vol d'avion.
Pour expliquer ce chômage plus important qu'ailleurs, il y a bien entendu des raisons liées à l'inadéquation entre formations et emplois, les difficultés d'accès en transports collectifs vers Roissy-CDG ou aux dysfonctionnements des missions locales mais aussi des raisons liées à la stigmatisation de nos communes et de leurs habitants. Le délit d'adresse existe et les jeunes de nos quartiers sont parfois écartés par des employeurs potentiels parce qu'ils habitent Sarcelles, Garges ou Villiers-le-Bel.

Avec votre candidature, on ne peut s'empêcher de penser aussi à votre plainte contre le maire actuel de Sarcelles, M. Pupponi. Où en est l'affaire ?

C'est pourtant une affaire à dissocier totalement du contexte électoral puisque c'est en tant que citoyen que j'ai porté plainte dès janvier 2007. L'audience du 17 novembre à laquelle le Maire de Sarcelles ne s'est pas rendu avait été programmée avant même que l'on sache que DSK serait le candidat de Nicolas Sarkozy à la direction du FMI. Bien entendu les écrits de M. Pupponi prennent une dimension particulière dans une ville comme Sarcelles et quand leur auteur prétend par ailleurs vouloir être le porte parole de la banlieue.
Ce qui me gène plus c'est le silence de la presse pourtant alertée alors que les propos similaires d'un ministre algérien sur les origines supposées de Nicolas Sarkozy ont fait la une des médias nationaux. Dire d'un élu de la République Française que son action politique est motivée par ses origines ou sa religion supposée relève du racisme le plus nauséabond qu'il soit. Et c'est cela que je reproche aux propos de François Pupponi dans son livre et dans un article récent du journal Le Parisien. Les écrits sont tels que je ne veux même pas les reproduire dans votre interview. La société ne peut accepter de tels comportements de quiconque mais encore moins de la part d'un Maire d'une ville symbole comme Sarcelles. Il n'y a pas de droit d'antériorité ou de certificat d'origine contrôlée dans la conception républicaine de la Citoyenneté. L'affaire est reportée au 21 décembre. J'attends donc avec confiance et impatience que la justice suive son cours et sanctionne François Pupponi pour des écrits que je considère comme diffamatoire et injurieux.

C'est un peu anachronique, mais si vous aviez siégé à l'Assemblée, auriez vous soutenu la loi sur le contrôle ADN ?

Bien entendu que non. Tout comme je condamne la création de statistiques ethniques qui nous rappelleraient les heures les plus sombres de notre pays. Derrière l'alibi de faciliter les démarches des demandeurs d'asiles ou de lutter contre les discriminations, ces deux mesures sont contraires à l'éthique républicaine. Je suis soulagé que le conseil constitutionnel ait vidé de sa substance l'article sur les tests ADN et ait rejeté celui sur les statistiques ethniques. Ces deux mesures qui sont une véritable tache morale pour ce gouvernement ont contribué à instrumentaliser la question de l'immigration à des fins électoralistes. Mais le PS doit aussi balayer devant sa porte. Il ne peut pas être scandalisé à juste titre contre les tests ADN et se taire quand un de ses élus assigne à origine un autre élu en considérant la religion pourrait être transmise de façon héréditaire.
 
  
Vendredi 07 Décembre 2007
Propos recueillis par Amara BAMBA  pour le site saphirnews.com

 

Mardi 20 novembre 2007
Pour la 2ème année, la polémique s’est installée au sujet du conservatoire de musique prêté à la communauté juive pour sa fête du Yom Kippour qui a eu lieu dimanche et lundi dernier. L’année dernière, le maire de Sarcelles avait déjà prêté la salle sans prévenir les parents à l’avance, ce qui les avait fait hurler. Cette année, il les a quand même prévenus 15 jours à l’avance…
François Pupponi avait cependant déclaré, l’année dernière, qu’il allait trouver une autre salle. Une promesse qu’il n’a pas tenue et qui met de nouveau en colère les parents : « Nous pensions suite aux protestations d'un ensemble de parents d'élèves et de leur association que cela ne se déroulerait plus dans ces locaux. Eh bien non !. Je suis consterné de subir cet arbitrage du maire et cette décision unilatérale qui ne prend en aucun cas les protestations des parents et des citoyens de cette ville comme recevables. », explique un parent d’élève.
De son côté, interrogé par téléphone, le Mouvement républicain et citoyen (MRC) indique « qu’il est normal et même souhaitable qu’une municipalité trouve des solutions, à titre exceptionnel, pour permettre à nos concitoyens de pouvoir exercer leur culte en cas de manque de structures cultuelles. Dans tous les cas, cela doit être fait dans l’égalité de traitement de chacun et en concertation avec ceux qui ont l’usage habituel de l’équipement et d’assurer la continuité du service au public. Le vrai problème est l'incapacité pour François Pupponi de tenir en octobre 2006 un engagement aux parents d'élèves d'octobre 2005. Ses promesses à la légère créent aujourd’hui une crispation des usagers du conservatoire, dont pâtissent malheureusement nos concitoyens de confession juive, par l'existence de polémiques publiques [inexistantes par le passé].»
Une polémique qui n’est apparemment pas prête d’être terminée puisque le maire de Sarcelles aurait affirmé, lors d’une réunion, avec les parents d’élèves du conservatoire, que « toutes associations pouvaient emprunter le conservatoire pour toutes formes de fêtes religieuses. Que ce choix n'était pas le sien mais le vœu des responsables des associations »
Dimanche dernier, la répétition concernant le Requiem de Mozart, qui sera un grand moment de la vie musicale de Sarcelles et de la région, a dû se dérouler à Villiers-le-Bel.
 
Jean-Luc Brac
Mardi 20 novembre 2007
Lire l'article en pdf, cliquer ici
   
 
APRES l'épisode très controversé de la réservation, à la piscine municipale, de créneaux spécifiques pour les femmes loubavitchs, la municipalité de Sarcelles est au coeur d'une nouvelle polémique. Comme les deux années précédentes, elle a décidé de fermer aujourd'hui le conservatoire municipal de musique et de danse pour permettre à la communauté juive de la ville d'y célébrer (depuis hier) le Yom Kippour, la fête la plus sacrée du judaïsme. Annoncée voici quelques jours par le maire PS, François Pupponi, aux parents d'élèves et aux professeurs, cette mesure a déclenché de nombreuses réactions de colère.
« Je suis très choquée car j'estime que le conservatoire est un établissement laïc et public, tonne une enseignante. Jamais dans les autres villes franciliennes où j'ai exercé auparavant je n'ai vécu une chose pareille. Une telle attitude de la commune va à l'encontre du principe de laïcité. » Si une mère de famille, croisée samedi alors qu'elle emmenait sa fille au conservatoire, trouve que « ce n'est pas un drame qu'on permette aux gens d'exercer leur religion, si on manque de locaux », un autre parent d'élève est d'autant plus irrité que « l'an dernier, François Pupponi avait promis que c'était la dernière fois ». « Je suis consterné de subir cette décision unilatérale qui ne prend en aucun cas compte des protestations des parents et des citoyens de cette ville, ajoute-t-il. Le maire nous a simplement indiqué que toutes les associations pouvaient emprunter le conservatoire pour toutes formes de fêtes religieuses. Je n'ai rien contre, mais pourquoi la ville n'a-t-elle pas prêté des locaux plus adaptés ? »
 
 
D'autres lieux accueilleront ce genre de manifestations
De son côté, le Mouvement républicain et citoyen (MRC), qui avait déjà croisé le fer avec la mairie l'an dernier sur ce sujet et réuni plus de 300 signatures sur une pétition, se « refuse à faire des commentaires sur le fond ». Mais il ne se prive pas de rappeler « un courrier de François Pupponi daté du 24 octobre 2005, où le maire lui-même convient qu'il était indélicat d'imposer la fermeture du conservatoire pour quarante-huit heures sans avoir consulté en amont (NDLR : les intéressés) , et (...) qu'à l'avenir tout sera (it) mis en oeuvre pour éviter que cette situation se reproduise. » « Je refuse de voir ces communautés religieuses exercer leur culte dans la rue, ce serait indigne de la République ! répond François Pupponi. Nous prêtons des lieux publics à l'ensemble d'entre elles et la municipalité assume cette position. Les cours qui auraient dû avoir lieu ce lundi au conservatoire seront remboursés aux familles. Et nous espérons qu'à l'avenir d'autres lieux, comme les cinémas et les forums des Cholettes, actuellement en travaux, permettront d'accueillir ce type de manifestations. »
 
Bénédicte Agoudetsé
Mardi 9 octobre 2007
«DÉSORMAIS, il va falloir continuer sans toi. C'est un déchirement après vingt ans de vie politique où tu m'as tout appris, tout permis », lançait hier vers 20 heures François Pupponi, maire PS de la ville, à son mentor Dominique Strauss-Kahn, venu faire ses adieux aux Sarcellois, salle Malraux. Accompagné de son épouse, Anne Sinclair, tout de rouge vêtue, DSK semblait, lui, à la fois ému et ravi de voir une dernière fois « ses amis », plus de 300 invités, habitants, personnels municipaux, personnalités et élus, avant son départ pour Washington, vraisemblablement fixé dans une dizaine de jours.
 
D'un ton grave, il explique : « J'ai choisi d'entrer au FMI pour porter haut les couleurs de la France et de Sarcelles. Mon choix, pendant vingt ans de mandats électifs, a toujours été de me mettre au service des femmes et des hommes qui m'ont choisi. A tous ceux qui ont habité ou vivent à Sarcelles et dans la communauté d'agglomération Val de France, j'ai consacré le meilleur de mon énergie. »
 
« Je veux que la transmission de pouvoir soit la plus douce possible », rappelle DSK, évoquant avec beaucoup d'humour l'héritage politique qu'il laisse dans l'est du Val-d'Oise : « Je veux que François Pupponi me succède à l'Assemblée nationale avec pour suppléant Hussein Moktari : François fait plus de choses que moi à Sarcelles depuis longtemps. Et à l'agglomération, Didier Vaillant, qui effectuait déjà 99 % du travail, n'aura pas de mal à accomplir les 1 % restants ! Je vais voir si tout se passe dans l'ordre, dans la camaraderie. »
 
Dans les rangs, une personne âgée sanglote pendant tout le discours. « Ne soyez pas tristes, enjoint-il à ses invités. Mes racines restent mes racines, ne croyez pas que vous serez débarrassés ! Comme j'aime voir terminées les réalisations que j'ai lancées, je reviendrai pour en inaugurer quelques-unes. D'ailleurs, je m'éloigne juste le temps de me faire désirer un peu, sourit-il. Peut-être me reverrez-vous après... » Le public veut profiter jusqu'au bout de la présence du nouveau président du FMI.
 
Pendant le vin d'honneur, tandis que retentit à point nommé « l'Amérique » de Joe Dassin, il est assailli de toutes parts : téléphone mobile ou caméra en main, tout le monde veut sa photo souvenir avec Anne et Dominique. 

SES DETRACTEURS ont souvent reproché à DSK de ne pas être suffisamment présent physiquement à
Sarcelles et dans l'est du Val-d'Oise. Un argument balayé par ceux qui l'ont côtoyé : « Le plus utile pour nous, c'était son intelligence et sa vivacité d'esprit, doublées de l'impressionnant carnet d'adresses de cet ex-ministre de l'Economie, qui lui permettaient de régler de nombreux problèmes », se souvient Didier Vaillant, le maire PS de Villiers-le-Bel, appelé à prendre la relève de DSK.
 
Parmi ses plus belles réussites à Sarcelles, Dominique Strauss-Kahn, lui-même, cite volontiers le déplacement de la sous-préfecture de Montmorency à Sarcelles, mais aussi l'implantation de l'ANCV (Agence nationale des chèques vacances) en 2004, sans oublier la future arrivée du tramway d'ici à 2010.
  
« Il y a aussi le grand succès des zones franches urbaines de Garges-Sarcelles et de Villiers-le-Bel, qui ont créé plus de 3 000 emplois en cinq ans », se félicite-t-il. Le Sarcellois Rachid Adda, conseiller régional (MRC), tempère ce bilan en mettant à l'index « les choix de gestion (cession foncière, communautarisme, etc.) » ** du nouveau président du FMI. La rivale UMP de DSK dans la 8 e circonscription Garges-Sarcelles, Sylvie Noachovitch est, elle, « choquée qu'il se soit présenté aux législatives avant de lâcher ses électeurs juste après ». « C'est une trahison », tranche l'avocate.
  
 
  Bénédicte Agoudétsé

** voici ma réaction  complète [par téléphone] dont est tiré ce commentaire : " Au niveau local, certains des choix de gestion (privatisation, communautarisme, cessions foncières...) et dans sa succession à la municipalité ont hypothéqué durablement une union des forces de gauches sarcelloises |qui lui avait pourtant permis de l'emporter en 1995] au profit d'une dérive personnelle du pouvoir de son "dauphin". Les conséquences de ces choix seront une pierre dans son jardin américain."
Lundi 23 juillet 2007

Nuits dans des hôtels huppés et repas dans des restaurants chics, François Pupponi est mis en cause  pour les dépenses " personnelles " effectuées à l’époque où il était président de la SEM Chaleur.

François Pupponi est actuellement la cible de l’Union des conseils syndicaux de copropriété de Sarcelles. Son président, Alain Chiche, s’étonne en effet des frais de représentations déboursés avec la carte Bleue de la SEM Chaleur durant les années 2005 et 2006. À l’époque, le maire de Sarcelles était le président de cette société d’économie mixte qui avait pour vocation de gérer le réseau de chauffage du grand ensemble avant sa cession à l’entreprise privée Dalkia, filiale de Veolia.
Parmi ces dépenses : une nuit d’hôtel au Napoléon à Paris pour 258 e, deux repas au Train bleu, le restaurant huppé de la Gare de Lyon, et deux autres pour 126 e toujours dans la capitale au Café de Flore. Des nuits d’hôtel en province auraient également été réglées lors d’événements liés au Parti socialiste, à Lille (États généraux  du projet) ou au Mans (congrès du PS). Enfin, deux factures de téléphone portable de 332,90 e et 990 e auraient été effectuées à vingt-trois jours d’intervalle. Ces relevés bancaires ont valu au maire un article dans le journal Marianne daté du 7 au 13 juillet. Par ailleurs, un tract anonyme mentionnant le montant des factures circule dans les rues de Sarcelles et un dossier aurait été adressé au procureur.
Alain Chiche, qui conteste l’abandon de service public de la SEM Chaleur et le rachat du réseau par Dalkia, veut se servir de ce dossier pour faire pression. " Le maire nous a fait un rappel de plus d’un million d’euros sur la facture de chauffage alors que nous n’avons pas à la payer. J’ai demandé à consulter les comptes de la Sem mais il a refusé. Je ne vois pas en quoi une nuit d’hôtel ou l’achat de bouteille de champagne a pu servir les intérêts des copropriétaires ", explique-t-il.
À l’heure où nous mettons cette édition sous presse, François Pupponi n’a malheureusement pu être joint. Néanmoins, le maire de Sarcelles avait apporté quelques éléments de réponses dans l’hebdomadaire de Jean-François Kahn : " La journée, je suis à Bercy (le maire est fonctionnaire des Finances NDLR), ensuite je file à la mairie et, oui,  dans la soirée je m’occupais de la SEM. Si quelqu’un veut contrôler les 13 100 e dépensés en trois ans, je suis prêt ! J’assume avoir invité à dîner Me Lovichi (avocat de la SEM), Pierre Ferracci (expert comptable), Gregory Simonpoli (directeur de la SEM). "
Du côté des opposants politiques du maire, la réaction ne s’est pas fait attendre. Dans une lettre ouverte à François Pupponi, le conseiller régional et secrétaire fédéral du MRC Rachid Adda demande un " débat public sur les conditions de la cession du chauffage urbain " et qu’un audit soit effectué par un organisme indépendant.
" En cas de refus, je me verrais dans l’obligation de demander au préfet de saisir la Chambre régionale des comptes afin qu’elle examine la gestion de la SEM sous votre présidence ", assure-t-il.

Ludovic LUPPINO

Lundi 4 juin 2007
RACHID ADDA, candidat (divers gauche) sur la 8 e (Garges, Sarcelles, Villiers-le-Bel) se plaint du collage sauvage qui prolifère. « Sarcelles et Garges-lès-Gonesse sont particulièrement touchés et on ne peut plus faire un pas sans être agressé par un autocollant collé sur un réverbère ou une affiche collée sur un abribus, critique-t-il. En plus d'être illégal, ce collage en dehors des panneaux électoraux va impacter durablement le cadre de vie dans nos quartiers. » Et le conseiller régional chevènementiste de préciser : « D'autant que le collage sauvage le plus massif est le fait des candidats(e)s qui n'habitent pas la circonscription et qui rentrent tranquillement, le soir venu, dans leurs communes respectives, à Montmorency, à Paris XVI e ou ailleurs. »
Lundi 28 mai 2007
Lire l'article en PDF, cliquez ici
 
Sarcelles - Garges / Politique
Législatives, municipales : Rachid Adda dans la course

DISCRIMINATION, laïcité, emploi, accès à Roissy, défense des services publics... Autant de sujets brûlants, promesses de débats virulents à prévoir dès la rentrée dans le paysage politique de l'est du Val-d'Oise. A l'heure où la plupart des élus locaux profitent de la trêve estivale, certains, infatigables, travaillent d'arrache-pied en vue des prochaines échéances électorales de 2008.
C'est le cas du conseiller régional, secrétaire national et patron départemental du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Rachid Adda, 39 ans. Depuis plusieurs mois, cet « élu de la République » comme il se définit lui-même (lire encadré), véritable empêcheur de tourner en rond du maire PS de Sarcelles, François Pupponi, n'a jamais caché les ambitions du parti chevènementiste de peser davantage sur le destin de la commune de Sarcelles mais aussi celui de la circonscription de Sarcelles-Garges (la huitième du Val-d'Oise). « Si les militants MRC me donnent leur investiture à l'automne, je serai candidat à la fois aux élections municipales et législatives, annonce-t-il. Car je veux, sur ce terrain où je suis né et que je connais mieux que personne, que soit pratiquée une politique de gauche à la fois républicaine et antilibérale, mais aussi battre la droite la plus réactionnaire du Val-d'Oise là où elle est implantée. »
Communautarisme.
« Sarcelles souffre d'une fracture ethnique et sociale que l'action politique aurait pu éviter », diagnostique le conseiller régional, qui fustige « les replis identitaires, dont l'un des exemples est le créneau horaire spécifique attribué pour l'utilisation de la piscine à une association confessionnelle. Mais aussi les orientations actuellement prises en matière de rénovation urbaine. C'est notamment vrai dans le nouveau quartier de la sous-préfecture, dédié à l'habitat résidentiel. Il aurait au contraire fallu rééquilibrer la répartition des logements sociaux en en construisant dans ce quartier, tout comme, d'ailleurs, au Village. »
Chauffage de Sarcelles.
« Récemment, rappelle Rachid Adda, la gestion du chauffage urbain a été cédée à Dalkia-Vivendi, une multinationale dont la logique est soumise à ses actionnaires et leur logique de rentabilité. Pour les Sarcellois, ce n'est pas une bonne chose, car rien ne pourra leur garantir la stabilité des prix du chauffage. Je suis partisan d'une gestion par un syndicat dédié, composé des bailleurs, propriétaires, associations, élus... »
Gestion et patrimoine.
« Cession de terrains communaux, préemption ou non-préemption aléatoire de propriétés... La politique foncière menée à Sarcelles par l'actuelle municipalité m'inquiète, martèle l'élu MRC. La réserve foncière de la ville ne cesse de s'amenuiser : où va-t-on construire demain les équipements nécessaires à la population ? »
Roissy, transport et emploi.
« Les habitants des communes proches de Roissy n'ont pas d'accès direct à la plate-forme par les transports en commun, dénonce Rachid Adda. Une véritable offre doit leur être proposée dans le cadre de la défense du service public. Mieux, ils devraient bénéficier avec leur carte orange de la future navette Charles-de-Gaulle-Express, réservée dans les faits aux touristes ou aux décideurs, à raison d'une quinzaine d'euros par trajet ! Par ailleurs, les Val-d'Oisiens sont sous-représentés parmi les salariés de la plate-forme. Et lorsqu'ils y décrochent un poste, beaucoup ont bien du mal à obtenir leur badge d'accès, victimes d'une véritable discrimination. » 
 
Benédicte Agoudetsé


Le trublion de la gauche

«JE NE SUIS pas encore parti en vacances parce que j'attendais la date limite de dépôt des dossiers de régularisation des sans-papiers, car je parraine une famille de réfugiés. » Tout Rachid Adda est là : rarement le conseiller régional MRC de 39 ans au profil atypique (ingénieur centralien issu d'une famille algérienne de Sarcelles) s'autorise à lâcher prise, à « débrancher », à cesser d'arpenter, entre deux séances à la région, le Grand Ensemble, terrain qui l'a vu naître, grandir et se construire. « Désigné par le peuple, je veux être la relation de ceux qui n'en ont pas, car je trouve que nos quartiers méritent des élus présents, et non des politiques surtout préoccupés par leur destin national », martèle celui que l'on surnomme le poil à gratter de la gauche de l'Est val-d'oisien, connu pour son franc-parler.

« Un profond dégoût pour l'injustice, et la puanteur du mensonge en politique »
« Avant de m'investir dans la chose publique, je me suis impliqué dans le milieu associatif, rappelle-t-il. Mais c'est mon profond dégoût pour l'injustice, le cynisme et la puanteur du mensonge en politique qui m'a poussé à m'engager. Grâce à mon parcours personnel et sans piston aucun, j'ai vu la difficulté pour un fils d'ouvrier immigré venu vivre à Sarcelles en 1959 de réussir et d'être reconnu à sa juste valeur. Je veux renvoyer aux plus jeunes l'ascenseur républicain que j'ai eu la chance de prendre et qui reste aujourd'hui bloqué par quelqu'un qui appuie sur le bouton et l'empêche de monter. »

Samedi 21 avril 2007
LES VERTS d'Ile-de-France et la porte-parole de José Bové ont dénoncé mardi l'engagement pris par Ségolène Royal de développer un troisième aéroport dans la région (notre édition de mardi). « Mm e Royal fait fi des débats et décisions du conseil régional d'Ile-de-France, présidé par Jean-Paul Huchon, un socialiste », accusent les Verts d'Ile-de-France dans un communiqué, en précisant que la majorité régionale, avec le PS, les Verts, les communistes, le MRC et les radicaux de gauche, « a clairement choisi de prôner les alternatives au transport aérien ». De son côté, évoquant « une prise de position hasardeuse et inappropriée », Francine Bavay, également élue verte à l'assemblée régionale, mais porte-parole de José Bové, candidat altermondialiste à la présidentielle, a « refusé ce projet que l'évolution du trafic du transport aérien ne justifie pas ».
Par contre, Daniel Guérin et Rachid Adda, vice-présidents du groupe MRC au conseil régional d'Ile-de-France, se félicitent de l'engagement de Ségolène Royal à développer un 3 e aéroport francilien. Ils rappellent notamment que cette proposition avait été défendue par Jean-Paul Huchon lors des dernières élections régionales.
   
BOUFFÉMONT-CERGY-SARCELLES
LE MOUVEMENT républicain et citoyen (MRC), le parti de Jean-Pierre Chevènement, diffuse actuellement des tracts appelant à voter pour la candidate PS à la présidentielle, Ségolène Royal. Rien d'extraordinaire, puisque les deux partis ont signé un accord, mais dans le Val-d'Oise, ses responsables vont plus loin, expliquant leur choix dans un document spécial, adapté en fonction du secteur de distribution. Ainsi, à Sarcelles, c'est le conseiller régional Rachid Adda qui incite à voter Ségolène, tandis que les habitants de Cergy ont droit à l'adjoint au maire Laurent Carius. L'ancien maire de Bouffémont Michel Lacoux a également un tract personnifié dans le canton de Domont.
Jeudi 12 avril 2007
TROIS MILLIONS deux cent quarante mille euros. C'est la somme que vient de débloquer le conseil régional d'Ile-de-France, dans le cadre de son plan piscine **, pour rénover de fond en comble le centre nautique intercommunal de Sarcelles, propriété de la communauté d'agglomération Val de France. De quoi boucler le budget total de la lourde réhabilitation et de mise aux normes, estimés à quelque 8,3 millions d'euros (hors taxes) et subventionnés à hauteur de 45 % par la région et 25 % par le conseil général du Val-d'Oise.
Grâce à ces crédits, le chantier va pouvoir démarrer dans quelques semaines. « Depuis sa construction en 1968, cette piscine, qui accueille jusqu'à 1 000 nageurs à la fois, n'avait jamais bénéficié d'une profonde réhabilitation, explique François Pupponi, maire PS de Sarcelles et vice-président de Val de France, chargé des sports. Les travaux vont commencer en mai. La première étape consistera à rénover et agrandir les plages extérieures, en lieu et place de la fosse à plongeon devenue dangereuse et fermée depuis quinze ans. Elle sera donc bouchée, et tout l'espace repensé avec un espace en sable dédié au beach-volley, des pelouses, de la végétation et un sol en bois exotique. »
 
Trois ans de travaux
Le plus gros du chantier va se poursuivre en automne. Les trois bassins de 25 et 50 mètres vont eux aussi subir un grand lifting. Ils vont être redéfinis et équipés d'un fond et d'une paroi mobiles et amovibles, pour s'adapter à de nombreux types d'utilisations : activités de loisirs, accueil de scolaires, d'associations et clubs sportifs et bien sûr activités de loisir des clubs sportifs. Les vestiaires seront éclairés par des parois de verre, les sanitaires remis à neuf... Des locaux destinés à la formation vont voir le jour. Cerise sur le gâteau : un espace forme comprenant une salle de musculation, un espace sauna et jacuzzi doit être créé. Le chantier devrait être achevé en 2010. « Grâce à cette rénovation, les bassins de 50 mètres et 25 mètres pourront recevoir l'homologation de la Fédération, souligne la région, par la voix de l'élu sarcellois MRC Rachid Adda. Du coup, ce centre nautique sera beaucoup plus attractif et pourra accueillir un vrai centre de formation des métiers de la natation, élaboré avec le concours de la Direction départementale de la jeunesse et des sports. » Une formation de maîtres nageurs a d'ailleurs débuté en septembre dernier dans les bassins sarcellois. Par ailleurs, sont également dans les tuyaux, au complexe sportif Nelson-Mandela, la rénovation de la piste d'athlétisme, les constructions de la salle de karaté - le club sarcellois évolue au plus haut niveau national dans une salle devenue obsolète - et de la tribune de rugby, mais aussi d'équipements sportifs liés aux lycées de Sarcelles et Garges-lès-Gonesse.
 
Bénédicte Agoudetsé
Le Parisien , mardi 10 avril 2007
** il s'agit en fait d'un contrat de territoire avec Val de France (pour en savoir plus, cliquer ici)
Samedi 7 avril 2007

GONESSE
Le MRC au meeting pour la candidate
CHEF DE FILE du MRC dans le Val-d'Oise, Rachid Adda a été invité, à ce titre, à prendre la parole, lors du meeting de Vincent Peillon, porte-parole de Ségolène Royal, mardi soir à Gonesse. Le conseiller régional, accompagné de Michel Lacoux, un autre responsable chevénementiste, a réaffirmé sa motivation à faire campagne pour la candidate PS. « Même si certains feignent d'ignorer notre appartenance à son comité de campagne : notre candidate, c'est Ségolène Royal ! », a insisté Rachid Adda, en faisant allusion au refus du PS du Val-d'Oise de l'accueillir aux réunions du comité de campagne. L'élu MRC a terminé en appelant « les plus de 26 000 Val-d'Oisiens qui se sont reconnus dans la candidature de Jean-Pierre Chevènement en 2002 à la soutenir dès le premier tour ».

Samedi 31 mars 2007

Rachid Adda contre François Pupponi. Ce ne sont pas les électeurs de Sarcelles qui trancheront dans quelques mois entre les deux hommes politiques locaux, mais la justice. Hier, la 17 e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris a fixé au 16 novembre prochain le procès intenté pour diffamation par le conseiller régional et patron du MRC du Val-d'Oise Rachid Adda à son ennemi juré, le conseiller général et maire PS François Pupponi.

A l'origine du différend : le portrait que dresse François Pupponi, dans son livre « la France d'en-dessous » (paru aux Editions Privé), de son « opposant le plus vindicatif » où, sans toutefois citer nommément l'intéressé, il fait référence à ses origines algériennes. Contacté hier soir par téléphone, Rachid Adda a refusé de s'exprimer pour le moment sur le fond du dossier. « Je ne ferai aucun commentaire sur l'affaire en elle-même, explique-t-il. J'ai totalement confiance en la justice de mon pays. Quand un élu de gauche se met à caractériser des citoyens à partir de leurs origines, c'est révélateur d'une certaine vision de la citoyenneté que l'on attribue d'habitude à d'autres dans l'échiquier politique. » François Pupponi, lui, se veut avant tout serein. « Il s'agit d'un non-événement, qui ne fait référence qu'à deux pages sur deux cents, assure-t-il. Rachid Adda fait de la politique à sa manière, et moi comme je l'entends. Dans « la France d'en-dessous », je décris ma part de vérité, mon expérience d'élu de terrain dans une ville aux réalités complexes. Je m'y exprime sincèrement, sans attaquer quiconque personnellement. En revanche, je raconte mon combat politique au quotidien. Lorsque j'emploie le terme de « Beur », de « Black » ou de « Feuj », je parle comme tous les gens de banlieue. Lorsque j'évoque Rachid Adda dans mon livre, je ne fais allusion qu'à ses positions politiques qui me choquent. » Alors, diffamation pas ? Ce sera aux magistrats de trancher.

Bénédicte Agoudetsé

Jeudi 8 mars 2007
Val de France : Adda répond à DSK.
  
Rachid Adda, conseiller régional d'Ile-de-france (MRC) et commissaire à l'aménagement du territoire, s'étonne de la pétition de Dominique Strauss-Kahn, président de Val de France, lancée pour se plaindre du schéma directeur de la ligne D voté par la Région et qui pénaliserait les usagers du RER, notamment à cause du nombre de train qui passerait de 12 à 8 train par heure. Une réduction des trains qui apporterait au contraire fluidité, ponctualité et confort pour les usagersn d'après notre commissaire à l'aménagement du territoire.
 
Rachid Adda : "Les usagers du RER D subissent depuis trop longtemps une triple peine : avoir les trajets les plus longs dans des conditions les plus dégradées pour le prix les plus élevés. Je soutiens donc la démarche volontaire de Val de France dans son objectif affiché d’une amélioration du service aux usagers.
Il est toutefois discutable, dans une ligne saturée en fréquence et connaissant des retards chroniques, d’établir un lien mécanique réciproque entre la baisse du nombre de trains en période de pointe et l’augmentation d’affluence sur la même période. Quandun train est en retard, les passagers continuent d’affluer sur les quais des gares et les trains suivants déjà bondés ne peuvent même plus absorbés les voyageurs en attente.
En attendant la libération de sillons supplémentaires, la fluidité et la ponctualité, paramètres de confort aussi important que la durée du parcours, doivent donc être améliorées pour lisser la fréquentation. D’autant que la durée d’un parcours ne se réduit pas à celle passée dans le train et doit intégrer l’attente aux correspondances avec le bus, le trajet à pied ou en voiture jusqu’à la gare.
Le conseil régional a adopté le schéma directeur de la Région IdF (SDRIF) qui inclut le schéma directeur de la ligne D et a inscrit au CPER 2007-2013 la modernisation de la ligne D (200 millions d’euros dont 105 millions de la Région IdF) et la création du barreau de Gonesse. Je suis donc surpris par la forme et l’instant choisis par VdF pour intervenir dans ce débat alors que deux années de concertation sur le SDRIF viennent de s’achever."
 
Il ne reste plus à DSK qu'à abandonner sa voiture de fonction et à venir en train de Paris pour vérifier par lui-même du futur confort des usagers.
 
Jean-Luc Brac
 

Pour me joindre

 

Me contacter à la Région
Rachid ADDA (lien site cridf)
Vice-pdt du Groupe MRC
Conseil Régional d'IDF
34, rue Vaneau
75007 PARIS
> tél : 01 53 85 68 91
> fax : 01 53 85 70 99
> mail : r.adda@wanadoo.fr
 

Contacter le MRC 95 
 
MRC Val d'Oise
42, avenue Pierre Koenig
95200 SARCELLES

CV express

 

 
Etat civil
- Né le 1er nov 1967 à Sarcelles
- Habite à Sarcelles-Lochères
- Ingénieur structures
- Conseiller régional d'IdF depuis 2004
- Conseiller municipal de Sarcelles depuis 2008

 
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Fonctions au sein du MRC
- Adhésion au MDC/MRC en 99
- Premier secrétaire fédéral du MRC 95
- Secrétaire national chargé de la Citoyenneté
- Vice-pdt du groupe MRC au Conseil Régional
 
 
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Parcours associatif
- Ancien vice-pdt d'Agir pour la Citoyenneté (APC)
- Fondateur en 2001 du Cercle Manouchian
- Cofondateur de l'Association AEVEREST.95
- Membre de l'association des anciens élèves du Lycée de Sarcelles
- Membre de l'Amicale des anciens élèves du Lycée Hoche de Versailles
- Membre de l'Association des Amis de l'Institut François Mitterrand
 
 
 
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Représentations de la Région
Membre de la Commission aménagement du territoire, de la Commission des sports, des loisirs et du tourisme et de la Commission de l'environnement et du développement durable.
***
 
- École Centrale Paris (ECP)

- Institut Supérieur des Matériaux (SUPMECA)

- Institut francilien de recherche sur les atomes froids

- Conseil Scientifique de l'Université de Cergy-Pontoise

- Centre hospitalier Roger Prévost

- Comite de lecture audiovisuel

***

- Comite de coordination régionale de l'emploi et de la formation professionnelle

- Conférence régionale pour l'intégration et la lutte contre les discriminations 

- Commission consultative du Plan Régional pour la Qualité de l'Air

- Comité régional de concertation chargé du schéma régional de développement du réseau public de transport d'électricité

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- Commission Consultative de l'Environnement de l'aérodrome de Paris-CDG (CCE)

- Commission Consultative d'Aides aux Riverains de Roissy-CDG (CCAR)

- Commission départementale de coopération intercommunale 

- Commission départementale de la présence postale territoriale

- Conseil départemental d'insertion du Val d'Oise

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- Greta Val de France

- Lycée de la Tourelle (Sarcelles)

- Lycée Jean-Jacques Rousseau (Sarcelles)

- Lycée Arthur Rimbaud (Garges)

- Lycée Charles Vaillant (Arnouville)

- Lycée Pierre Mendès-France (Villiers-le-Bel)

- Lycée Simone de Beauvoir (Garges)

- Lycée René Cassin (Gonesse)

***

- Lycée privé O.R.T. (Villiers-le-Bel)

- Lycée privé Ozar Hatorah (Sarcelles)

- Lycée privé du Saint-Rosaire (Sarcelles) 

- Lycée privé Thorat-Emet (Sarcelles)

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Cursus universitaire
- CPGE Lycée Hoche à Versailles
- Ecole Centrale de Nantes
- Ecole des Mines de Douai
- Ecole doctorale de Lille I
***
- Maîtrise de Méca des fluides
- DEA de Génie Mécanique
- Ingénieur en Mécanique
- Doctorat de Mécanique 
 
 
 
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Centres d'Intérêts
- Astronomie